«  Dieu a d’autres préoccupations que de remuer sans cesse les brasiers de l’enfer », nous confie l’éminent penseur Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy. Avec ce qui se passe récemment comme formes d’attaques aux confréries, par des « discours qui jugent et condamnent » , il convient de se demander si d’aucuns ne souhaitent tout simplement pas initier un islam nouveau. Et le plus tonitruant est sans nul doute Oumar Sall, un fluctuant loin d’être préparé pour se mesurer à la dimension intellectuelle d’un petit fils de Serigne Babacar Sy (rta).   

 

                                                                                                               Muhammad (psl), Une Espèce A Part

« La révélation, c’est l’art de savoir raconter le déroulement d’une aventure. Aventure qui a pour commencement le ventre maternel et pour terme les flancs inconsolables de la tombe. » Cette maxime d’Al Maktoum revêt en elle seule le sens de la venue sur terre de l’homme, créature dont le divin a magnifier de traits physiques et de facultés remarquables. Qui dit créature dit création, c’est-à-dire un système représentant l’existence d’êtres avec pour cachet symbolique la volonté divine. C’est plus qu’une simple réalité. C’est une vérité éternelle concernant aussi bien les créatures les plus microscopiques que celles à la taille o que gigantesque. Et la logique du Prophète David de vouloir que la grâce de Dieu se trouve dans les deux.

Notre venue sur terre n’est point ubuesque. Vouloir faire du hasard le tremplin qui puisse mener à la « cause des causes » serait se perdre dans les dédales de l’inconscience. « Le processus affilié à la création de la Reine d’Angleterre est pareil à celui de la pauvre femme qui ne vit que de la vente d’arachides grillés dans un coin du bidonville », rétorque le tribun de Tivaouane.

Cheikh Ahmad Tidiany Chérif (rta) évoque la stature de l’Etole de Médine en ces termes : « Mouhammad (psl) est l’antimatière par excellence dépêchée auprès de la matière. » Comment est ce qu’une antimatière par excellence pourrait-elle servir de lumière pour éclairer l’action des hommes,  si elle était issue du même système de création que ces derniers ?

L’œuvre du Prophète n’a nullement eut pour moment d’entame le ventre maternel, et ne peut non plus s’achever dans sa tombe, aussi symbolique soit elle pour les musulmans. Seydina Oumar préférait la lucidité, en signifiant respecter la Kaaba parce que le prophète de l’islam (psl) la respecte. Si le croyant n’entrevoit pas à travers cette pierre noire l’action du fils d’Abdallah et d’Amina, il risque d’être éclipsé par une crise de logique inquiétante.

La « cible » de cet esprit buté qu’est Oumar Sall, Mame Cheiklh Ahmed Tidiane Sy, tenait pourtant, dans le cadre d’une intervention à l’Université du Ramadan, à inviter l’humanité à poser les bonnes questions, afin de mériter les réponses qu’elle cherche. Cette pensée devrait inspirer tous ceux qui luttent contre la crise de perception. Ceux là dont le centre d’intérêt consiste à combattre l’ignorance, afin que le savoir et la science puissent être relégués au rang de piliers pour l’équilibre du monde. En effet, le Messager d’Allah est plus qu’un modèle, et la raison tendrait au fait qu’il est une espèce à part. Ce que notre marchand de foi dont la cervelle semble étouffée, contrairement à la barbe qui pousse sans cesse, par une cacophonie amplifiée par le mensonge et la stupidité, ignore.

Serigne Babacar Sy a dédié le Mouvement Moustarchidine à la mémoire des gens de la caverne, ces braves jeunes dont la témérité nous est contée par le ciel dans la Sourate Al Keuhf (la caverne). Encore faut-il que notre prêcheur évoque cette dernière, histoire de soutenir que le Prophète est bel et bien un homme, et non une espèce à part (psl). Et pourquoi ne pas faire allusion à la suite du verset ? Et Serigne Moustapha Sy de préciser : « La réalité serait tout autre si le ciel se serait limité là. » C’est la révélation dont il a fait référence qui a fait qu’il soit plus qu’un homme, même s’il demeure moins qu’un Dieu. » Et le poète au verbe sublime qu’est Imam Bousri de chantonner : « Muhammad (psl) est certes un homme, mais il demeure la plus parfaite des créatures ». Il est un génie de l’œuvre divin, et être envoyé sous la forme humaine n’exclut nullement le fait que l’on soit ben plus que cela. Même l’archange Djibril, chef suprême des forces de la Haute Galaxie, a pu bénéficier de ce privilège dans l’épisode de Mariam. 

 

                                                                                                            Muhammad (psl), Une Bibliothèque Inexplorée

« La révélation, c’est plus qu’un enseignement, c’est de la haute science défiant et les événements, et les bouleversements qui les accompagnent », poursuit l’Homme à la djellaba. C’est justement cette Haute Science qui donne du sens au fait que Mame Cheikh a cité le Prophète en faisant référence à une bibliothèque inexplorée. Serigne Moustapha Sy enseigne : « Les domaines du savoir et de la science dépassent de loin la sphère du langage et de son code écrit. Ils ne doivent pas être limités à un apprentissage intra muros. » Voila toute la différence entre savoir et connaissances. Le premier émane d’expériences et le second est affilié à un apprentssage. Cela n’a rien a voir avec le fait d’articuler en prononçant les sourates, histoire de vouloir à tout prix parler comme ce barbu arabe qui se promène le soir dans les grandes villes de l’Orient, et qui n’est pas plus méritant et plus noble que ce Moustarchidine vêtu de blanc qui, au même moment, part à la séance de « Nuit de vendredi » (« goudi adjouma ») pour y invoquer les 99 noms d’Allah dans le « taissir » de Mawdo. Ce n’est pas parce que l‘exposant en question ne cite pas les sourates et hadiths qu’il les méconnait. Notre « prêcheur barbu » ne détient aucun élément qui puisse prouver le contraire. Ses propos se résument juste en ceci : « C’est un garçon de moins de 20 ans qui n’a rien appris de sa religion.» S’il a été informé, qu’il sache que le livre saint exige toujours qu’une information soit mise à nue. « S’il y’a les informateurs, il y’a aussi les menteurs ! », se lamentait assez souvent l’homme du 15 mars.

Nous sommes à une ère ou l’essentiel demeure le fait de citer un concept conforme à la Haqiqa, peu importe la langue dans laquelle on l’exprime, la vérité n’ayant point de langue. « Les mises à jour possibles dans la base de données détenue par le coran ne peuvent être effectuées  que par Muhammad (psl) », précise le fils de Serigne Moustapha Sy qui, lui, parle de livre saint contenu des concepts devant être maitrisés-et non simplement appris-pour être appliqués-c’est plus qu’une simple pratique-pour le bien de l’humanité. C’est donc plus qu’une question de mémorisation et de récitation, pour anticiper sur cette autre conception de la révélation pour évoquer l’essence de bonté.

                                                                                                                              Muhammad (psl), Essence de Bonté

« La révélation, c’est une manière providentielle de communiquer avec cette substance de qualité si longuement recherchée dans la matière grise de l’homme », nous confie Al Maktoum. Ce qui annonce la seule logique dans laquelle l’homme est en mesure de s’inspirer de Muhammad (psl) : l’incarnation de vertus héritées de son œuvre, celles là qui font les héros du ciel, pour reprendre les propos de l’auteur de « Fa Ileyka». Le messager d’Allah est essence de bonté. Bonté évoquée dans sa forme la plus originelle et la plus originale qui soit, puisqu’elle est plus que ce que nous racontent ces « anti-confrériques » aux discours devenus aussi dangereux que ceux des athées.   C’est uniquement dans ce domaine qu’il est possible de bénéficier des bienfaits de la Sunna, encore faut il que l’on sache de quoi il s’agit réellement. S’il est vrai qu’il est un ensemble d’actes surérogatoires, il n’en demeure pas moins que Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy tient à le définir ainsi : « Tout ce que le croyant fait d’utile, de raisonnable et de juste peut être considéré comme surérogatoire et donc dédié au ciel. »

En faisant recours au discours de cet énergumène à la voix élevée et à l’insolence distinguée, l’on n’a envie de se demander s’il n’est pas lui-même une « espèce à part », puisqu’il symbolise une médiocrité qui ne devrait plus être de ce monde au 21ème siècle. Médiocrité justifiée par le fait qu’il ne se rend point compte du fait que les réponses à ses contestations se trouvent dans les passages qu’il cite lui-même. Dans le verset 21 de la Sourate Al Ahzàb, le ciel exige que l’on prenne exemple sur le messager d’Allah (psl), et précise que c’est de par son comportement qu’il faut indubitablement passer. Il faut se référer au dernier verset de la Sourate Al Fathi pour s’y prendre. En effet, à chaque fois que le Coran évoque le nom « Muhammad », c’est uniquement pour interpeller les compagnons de celui-ci. Autrement, le ciel cite toujours son geste : « Yà ayyouhal moudassir », « yà ayyouhal mouzammile »…Aussi le fait d’invoquer Dieu, cité dans ce verset de la sourate Al Ahzab, est interprété par les esprits simples comme un moyen de bénéficier d’une bénédiction d’Allah. Serigne Babacar Sy, lui, use de la psychologie de la profondeur, connue par ce « jeune garçon de moins de 20 ans » et méconnue de « ce vieux prêcheur âgé de plus du double », pour dire : « Le péché commence là ou l’on invoque Allah en guise de rappel (zikr), parce qu’il ne fallait point l’oublier au point de se rappeler de lui. »   

El Hadj Omar Tall avait raison d’exiger une punition sévère à l’égard de ceux qui ne savaientt pas hiérarchiser convenablement les composantes d’un savoir, considérant cela comme un crime spirituellement parlant! Mais ici, il s’agit de savoir, et non pas du discours d’un homme qui ne cesse de regarder la feuille de papier sur ses genoux-un geste flagrant sur sa vidéo-. Commencez donc, cher Oumar Sall par vous inspirer de la philosophe d’Imam Chà Fi i, et votre savoir sera plus proche de vous que votre bout de papier ! Prenez aussi la peine, vous et les énergumènes dont vous êtes à la solde, de vous attaquer aux jeunes par l’âge et éclairés par la lumière des enseignements des sages que nous sommes. Vous pourrez ainsi avoir accès à nos guides une fois que vous nous passerez dessus…Ce qui n’adviendra jamais !  Après tout, vouloir défendre le ciel et son prophète est un acte noble. Mais la logique dans laquelle vous l’inscrivez est digne d’un geste de mécréant (kàfir), parce que l’intention qui l’anime est un manque de respect doublé d’un désir profond d’insulter ceux sans qui vous et vos « frères » n’auraient pas connu l’islam. Seydina Alioune avait raison dénoncer l’acte de « prononcer une vérité qui n’a pour soubassement que le mensonge » (« kalimatou haqqine ouriideu bi heule bàtile »).  Le sabre d’El Hadj Omar Tall (rta) a eu pour sacerdoce de  se battre pour que vous puissiez aujourd’hui vous mettre sur votre natte pour prier sans pour autant etre inquiété.

Laissons encore à ce vieux dévergondé le temps de relire « ses papiers » et revoir les grandes lignes des ouvrages importés de l’orient de sa bibliothèque, pour pouvoir répondre. Nous répliquerons sans pour autant faire pareil, au nom de la sagesse musulmane, et partant, celle Tidiane. Cheikh Ahmadou Bamba (rta), que vous avez aussi tenu à attaquer dans vos sorties précédentes, disait que lorsque la langue s’amplifie, le cerveau se rétrécit ! Le Prophète du « garçon de 20 ans » auquel vous vous attaquez avait préféré un silence éloquent à un verbiage. Et le tien ?

MAAM CHEIKH 

Chroniqueur de Presse

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