A l’heure où les atteintes manifestes à la santé continuent de concerner un nombre important de salariés, il serait opportun de célébrer cette Journée internationale de la femme en mettant le focus sur la santé et la sécurité de la femme au travail. L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) définit la santé comme « un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité. ». Le bien-être au travail est un ressenti qui peut être assimilé à la qualité de vie au travail.

Même si son évaluation peut s’avérer subjective et personnelle, il peut être affecté par la pénibilité du travail et l’exposition à des nuisances physiques, chimiques et biologiques. Selon l’Organisation Internationale du Travail (OIT), un travailleur meurt d’un accident ou d’une maladie liée au travail toutes les 15 secondes. Cela fait environ 2,78 millions de décès chaque année dans le monde. Au Sénégal, la Caisse de Sécurité Sociale a enregistré, au cours de l’année 2015, 1 906 déclarations dont 1 892 accidents du travail et 14 maladies professionnelles (Rapport annuel des statistiques du travail 2015)

Ces chiffres sont alarmants et interpellent tous les acteurs du monde du travail, plus particulièrement ceux de la santé et de la sécurité au travail. Les femmes représentent environ 39 % de la population active et sont donc concernées par les risques professionnels avec leurs conséquences sur leur bien-être. LA DOUBLE JOURNEE DE TRAVAIL DE LA FEMME Les femmes disposent de compétences dans tous les secteurs d’activités professionnelles. Elles occupent actuellement des postes de responsabilités à tous les niveaux des organisations, des activités ouvrières au top management. Cette accessibilité à l’emploi leur est garanti par la Constitution du Sénégal. Cette dernière interdit toute forme de discrimination entre l'homme et la femme devant l'emploi, le salaire et l'impôt. Comme tout travailleur, elles sont exposées à la pénibilité au travail caractérisée par des contraintes physiques marquées, un environnement physique agressif et un rythme de travail élevé ou inadapté. Force est de constater que cette pénibilité au travail cumulée aux tâches ménagères et aux activités sociales entraine un surmenage physique et psychologique avec des impacts sur le bien-être physique, mental et social. Cette double journée de travail entraine à la longue une usure précoce entre 50 et 55 ans.

LES RISQUES PROFESSIONNELS CHEZ LA FEMME

Le risque ZERO n’existe pas en milieu de travail. On peut toutefois les minimiser par des mesures de prévention et de protection collective ou individuelle. Le risque est l’éventualité d’une rencontre entre l’homme et un danger auquel il est exposé. Il est caractérisé par deux composantes : la probabilité de survenue d’un dommage causée par un danger et la gravité du dommage. Les risques professionnels sont en général d’ordre physique, chimique, biologique, ergonomique et psycho-social. En effet, de nombreux produits chimiques, d’agents biologiques ou radiologiques et de facteurs physiques peuvent altérer l’état de santé d’un travailleur, plus particulièrement de la femme enceinte ou allaitante.

 A titre d’exemples, l’exposition d’une femme à certains produits toxiques peut être néfaste pour la reproduction (infertilité, malformations congénitales) en plus de leurs effets cancérigènes. Il s’agit du : • BENZENE, utilisé dans l’industrie pétrolière et chimique, la mécanique automobile et chez les pompistes, • MERCURE, utilisé dans l’industrie électrique et (piles, lampes), la fabrication d’instruments de mesure (tensiomètre, baromètre, manomètre, thermomètre) et les amalgames dentaires, • PLOMB METALLIQUE, contenu dans les batteries, le carburant essence et la peinture • PESTICIDES etc. Les risques biologiques concernent généralement les activités hospitalières dont le personnel est de plus en plus à prédominance féminine. Les professionnels de la santé sont souvent victimes d’accident avec exposition au sang.

Il s’agit de tout contact avec du sang ou un liquide biologique soit par effraction cutanée (piqûre ou coupure) soit par projection sur une muqueuse (œil, bouche) ou sur une peau lésée (piqûre, blessure, inhalation). Les agents biologiques les plus redoutables sont le virus de l’hépatite B et le VIH. Le milieu hospitalier et le secteur de la petite enfance (garderie, crèche, école maternelle…) exposent la femme enceinte au risque de contracter la rubéole, la varicelle, la toxoplasmose. Par conséquent, il faut écarter les femmes enceintes des postes exposant à la rubéole ou à la toxoplasmose, sauf si la preuve existe que la salariée est suffisamment protégée par son état immunitaire. Les autres problèmes de santé spécifiques aux femmes au travail concernent leurs aptitudes physiques (port de charges) ou les dangers pour leur santé mentale (harcèlement sexuel, violence au travail). Une femme (non enceinte) de plus de 18 ans ne doit pas porter une charge de plus de 15 kg ou pousser une brouette de plus de 40 kg. (Article 7 du décret n° 2006-1254 du 15 novembre 2006 relatif à la manutention manuelle des charges).

PARTICULARITES DE LA GROSSESSE ET DE L’ALLAITEMENT

Les femmes salariées exercent un emploi durant une partie de leur grossesse. Leur environnement professionnel n’est pas dénué de risques et certaines expositions peuvent compromettre le bon déroulement de la grossesse et le développement de l’enfant. Des mesures spécifiques, d’ordre légal sécuritaire et sanitaire, sont prises pour les protéger contre toute altération de leur santé et celle de leurs enfants. Les employées ont ainsi droit à un congé de maternité de quatorze (14) semaines. Le code du travail au Sénégal, dans son article L.143, autorise à toute femme enceinte la suspension de son travail pendant quatorze semaines consécutives, dont huit semaines postérieures à l’accouchement.

Cette suspension peut être prolongée de trois semaines en cas de maladie dûment constatée et résultant de la grossesse ou des suites de couches. Il est important de rappeler que la meilleure manière de déterminer avec précision le terme prévu de l’accouchement est de réaliser une échographie obstétricale précocement c’est-à-dire avant la 10e semaine d’aménorrhée (avant la fin du 2e mois de grossesse). Au-delà de cette période, l’échographie obstétricale présente une marge d’erreur qui fera que le congé de maternité soit mal calculé. Certaines femmes salariées occupent des postes de travail comportant des tâches de manutention manuelle nécessitant un effort physique intense et des postures contraignantes. Elles ne sont généralement pas formées sur les règles de manutention. Ce qui les expose à des pathologies articulaires et musculaires communément appelées troubles musculosquelettiques (TMS) mais également à des risques d’avortement ou d’accouchement prématuré notamment en cas de béance du col de l’utérus (un col de l’utérus qui n’est pas bien fermé).

 Ainsi les femmes enceintes et les femmes accouchées, pendant les deux premiers mois de la reprise de leur travail, ne doivent être affectées qu’exceptionnellement à des travaux de manutention manuelle de charges dont le poids ne doit pas excéder 5 kg. (Article 7 du décret n° 2006-1254 du 15 novembre 2006 relatif à la manutention manuelle des charges). Une autre exigence réglementaire donne droit aux femmes salariées à des repos pour allaitement pendant une période de quinze (15) mois à compter de la naissance de l'enfant (article L.144 du code du travail). La durée totale de ces repos ne peut dépasser une heure par journée de travail.

LE STRESS AU TRAVAIL

On parle de stress au travail quand une personne ressent un déséquilibre entre ce qu’on lui demande de faire dans le cadre professionnel et les ressources dont elle dispose pour y répondre. Plusieurs facteurs au travail peuvent être à l’origine de stress. Nous en citerons ces quelques exemples : des exigences excessives de travail, une complexité du travail, des difficultés de concilier vie professionnelle et personnelle, un manque d’autonomie dans ses tâches (procédures trop rigides), un conflit avec les collègues et/ou l’encadrement, un manque de reconnaissance, peur de perdre son emploi, le harcèlement sexuel et le harcèlement psychologique ou « mobbing » etc.

 Face au stress, l’organisme réagit en trois phases successives : alarme, résistance et épuisement. Durant la phase d’alarme, l’organisme se prépare au combat ou à la fuite. On note une augmentation de la fréquence cardiaque et de la tension artérielle, le niveau de vigilance est élevé. Si la situation persiste, l’organisme entre en phase de résistance. Le taux de sucre dans le sang augmente pour apporter plus d'énergie nécessaire aux muscles, au cœur et au cerveau. La personne stressée dispose des capacités physiques, intellectuelles et émotionnelles pour le stress. Si la situation stressante se prolonge ou s'intensifie, l’organisme entre en phase d’épuisement Dans cette situation, les capacités de l’organisme sont débordées.

 Les capacités d’adaptation des individus face au stress sont donc personnelles. Elles dépendent essentiellement de deux facteurs : • La perception de l’individu du stress : est-ce un défi ? est-ce une menace ou une perte ? • Le contrôle perçu du stress : ai-je l’expérience suffisante pour gérer cette situation ? Suis-je assez formé ? Puis-je faire appel à quelqu’un de plus expérimenté en cas de problème ? Puis-je obtenir plus d’information ? Plus de soutien ? Une fois que les capacités d’adaptation des victimes sont dépassées, elles s’épuisent mentalement et physiquement en essayant d’atteindre des objectifs irréalisables ou d’accomplir des tâches insurmontables.

 On parle ainsi de Burn out ou épuisement professionnel qui se manifeste par une fatigue continue, une dépression, une démotivation, une baisse de l’estime de soi, un sentiment d’incompétence, une irritabilité, un isolement, etc. Les conséquences du stress sont nombreuses et diverses. Il peut altérer la santé mentale et physique causant des états d’anxiété et dépressifs avec des épisodes d’absentéisme ou de présentéisme.

Le stress peut être à l’origine d’un manque de concentration occasionnant des accidents du travail. Quand il est chronique, il constitue un facteur de risque des maladies cardio-vasculaires et des troubles musculosquelettiques. Des répercussions sur la productivité de l’entreprise sont souvent notées mais parfois sur l’éducation des enfants et sur la vie conjugale. PREVENTION L'employeur, par l’intermédiaire du médecin du travail, doit informer les femmes salariées en âge de procréer ou enceintes ou allaitantes des risques professionnels liés à l'exposition d'agents chimiques, biologiques ou radiologiques dangereux pour la fertilité, l'embryon, le fœtus et le nourrisson. C’est une nécessité pour l’employeur de procéder à cette évaluation des risques, en particulier leurs conséquences éventuelles sur la fertilité, la grossesse, et l’allaitement, et d’informer les femmes exposées sur les protections à prendre. « PROTEGER LES FEMMES C’EST PROTEGER L’HUMANITE ».

 

Dr Balla SY

Spécialiste en santé et sécurité au travail

Consultant /Formateur en QHSE

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jeudi, 07 mars 2019 22:12

Symboliques: quand la femme devient symbole !

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Le symbole de la liberté ? Une femme... Le symbole de la justice ? Une femme encore... Depuis la plus haute Antiquité, la femme se fait signe, pour les poètes comme pour les peuples. Le Sénégal en est un exemple car de hauts faits de braves femmes ont traversé son histoire en attestent : le sacrifice de Yacine Boubou, les actes héroïques de Diembeut Mbodj, Ndatté YALLA, Aline Sitoé Diatta…

Yacine Boubou

Madior convoitait le titre de damel. Les efforts qu’il déploya dans ce but à travers le royaume, ne furent d’aucune utilité. Un marabout Maure lui promit d’assurer son avènement sur le trône du Cayor, dans le délai d’un mois, grâce aux vertus d’un gris-gris préparé avec le sang d’une de ses femmes. Madior eut à consulter ses trois premières épouses qui refusèrent d’offrir leur vie aux ambitions de leur mari.
Lorsque ce fut le tour de Yacine Boubou la quatrième épouse, qui venait d’accoucher, Madior obtint une réponse positive. La seule objection de Yacine Boubou fut de n’avoir pas été consultée la première ce qui aurait évité la répercussion du secret. Elle demanda en outre que les honneurs qui auraient dû être les siens si elle avait vécu le règne de son mari, reviennent de droit à son enfant quel que soit son âge. Il en sera d’ailleurs ainsi. Biram Yacine Boubou fut ainsi le huitième damel du Cayor,  il règna pendant 17 ans, entre 1664 et 1681. Ce sacrifice suprême de Yacine Boubou qui consentit à offrir sons sang, malgré son nouveau- né pour que son mari règne, mérite d’être magnifié comme il se doit.

Les femmes de Nder et La linguère Fatim Yamar

En 1816, le Brack (souveraine) Kouly MBaba Diop meurt et la linguère (mères, sœurs, cousines des souverains) Fatim Yamar, sa cousine, lui succède. Son mari, Amar Fatim Borso devient le Brack du Waalo. Formées pour diriger le peuple, militairement comme politiquement, les linguères sont aptes à prendre soin du royaume.
Ainsi, quand en mars 1820, des guerriers maures profitent de l’absence du Brack pour attaquer la capitale, Fatim Yamar prend la tête d’une troupe de femmes pour les chasser. Elles parviennent à repousser un premier assaut mais sont défaites lors du deuxième ; Fatim Yamar et de nombreuses autres femmes préfèrent alors se donner la mort plutôt que d’être prises. Avant de mourir, la linguère fait échapper ses deux filles, Ndjeumbeut Mbodj et Ndaté Yalla.

La linguère Ndieumbeutt Mbodj

Elle fait partie des monarques de la Sénégambie précoloniale qui ont résisté à l'administration coloniale. Elle est aussi considérée comme une femme forte et puissante qui a mis son pays et les gens d'accord en acceptant d'épouser l'émir, garantissant ainsi la sécurité de son royaume et de son peuple. Elle est décédée en septembre 1846 et sa jeune sœur Ndaté Yalla lui a succédé en tant que linguère.

La linguère Ndaté Yalla

Fille de Fatim Yamar  Khouriaye Mbodj et d’Amar Fatim Borso, Ndaté Yalla Mbodj nait en 1810 dans le royaume du Waalo, issu de l’éclatement de l’empire wolof du Djolof et situé sur le delta du fleuve Sénégal. Elle appartient à la famille Tédiek, qui a construit sa fortune et sa puissance sur le commerce et les échanges avec les comptoirs français, déjà bien implantés en Afrique.

Aline Sitoé Diatta

Elle est née en 1920 à Kabrousse en Casamance, une région du Sud du Sénégal (Afrique-Occidentale française). Ses parents étaient Silisia Diatta et Assonelo Diatta, mais elle est élevée par son oncle paternel Elaballin Diatta à la mort de son père. Pour gagner sa vie, elle se rend à Ziguinchor pour travailler comme docker. Durant la saison sèche, elle migre sur Dakar et y trouve un emploi de bonne à tout faire. C’est à Dakar, comme une prophétesse, qu’elle a la révélation de sa mission de libérer son peuple de l’administration coloniale, par des voix quasi-divines. Elle s'y refuse dans un premier temps, puis décide de se conformer à ces voix et de revenir en Casamance. Elle y entraîne la population dans un mouvement de désobéissance civile.

Henriette Bathily

Elle fut une puéricultrice formée en France. De retour au bercail, elle devient directrice du journal parlé à Radio Mali, puis à Radio Sénégal. Elle collabore avec Maurice Sonar Senghor au Théâtre du Palais mais également à Sorano. De 1963 à son décès le 04 Avril 1984, Henriette est directrice du département culturel du Centre culturel français de Dakar. Elle a ainsi permis l’organisation de la première exposition nationale itinérante sur le thème "Place et rôle de la femme sénégalaise dans les rites", en 1975. Tout au long de sa vie, cette femme de poigne s’est attelée à la promotion de la femme sénégalaise surtout dans les médias et la culture qui était à l’époque la chasse gardée des hommes.

Annette Mbaye d'Erneville

Première journaliste sénégalaise, Annette Mbaye d'Erneville est aussi écrivaine. Née à Sokone en 1926, elle a poursuivi ses études à Paris où elle a obtenu un Diplôme de journaliste de radio. En 1975, elle rentre au Sénégal et lance avec des amis un nouveau journal intitulé "Femmes de soleil ". Ce n'est cependant qu'en 1963 que cette revue, rebaptisée "Awa" prend enfin son envol.
Annette Mbaye d'Erneville s'est très tôt sentie concernée par le développement de son pays. Femme de radio, elle a aussi impulsé beaucoup de choses sur le plan des événements culturels comme les rencontres cinématographiques de Dakar (REDIDAK) ou des revues culturelles importantes. Elle est à l'origine du Musée de la Femme Henriette Bathily de Gorée.
Elle a été directrice des programmes à l'Office de radiodiffusion télévision du Sénégal (ORTS). Aussi, l'essentiel de son œuvre relève de la poésie et de la littérature enfantine. Elle est à l'origine du Musée de la Femme Henriette Bathily de Gorée. Femme à la plume facile, elle a écrit plusieurs poèmes dont : Kaddu en 1966, Chansons pour Laity en 1976, le Noel du vieux chasseur en 1983, la Bague de cuivre et d'argent qui remporte le prix Jeune Afrique en 1961, pour ne citer que ceux-là.

Afin que nul n'en ignore...

Le chef de l’Etat Macky Sall a promis mardi, après la confirmation de sa réélection pour un mandat de cinq ans, d’être le ‘’président de toutes les Sénégalaises et de tous les Sénégalais’’.
 
‘’Je serai […] le président de toutes les Sénégalaises et de tous les Sénégalais, parce que c’est la charge qui m’incombe en vertu de la Constitution’’, a-t-il dit à la salle des banquets de la présidence de la République peu après la publication des résultats définitifs de la présidentielle.
 
Le Conseil constitutionnel a confirmé mardi les résultats provisoires de la Commission nationale de recensement des votes (CNRV) en proclamant le président sortant vainqueur de la présidentielle du 24 février dernier avec 58,26% des voix.
 
‘’A mes yeux, il n’y a eu ni vainqueur, ni vaincu. A présent que la campagne électorale est définitivement terminée, je considère qu’il n’y a plus d’électeurs ou de camps marqués par des couleurs ou démarqués par des lignes partisanes. Je vois un seul camp, celui du Sénégal’’, a-t-il lancé.
 
Le chef de l’Etat, qui faisait sa première déclaration après la proclamation définitive des résultats de la présidentielle, a remercié ‘’chaleureusement’’ les électeurs qui lui ont ‘’renouvelé’’ leur confiance. 
 
‘’Ce nouveau contrat de confiance dont j’apprécie le sens et la portée me motive à redoubler d’efforts, à faire encore plus et mieux. Au demeurant, chaque voix qui s’est exprimée le 24 février, qu’elle soit de la majorité présidentielle ou de l’opposition, mérite d’être entendue et respectée, parce qu’elle porte le souffle de la liberté qui fait vivre la démocratie’’, a poursuivi Macky Sall.
 
Il a salué les quatre autres candidats de la présidentielle, laquelle a selon lui consacré le ‘’triomphe du peuple sénégalais’’. 
 
Le président de la République a pris l’engagement de ‘’continuer’’ d’être ‘’à l’écoute et au service des Sénégalais pour renforcer l’œuvre entamée’’.
 
‘’Comme toujours, je resterai dans le temps de l’action. Car pour toujours, je demeure convaincu que seul le travail produit des résultats. Seul le travail nous fera avancer, surtout que la tâche est grandiose, passionnante et ardue. Elle nous engage toutes et tous, nul ne peut y arriver tout seul’’, a-t-il lancé. 
 
‘’C’est ensemble que nous réussiront. Nous pourrons labourer le champ de tous les possibles, conquérir de nouveaux horizons, consolider nos acquis et relever les défis devant nous‘’, a-t-il conclu.
 
APS

La Fédération Pencum Ndakaru affiliée au Child Fund a organisé les 1er et 2 mars, une formation en appui psychosocial de premier niveau pour les acteurs de première ligne de protection des enfants en faveur des 21 monitrices de ses Centres de Développement Intégré de la Petite Enfance (CDIPE) et des membres des comités de Gestion de ces dits centres.

Le Professeur Issa Sall semble bien incarner une maxime propre à celui qu'il il dit etre l'homme qui a fait de lui ce qu'il est devenu: Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy Al Maktoum. En effet, ce dernier, lors d'une conférence tenue le 8 Avril 1995 au Cices, rétorquait que ni la politique ni la religion ne doivent faire office de métier. Pour lui, un homme au vrai sens du terme ne doit point se limiter à ces deux centres d'intéret, et que le champ du travail ne doit etre négligé sous aucun prétexte.

Ainsi, le candidat du PUR n’a nullement perdu son temps ! Après avoir constaté sa défaite à la Présidentielle de 2019, il est retourné en classe, dans sa prestigieuse université du sahel, pour distiller son savoir. Une image forte qui devrait servir de lecon à bon nombre de chefs politiques sénégalais. 

 

SENPRESSE.COM

jeudi, 28 fvrier 2019 17:52

Déclaration de Mbaye NDIAYE de l'APR (vidéo)

Écrit par

M le ministre Mbaye NDiaye a bien voulu s'exprimer au micro de Senpresse après la proclamation des résultats provisoires, occasion qu'il a saisie pour appeler l'opposition à accepter les résultats sorties des urnes.

Communique Conjoint des 4 candidats de l’opposition.

Aujourd’hui, la commission nationale de recensement des votes vient de publier un résultat qui rèflète parfaitement la commande du candidat sortant.
Nous rejetons fermement et sans aucune réserve ce résultat. Nous ne ferons aucun recours devant le conseil constitutionnel.
Force est de constater que le candidat sortant a confisqué la volonté du peuple souverain et sera seul à assumer les conséquences face au peuple et à l’histoire.
Nous exprimons toute notre gratitude et nos félicitations au peuple sénégalais qui a massivement exprimé son désir de changement dans la maturité, le calme et la paix.

Ont signé
Madické Niang
Issa Sall
Idrissa Seck
Ousmane Sonko

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