Le Sénégal va demain vendredi à la conquête de l’Afrique avec la 29ème édition de l’Afrobasket qui se joue du 8 au 16 septembre à Dakar et à Tunis. Les Lions accueillent sur leur terre une partie de cette compétition avec l’ambition de décrocher  au soir de la finale, prévue en Tunisie,  un  sixième titre continental.  La bande à Gorgui Sy Dieng  aura le défi de mettre fin à 20 bonnes années d’insuccès.  Classé  quatrième au dernier Afrobasket  de Tunisie et rater le  wagon qui mène aux Jo de Rio 2016, les Lions reprennent le chemin de la compétition avec la 29e édition de l’Afrobasket qui se joue du 8 au 16 septembre à Dakar et à Tunis. C’est la cinquième fois que  le Sénégal accueillera sur ses terres, cette grande messe africaine après l’avoir accueilli  en 1997 avec au bout un cinquième trophée et dernier sacre.

Depuis  lors, le Sénégal  ne se contentera que d’accessit et peine à mettre un terme à 20 années de diète. Une éternité pour le basketball sénégalais considéré comme le  plus titré en Afrique si l’on prend en compte  les trophées remportés par les Lions et Lionnes.
Le dernier sacre remonte de 1997. Sous la conduite de leur coach Bassirou Badji, le Sénégal avait réussi à remettre la place qui était le sien dans les années 70. Boubacar Aw, Matar Ndiaye, Raymond Carvalho, Assane Ndiaye, Oumar Mar, Cheikh Mbacké Diop, Aly Ngoné Niang,  Lassana Ndiaye, avaient réussi à mettre les choses à l’endroit et à réussir là où bons nombres de sélections,  les unes plus talentueuses que les autres,  avaient échoué. Ce qui était d’ailleurs perçu comme une anomalie pour un Sénégal  longtemps montré comme la locomotive du basketball continental.
 
Casablanca 1968 où le début d’une décennie dorée
 
Le Sénégal s’est très tôt affirmé dans la discipline de balle orange en parvenant à casser la toute domination maghrébine,  notamment celle de l’Egypte qui s’est offerte les deux premières éditions en 1962 et 1964. Le Sénégal  ne marquera  son territoire qu’à partir de 1968  à la Coupe d’Afrique organisée à Casablanca au Maroc. Amené par feu Alioune Diop, la cuvée composée d’El Hadji Malick Diop, «Niada», Boubacar Traoré, Cheikh Fall «Daguitt», Claude Sadio, Claude Constantino, Badou Guéye «Sandial», Narou Ndiaye, Babacar Seck, Doudou Leydi Camara, David Thiaw  etc.   ouvre le règne du Sénégal.
 
Ces pionniers s’empareront de la première place du podium africain et envoient le basketball sénégalais à une première participation aux Jeux olympiques, ceux de Mexico 1968. Le Sénégal ne quittera plus les premières loges de l’Afrobasket. Finalistes face à l’Egypte en 1970, Abdourahmane Ndiaye «Adidas»,  Boubacar Traoré, Assane Thiam, Pierre Sagna, Moussa Sène, Sylvestre Lopez et compagnie prennent leur revanche sur l’Egypte qu’ils battent en finale au cours de l’édition disputée en 1971 à Dakar.
 
Médaillée d’argent en 74 et 78, avec un Adidas (élu à deux reprises meilleur basketteur africain), les Lions étaient ensuite revenus en force avec  la bande à Mathieu Faye, Moustapha Diop «Gaucher», Oumar Dia, Yamar Samb, Adramé Ndiaye, Benghaly Kaba, Moussa Touré pour asseoir cette suprématie. Les Lions renouent avec le trophée continental en s’imposant dans l’édition de Dakar 1978  et en 1980 à Rabat au Maroc. Sans compter les innombrables succès dans les compétitions de clubs.

La traversée du désert
 
 Ce quatrième succès avait toutefois ouvert une longue période d’insuccès. La Côte d’Ivoire connut finalement le sacre à Mogadiscio (Somalie) en 1981. Absents des podiums en 1983, le Sénégal va d’ailleurs enregistrer l’une de ses pires campagnes à Tunis en 1987.

 Mais  le basket africain avait dans les premières années 80,  trouvé  sa tête de file avec l’émergence de  l’Angola. Les Palancas Negras   avaient  débuté leur règne sans partage en 1989 dans l’édition qu’ils ont  organisée. Ils remportent  sans discontinuer trois trophées successifs avant de buter sur  le Sénégal lors de l’Afrobasket Dakar en 1997 en chutant en demi-finale sous les griffes acérées des Lions de Bassirou Badji.
 
Le sursaut  ou l’intermède de Dakar
 
Cette campagne à Dakar, n’était toutefois qu’un intermède au règne des Palancas Negras. Car,  la bande à Guimarès et  Conceicao  reprennent leur  bien  en 1999 avant de vampiriser les trophées. Ils se succèdent six fois au podium (1999, 2001, 2003, 2005, 2007, 2009 et 2011). Au même moment, le Sénégal  poursuivait sa traversée du désert  et peinait à préserver son statut de «Grand d’Afrique» et terminait souvent avec des accessits (7ème   en 2007 et 2009).
Les Lions du Sénégal ont toutefois réussi à titiller les sommets avec la médaille d’argent obtenue en  2005 en Algérie avec comme tête de file, Boniface Ndong et comme coach Abdourahmane Ndiaye «Adidas».

Sans plus puisque le basket sénégalais, du moins sa catégorie masculine, était tout simplement entrée dans les  rangs.
 Comme l’illustre la 7ème place en Angola en 2009 avec comme conséquence  les préliminaires que le Sénégal  devrait passer pour l’Afrobasket de 2011 à Tripoli. Et il ne prendra part à la 25ème championnat d’Afrique de basket masculin de 2011 en Libye qu’en faveur de cette «wild card» (invitation) de la Fiba suite à son élimination par le Mali au tournoi qualificatif, à deux, de Bamako.

La sélection nationale confiée ensuite au technicien français, Alain Weisz conduira les  Lions à l’Afrobasket 2011 à Madagascar.

Les Lions font sensation en mettant encore fin à l’invincibilité des Palancas Negras qu’ils terrassent en phases de poule. Un succès anecdotique, puisque que les coéquipiers de Mohamed Faye (classé parmi le cinq majeurs du tournoi) et autre Malick Badiane (meilleur rebondeur du tournoi) ne verront pas l’ombre du podium et finissent 7èmes  après avoir buté sur la Côte d’Ivoire.
 
Le Mondial pour amorcer le renouveau
 
A Abidjan 2013,  le Sénégal avec Vieux Ndoye,  Alces Badji, Louis Adams, Hamady Ndiaye, Saer Sène et le nouveau sélectionneur Cheikh Sarr,  passent une fois du plus à côté d’un 6ème sacre. Mais le  basketball sénégalais ne perdait pas au change en se qualifiant à la Coupe du monde en Espagne. Avec en prime une qualification historique en 8ème de finale et une défaite face à l’Espagne de Pau Gasol, pays organisateur et futur finaliste malheureuse devant l’intouchable équipe des Etats-Unis.
 
Le Sénégal gagnait à partir de ce mondial, une autre envergure et notait dans ses rangs une équipe qui se présentera comme l’une des meilleures équipes possibles.  C’était sans doute  le signe d’un renouveau.
 
La 28ème Afrobasket   disputée  à Tunis, avait confirmé les grandes ambitions du Sénégal. Gorgui Sy Dieng (meilleur pivot du tournoi), Xane d’Almeida, Ibrahima Thomas, Malèye Ndoye, Antoine Mendy débutaient en trombe dans le groupe B et réussissent à surclasser le Mozambique, le Maroc et  surtout en épinglant  l’Angola, champion d’Afrique en titre et future médaillée d’argent de la compétition. Mais une fois de plus les Lions devront différer cet objectif majeur. Sous la houlette de l’Espagnol Porfirio Fisac de Diégo enrôlé depuis un an et demi,  il revient aujourd’hui  à la bande à Maléye Ndoye de relever le  défi  en mettant fin à cette longue attente   et soulever le trophée continental. Disputer le premier tour à domicile devrait sans doute être une source de motivation  à Gorgui Dieng et ses partenaires. A eux de sublimer sur le parquet et de redorer le blason du Sénégal.

sudonline

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