Les Etats africains ne peuvent pas lutter efficacement contre le terrorisme sans s’attaquer à ses causes profondes parmi lesquelles l’extrémisme. Depuis mardi, l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (Onudc) organise à Dakar un atelier interrégional dans le cadre de la lutte contre le financement de ce fléau (l’extrémisme violent).L’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (Onudc) organise depuis mardi, à Dakar, un atelier interrégional relatif à la lutte contre le financement de l’extrémisme violent au Sahel et dans la Corne de l’Afrique. En coupant les sources de financement de ce fléau, l’Onudc entend couper le mal à la racine. Ces dernières années, les attaques terroristes se sont multipliées en Afrique, avec leurs nombreux lots de victimes innocentes. Ce premier atelier interrégional s’inscrit ainsi dans le cadre de la mise en œuvre du Plan d’action des Nations Unies pour la prévention de l’extrémisme violent.

Selon le Représentant régional de l’Onudc pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Pierre Lappaque, «ce phénomène conduisant au terrorisme» constitue une attaque directe contre la Charte des Nations Unies et la Déclaration universelle des droits de l'homme. « L'extrémisme peut se limiter en soi à une pensée, voire un discours, pour autant qu’ils restent dans le cadre juridique défini par le pays où il est diffusé, mais quand l’action violente supplante le propos, alors il n'y a plus de différence avec le terrorisme », a-t-il ajouté. Il pense, toutefois, qu’il n’existe pas d’effets sans causes. « Les idéologies vénéneuses ne naissent pas par hasard. L’oppression, la corruption et l’injustice nourrissent la rancœur ; or, les extrémistes sont très doués pour cultiver ce sentiment d’exclusion », explique encore le Représentant résident de l’Onudc. Il a appelé les autorités à redoubler d’efforts afin que les institutions publiques soient largement représentatives et tenues de rendre des comptes à la population, d’écouter les doléances des citoyens et de prendre les mesures qui s’imposent pour remédier à toutes les injustices. A son avis, la radicalisation devient, pour certains groupes, une voie envisageable, en l'absence d’autorités publiques fiables qui se préoccupent des droits et des besoins de la population. Pour M. Lappaque, la prévention de l’extrémisme violent permet de rendre les sociétés plus inclusives et pacifiques tout en favorisant la croissance économique. C’est pourquoi, selon lui, la communauté internationale, à travers les Nations Unies, continue à allouer des ressources au renforcement des efforts globaux et régionaux, à soutenir les stratégies nationales, à explorer des voies nouvelles et à développer au niveau local la capacité à prévenir la radicalisation et le basculement dans l’extrémisme violent.

Il reste convaincu qu’une approche fondée sur l’assèchement des sources de financement des groupes extrémistes peut contribuer à une lutte efficace contre ce fléau qui conduit au terrorisme. L’atelier a vu la participation des praticiens des cellules de renseignement financier de plusieurs pays d’Afrique pour partager leurs expériences. Un deuxième atelier est prévu en mai prochain.

source le soleil

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