La prestigieuse salle de l’Harmattan a été ce mercredi 4 janvier une citadelle ou fut étudiée la poèsie de Mawdo, et ceci avec la profondeur nécessaire. Venu présenter son livre  intitulé « La Voie d’Intercession du Prophète dans la Poèsie d’El Hadj Malick Sy », Seydi Djamil Niane, Doctorant à l’Université de Strasbourg et originaire de Louga, a été d’une pertinence telle que l’auditoire fut comblée à l’image de voir un fils du pays exceller aussi brillament dans son domaine de prédilection. « Le concept d’islam arabo-musulman me rebute. L’islam est un et ses principes immuables, que ce soit aussi bien en Arabie que dans le continent noir. Et j’ai surtout voulu mettre en exergue dans mon livre le fait que nos contrées aussi ont eu des guerriers émérites quant à la propagation de la doctrine prophétique », précise t-il. Le jeune universitaire rétorque que Cheikh Ahmadou Bamba (psl) a eut à chanter la négritude avant Césaire, et que Mawdo aimait à citer Aristote avant que notre intelligentsia n’adopte la philosophie comme domaine de savoir. Voila pourquoi il a trouvé effarant le fait d’etre passé dans une école arabe, dans son fief, ou il n’eut à apprendre que les écrits des érudits arabes. « Aucune oeuvre de ceux qui sont les précurseurs de la pratique de l’islam au Sénégal nous fut enseignée, pas meme un vers », se plaint-il.

Le contenu de l’ouvrage a ceci de particulier : qu’il illustre la place prépondérante de la grace prophétique dans l’œuvre de l’inconnu de la nation sénégalaise. A étudier ces écrits, l’on découvre à quel point le prophète de l’islam (psl) est comme un rempart pour l’homme de Gaya. Le fameux « Wasilatoule Mouna » (taissir) en est un exemple frappant. Il ne cesse de prier sur lui, mais aussi et surtout de le citer en tremplin menant vers le salut. «  Lorsqu’il apercut une mer agitée prette à détruire tout sur son passage, il ne dut son salut qu’a une invocation adréssée au ciel. Hors le seul intermédiaire que le saint homme ne puisse avoir sur terre n’est autre que son héros, le vaillant fils d’Abdallah et d’Amina», souligne t-il, comme pour illustrer tout le sens d’un des versets du Taissir  (notamment « Tamà Wadjale Bahrou, Bahrou zanebiya cikhati, wa innanii rabbi khiftoule gharqa Yallahou »).

Quant à la personne du héros de Médine, Seydi Djamil précise que la poèsie de Maodo peint aussi une réalité métaphysique à l’égard de sa personne. Réalité que le Taissir cite aussi ainsi : « Nouroune Minna Nouri Qad Awdatouhou hikamane Tafidou Faydane Alal Akhlàkhi Yallahou. » Cette lumière qui a jaillit depuis des siècles restera à jamais une lanterne qui puisse éclairer l’humanité.

Senpresse     

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