Jamais dans l’histoire politique du Sénégal, les opposants au régime du Président Macky n’ont été aussi bâillonnés, emprisonnés et humiliés sous l’autel du pouvoir de la force. Ce mardi, le sit-in du Front de résistance national (Frn) prévu devant le ministère de l’intérieur s’est terminé en queue de poisson. Plusieurs responsables de ce Front ont été violentés et jetés dans les paniers à salades.

Ce mardi, le sit-in du Front de résistance national (Frn) prévu devant les locaux du ministère de l’intérieur s’est terminé en eau de boudin. Certes, il y a eu quelques affrontements sporadiques entre manifestants et forces de l’ordre autour du rond point Sandaga, à Dakar, mais l’ampleur qu’on attendait de l’événement n’a pas eu les effets escomptés. En effet, le point d’orgue de cette bravade de l’opposition déterminé à accéder à la place de Washington pour tenir son sit-in a été surtout l’arrestation de plusieurs de ses responsables et militants. Omar Sarr, coordonnateur du Pds, Thierno Bocoum, leader de « Agir », Thierno Alassane Sall, leader de « la République des Valeurs », Déthié Fall, vice-président de Rewmi, Mamadou Diop Decroix, secrétaire général de And Jef, entre autres sommités. Presque la quasi-totalité des figures emblématiques de l’opposition ont été arrêtées, malmenés et jetés trivialement dans des paniers à salades pour avoir bravé l’interdiction préfectorale de tenir leur sit-in. Un déni de justice qui, non seulement ternit l’image de marque du Sénégal de par le monde, mais aussi meurtrit les Sénégalais qui ne s’attendaient pas un régime de Macky Sall aussi violent et peu regardant aux principes élémentaires de la démocratie. Le Front de résistance national (Frn) comptait au demeurant tenir un sit-in devant le ministère de l’intérieur pour exiger les candidatures de Karim Wade et Khalifa Sall écartées de facto par le Président Macky, la mise en place d’une autorité indépendante pour organiser des élections, l’accès au fichier électoral pour tous, le retrait de la loi sur le parrainage, la distribution des cartes d’électeur et la libération des prisonniers politiques, entre autres. Malheureusement une répression aveugle des forces de l’ordre a eu raison d’eux. Ce qui signifie en clair que le Sénégal est aujourd’hui au bord du gouffre.

 Senegal Direct
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