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Avec un seul centre de chirurgie cardio-vasculaire adulte -pas fonctionnel à temps réel- et un seul service de chirurgie infantile, le secteur public sénégalais est incapable de répondre aux besoins de prise en charge. 15 millions d’habitants pour un seul centre de soins : le rapport est effrayant et place le Sénégal bien en deçà des normes requises. Dans cet entretien, le docteur Maguette Ba, chirurgien cardiaque et premier mdédecin sénégalais à réussir un pontage coronarien, fait le point sur la chirurgie cardiaque.

 

Docteur, présentez-vous à vos lecteurs ! 

Je suis chirurgien cardiovasculaire, ancien interne des hôpitaux de Dakar. J’ai été formé dans ma spécialité dans différents hôpitaux en France (Clermont Ferrand, Nantes et Paris). Depuis 2000, j’ai tour à tour travaillé dans de grands centres de chirurgie cardiaque à Paris, notamment l’hôpital Georges Pompidou, l’hôpital Bichat et l’hôpital Saint Joseph. J’ai aussi fait beaucoup de recherche en chirurgie expérimentale dans le cadre de master et doctorat en sciences dans des domaines qui peuvent améliorer la prise en charge des malades cardiaques dans les pays à revenu faible ou intermédiaire. Depuis 2011, je viens régulièrement opérer à Dakar dans le cadre de missions chirurgicales à la clinique du Cap, où nous avons réussi à effectuer les premiers pontages coronariens au Sénégal en 2014. A l’heure actuelle, de nombreux malades qui présentent une pathologie coronarienne sont diagnostiqués, explorés et opérés à Dakar. Avant 2014, la seule alternative qui s’offrait à ce type de patients était l’évacuation sanitaire vers le Maghreb ou la France pour se faire opérer. Nous comptons développer cette activité au Sénégal  pour la rendre pérenne et viable et pour qu’elle soit utile au plus grand nombre. 

 Quels sont les différents types d’intervention cardiaques réalisés au Sénégal ? 

Ce sont les interventions classiques en chirurgie cardiaque adulte. C’est la chirurgie des valves du cœur (valves mitrale, aortique, tricuspide et pulmonaire). Lorsqu’elles sont malades, ces valves doivent être réparées ou remplacées par des prothèses, sinon la maladie évolue vers l’insuffisance cardiaque. L’autre grand type d’intervention est constitué par la chirurgie des vaisseaux coronaires qui alimentent le cœur en oxygène et nutriments pour qu’il puisse fonctionner tout le temps. Lorsque ces vaisseaux sont bouchés, le muscle cardiaque est mal irrigué et le malade ressent des douleurs à la poitrine. Grâce à la coronarographie actuellement disponible à Dakar, il est possible de visualiser les lésions de sténose. Leur traitement dépend du nombre des lésions, de leur localisation et de l’état du malade. Le malade peut être soigné sur place en per coronarographie par la pose de stents qui permettent d’ouvrir les vaisseaux ou adressé au chirurgien cardiaque pour des pontages coronaires lorsque les lésions sont multiples et ou complexes. Les autres types d’intervention portent sur l’aorte et parfois sur le péricarde. 

C’est quoi la différence entre cardiologue et chirurgien cardiaque ? 

C’est plus une complémentarité dans la prise en charge du malade cardiaque. Le chirurgien opère les malades dont le traitement est essentiellement chirurgical, comme quand il faut remplacer une valve ou une portion de l’aorte. Le malade est vu au préalable par le cardiologue qui, après avoir fait des explorations comme l’échographie pour asseoir le diagnostic, l’adresse au chirurgien s’il y a une indication opératoire. Une fois opéré, le malade retourne chez son cardiologue qui prend le relais pour le suivi post opératoire. Aussi, les limites entre ces deux spécialités seront de plus en plus floues avec le temps. Il y a actuellement certaines interventions comme la mise en place des valves percutanées qui sont réalisées par cardiologues et chirurgiens dans des salles opératoires dites « hybrides ». 

Quelles sont les difficultés que vous rencontrez dans l’exercice de cette spécialité au Sénégal ? 

La chirurgie cardiaque est une activité exigeante qui doit être pratiquée par des équipes entrainées et dans un environnement qui s’y prête, au risque d’avoir une surmortalité et de mauvais résultats. De plus, elle nécessite des moyens matériels sophistiqués et coûteux. Le coût onéreux des différents intrants (prothèses valvulaires, circuits pour la machine cœur-poumons…) fait que les interventions en chirurgie cardiaque coûtent cher pour des populations aux ressources limitées et sans couverture maladie. C’est pourquoi les malades ne viennent se faire opérer que lorsque la cardiopathie est évoluée et au prix d’un gros effort financier, souvent consenti par toute la famille. Certains malades, faute de moyens, se contentent du traitement médical en attendant l’évolution naturelle de la maladie. 

Quels sont les problèmes de prise en charge des malades du cœur au Sénégal ? 

Il y a un déficit en personnel qualifié et en centre médico-chirurgical de cardiologie équipé et fonctionnel. Il y a un centre de chirurgie cardiaque pour 120 000 habitants aux USA, un centre pour 1 million d’habitants en Europe et 1 centre pour 33 millions d’habitants en Afrique. Un centre de cardiologie pour 15 millions d’habitants au Sénégal. Et l’on ne peut parler de centre de chirurgie que l’on atteint 600 opérations normes par an selon les normes de l’Oms 

Est-ce la raison qui fait qu’il y a tant de malades en attente d’une chirurgie cardiaque ? 

C’est vrai, il y a encore beaucoup de malades qui sont en attente d’une chirurgie cardiaque. Malheureusement, certains meurent en étant encore sur ces listes d’attente ou deviennent inopérables à force d’attendre. C’est une situation déplorable, d’autant plus qu’il s’agit souvent de malades jeunes qui n’ont pas une comorbidité importante et chez qui l’intervention chirurgicale est vraiment salvatrice. Il n’y a pas assez de chirurgiens et de structure adaptée pour la prise en charge de ces malades. J’ai même cru comprendre qu’un appel d’offres international a été lancé pour recruter un chirurgien cardiaque sénior. C’est peut être l’occasion pour moi de proposer  ma candidature. Qui sait…    Je voudrais également souligner le fait que les principales  pathologies cardiaques qui ont un caractère d’urgence vitale, comme les dissections aortiques et certaines maladies coronariennes à  opérer en urgence ou semi-urgence, ne sont pas opérées au Sénégal.  L’évacuation sanitaire peut s’avérer difficile, voire dangereuse pour le patient dans certains cas. C’est vous dire que les défis sont énormes et les moyens matériels et humains limités. Raison de plus pour ne pas les disperser. Ces maladies cardio-vasculaires sont la première cause de mortalité dans le monde et 80% de cette mortalité concerne les pays à revenu faible ou intermédiaire du fait des difficultés d’accès des populations à des soins de qualité et d’un déficit global en infrastructures modernes. 

Comment faire alors pour améliorer la prise en charge de ces malades ? 

Il y a une transition épidémiologique qui fait qu’à l’heure actuelle, il y a plus de risque de mourir de diabète ou de maladie cardiovasculaire que de paludisme. Nous allons de plus en plus être confrontés à ces maladies dites émergentes qui nécessitent une grande technicité dans leur prise en charge. C’est le cas de certaines pathologies cardiaques et neuro-vasculaires, des maladies métaboliques, des cancers… Il faudrait une véritable stratégie nationale pour faire face à ces différentes pathologies qui vont nous poser beaucoup de problèmes. Pour ce qui concerne la chirurgie cardiaque, il nous faut entre autres avoir des moyens matériels modernes et des équipes bien formées car la demande sera de plus en plus forte. Il nous faut  des données statistiques fiables sur le nombre de malades susceptibles de bénéficier d’une intervention de chirurgie cardiaque par an au Sénégal.  Au besoin, renforcer les centres qui existent et en créer d’autres. Il faudra aussi se donner les moyens d’évaluer ces différents centres pour connaitre le nombre de malades opérés, la morbidité et la mortalité globale. Actuellement, le Sénégal a le potentiel pour être une véritable référence dans la prise en charge médico-chirurgicale des affections cardiaques pour toute la sous-région. 

REWMI

L’arrêté fixant le modèle de la fiche de parrainage est publié par le ministère de l’Intérieur. Celui-ci semble contenir une faille qui ne va pas plaire à certains électeurs. Une faille qui a lien avec le caractère kilométrique de certains noms.

Aly Ngouille Ndiaye a publié l’arrêté fixant le modèle de la fiche de parrainage, dont les mentions indiquées sont obligatoires et le nombre maximum et minimum de parrains pour chaque candidat. A suivre le journal Les Echos, les électeurs aux noms kilométriques doivent se faire du souci. Car, au-delà de 32 caractères, ils ne pourront pas être pris en compte par le fichier électoral et donc n’auront pas la possibilité de parrainer un candidat. Des noms tels « Serigne Cheikh Modou Mamoune Ibnou Mame Mor Gassama » (exemple) n’entreront pas dans le fichier électoral. Celui qui le porte ne pourra pas parrainer son candidat en vue de la Présidentielle de 2019.

Senenews

L’audience que le président de la République, Macky Sall a accordée au Médiateur de la République pour la présentation des rapports attise les discussions et fait craindre. Entre les deux personnalités de l’Alliance pour la République (APR) et du pouvoir ce n’est plus le parfait amour. Des piques et volées de bois vert ont été échangés de part et d’autres. L’une des structures dirigeantes de l’APR avait sorti un communiqué pour lui intimer l’ordre de se taire ou que le chef de l’Etat le démette de ses fonctions de médiateur de la République. Une fonction qui lui imposerait un devoir de réserve.

 

Le palais de la République cristallise ce lundi l’attention des observateurs de la scène politique. L’ambiance serait-elle électrique ou classique ? Quelle sera la suite du compagnonnage entre Macky Sall et Alioune Badara Cissé ? Le divorce sera-t-il consommé ? Vont-ils discuter et enterrer définitivement la hache de guerre ? Ou ça sera simplement le statuquo ? Des questions qui taraudent l’esprit des journalistes, responsables de l’APR mais aussi de simples citoyens compte tenu du malaise et attaques en règles entre ces deux personnalités. 
  
Nommé pour un mandat de six ans non renouvelable par décret n° 2015 – 1150, du 05 Août 2015, le médiateur de la République va pour la première fois présenté les rapports de l’institution qu’il dirige. Et cela conformément à l’article 18 de la loi n° 99-04 du 29 janvier 1999. Cette rencontre même si c’est dans un cadre purement étatique et institutionnel laisse entrevoir un choc à cause des passes d’armes récurrentes entre les deux hommes.  

Le courroux entre Macky Sall et Alioune Badara Cissé remonte à 2012. Des responsables de l’APR ont estimé que Alioune Badara Cissé était en train de faire de l’ombre à leur leader avant d’ensemencer les germes de la division entre le président et son dauphin dans le parti. Malgré sa nomination dans le premier gouvernement au poste de Ministre des Affaires étrangères, le feu continuait de couver. Finalement, il avait été défenestré dès le premier remaniement. Un coup qui avait fait sortir les partisans de Alioune Badara Cissé de leurs réserves et multipliaient ainsi les attaques. Toutefois, grâce à l’entregent de proches et caciques du parti, ils se sont retrouvés. Ce qui a conduit en 2015 à la nomination de ABC comme médiateur de la République. Néanmoins, il avait toujours des problèmes pour accéder au chef de l’Etat, renouer correctement le fil du dialogue. C’est ainsi que dans ces différentes sorties, le président de la République en prend une couche.  

Des positions tranchées de Me Alioune Badara Cissé qui ont mis ses compagnons de parti dans tous leurs états. En effet, le porte-parole de l’Apr s’es fendu d’un communiqué pour lui intimer l’ordre de cesser toute sortie ayant trait à la dénonciation, surtout à l’endroit de la gouvernance du Sénégal par leur leader et non moins président de la République du Sénégal, Macky Sall.  

«Les sorties récurrentes de Monsieur Alioune Badara Cissé, Médiateur de la République, contre les institutions de notre pays, relèvent d’un positionnement politique militant incompatible avec son statut, constituant en même temps une atteinte grave au devoir de réserve que lui impose ses hautes fonctions. De tels dérapages sont inacceptables, de sa part. Jamais dans l’histoire de notre pays, de Monsieur Ousmane Camara au Professeur Serigne Diop, en passant par le Professeur Seydou Madani Sy et Monsieur Doudou Ndir, le devoir de réserve du Médiateur de la République n’a été autant altéré», avait clamé le porte-parole de l’APR, Seydou Gueye dans un communiqué du Secrétariat Exécutif National.  
  
Et la réaction du médiateur de la République ne s’est pas faite attendre.  «Le médiateur ne prend d'instruction de personne», leur a-t-il rappelé avant de marteler : «ceux qui pensent que le médiateur doit se taire n'ont rien compris de l'institution. Que tous ceux-là qui récemment se sont épanchés d'une mise en demeure, se taisent et se calment.  S'ils veulent mon poste, qu'ils viennent le chercher". 

Rencontre privée qui aurait tout décantée? 

Cette tension permanente alimente des conjectures sur la candidature prochaine de Alioune Badara Cissé à la présidentielle de février 2019. Une question à laquelle, l’intéressé ne souhaite apporter aucun éclairage. Dans un entretien accordé à un journal de la place, il soutenait : « Est-ce que je suis candidat, je n’en sais rien du tout. Rien ne fait obstacle à ma candidature. Je suis citoyen sénégalais, j’ai plus de 35 ans, je sais lire et écrire en français. J’ai les mêmes droits que Macky Sall, Ousmane Sonko, Idrissa Seck ». 

Par rapport à toutes ces péripéties, nos confrères de Dakaractu ont révélé une rencontre en privée entre Alioune Badara Cissé et Macky Sall à la veille de la Tabaski. Rien n’a jusqu’ici filtré de cette entrevue. Serait-elle à l’issue de cette audience pour la remise solennelle des rapports du médiateur  de la République ? On en saura quelque chose d’ici quelques heures. 

 

Press Afrik

Quelques 350 chrétiens catholiques sénégalais sont en route ce vendredi en direction des lieux saints de la chrétienté que sont Jérusalem, Rome et Lourdes. Le Boeing 777-300 ER de la compagnie Ethiopian Airlines les transportant a décollé cette nuit du jeudi 23 août vers 22h06.

Le ministre des Affaires étrangères, Me Sidiki Kaba a assisté à leur départ à l’aéroport international Blaise Diagne (AIBD). Dans son adresse, le chef de la diplomatie sénégalaise a mis en exergue les efforts de l’Etat du Sénégal pout l’organisation réussie dudit pèlerinage de la communauté chrétienne du Sénégal. Me Sidiki Kaba  a rappelé que l’aérogare pèlerins est dédié à tous les pèlerinages, qu’il soient chrétien ou musulman. A l’occasion, Me Kaba a vanté le dialogue islamo-chrétien qu’il considère comme «un patrimoine sénégalais».

Senenews

Le 25 juillet 2018, une journée d’échanges et de réflexion s’est tenue au Gorée Institute sur le thème : « Les défis et les enjeux du dialogue inclusif sur les questions relatives à la gestion des ressources pétrolières et gazières au Sénégal ».  Le Centre pour la Démocratie, le Développement et la Culture en Afrique, en collaboration avec le Réseau Parlementaire pour la bonne Gouvernance des Ressources Minières (RGM) et l’Observatoire de Suivi des Indicateurs de Développement Economiques en Afrique (OSIDEA), a réussi à regrouper les acteurs du secteur minier pour un dialogue inclusif sur les questions nationales relatives à la gouvernance, à la transparence et à la reddition des comptes dans le secteur des ressources minières. A l’issue de cette journée, il a été produit un « Document de plaidoyer pour une Gouvernance inclusive des ressources pétrolières et gazières au Sénégal ». Ledit document fait un état des lieux de l’amélioration de la gouvernabilité du secteur des ressources minérales par rapport au cadre juridique et institutionnel de gestion des ressources pétrolières et gazières et le renforcement de la transparence et de la lutte contre la corruption. Le texte produit au sortir de la journée de réflexion fait également le point sur la maximisation des revenus générés par l’exploitation des ressources pétrolières et gazières pour une répartition équitable de ces profits. 
  
Ainsi, par la réflexion, la facilitation du dialogue et le renforcement des capacités dans le domaine de la gestion des ressources pétrolières et gazières, le Gorée Institute contribue à mettre le potentiel minier sénégalais au service du développement durable, de la stabilité, de la justice sociale et du bien-être du peuple sénégalais. Le document déjà envoyé aux institutions nationales (Assemblée nationale, HCCT, CESE, HCDS), aux organisations internationales (CN-ITIE, Délégations, ambassades) et aux ministères est téléchargeable sur le site de l’Institut. 

 

Press Afrik

Les invendus de moutons s’établiraient entre 50 000 et 60 000 têtes au lendemain de la célébration de la fête de l’Aïd el Kébir ou Tabaski, rapporte Radio Futurs Médias (RFM, privée), citant le directeur de l’élevage, docteur Dame Sow.

Le nombre de moutons invendus est estimé à plus de 34 000 têtes dans la région de Dakar, 2000 pour la région de Ziguinchor et 9000 pour la région de Thiès, etc., a-t-il relevé, rappelant qu’en 2017, les statistiques faisaient état de 157 0000 têtes.

La fête de l’Aïd el-Kebir ou Tabaski a été célébrée mardi et mercredi au Sénégal.
La ‘’fête du sacrifice’’ célèbre un épisode relaté dans le Coran où Dieu demanda à Ibrahim de sacrifier son fils, Ismaël, pour éprouver sa foi. Alors que l’homme s’apprêtait à immoler l’enfant à l’aide d’un couteau, l’ange Jibril arrêta son geste et remplaça le corps de l’enfant par un bélier.
 
Pour faciliter l’approvisionnement du marché en moutons, le gouvernement avait arrêté une série de mesures, dont l’assouplissement du contrôle des camions transportant des moutons, la réduction du contrôle au strict nécessaire, l’exonération des droits et taxes’’.
Les besoins du marché national en moutons pour la fête de Tabaski sont estimés à 750.000 têtes, dont 250 .000 pour la région de Dakar.
 
APS
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