Dans sa légendaire «Fa Ileyka», Al Maktoum, ce saint à l’inspiration poétique débordante, peint le tableau de la noblesse du disciple accomplit du grand Seydina Cheikh (rta) : « En effet, leur refus a pour soubassement un principe et non une quelconque prétention » (Wa Abayta dina dou fi laa moustakbirane). Ce qui suppose indubitablement qu’en matière de choix, un « oui » ou un « non » ne devraient nullement être assujettis à un subjectivisme. Ils doivent au contraire être conformes avec la « logique des logiques », c’est-à-dire celle du très haut, que Serigne Cheikh Tidiane Sy évoque en parlant « d’objectivisme devant lequel tout subjectivisme doit être banni. »  Il va même plus loin en citant la Thora, avec cette confession de Dieu à Moise : « Je compte sur toi pour accorder à ces deux mots- « oui » et « non »- un sens céleste. Fais de sorte que l’un et l’autre soient fondés sur l’équilibre de la foi.»

 

 

 Les « Non » d’Ordre Luciférien & Adamique

C’est l’épisode d’une histoire retraçant des réalités de l’univers insondable de la Haqiqa. Réalités qui peuvent tout aussi bien servir de tremplins à ceux qui ne vivent que de gestion de la cité-et donc de politique. L’on nous dit que comparaison n’est pas raison. La philosophie maktoumienne a toujours su illustrer le fait que les forces de la Haute Galaxie sont épargnées de cette conception de la chose. Et la personne la plus apte à opérer une déconstruction dans ce domaine précis n’est autre que Serigne Mouhamadoul Moustapha Sy, ce maitre du verbe qui a encore su retenir le souffle d’un auditoire qui ne sait plus que faire de son éloquence et de sa pertinence incommensurable. Le pays d’Adama Barrow recevait pour la première fois, depuis l’élection de ce dernier, le maitre de l’esprit Al Mourchidoul Oulàma.

C’est le tenue d’un référendum dont l’annonce demeure la grande nouvelle (annaba il aziim) dans l’autre Galaxie. Référendum avec le livre saint pour fichier électoral. Le « oui » retentissant ici de la façon la plus tonitruante qui soit est de la communauté des archanges. Réfutant toute forme de subjectivisme, les « collègues » de Djabra il (Gabriel) ont choisi pour seule option une vénération sans faille de ce qu’on peut appeler Unicité de Dieu (tawhiid). Un choix qui ne va nullement de paire avec la mise en avant d’une tète de liste. C’est sans nul doute la raison pour laquelle le choix de mettre Ibiss à la tète n’a donné qu’une sorte d’opposition qui fit que tout s’écroula. En effet, le « non luciférien », manifesté par un refus de se prosterner devant Adam, a crée un amalgame des plus complexes. Quant au « non » d’ordre Adamique,  justifié par le fait d’avoir mangé du fruit défendu, il illustre tant bien que mal l’annulation du référendum.   

 

Nouqtatou  Tawhid & Nouqtatou Shirk : Un Point Diacritique Pour Symbole

Il n’y a de choix plus légal que le fait de faire de la « Nouqtatou Tawhid » un fichier électoral. Un concept qui a été mis en exergue puis illustré de la façon la plus explicite qui soit par l’homme à la djellaba. Ses inconditionnels qui ont su se nourrir de la sève au gout à la fois poétique et mystique de Fa leyka ne diront pas le contraire. En effet, le « Nouqtatou Tawhid » reste ce point diacritique représentant celui là qui se prosterna sept cent ans (700 ans) avant la création (qablou bi ouchihaa), demeure la lumière émanant  de celle divine (bastatoule khatt), et consignée dans la Thora (touwiyate bi tawràtile kaliimi wa wouriyate) et la Bible (bi makàminile indjiili li rouhbàni) avant de figurer à jamais dans le Coran (wa atàbihà saboul massàni asshoumane). Voila pourquoi Mahomet (psl) est le génie de l’œuvre divin. Et c’est ce qui justifie également le fait qu’il puisse s’immiscer devant ces deux « mers » représentées par Seydina Alioune et Saidatouna Fatima (maradjal bahrayni Yaltaqi Yaani bayna houma barzakhoune Làa Yabghiyàni). L’occident a toujours été émerveillé par la rencontre de deux mers dont chacune garde aussi bien sa salinité, sa température que sa densité, alors que le Coran l’a équivoqué depuis 14 siècles.

Le « Nouqtatou Shirk » s’inspire d’une mécréance pure et simple face à la volonté divine. L’autre amalgame vient, cette fois ci, d’un boycott avec pour piliers l’exagération d’Adam et le fait d’avoir « porter réserve ». Et Serigne Moustapha Sy de préciser : « Ibliss, qui porta le titre de rahiim, se vit dissocier de celui-ci, avec à la place le radjiim. Comme quoi, un point diacritique de plus vint s’ajouter à son appellation. » Et depuis, le « Nouqtatou Shirk » fait que le règne d’une éternelle adversité vit le jour. Pire, en matière politique, l’adversaire est souvent pris pour ennemi. Et le ciel opéra une mise en garde dans le livre saint. Mise en garde illustrant le fait que plus aucune occasion de porter réserve ne sera désormais accordée à la race humaine. C’est parce que tous les signes catalyseurs d’une foi inouïe en Dieu sont là : «  N’avons-nous pas fait de la terre une couche ? Placé les montagnes comme des piquets ? Ne vous avons-nous pas crée en couples ? (…) fait descendre des nuées une eau abondante pour faire pousser par elle grains, plantes, et jardins luxuriants ?   (Alam nadj alile ard mihàdane, wal djibàla awtàdane, wa khalaqnà koum azwàdjane…). Le jour de la décision ne peut donc qu’avoir son terme fixe.

 

Royauté & Prophétie : Un Mariage de Raison

Le Califat, ce magnifique cap que le ciel a fait enfourcher à ces élus, a ceci de particulier : elle n’appartient pas d’office à ce dernier. Il se doit de le rendre propre et pur après l’accomplissement de sa mission (wa ridjzeu fahdjour). Ce qui semble différent de la royauté. Un règne politique ne peut être stable en permanence  que lorsqu’il bénéficie d’une grâce, fusse telle prophétique ou sainte. L’exemple de Salomon, quant à lui, narre une coalition parfaite en prophétie (noubouwwa ) et royauté (moulk). Tout parti de l’expédition d’une lettre. L’honnêteté de Balqis et la noblesse de Salomon ont séduit depuis toujours plus d’un. Celle-ci évoqua le « Kitaboul Karim » alors que celui là cite Dieu en premier malgré sa puissance. « Le mariage entre les deux, bien que non évoqué par le Coran, illustre le fait qu’il n’y ait plus d’opposition », nous confie le Responsable Moral.

L’histoire sainte nous conte aussi d’autres adversités. La plus passionnante reste sans nul doute ce scrutin qui fit que le prince de l’espèce humaine eut pour adversaire sa communauté. Seydouna Mouhamad (psl), puisque c’est de lui  qu’il s’agit, fit face à un complot qui l’obligea à s’exiler à Médine. Son oncle, Abou Leuheub, rejoignit la coalition qui lui fit face, et composée de notables de la Mecque. En député dépourvu de sens de responsabilité, il afficha partout des propos injurieux à l’égard du neveu téméraire. Le ciel dépêcha l’archange Gabriel (djibril) qui, lui, caricatura l’acte de ce dernier. Caricature qui demeure depuis toujours dans « le guide » (coran), afin que toutes les générations sachent à quel point le fait de s’opposer à un missionnaire à l’inspiration d’ordre céleste demeure insignifiant et indigne. Ibliss, l’autre opposant, en fit autant avec son fameux « meeting »…et depuis, les jets de pierres sur place et contre lui demeurent symboliques. Comme quoi, il arrive que les hostilités soient le seul moyen de rétablir l’équilibre.

 

 

 Ces épisodes de l’histoire sainte devraient être des références pour ceux là qui s’adonnent à la chose politique, à condition que la volonté de l’équilibre social demeure leur principale motivation. Al Maktoum disait que ce qui est valable pour un comportement religieux l’est aussi pour un comportement politique. Après tout, il n’y a que la foi qui puisse demeurer l’élément essentiel de tout acte posé dans ces deux domaines. Et Serigne Moustapha Sy de traduire avec une profondeur remarquable la fameuse « Innamal Mouminouna  Ikhwatoune » : « En vérité, les frères et sœurs en Dieu demeurent les ames honnêtes qui se sont adonnés à Allah, sans défaillance aucune et ceci pour l’éternité »…entendons par là les choix de vie également, puisque la femme qui s’engage à s’adonner corps et âme à son union, avec un désir profond de servir à jamais son époux pour toujours, ne connaitra guère le divorce.     

Maam Cheikh

 

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