LA VOCATION DU MOUVEMENT MOUSTARCHIDINE 

 

Abdoullah Ibn Abass confie à la communauté musulmane : « En vérité, j’ai appris du Prophète Mouhamad (psl) qu’il est des espaces dont l’archange Gabriel n’a jamais eu accès à Malakoute. » Entendons par là que le ciel accorde des privilèges en fonction des missions.

Si le centre des intelligences et de l’entendement (markazil fouhoumi wal ma ànii) demeure ce musée avec pour conservateur distingué le génie de l’œuvre divin, en l’occurrence Seydouna Mouhamad (psl), il n’en demeure pas moins que les visiteurs qui ont pu avoir accès aux coins et recoins, histoire de contempler les œuvres de cette citadelle du divin, sont dix fois plus savants que le commun des humains.

En termes d’histoire sainte, qui dit mission dit nécessité d’accomplir une action dédiée au ciel dans l’espace temps, et avec pour seul tremplin la foi. Encore faut-il que l’on ait affaire à un mystique apte à avoir accès à cet « appareil » qu’il a comme support, et que les grands de la Haqiqa désignent par le concept de « Fouàd ». Et Al Maktoum de chantonner en s’adressant à son homonyme :

« Yaà Seyyidi ! Ya Seyyidi !

   Mane Lii bi Mislika Lil Fouàdile Aànii » 

Quoi de plus juste que de se demander s’il y’a quelqu’un de plus apte à façonner notre foi, histoire d’en faire un instrument catalyseur de la réussite des missions périlleuses ? 

Dans ce domaine précis, les Moustarchidines ont affaire à un Docteur de la foi, et le mouvement qui lui sert de centre de rayonnement est né depuis quatre décennies. 2018 marque un tournant historique dans l’évolution de cette communauté.  

En matière d’entretien, il n’y a rien de plus passionnant que le fait de questionner un esprit ouvert dont les paroles et paraboles ont pour source une Haute Science enseignée par un Docteur de la Foi. Et un jeune moustarchide, « pur produit » de la formation et de l’enseignement faisant valser les esprits  d’innombrables membres de sa communauté, de répondre à un journaliste dont la profondeur et la souplesse sont affiliées à  la fois à une curiosité démesurée et un désir de cerner les contours d’une tarbiya des plus authentiques.  

Le Journaliste : « En dehors de l’usage de toute forme de conception fanatique, comment me dresseriez vous le portrait de votre guide Serigne Moustapha Sy ? »

 

Le Disciple Moustarchidine : « C’est le portrait d’un homme dont les paroles et paraboles ne cesseront de peser à jamais sur la conscience collective. Un révolutionnaire dont le regard transperce d’une profondeur méconnue du commun des mortels les préoccupations d’ici bas, histoire de contempler les merveilles de la Haute Galaxie. Serigne Moustapha Sy est un chef spirituel dont la posture fleurete avec l’incarnation sans faille de tous les saints. »

 

Le Journaliste : « Oui, mais du point de vue spirituel, justement, il est plutôt facile d’accorder à un homme des «  privilèges mystiques ». Qu’est ce qui prouve la véracité de vos propos ? »

 

Le Disciple Moustarchidine : « Tout dépend de ce que vous entendez par « véracité ». La philosophie nous a légué la conception selon laquelle une  vérité peut être vraie parce qu’elle émane du divin, ou parce qu’elle l’est pour la raison ! C’est une question de consensus. Mes propos sont vraies parce qu’ils sont affiliés aux deux à la fois. »

 

Le Journaliste : « Qu’en est-il, par exemple, de la raison ? »

Le Disciple Moustarchidine : « Avez-vous déjà entendu le Leader des moustarchidines interpréter le coran ? Quoi de plus authentique que d’interroger l’esprit du texte ? L’on comprend que le livre saint est loin de décrire de « simples fables antiques », histoire de reprendre les propos des mécréants de la Mecque. Avec lui, le soleil caractérisé par sa clarté, tel cité dans la sourate du même nom (Achams), exprime la majesté du seigneur. La lune qui le suit n’est autre que Mahomet (psl), ce digne serviteur du très haut. Il s’ensuit le jour, assimilable aux prophètes dépêchés dans leur communauté comme missionnaires, la nuit, symbolisant la classe prophétique n’ayant point bénéficié de ce « privilège », le ciel, représentant les réalités essentielles (haqiqa), avec une étendue sans limite reconnaissable, la terre, caractérisant la Charia, aussi complexe que le relief de notre planète, et enfin l’âme, cet élément incliné au sacré, pour reprendre la conception d’Al Maktoum. Quoi de plus profond ? Voila la pertinence et l’authenticité de la méthode du pensionnaire du relais. »

 

Le Journaliste : « Mais du point de vue intellectuel, beaucoup ont pu également être initiés à l’image d’une Haute Science comme vous dites. »

 

Le Disciple Moustarchidine : « Vous dites vrai. Seulement chaque initiation a sa particularité. La démarche de Serigne Moustapha Sy s’inscrit dans une logique : celle consistant à aller au-delà d’un simple apprentissage suivi d’une pratique, mais plutôt d’une maitrise avec pour but une application. Ceci ne peut donc qu’avoir une influence positive dans la société dans laquelle le croyant évolue.

 

Le Journaliste : Oui mais le Sénégal est toujours un pays évoluant sous le joug d’une crise de valeurs. Votre geste n’a pas pu donner grand-chose alors…

 

Le Disciple Moustarchidine : Tout dépend du Sénégal dont vous faites allusion. Le « Sénégal d’en bas »-sans que cette appellation ne soit péjorative,-est le symbole de toutes les bavures qui puissent exister. C’est la citadelle de ceux là qui n’ont d’yeux que pour l’injustice, l’impudeur et l’indignité. Il y’a des gens qui ne sont là que pour éterniser les tendances sous toutes leurs formes, d’autant plus que toute sorte de valeur permettant d’être réellement humain les rebute. Et il y’a les autres, ceux là qui ne se perdent point dans les dédales de l’inconscience, et qui vivent un Sénégal fier, éloigné des vicissitudes nées de la crise de personnalité. Les premiers sont les ennemis de ces derniers. Et il suffit que l’on veuille servir de médiateur dans ce domaine pour être traité d’imposteur. Dans ce domaine précis, même le Prophète de l’islam (psl) n’a du son salut qu’à un courage et une témérité émérite, avec pour arme un courage moral inouï. »

 

Le Journaliste : Et que répondez vous à ceux qui évoquent un fanatisme en faisant toujours allusion aux organisations religieuses comme la notre ?

 

Le Disciple Moustarchidine : « La logique qui évoque cela est la même que celle qui existe en occident. Les blancs, voyant leur désir de faire régner une sorte  d’hégémonie à l’égard de l’islam échouer, n’ont pu trouver pour terme qualifiant le geste des musulmans que celui d’intégriste. Al Maktoum disait : «  On est intégriste d’une cause ou d’une autre. En matière de foi religieuse, les premiers intégristes ont été bel et bien mis au monde par le désert, et on les a si magnifiquement appelés des prophètes. »

Le journaliste qui vante son organe de presse d’appartenance, le politicien qui prône une adhésion à l’idéologie de son parti, le syndicaliste qui dénonce une forme d’aliénation…tous sont fanatiques de leurs cadres d’évolution pardi ! Chez nous, même les « anti-confrériques » ont fini par s’insurger dans une forme de pensée qui fait qu’ils sont devenus plus dangereux que ceux qu’on qualifie de « fanatiques » mourides, tidianes, layenes ou autre. Tout est question de perception des choses. »

 

Le Journaliste :  « Et qu’en est-il des actes que vous posez, et qui n’ont rien à voir avec la religion ? N’est-ce pas là une confusion quant à la vocation de votre mouvement ? »

 

Le Disciple Moustarchidine : « À quels actes faites-vous allusion ? »

 

Le Journaliste : «  Vous avez intégré des secteurs qui n’ont rien à voir avec la religion dans votre mouvement. »

 

Le Disciple Moustarchidine : « Vous me rappelez cette interview accordée par Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy à un journaliste le 20 février 1978 à Keur Dieumb. Le tribun de Tivaouane saisissait l’occasion pour dénoncer la crise d’interprétation, ce vice qu’il désigna par le concept de « crise de logique », 16 ans plus tard, en 1994, dans sa lettre du même nom. Vous savez, ce qui fausse, c’est notre façon d’interpréter les choses. Voila pourquoi la plupart de nos intellectuels, chefs politiques et autres médias se perdent dans les dédales d’un mal qui ne dit pas son nom, et qui dénature l’initiative même de Dieu. »

 

Le Journaliste : « Quel rapport avec l’œuvre de Serigne Cheikh Tidiane Sy ? « 

 

Le Disciple Moustarchidine : Imaginer un « religieux » qui su créer un parti politique aussi influent que le P.S.S. durant les années 1950, édifier une industrie aussi prestigieuse que la Sococim, user d’un style de leadership distingué auprès des étudiants sénégalais au Caire en tant qu’ambassadeur du Sénégal dans ce pays des pharaons, toucher les cœurs en tant que poète, intimider les grands de la pensée en tant qu’intellectuel, marquer les esprits en tant qu’auteur de lettres  …Et Jean Baptiste Colbert, philosophe de renommée originaire de la métropole, de s’agenouiller, les mains sur la tète, pour rétorquer, parce que dépassé par l’intelligence d’Al Maktoum : « Cheikh Tidiane ! Tu en connais trop ! »

En s’inspirant de son acte, on ne peut nullement associer l’action du Mouvement Moustarchidine à un cadre uniquement religieux !

 

Le Journaliste : (rires) Dites nous alors, de façon explicite, ce qu’est le rôle d’un Moustarchidine

 

Le Disciple Moustarchidine : « Ecoutons Serigne Moustapha Sy : «  Le Moustarchidine doit jouer un rôle de catalyseur. Un rôle devant lequel le mot mondialisation devient banal (..), le rôle des moustarchidines, c’est d’être avant tout des perfectionnistes, dans un monde ou toute perfection semble dérisoire. »

 

Le Journaliste : (un peu ébahi)  « Catalyseur ? Perfectionniste ? Et comment comptez vous vous y prendre ? »

 

Le Disciple Moustarchidine : « Là aussi, le Responsable Moral souhaite que le disciple Moustarchidine fasse appel à trois urgences :

-Jouer le rôle de « l’effet miroir », c’est-à-dire de pouvoir ressembler à toute forme d’image devant nous. Entendons par là les contextes et réalités, en fonction des événements et bouleversements. C’est-dire qu’il est à la fois un excellent militant d’une politique à l’état PUR, un partisan de Dieu à l’état spirituel et un intellectuel au vrai sens du terme à l’état psychologique.

-S’inspirer de « l’effet pièce de monnaie », qui fait que l’on a point d’intérêt personnel au « sens égoïste » du terme, mais qu’on représente le prix de tout ce que l’autre souhaite acquérir.

-Accorder de l’importance à « l’effet-lettre ». En matière d’alphabétisation, une lettre n’a point de sens pour elle-même, mais est apte à élucider tout ce qui semble implicite, notamment en se joignant à d’autres lettres, histoire de former un mot !

Il y’a peu d’élus dans ce cercle restreint ! »

A SUIVRE

 

Maam Cheikh

Chroniqueur

Senpresse.Com

 

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