DECADENCE DE LEUR PROFESSION, EMIETTEMENT .L’Union des jeunes pharmaciens du Sénégal (UJPS) prévient sur la décadence de leur profession et l’émiettement d’une élite intellectuelle. En assemblée  générale extraordinaire avant-hier, Falla Mané et ses camarades dénoncent l’insouciance et le manque de considération des autorités de tutelle qui limite leur  profession à sa vocation commerciale.« La vocation commerciale de cette profession  ne fait que l’affaire des plus nantis et des premiers installés. L’avenir des derniers diplômés se voit hypothéqué et la course à l’installation et à l’insertion nous place dans un système sauvage de manipulations de lois et textes et de lobbying où la question de santé publique  est reléguée au dernier plan», tonne le secrétaire général de l’UJPS qui indique que l’Etat a failli à ses missions régaliennes. 

Pourtant d’après lui,  rappelle que  le pharmacien est présent au début et à la fin du dispositif sanitaire. «Il aide au diagnostic des malades et gère le monopôle du médicament qui est l’un des maillons de la chaîne thérapeutique», jugent les jeunes pharmaciens qui s’insurgent contre le libéralisme de leur profession, plus visible de par l’exploitation des jeunes pharmaciens.  « D’autres confrères les emploient en raison de 8heures heures de travail par jour en six jours de la semaine, soit 56 heures pour un salaire mensuel inférieur à   150 000F par mois pour des doctorants qui ne jouissent  même pas de la protection de l’ordre. La plupart se voyant refusé un contrat officiel de travail ne bénéficient d’aucune autre protection ni privilège, l’accès à la profession même (Inscription à l’Ordre) leur étant d’office refuser, selon les règles en vigueur). A les en croire, la loi 54-418 du 15 avril 1954sur la profession  de pharmacien n’a jamais été abrogée et par conséquent les possibilités qu’elle offrait aux pharmaciens de 1954 à ceux des années 2000 restent toujours en vigueur pour le pharmacien d’aujourd’hui. Par ailleurs, l’UJPS regrette  l’exercice illégal de la profession, via le  marché parallèle, le non-respect par des confrères de certaines mesures définies dans les textes de la profession.

Vers la  saisie de  la chambre administrative de la Cour suprême

Pour faire face à leur situation, les jeunes pharmaciens  invitent les autorités de l’ordre d’autoriser l’accès à la profession à tout pharmacien diplômé en lui permettant de s’inscrire à l’ordre s’il le désire et de jouir des droits que lui confère la profession et de respecter le serment de Galilée et les devoirs inhérents à son statut. Ils souhaitent que leurs confrères revoient à la hausse le traitement salarial des assistants avec des horaires qui respectent la règlementation du droit du travail, la création d’une haute autorité de la pharmacie ou d’un conseil des sages regroupant les maîtres les plus respectés de la profession jouissant d’une position neutre pour le règlement des conflits et d’une sagesse et d’un expertise pour définir à la profession ces futures orientations et anticiper sur de probables impacts liés aux évolutions des  professions libérales. Ils n’excluent pas de saisir la chambre administrative de la cour suprême afin que force reste à la loi pour l’application des textes.

lasquotidien

 

 

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