Dakar, le 09 novembre 1993

 

Monsieur le Président et Cher Frère,

 

Quelques jours avant votre retraite des affaires… vous m’avez dit « je suis encore lucide, Cheikh ! », c’est-à-dire vous aviez conscience d’avoir fait le bon choix. Quelques temps après, j’ai remarqué que le ton avait changé car au cours d’une visite dans votre villa sur la corniche , vous m’avez affirmé : « on est en train de faire des conneries dans ce pays ». Le mot était trop fort parce qu’émanant d’un homme visiblement furieux.

Il y a quelques jours, je disais à mon ami Ahmat DANSOKHO, membre influent de l’opposition « je commence à croire à l’infériorité de notre race ». Cela ne signifie point que je plaide en faveur de la supériorité d’une race quelconque, la logique des grands m’ayant appris beaucoup de choses.

L’autre nuit, il m’est arrivé à l’esprit de faire une relecture, celle de l’histoire de NERON. Et il ressort de cette relecture que même la dictature qui est la pire des choses a besoin de certaines vertus pour faire un dictateur digne de ce nom.

Alors que chez les Nègres, les dictateurs ne sont que des gens pitoyables. Il suffit de vérifier un peu dans leur passé proche ou lointain pour se rendre compte d’une réalité ou d’une fatalité : ils ont plus besoin de guérisseur que de royaume.

Un anticalife, alors Ambassadeur, nous a révélé un jour à Paris que dans cet ordre d’idée, une mission a été confiée à Abdou Anta pour aller faire des recherches au Nigeria sur les origines princières d’un responsable de votre parti. Une sorte d’archaïsme érigé en règle de Démocratie.

En donnant cette information, Mr CISSE avait fondu en larmes en sachant que de telles insuffisances pouvaient conduire à tous les dérapages du monde.

Soyez mon interprète, Mon Cher Frère, auprès du Président MITTERAND pour dire que lui et le Général DE GAULE sont un peu responsables de cette situation qui prévaut en Afrique car, au lieu d’accorder la souveraineté nationale aux pays francophones, avec toutes les garanties nécessaires, ils ont préféré précipiter les choses en se débarrassant purement et simplement de leur alliés naturels que sont ces pays, en remettant des moyens militaires considérables à une poignée d’individus, toujours prêts à mettre à feu et à sang tout un continent. C’est comme s’ils voulaient léguer à des apprentis sorcier la vocation colonisatrice de l’Occident.

Votre parti nous avait promis des élections libres et transparentes :nous attendons toujours le résultat… et cela malgré la démission du vaillant Kéba MBAYE, l’assassinat du valeureux Me Babacar SEYE et la disgrâce si prématurée de l’infatigable défendeur de votre cause, notre ami Doudou DIOP, actuel Maire de Dakar.

Permettez-moi, mon Cher Frère, de vous affirmer que nous avons votre nostalgie et cela malgré les reproches que nous ne cessons de vous faire à la suite de votre fuite.

Les Moustarchidines et leur Guide qui sont vos petits-neveux se joignent à moi pour vous dire un grand bonjour et ils prient toujours pour la préservation de vos acquis.

 

Votre ami

 

Serigne CHEIKH AHMAD TIDIANE SY

Le  roman de Aminata Sow Fall, intitulé L’empire du mensonge, est un plaidoyer en faveur de l’éducation, sous toutes ses formes.

Le livre de 133 pages, publié en mai 2017, retrace le parcours de vie de ‘’petits gens’’, comme disait le cinéaste sénégalais Djibril Diop Mambety (1945-1998).  Sada est un enfant dont les parents sont des villageois installés en ville pour fuir la sécheresse. Ces derniers vivent d’abord dans ’’un quartier populeux, où il n’y a ni électricité, ni eau…’’. Les inondations poussent le père de Sada, Mapaté, un boudjou (appellation péjorative d’un fouilleur d’ordures) à se déplacer vers une décharge où il implante son taudis. Cette petite famille naufragée tente de ce construire une nouvelle vie dans une société dominée par l’argent.

Entre-temps, ces voisins de quartier, également naufragés des inondations, préfèrent retourner au village pour inscrire leurs enfants à l’école. Des années plus tard, les amis d’enfance Sada Waar, Mignane Sonko et Boly se retrouvent, chacun a eu ’’un parcours glorieux’’ malgré ’’la vie de misère’’ de leurs parents. En décrivant avec un réalisme poignant ’’le destin de petits gens’’, Aminata Sow Fall, Grand prix de la Francophonie de l’Académie française en 2016, donne en exemple leur histoire de vie faite d’abnégation, de courage, de labeur et de réussite.

L’auteur qui est également enseignante reste fidèle aux thématiques développées dans ces précédents romans : Le Revenant, 1976, qui est une satire sur la place de l’argent dans notre société ou encore Festins de la détresse, 2005. La romancière met généralement en scène des personnages engagés dans une quête permanente de l’ascension éthique et morale.

Pour Sabou, épouse de Mapaté et mère de Sada, les valeurs humaines sont fondamentales. « (…), Mapaté ! Que Dieu bénisse ton chemin. Reviens-nous plus solide, plus costaud, la tête pleine. Et n’oublie pas d’où tu viens. (…) ». Pour Aminata Sow Fall, ’’d’où tu viens’’ ne suggérait aucune référence sur l’origine, l’appartenance, le statut social ou la confession.

Elle rappelle ’’les principes fondamentaux méthodiquement éprouvés, forgés et transmis pour façonner l’être humain dans le respect des valeurs cardinales qui garantissent le Jom ou dignité, l’honneur’’. Tout ceci, ajoute l’écrivain, ’’sur le socle immuable de l’amour, de la tolérance, de la générosité et de la justice. Et surtout de l’humilité’’.

L’Empire du mensonge permet à la romancière de relever les tares de la société sénégalaise voire du monde : ’’l’argent, le maître absolu aujourd’hui’’, ’’la paresse, la tendance ici’’, ’’le manque d’estime de soi, le malheur suprême’’, ’’le mensonge politique, mensonge industriel, le style en vogue’’. Puis la romancière se questionne ’’Où va le monde ? Plus de valeurs ! Degré zéro de l’Amour, ciment de la fraternité et de la paix. L’Humanité dépouillée de sa noblesse. Horreur ! Tous les moyens bons pour assouvir de bas instincts. A qui la faute ? (…)’’.

L’écrivain pointe du doigt le manque d’éducation, la corruption, etc. ’’La faute revient à nous tous qui n’éduquons plus nos enfants, occupés que nous sommes à courir derrière les honneurs, à tout prix. (…)’’, indique-t-elle. ’’L’éducation n’est pas simplement le fait de l’école’’, note la romancière, rappelant qu’elle ’’est surtout façonnée à partir de la maison’’. Aminata Sow Fall invite à ’’se ressaisir’’ et à ’’bannir la haine, le mépris, l’injustice, les cruautés incroyables. (…)’’. Le livre L’Empire du mensonge est édité par le Centre Africain d’Animation et d’Echanges Culturels (CAEC) et les ’’Editions Khoudia’’. C’est le 9e roman (douzième ouvrages de Aminata Sow Fall, née à Saint-Louis en 1941, Grand-Croix de l’Ordre National du Lion et Docteur honoris causa de plusieurs universités américaines.

lundi, 02 juillet 2018 14:12

Invocation Pour Se Protéger

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Bonjour. L’invocation de ce mercredi concerne les personnes qui souhaiteraient avoir une protection divine contre les choses ou les personnes qui les menacent . Il faut faire après chaque prière  « yâ dâ fi’ou » 155 fois, et rajouter ceci pour clore l'invocation:

Walâ tâ qata li makhloûqine ma’à qoudratile khâliqi hasbiyal lâhou wa ni’male wakîilou

وَلاَ طَاقَةَ لِمَخْلُوقٍ مَعَ قُدْرَةِ الْخَالِقِ حَسْبِيَ اللَهُ وَنِعْمَ الْوَكِيلُ 

 

Oustaz Mor Thiam

lundi, 02 juillet 2018 14:02

REVUE DE PRESSE

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Les quotidiens parvenus lundi à l’APS traitent de plusieurs sujets, parmi lesquels l’arrêt de la Cour de justice de la CEDEAO relativement à l’affaire Khalifa Sall,

« L’action politique devient destructrice quand elle perd le sens des responsabilités et opte pour le nihilisme, le refus de dialoguer, le discours haineux et l’insolence gratuite » 

Il y a, ces derniers temps dans le discours de nos élites politiques quelque chose qui irrite et entraîne à réfléchir sur le sens et la portée de leurs déclarations au regard de la construction de notre cher Sénégal. Nous sortons de Ramadan et cela m’amène à emprunter les sources coraniques et les dit du Messager d’Allah pour me rappeler à moi-même et aux concitoyens, frères et soeurs de religion, les éléments qui balisent le discours du croyant. Qu’on me pardonne, car à travers ces lignes, «je ne recherche que la réforme autant que je le puis[[1]]url:#_ftn1 ». 

Nous savons tous que l’islam, religion à laquelle nous adhérons et dont les écritures sont tant citées dans les différentes communications de nos élites, accorde une importance capitale au discours positif. Pour celui qui s’attarde sur l’essence de cette religion, le discours positif apparaît dans le Coran sous diverses appellations : Qawlan ma’rûfan[[2]]url:#_ftn2 / Parole convenable, décente, Qawlan sadîdan[[3]]url:#_ftn3 / parole juste, Qawlan balîghan[[4]]url:#_ftn4 /parole convaincante, Qawlan Karîman[[5]]url:#_ftn5 / parole respectueuse, Qawlan maysûran[[6]]url:#_ftn6 /parole bienveillante, Qawlanlayyinan[[7]]url:#_ftn7 /parole gentil, Qawlan thaqîlan[[8]]url:#_ftn8 / parole importante. A l’inverse, il y a le terme Qawlan ‘Azîman[[9]]url:#_ftn9 / parole monstrueuse. 

 Cette abondance du sens positif, avec des termes divers, montre que le discours constructif est beaucoup plus souhaitable en société que son inverse, celui-là qui rebute et heurte, qui engendre la répulsion et les sentiments négatifs. C’est encore la parole d’Allah qui nous indique la voie par un verset que tous ceux qui ont une parole publique doivent intérioriser et traduire en ressources de vie. Dans une parabole, Allah figure la bonne parole (kalimat Tayyiba) à « un bel arbre dont la racine est ferme et la ramure s élançant dans le ciel. Il donne à tout instant ses fruits, par la grâce de son Seigneur[[10]]url:#_ftn10 ». En revanche la mauvaise parole (Kalima khabîtha) est « pareille à un mauvais arbre, déraciné de la surface de la terre et qui n’a point de stabilité[[11]]url:#_ftn11  ». Pouvons-nous comprendre par là que la parole négative est facteur d’instabilité et d’errance ? Assurément ! 

Si le Coran abonde de tant de qualificatifs pour magnifier la parole qui construit c’est parce que les sociétés qui ont connu la déchéance, l’ont été à cause d’un discours malsain, pauvre en valeurs, porteur de complexe, incitateur à la haine et à la révolte contre la loi et l’ordre, contre la cohésion et la stabilité sociales. Ici, permettez-moi de rappeler que je ne suis pas de ceux qui estiment que tout ordre social soit juste. L’ordre nazi, celui des Khmers rouges, la parole diffusée par « Radio mille collines », la dévolution « monarchique » du pouvoir en république, etc., sont injustes, ont mérité d’être combattus et l’ont été. Mais aujourd’hui, dans notre société, il n’y a rien qui ressemble à cela pour justifier que nous soyons victimes de ce langage de peur, de haine et de discorde. 

Aujourd’hui, nous avons en vue le développement de notre pays, son émergence. Cela implique que toute invitation qui nous est faite, pour adhérer à un projet concurrentiel doit véhiculer nos valeurs de Kersa sans quoi les infrastructures et les hommes finiront par disparaître. Car, comme disait Serigne Cheikh Tidiane Sy, ce sont les qualités morales qui révèlent l’essence humaine. Or, le discours témoigne de la valeur éthique de l’individu, il est un révélateur de conscience. L’adage wolof l’exprime si bien « ku wax feeñ » et il est confirmé par le dicton arabe selon lequel le discours, dans une certaine mesure, est indicateur des vices de l’individu [[12]]url:#_ftn12 . 

Or donc voilà que ceux et celles qui aspirent à nous diriger, au plus haut sommet de l’Etat, s’adressent à nous en stimulant notre affect au détriment de l’intellect. Ce qui témoigne, peut-être, d’une incapacité de disposer d’un « construit » objectif et d’arguments de raison, paramètres d’un projet de société acceptable. Or, il est difficile pour les citoyens de devoir donner un mandat aussi sérieux que celui de Chef de l’Etat à une personne sur la base, simplement, d’une redondance de discours lyrique, émaillé d’expression violente et de propos discourtois voire insolents. 

Je rappelais que nous sortons de Ramadan. Ce qui signifie que nos mémoires sont encore fraîches des sonorités du Coran et des leçons du Messager d’Allah. C’est au demeurant lui-même qui mettait en garde constamment et avec insistance contre le discours négatif, vecteur de haine, de médisance et de déshonneur. Car lorsque pareille communication est dominante en société cela n’engendre que sa déchéance puis sa dislocation. Un hadith recensé par Tirmidhî[[13]]url:#_ftn13 nous informe que c’est seulement à cause de leurs mots que les gens accumulent les maux qui vont les culbuter en Enfer. N’est-ce pas assez suffisant pour nous avertir que c’est ici même que l’homme attise les tisons de l’Enfer, pour paraphraser Serigne Cheikh, avant d’y succomber dans l’au-delà ? 

Revenant de cette communion de fin de Ramadan et ayant distribué par ci, par là, la sempiternelle formule « baal ma haqq » et toute la litanie qui suit, nous nous posons la question de la sincérité de tels échanges de civilités entre nous. Car, c’est sur le tapis même de prière que nos hommes et femmes en politique nous soumettent à l’épreuve de devoir souffrir, sans complainte ni indignation, ce vacarme fait de mots creux de sens, souillés d’indécence et générateurs d’animosité. Et nous nous interrogeons : avons-nous tant changé jusqu’à ce point ? Sommes nous contraints de confier les destinées de notre pays non au plus convaincant mais au plus insolent ? 

Dans nos rêves de citoyens, nous avons espéré des agoras où les projets se croisent non pas par l’indélicatesse des propos mais par la solidité des arguments, la justesse des équations, la clarté des schémas probants. A la place des déclarations bourdonnantes, des rumeurs amplifiées, des Buzz, nous autres citoyens préférons la vérité des faits, les arguments matériels. Comme le dit le Coran : « Donnez votre preuve si vous êtes véridiques[[14]]url:#_ftn14 ». 

Au lieu de nous présenter des preuves qui éclairent notre choix, le discours politique qui nous est servi aujourd’hui nous détourne de la chose publique. C’est à se demander si ce n’est pas l’effet escompté pour prendre la démocratie en otage et exclure des débats les citoyens et les honnêtes personnes. Puisque ces dernières préfèrent le silence, peut-être même coupable, à l’insolence. Pourtant, sans rien céder sur les principes ni sur les projets qui se disputent le choix des citoyens, il est fort possible que la parole publique soit, à l’instar de ce que dit le Coran, « de bonnes paroles[[15]]url:#_ftn15  » pour certifier que les dévotions, prières comme zakât, sont conformes aux engagements de paix, à l’islam. 

Ceci signifie que l’homme ou la femme engagé (e) dans l’espace public, en tant que musulman, doit refléter le profil du musulman tel que dessiné par le Messager d’Allah. C’est un être positif, dans toutes ses actions et paroles. De ce point de vue, il projette l’image du citoyen exemplaire et a fortiori, il incarne celui qui aspire à diriger la société, qui a comme ambition de fédérer ses espoirs et ses attentes, d’éloigner ses peurs et de dissiper ses craintes. C’est cette figure que les Sénégalais espèrent voir pour les guider car c’est à lui que revient l’exaltante mission de leur faciliter la cohésion entre eux, et entre eux et leurs semblables dans les autres nations. 

La référence qui nous a été choisie et auquel nous croyons, le Prophète PSL, a dessiné ce musulman qui est aussi le citoyen modèle, en mettant en relief ce qu’il n’est pas. Il dit, dans un hadith rapporté par Ahmad : « Être musulman (je dirais être citoyen) ce n’est pas être acerbe ni pernicieux ; ce n’est pas être indécent, encore moins, cynique »[[16]]url:#_ftn16 . Or donc, nos élites politiques qui se bousculent dans les cités religieuses piaffent d’impatience devant le perron de leurs illustres hôtes. Une fois le micro tendu, ils délivrent un message qui, le plus souvent, est à l’antipode de ce que le Messager d’Allah nous a enseigné en termes de qualité dans nos propos et actes. Leur rhétorique est trop éloignée de nos attentes. 

Ce que nous attendons d’eux, c’est un message lourd de par son importance pour l’émergence, non par son outrecuidance. Ce que nous espérons d’eux c’est aussi une posture de « Kilifa », élégant dans l’âme et dans le verbe, au fait des enjeux, de leur complexité et de leur gravité et qui, malgré tout cela, apaise et donne espoir, sans pourtant céder sur les principes ni sur les exigences de vérité. C’est cette posture qui nous est indiquée par le Coran dans deux versets qui invitent à l’équité sans biaiser, sans parti pris ni faux témoignage, sans injustice envers des adversaires quelle que soit l’intensité des oppositions[[17]]url:#_ftn17 .  
Malheureusement, c’est à l’inverse de nos attentes et des principes de vie hérités des ancêtres ou enseignés par les écritures, que nous sommes exposés à longueur de temps et d’ondes. Les discours qui nous sont servis jusqu’ici ne nous proposent pas un projet de société clair, impersonnel, inclusif et intégral. C’est plutôt la posture d’une personne à l’insulte facile, au ton prétentieux, à la pose orgueilleuse. Or, il nous a été conté par les griots, gardiens de la parole qui cicatrise, éteint les foyers de tensions et scelle les alliances pour élargir les cercles de paix, que la parole doit être encadrée. Ils disent même qu’elle doit être voilée, habillée, afin qu’elle ne blesse. Et pourtant, cela n’a jamais empêché que le message soit transmis avec loyauté et perçu à sa juste valeur. Pour eux, et pour la plupart des citoyens je suppose, l’art oratoire n’est pas dans la manipulation des impudences ni des inconvenances et des écarts de langage, ni dans l’impertinence ou les malices, mais dans l’élégance et la pertinence.  

Il est possible de servir la vérité, de s’engager pour une cause que l’on croit juste, en s’adressant à la conscience des citoyens par la véracité des arguments dans le respect de l’adversaire et non par la manipulation des préjugés et des informations préfabriquées rien que pour susciter la révolte. Le Coran nous demande de ne pas mêler le faux à la vérité dans le but de cacher sciemment la vérité.[[18]]url:#_ftn18 
Il est encore temps que nous nous ressaisissions, que nous nous réconcilions avec nous-mêmes, en tant que Sénégalais pétris des vertus du « Ngor » et en tant que croyants, animés par l’esprit du Bien. Dire du bien avant d’adorer Dieu[[19]]url:#_ftn19 , faire du bien après l’avoir adoré[[20]]url:#_ftn20 et que l’adversité envers quelqu’un ou la haine même envers lui « n’incite pas à être injuste. Pratiquez l’équité : cela est plus proche de la piété[[21]]url:#_ftn21  ».     
  
Abdoul Azize KEBE 

 

Asfiyahi

lundi, 02 juillet 2018 13:43

NIAKHAR: 25 Villages Sur 32 Sans Electricité

Écrit par

Le maire de Niakhar (centre), Macodou Sène, a réclamé lundi l’électrification de 25 villages situés dans sa commune, regrettant que seuls sept d’entre eux ont accès à l’électricité.

La nouvelle est tombée ce matin: “Mo signe un nouveau contrat à long terme”, a tweeté, ce lundi 2 juillet, le prestigieux club anglais. Le joueur de 26 ans est arrivé aux Reds il y a plus d’un an, après avoir marqué les esprits à l’AS Roma.

Le numéro 11 a réalisé une très bonne saison jusqu’à se retrouver avec ses coéquipiers en finale de Ligue des Champions, face au Real Madrid. Au cours des douze derniers mois, Mohamed Salah a été l’auteur de 44 buts en 52 matchs. Une performance exceptionnelle qui lui a valu de nombreuses récompenses dont celles de meilleur joueur africain, arabe et de Première League (Championnat anglais).
 
Wiwsport 
 Le Cercle des jeunes entrepreneurs du MEDS, le Mouvement des entreprises du Sénégal, organise la première édition d’un Salon dédié aux startups, jeudi à Dakar, annonce-t-il dans un communiqué. La manifestation, portant sur le thème "La créativité", s’ouvre à partir de 9 heures, au King Fahd Palace (KFP), précise le communiqué. Selon les organisateurs, elle est placée sous la "présidence effective" des ministres Abdoulaye Bibi Baldé (Communication, Télécommunications, Postes et de l’Economie numérique) et Alioune Sarr (Commerce, Secteur informel, Consommation, Promotion des produits locaux et PME).
 
APS

Le ministre de la Justice Ismaila Madior Fall a réagi à la décision de la Cour de justice de la Cedea en faveur du maire de Dakar Khalifa Ababacar Sall et à celle des avocats de ce dernier qui réclament sa libération immédiate. Selon le garde des Sceaux, il n'est pas question de remettre le leader de Manko Taxawu Sénégal en liberté.

Il n’est nullement question, dans la décision de la Cour de justice de la Cedeao, de l’arrêt des poursuites ou d’ordonner la libération de Khalifa Sall. Parce que la Cour a compris qu’elle n’a pas la compétence d’ordonner la libération de quelqu’un qui fait l’objet d’une condamnation par une juridiction nationale. La Cour a très bien compris qu’elle n’a pas la compétence d’ordonner l’arrêt des poursuites. Elle a préféré débouter les requérants de ces demandes sur la détention ", a indiqué le garde des sceaux. 


"Ce qu’il faut rappeler, c’est que les avocats de Khalifa Sall avaient posé à la Cour de la Cedeao des questions de procédure et des questions de fond. Sur les questions de procédure, la Cour s’est prononcée, mais sur les questions de fond, la Cour ne s’est pas prononcée. Par exemple, le requérant avant sollicité de la Cour la cessation immédiate des poursuites contre le requérant, enjoindre l’Etat du Sénégal de procéder à la libération immédiate de Khalifa Ababacar Sall. Sur toutes ces questions, la Cour n’a pas accédé à ces demandes et a débouté le requérant de ces demandes. La Cour ne remet donc nullement en cause la détention en cours de Khalifa Sall, et ne remet pas du tout en cause la décision rendue par le Tribunal de grande instance de Dakar. La Cour ne s’est prononcée que sur les aspects de procédure. Le fond de la décision du Tribunal de Dakar qui a été rendu est de rigueur ", a-t-il terminé.

Press Afrik

Le Secrétariat national du parti Rewmi a, dans un communiqué parvenu à la rédaction de PressAfrik, appelé le Président Macky Sall et les autorités judiciaires du Sénégal à se baser sur la décision de la Cour de justice de la Cedeao pour libérer le maire de Dakar Khalifa Ababacar Sall. Le parti dirigé par l'ancien Premier ministre Idrissa Seck, qui considère ce verdict comme un revers judiciaire du Sénégal, en appelle à la responsabilité de l'Etat, mais également de la Cour d'Appel de Dakar qui doit statuer sur le dossier dans les prochains jours, afin que le maire de Dakar puisse jouir de ses droits civiques. Communiqué...

 

Le Parti Rewmi appelle solennellement les autorités du Sénégal, en premier lieu, le Président Macky Sall qui n’a de cesse d’instrumentaliser notre justice, à tenir compte de l’Arrêt de la Cour de Justice de la CEDEAO du 29 juin 2018 pour libérer immédiatement Khalifa Sall. Aussi, notre pays doit-il tirer sans délai les conséquences juridiques de cet Arrêt qui, faut-il le rappeler, a un caractère contraignant pour tous les Etats membres de notre Communauté, sans quoi l’image du Sénégal et de sa démocratie s’en trouvera encore écornée sur le plan international. Le Parti Rewmi exige une attitude de responsabilité et de dignité à l’Etat du Sénégal en lieu et place des justifications laborieuses et infondées des autorités nationales qui ne peuvent se soustraire du principe élémentaire qui fait qu’en droit pénal, les vices de procédures entrainent ipso facto la nullité de toute la procédure.  

Comment, dès lors, ne pas être navré des positions incohérentes défendues dans les média par le Ministre de la Justice, pourtant juriste de renommée qui a pu affirmer, selon ses propres termes, que l’Arrêt de la Cour, condamnant l’Etat du Sénégal, «ne remet pas substantiellement en cause la quintessence de la décision rendue par les juges nationaux » ? S’il lui restait encore la dignité de reprendre sa liberté scientifique de professeur reconnu, il serait le premier à reconnaitre qu'en droit pénal, la forme a autant d'importance que le fond. Que dans ce dossier les violations graves des droits de la défense notamment de la présomption d’innocence, de l’immunité parlementaire et de l’assistance par un conseil, relevées par cette Cour impartiale devraient se traduire par l’abandon de toutes les charges contre Khalifa Sall et consorts.  

De plus, comment comprendre que le même Garde des Sceaux puisse également méconnaître que les révisions apportées par le Protocole additionnel de 2005 relatif à la Cour de Justice de la CEDEAO ont renforcé les compétences de celle-ci qui peut désormais statuer légitimement en cas de saisine pour violation des droits de l’homme commise dans un État membre sans attendre l’épuisement des procédures internes. En vérité, l’Arrêt de la Cour Communautaire apporte une clarification utile à ce dossier qui a cristallisé toute une Nation. Il est, d’une part, un véritable camouflet pour Macky SALL qui a voulu, de nouveau, utiliser la justice pour éliminer un adversaire politique gênant. Il légitime, d’autre part, le combat de tous les gens épris de justice tels que le Président Idrissa Seck qui a porté ce dossier à l’intérieur du pays comme à l’international et l’a toujours défendu avec principe et intransigeance.  

Au regard de tout ce qui précède, le Secrétariat National de REWMI ose espérer que la Cour d'Appel, appelée à statuer sous peu sur ce dossier ayant cristallisé la Nation, tirera les conséquences de tous ces revers judiciaires et prononcera la libération sans condition de notre frère Khalifa Sall et ses compagnons d’infortune afin qu’ils recouvrent tous leurs droits de citoyen si l’on ne veut pas voir s’aggraver la situation d’arbitraire qui règne dans notre pays.  

Fait à Dakar, le 1er juillet 2018  

Le Secrétariat National

 

 

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