On ne perturbe pas le protocole d’un responsable moral aussi influent pour des suggestions aussi ridicules. Il faut être assez préparé pour se mesurer à la grandeur de cet homme de dieu, et vous ne l’êtes même pas avec le chroniqueur jeune par l’âge mais mature par la conscience que je suis.

 

 

                                                                                                                La Médiocrité Comme Tremplin

 Je me donne le droit de rectifier le fluctuant que vous êtes. Bien sur, chez nous, en matière de politique, les chefs ont toujours compté sur des « fortes gueules » à l’image du « journaliste et communicant » que vous êtes. J’aurai préféré que vous usiez d’un article assez profond et pertinent pour que nos échanges soient plus passionnants pour les internautes. Mais votre médiocrité amplifiée par la haine à l’égard du plus charismatique des petits fils de Serigne Babacar Sy (rta) m’oblige à réagir.

Serigne Moustapha Sy a d’autres préoccupations que de se considérer comme le destinataire de votre fameuse lettre ouverte ! « On ne se sert pas d’une échelle en or pour cueillir des fruits entièrement pourris », disait Al Maktoum. Le tout peut être résumé avec pour source d’inspiration le concept tant convoité d’un sociologue américain : celui de l’escroquerie morale. La raison est simple : vous parlez à un guide auquel vous n’adressez pas la parole. Pour écrire à Serigne Moustapha Sy, il faut user d’une profondeur et d’une pertinence qui n’a rien à voir avec votre style assez médiocre-si style il y’a-dans votre façon d’écrire ! 

 

                                                                                                                        De Quel Coran Parlez-Vous ?

Vous aimez à citer le coran, même si je me demande toujours de quelle religion vous êtes. Pourquoi citez le livre saint alors que votre comportement a tout d’un mécréant ? L’honneur médiatique est un principe que je défends, l’horreur médiatique un mal que je combats. Celui-ci commence par le fait de diffuser des informations vérifiables, vérifiées et de sources sures, alors que celle-là demeure la porte ouverte à toutes les idioties qui puissent exister.

Seydina Alioune disait qu’il est des vérités qui renferment le cachet sombre et inquiétant du mensonge. Et Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy de rétorquer : « le coran exige qu’une information soit mise à nue afin d’éviter l’erreur fatale qui consiste à porter atteinte à la dignité des citoyens et des innocents. » Pour vous, cela devrait commencer par le fait de bien vous tenir informé sur le contenu du discours ainsi que le contexte.

Vous évoquez la nuit du Mawlid alors que c’est le lendemain, dans le cadre de la Ziara, que les propos relevant de la situation politique de ce pays ont été évoqués. Et il y’a que vous soutenez qu’il devait parler de la philosophie mahométane de la façon la plus symbolique qui soit. Là aussi, il y’a lieu de se demander si vous faites exprès d’ignorer tout ce qui a été conté sur le prophète (psl) pendant plusieurs tours d’horloge la nuit ou encore si vous évoluez toujours sous le joug d’un « manque d’informations en tant qu’informateur certifié » ! Enfin vous évoquez « un caractère invérifiable » dans le cadre des propos du responsable moral, alors que vous n’avez pas vous-même vérifiés ce qui a été dit de ce qui ne l’est pas.

C’est triste de voir qu’un journaliste de votre trempe confond une mise en garde à une menace, aussi sévère soit-elle. Il faut être doté d’un esprit aussi pervers que le tien pour pouvoir comprendre de la sorte. Le Prophète de l’islam se lamentait assez souvent du fait qu’il arrivera une époque ou les versets du coran ne pourront habiter le cœur de certains croyants, tellement qu’ils seront rongés par la jalousie, ce manque de foi qu’Al Maktoum trouve plus dangereux que la haine :  jalousie de voir un homme aussi influent que Serigne Moustapha Sy incarner les facettes les plus nobles que le divin puisse attribuer à quelqu’un, parce que Responsable Moral d’une communauté immunisée contre l’ignorance et la duplicité, Intellectuel au savoir et à la méthode authentique, Rénovateur ayant érigé un institut, une chaine de télévision et récemment un hôtel avec aucun soutien étranger ou étatique, président d’un parti politique dont l’aura ne cesse de s’accroitre au Sénégal et à l’étranger, entrepreneur qui a su réussir à la sueur de son front et leader charismatique et incorruptible aimé par une génération de 7 à 77 ans…Cela n’a rien à voir avec des mandats politiques dont la durée ne donne même pas le temps à l’élu d’être lui-même !

Le fameux «  Allah me suffit, il est le meilleur des protecteurs » que vous citez ne convient point dans ce contexte précis. A quoi bon demander la protection d’un Dieu dont le coran exige qu’une information puisse être vérifiée avant d’être diffusée, et dont le prophète (psl) soutient avoir horreur de la maladresse ? Vous incarnez les deux à la fois…demandez vous donc si vous suffisez à Allah, avant de le considérer comme recours pardi !

                            

                                                                                                            Vous Dites Vrai : L’Heure Est Grave, Mais…

« L’heure est grave !», dites vous, en soutenant qu’il s’agissait de votre slogan lorsque vous vous retrouviez avec les poches vides à l’université. Sachez qu’à la période durant laquelle vous l’évoquiez, d’autres, disciples moustarchidines à l’université, faisaient pareil, mais murmuraient toujours tout bas: « mais la gravité de l’heure ne saurait perturber la personnalité d’un musulman convaincu », principe appris dans la cause de Serigne Moustapha Sy. Mais il faut être « assez musulman » pour le savoir, et non un impénitent qui ne sait ou donner de la tete.

Le terme « opinion publique » revient assez souvent dans vos propos, et c’est parce que vous croyez en son existence. Sachez que les moustarchidines ont été nourris à la sève d’une pensée que rebute cette logique. Et Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy de s’insurger : « L’opinion publique n’existe pas pour moi, car je me suis crée une loi au dessus des lois sociales. »

C’est donc tout ce qui montre la différence avec votre maladresse : comment est-ce qu’un journaliste peut-il avoir comme source des commentaires de passagers dans un bus le matin pour pouvoir étudier un problème à fond ? Vous ignorez gravement le fait qu’au Sénégal, face à une citoyenneté modèle, les « gran’places » et autres discussions de rues ont pris le pas sur tout projet de société.

 

                                                                                                                       Que De Confusions !

L’histoire de la famille de Tivaouane et tout ce qui s’y passe actuellement est d’un domaine que vous méconnaissez. Ceux qui peuvent interroger l’histoire savent que des choix politiques différents ont toujours eu lieu dans la ville sainte. Cela n’a rien à voir avec le coté spirituel et confrérique. Serigne Abdoul Aziz Sy Al Amine disait des esprits butés de votre trempe qui voulaient attiser des sentiments de rivalité entre les guides que l’aveugle ignore la différence de couleurs entre tissus.

Et là encore, le malheur est que vous ne croyez ni en ce qui a été dit aux champs de courses, ni ailleurs. La preuve est que tout ce qui est religieux dans leurs propos vous rebute. Il n’y a que l’aspect politique qui vous excite tant.

Quoi de plus insignifiant que le fait que vous ayez cité la lettre de Mahomet (psl) à César ? Vous ignorez, en effet, que les valeurs ne sont valeurs que quand elles sont associées à la rigueur. Serigne Babacar Sy (rta) priait toujours Dieu de l’épargner d’une paix superficielle. Al Maktoum disait du ciel qu’il a testé le courage physique de son prophète en l’incitant à se défendre contre les imposteurs. Les quatre Khalifes de l’islam n’ont-ils pas été tués ?

Cessez donc de prônez une quelconque « corruption sentimentale » qui veut que le musulman sénégalais soit compatissant envers ceux qui sont aussi envahissants que Satan, comme s’il existait une barrière entre leurs cœurs et eux-mêmes. Ce n’est pas parce que vous citez des versets coraniques dont vous méconnaissez l’esprit que vos écrits pourraient avoir du sens.  

La neutralité n’est point votre tremplin. A vous lire, on sent que vous êtes de ceux qui évoluent dans une sphère politique moralement polluée, ces milieux dans lesquels l’impudeur, la trahison et les discours truffés de mensonges façonnent le militant. Ne perturbez donc pas le parcours de ceux qui usent d’une politique de la façon la plus « PUR » qui soit. 

 

                                                                                                        En ce Qui Concerne l’Aspect Mystique de La Chose...

Vous êtes tombés dans le même piège que le ridicule Gaston Mbengue qui, en confondant « marabout » et « homme de dieu », « pouvoir maraboutique » et « pouvoir mystique », a voulu sermonner Serigne Moustapha Sy et ses disciples alors que dans son entourage proche, l’impudeur règne en maitre.

Si vous ne fréquentez point le charlatan du coin qui vous exige de la monnaie moyennant un « miracle » pour changer vos conditions de vie, je suis convaincu qu’une personne en qui vous tenez beaucoup le fait, et ceci sans que vous ne le critiquiez. Et vos propos sont dangereux d’autant plus que ce n’est point le discours de Serigne Moustapha Sy que vous contredisez, mais plutôt la philosophie d’Al Maktoum. En effet, l’homme à la djellaba prédisait que l’on consulte « l’esprit protecteur » de tout homme politique avant de porter un quelconque choix sur lui, de la même façon qu’on le fait pour épouser une femme.

Les événements du 16 février 1994 étaient pourtant d’ordre politique, mais rien n’a empêché à Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy d’évoquer une quelconque mysticité : « En ce qui concerne l’aspect mystique de la chose, et dont se réclame l’ensemble des moustarchidines, et qui a pour centre de rayonnement la mémoire du Khalife Ababacar Sy, seul cet homme de Dieu peut régler le problème selon les règles de sa sainteté. » Eh bien sachez que cet « aspect mystique » de la chose est toujours d’actualité, que vous y croyiez ou pas, cela n’a aucune importance.

Refuser une quelconque mysticité en matière de choix politique, c’est aussi contredire l’existence de ce que le Coran désigne par « un bout de lumière par lequel Dieu oriente ses grands serviteurs ». Orientation qui fait qu’ils ne peuvent se tromper là ou un énergumène comme vous choisi des lascars comme chefs politiques.

J’ai toujours aimé le journalisme, mais demeure choqué par une certaine presse. C’est parce qu’il m’arrive de me demander souvent d’où certains prétendus journalistes tiennent leur gout effréné pour le mensonge.

 

                                                                                                                    Pour Un Ressourcement Purificateur

A quand ce Sénégal qui confiait au Tribun de Tivaouane ces propos : «Je veux redevenir un pays bon, solide, courageux, authentique, plein d’énergie, ne confondant point le sursaut d’une vaillante jeunesse aux sautillements d’un singe ivre de cognac » ? Pour lui, même le verset traitant de l’alternance sur le plan politique montre qu’il y’a des forces que les systèmes n’arriveront jamais à annihiler, et des lois qui témoignent de la présence quasi-matérielle de l’invisible. 

Entre le Moulkiyya (pouvoir politique) et le Milkiyyeu (pouvoir économique), se trouve le « Malakoutiyyeu » (pouvoir spirituel), qui fait qu’un Homme de Dieu puisse intervenir dans l’élection d’une personne par la grâce divine, avec ce qu’Aristote désigne par le concept de « ce Dieu en nous ».Mais ce qui trahit les chefs politiques, c’est la façon dont est écrite en arabe l’expression du pouvoir politique, accompagnée de l’accentuation du son « ou », toujours inclinée, comme pour montrer que les chefs politiques évolueront à jamais dans une sorte de malhonnêteté, et donc nullement dans un droit chemin comme vous le prônez.

Quand au manque de respect à l’auditoire de Serigne Moustapha Sy qui, en ce gamou, comme chaque année d’ailleurs, est composée de milliers de moustarchidines, de Serigne Mouhamadoul Mbacké Abdoul Wadoude, de Serigne Habib Sy Mansour, de Seydil Hadj Omar Sy…, sachez qu’il ne peut avoir pour soubassement qu’une ignorance inquiétante.   

                         

                                                                                                               Parole Banale, Plume Maudite

 Mame Cheikh, comme l’appelle affectueusement les moustarchidines, condamnaient la cacophonie qui sévit dans ce pays de Cheikh Ahmadou Bamba (rta) et de Seydil Hadj Malick Sy (rta), en soutenant que la parole, autrement sacrée, est devenue banale. Et c’est ce qui arrive à la plume pardi ! Quant à la logique dont vous usez, et qui dénonce une forme de « fanatisme exécrable » chez les moustarchidines, sachez qu’elle ne gène point le plus petit membre de ce mouvement. Au moment ou certains occidentaux disaient des soldats de Mouhamad (psl) qu’ils étaient des fanatiques, d’autres affirmaient que ces gens là étaient les plus disciplinés qui puissent exister sur terre. L’appréciation dépend de la personne qui s’exprime, et le fluctuant qui peine à écrire correctement que vous êtes est loin de pouvoir dicter une quelconque conduite à ces esprits lucides.   

 

PS : Dans l’attente d’une réponse, avec le niveau intellectuel et la clairvoyance que ce débat mérite. Vous vous êtes pris à un homme plus intelligent que le commun de vos pairs réunis, pensez d’abord à vous mesurez au petit disciple que je suis.

 

Maam Cheikh

Chroniqueur                                                          

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