C’est le récit plutôt symbolique de deux hommes qui, de retour d’une expédition, décidèrent de rendre compte à leur chef spirituel, un homme dont les prédispositions morales surpassent depuis toujours l’égo des grands de ce monde : Seydouna Mouhammad (psl). Animés par le profond désir de faire des témoignages sur  l’un d’entre eux, ils rétorquent :

 « - Il récitait mieux que nous tous et continuellement les Versets Sacrés ...»
    « - Et qui lui donnait à manger? » interroge Mahomet (psl)
    « - C’est Nous qui, alternativement, lui donnions à manger ».
    « - Vous êtes donc plus méritants que lui. Car, sans pain joint au sabre, le Ciel ne saurait résister indéfiniment. »

C’est là un chapitre de l’histoire sainte qui devrait sans cesse être illustré. Les marchands de foi se doivent de cautionner une vérité éternelle émanant du ciel, et qui veut  que l’on ne fasse pas de toute forme de rituel lié à la religion un métier. L’islam est un système se donnant pour vocation le maintien de l’équilibre de la vie sur terre. Equilibre entre les facultés faisant de l’homme un élément de synthèse, entre les hommes avec pour soubassement le dialogue…c’est l’affaire de tous, et non de quelques marchands de foi qui, l’on ne sait sous quelle légitimité, se donnent le droit de faire de la propagation du message islamique un « fond de commerce », si propagation il y’a, l’intention reflétant le cachet obscur de la propagande.

La chose la plus inquiétante en matière de prêche demeure le fait de ne point pouvoir revendiquer son appartenance à un corps de métier quelconque. Pour enseigner aux autres les vertus clairement élucidées par le ciel, il faut avant tout être doté d’un sens de responsabilité. Et cela passe par la nécessité de frôler l’exercice d’un métier. C’est là une sphère à ne point négliger. Un penseur de chez nous l’a conçu ainsi : « En matière de sanctification, c’est la personnalité qui prend le dessus sur la personne. Et il est de tradition que toute personnalité est affiliée à une nature profonde devant répondre à des exigences. » Si la hiérarchie n’est point respectée, l’on s’expose à une crise qui fait que l’on ne puisse plus jouir des valeurs qui font de l’être un HOMME au vrai sens du terme. Ce qui fait que ni la prêche ni le discours tenu devant les croyants ne pourront  peser sur la conscience des autres.

Ce fut là l’un des désirs les plus profonds des colonisateurs français : faire de sorte que ceux qui détiennent l’opinion chez les musulmans sénégalais ne puissent nullement vivre leur religion mais plutôt vivre de leur religion. Celui-ci exige que l’on respecte les principes de l’islam qui veulent que l’on accomplisse ses devoirs religieux tout en participant aux réformes d’intérêt général, alors que celui là demeure un moyen de rester irresponsable parce que ne voulant nullement sortir de sa « zone de confort », représentée par le lieu de culte ou de prêche. Quand on ne souhaite guère se frotter aux réalités du « monde extérieur », notamment en relevant des défis pour le développement et l’équilibre de son pays, on ne peut point aider ses citoyens à en faire autant. Seydina Oumar avait raison de se révolter contre ceux là qui, inspirés par une conscience ubuesque dont on ignorait la source d’inspiration, aimait à se comporter en « marabout », avec ce que cela exige en matière de comportement et d’allure, comme si le monde allait d’un moment à l’autre s’écrouler sur eux.

Il faut autre chose qu’un turban sur la tète et des boubous à l’envergure aussi grande que les ails de l’albatros pour se faire entendre dans ce pays, et en particulier par les jeunes ! Il n’y a que les consciences averties et autres esprits ouverts qui y parviendront. A moins que l’on ne veuille continuer à rester « marabout », avec ce que cela va exiger en matière de paix superficielle, d’absence de volonté, de neutralité…bref, tout ce qui caractérise l’oiseau du même nom qui a inspiré le colon blanc à l’époque. Heureusement  qu’ il y’a les hommes de Dieu, ceux là qui n’ont d’yeux que pour la continuité de la mission prophétique, au nom de la sagesse musulmane.

MAAM CHEIKH  

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