TEST Depuis 10 années, la simulation reine de football sur consoles demeurait FIFA. Cette année la nouvelle mouture du jeu d'Electronic Arts apporte son lot de petites nouveautés mais l'écart est quasiment inexistant avec PES 2018 qui fait lui un saut de géant en avant. Et si désormais la différence ne tenait plus qu'aux licences? Et en 3 passes rapides vous inscrivez encore une reprise de volée en lucarne. Marquer n'a jamais été aussi facile qu'à FIFA 18. Si au début la sensation de puissance séduit, très rapidement le manque de réalisme de cette version ultra arcade du jeu de simulation déçoit. Il n'est nul besoin de contrôler Neymar ou Cristiano Ronaldo afin de réaliser des gestes techniques impressionnant. Même avec Guingamp ou Amiens, vous pourrez facilement prendre à défaut l'I.A. ou vos adversaires pour leur infliger des "manita". Du coup récupérer le ballon, que ce soit avec Ngolo Kanté ou Paul Pogba, relève souvent de l'exploit ou du coup de chance.


Ainsi EA Sports n'a pas bouleversé sa poule aux oeufs d'or en jouant la sécurité, se contentant de viser les 3 points. Bien sûr comme chaque année, le studio insiste sur les nouveautés, à chaque fois révolutionnaires forcément, qui marquent cette version. L'immersion a été au coeur des préoccupations des développeurs: quand vous marquez un "golazo", la moitié des supporters descend de la tribune et se presse sur la barrière proche du terrain. Heureusement pour le jeu celles-ci sont plus solides qu'au stade de la Licorne d'Amiens.
Des transferts ultra réalistes

Au Parc des Princes, par exemple, les chants de supporters sont ultra-réalistes et les tribunes Auteuil et Boulogne se répondent. Des tifos géants font également leur apparition. La réalisation TV gagne également en réalisme et s'adapte aux spécificités du pays: elle sera différente en MLS qu'en Série A ou en Ligue 1. Les fumigènes sont également de la partie les jours de gros matchs ou de derby.

Au commentaire, Hervé Mathoux poursuit sa collaboration avec Pierre Menes qu'on a connu plus inspiré. Le ton et la répétition de commentaires en décalage par rapport au déroulé d'une action font parfois rire mais lassent très souvent.

Un gadget fait son apparition lors du mode carrière: les transferts se négocient en temps réel. Ainsi si vous voulez recruter Paul, le poulpe, Pogba, vous aurez d'abord à vous mettre d'accord avec José Mourinho himself. Puis si vous l'avez convaincu, vous aurez Paul face à vous dans votre bureau, accompagné de son agent. Prime d'arrivée, instauration d'une clause de libération (qui fera enrager les fans du Barça) ou bonus en fonction du nombre de matchs joués ou de buts inscrits, tout y passe et ajoute une bonne dose de réalisme.
Remplacements rapides

Force est de constater que les graphismes d'entraîneurs stars comme Zidane, Ancelotti ou Emery ont progressé significativement. Gourvennec ou Kombouaré ont des rendus plus aléatoires... Les effets de sueurs et les reflets gagnent en pertinence. Le gazon a un rendu ultra réaliste même si le résultat est toujours perfectible. De nouvelles cinématiques font leur apparition comme l'échange des maillots ou le bain de foule après un but inscrit.

Les remplacements rapides font leur apparition au cours de temps morts dans la rencontre. Ils peuvent être programmés avant le début du match afin de ne pas couper le rythme de la rencontre. Niveau adversité, l'I.A. est un peu moins robotique. Les menus n'ont pas évolués et sont toujours aussi bien pensés.

Comme l'année dernière, un mode aventure permettra de suivre la carrière de l'espoir du foot anglais, Alex Hunter. Cette fois il ne cirera plus les bancs de Premier League mais ira faire un tour du côté du Real Madrid avec son idole Cristiano. Les stars sont mieux intégrés dans l'histoire comme Rio Ferdinand en consultant télé.
Un jeu arcade

Du côté des déceptions, il est toujours aussi peu intuitif et laborieux de tirer un penalty. Vous devrez tout faire pour les éviter, sous peine d'avoir une chance réellement aléatoire de scorer. Vu les réactions suscitées par cette nouveauté lors de FIFA 17, il est étrange qu'EA ait choisi de poursuivre dans cette voie de garage.

Globalement le jeu a été ralenti pour le rendre plus réaliste. Le rythme des offensives était plus important dans FIFA 17. Pourtant le jeu se résume très souvent à du "box to box" permanent où les phases de transition ne sont qu'effleurées. Contrairement à PES 2018, nul besoin de construire patiemment une action en triangle pour libérer un espace. Les espaces sur le terrain de FIFA 18 sont des boulevards où les attaquants rapides s'engouffrent avec joie. Ainsi il est désormais possible de changer de direction avec le ballon tout en continuant à appuyer sur la gâchette d'accélération. Les fans de vraie simulation s'orienteront donc plus naturellement vers PES 2018.

Les gardiens étaient si peu hermétiques qu'un patch a déjà vu le jour afin de régler ce problème. Très souvent, il suffisait presque de cadrer pour marquer. Désormais il suffit de placer sa frappe.

En bref FIFA se repose sur ses lauriers et domine le match avec PES 2018 d'une courte tête principalement grâce à ses licences quasi totales. Le mythique stade du Borussia Dortmund, le Signal Iduna Park et le Camp nou de Barcelone font leur entrée chez le concurrent Konami. Alors que PES 2018 a su se réinventer, FIFA 18 se contente principalement d'une mise à jour de tous les mouvements du mercato et de petites innovations gadgets.

 

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