Cette année encore, le phénomène des « métamorphoses » a repris de plus belle. Le sénégalais est passé maitre dans l’art de s’adapter aux situations. Ce samedi matin, il y’avait lieu de se demander si l’on n’avait pas été par hasard « téléporté » par miracle dans les états islamiques les plus strictes de l’orient. L’islam pur et dur, le temps du ramadan, sévit chez nous. Tout le monde prie, et à l’heure ! Certains accoutrements et autres attitudes démesurées ont comme disparus. De plus avec une ferveur qui laisse croire que le ciel risque de tomber dans ce pays si cela ne s’observait. Un guide religieux sénégalais à l’ouverture d’esprit remarquable se lamentait dans un de ses discours : « Pourquoi est ce que les responsables de nos religions ne sont là que pour construire des édifices souvent vides d’occupants ? L’occupant lui-même ne se sent même plus en sécurité entre quatre murs souvent cimentés par un idéal conflictuel. »  Nul équivoque ne pourrait être évoqué là, mais il faut oser reconnaitre qu’en ce mois béni, les édifices font le plein !

La constance est une chose sur laquelle les enseignements islamiques spéculent beaucoup. Qu’il s’agisse de prière, de jeune ou d’aumône, l’action constante demeure l’idéal pour pouvoir bénéficier de la grâce voulue. Les grands de l’islam ont assimilé l’œuvre du prophète comme étant inscrite dans une action rémunératrice et permanente. C’est justement ce qui fait que la discipline et la constance demeurent des vertus que l’on s’imprègne naturellement en jeunant.

Il faut donc que l’on cesse de prôner un « islam pur et dur » durant le mois béni du ramadan, pour ensuite retourner à une sorte de supputation qui n’a rien à voir avec la philosophie du ciel. C’est vrai que nous avons tous, un jour ou l’autre, besoin d’un « ressourcement purificateur ». Et le jeune demeure la chose la plus idéale dans ce domaine. Même la médecine occidentale commence à prescrire le jeune, afin que l’organisme puisse se sentir équilibré avec la consommation d’éléments nutritifs. Mais il va s’en dire que les actions les plus utiles qui se font durant cette période doivent être pérennisées. Après tout, ne s’inscrivent elles pas dans une perspective consistant à rendre culte à Dieu ?  C’est là un geste inconditionnel au temps et à l’espace.  Prière, sens du pardon, convivialité, distribution de denrées alimentaires et autres soutiens aux nécessiteux devraient persister même après cette période. On ne trouve pas au geste consistant à rendre culte à Dieu un calendrier pardi ! Il y’a bien sur le fait que quelques privilèges ne soient affiliés qu’a ce mois. Quand on se vaccine, l’on procède à une pratique essentielle pour défendre son système immunitaire. Le jeune est le moyen le plus efficace de défendre son « autre moi », celui là qui n’a d’yeux que pour le sacré. Ainsi, il se renforce avec des systèmes de défense se développant dans le sang. Ces derniers font de sorte que Lucifer ne puisse plus trouver le moyen d’agir sur notre conscience, histoire de nous faire commettre les  bavures les plus insignifiantes qui soient. C’est peut être ce qui justifie la philosophie d’Al Bayhaqi dans ce domaine, lui qui soutien que ce mois a une valeur telle que l’on devrait prier pour que toute l’année soit une année de ramadan. Reste à savoir si tous trouveraient l’énergie et la force physique nécessaire pour. L’on a peur que, dans une telle optique, les Koras cessent d’être pincés, les balafons d’être frappés, et que tout ce que notre hymne nous prédit en termes de témérité et de courage ne s’effondre !

MAAM CHEIKH

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