Jusqu’à la demi-finale contre la Belgique, le sélectionneur a vécu des épisodes clés ces vingt dernières années. Retour en arrière.

 

1998 : capitaine pour l’éternité

Neuf ans après ses débuts en sélection, Didier Deschamps devient, à 29 ans, le premier capitaine français à soulever la Coupe du monde. «Plus jeune, je regardais tous ces capitaines brandir le trophée à la télévision. Jamais je n’aurais imaginé être cette personne là un jour, avoir ce privilège», dira-t-il plus tard. Milieu besogneux et increvable, Deschamps est surtout un chef de troupe hors pair et le relais privilégié d’Aimé Jacquet auprès duquel il apprend déjà le métier d’entraîneur. «Aimé m’a influencé, reconnait-il. J’ai beaucoup appris à ses côtés, notamment sur les notions de gestion et de vie d’un groupe dans les moments difficiles et les moments très agréables. J’ai énormément de respect pour lui». Le maître répond à l’élève : «Didier a connu ces situations en tant que capitaine avec moi et je peux vous dire qu'il maîtrise parfaitement de l'intérieur».

 2000 : L’adieu aux Bleus puis au terrain

2 juillet 2000. Les Bleus renversent l’Italie en finale de l’Euro (2-1, après prolongation) mais c’est un Deschamps soucieux qui s’entretient avec Roger Lemerre au bord du terrain. Touché par les critiques sur son niveau déclinant, le capitaine veut arrêter. «J'ai ma femme, ma famille... Je ne veux pas les faire souffrir», dit-il à son sélectionneur qui tente de le convaincre de continuer. En vain.  «J'ai su, ce soir-là à Rotterdam que je ne connaîtrais jamais quelque chose de plus fort, ni simplement d'aussi fort. Ma décision était prise.» Un an plus tard, après avoir définitivement raccroché les crampons, il débute sa carrière d’entraîneur à Monaco. «On savait qu'il allait vite bifurquer vers ce métier, se souvient Robert Pirès. Il aimait ça, donner des ordres. C'est un vrai meneur d'hommes. Il l'a été sur terrain, il l'est aujourd'hui sur le banc».

 

2013 : Vent du boulet et match fondateur

Un an après un sa nomination à la tête des Bleus, Didier Deschamps frôle la correctionnelle en barrage du Mondial 2014. Battus en Ukraine (0-2) à l’aller, les Bleus parviennent à renverser la situation au Stade de France (3-0) dans une ambiance fantastique. «Un groupe est né avec ce barrage», dira-t-il. Au coup de sifflet final, sa longue étreinte avec les membres de son staff illustre le lien qui unit «La Dèche» à ses lieutenants. «Notre complicité s'est développée au fil des années et des épreuves. On a joué une bonne partie de notre avenir ce soir-là», racontait récemment son fidèles adjoint Guy Stephan. «Didier n’a pas besoin de prendre du recul pendant une compétition car il est très bien entouré. Son staff est là pour mettre le doigt sur les choses qui ne vont pas et il lui fait pleinement confiance», éclaire Marcel Desailly.

2014 : Une défaite pour apprendre et construire 

Après le traumatisme de 2010 et l’échec de 2012, les Bleus remplissent leur part du contrat en atteignant les quarts de finale de la Coupe du monde au Brésil avec une défaite face aux Allemands (1-0). Sur la pelouse du Maracana, Benzema, Griezmann et Pogba ne peuvent rien face à la supériorité des rivaux de toujours. Mais Deschamps n’est pas abattu. «On n’a pas raté notre Mondial», estime-t-il, néanmoins conscient du travail et des axes de progression d’une sélection encore fragile et encore en phase de construction. Dès sa première compétition à la tête des Bleus, «DD» valide les objectifs de la FFF et se tourne plus que jamais vers l’Euro, qui se disputera en France. «On a deux ans pour grandir», résume-t-il avec une idée bien précise en tête. La première pierre est posée.

 2016 : Une belle fête au cruel dénouement

 

Le Monde 

Confronté à l’affaire de chantage à la sextape impliquant deux de ses joueurs (Benzema et Valbuena), le champion du monde 98 décide de les écarter de sa liste pour l’Euro. Deschamps fait fi des critiques, souffre en silence, et avance avec un leitmotiv : «le collectif avant tout, rien ne passera jamais avant». Personne n’imposera un choix au Basque qui se présente volontiers en «Capbourrut». Les Bleus montent en puissance après une phase de poule réussie et prennent leur revanche sur l’Allemagne en demi-finale dans un Stade Vélodrome en feu (2-0). Antoine Griezmann, auquel «DD» a donné les clés du jeu, s’offre un doublé. En finale, la magie n’opère pas face à Portugal (0-1) pourtant privé de Ronaldo. La défaite est amère. «C’est très dur et cruel mais il faut l’accepter, reconnait Deschamps. Ça laisse entrevoir un avenir intéressant.»

 2018 : Le Mondial de toutes les ambitions

Objectif demi-finale en tête, il opère un sacré lifting dans son groupe des 23, avec seulement six rescapés de 2014 (Lloris, Varane, Matuidi, Pogba, Giroud et Griezmann) et une floppée de jeunes ambitieux. «Avec lui, on peut aller à la guerre», résume Pavard sous le charme d’un Deschamps qui sait s’adapter à la nouvelle génération et ses codes. «Jamais il ne nous a raconté le moment où il a soulevé la Coupe du monde», raconte Mbappé. «C’est le plus dur à faire, juge Guy Stéphan. Didier sait se renouveler et s’adapter.» Son équipe tousse au 1er tour mais la suite est radieuse avec un match d’anthologie contre l’Argentine en 8e de finale (4-3) et une démonstration de sérénité face à l’Uruguay en quart (2-0). Le champion du monde 98 - désormais sélectionneur français le plus capé (82 sélections) – répond aux objectifs. Et redore encore un peu plus l’image d’une sélection à la cote d’amour retrouvée.

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