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mercredi, 05 juillet 2017 10:37

Les soupçons de fraude au Bac en exergue

Le déroulement du Bac 2017 est l’un des sujets les plus en vue dans les journaux, plusieurs quotidiens faisant état de soupçons de fuite non confirmés à ce jour par les autorités compétentes.  "Fuites présumées dans les épreuves 2017", note L’Observateur à sa Une. "Satan est dans la place, dans les bas du Bac. Sur Facebook et Twitter, l’info est également prise très au sérieux, écrit un journaliste de ce quotidien, qui s’est invité au sein d’un groupe de discussion de l’application Whatsapp où on lui a proposé de lui vendre des sujets d’examen moyennant "50 balles". "Certains contacts jurent de bonne foi avoir reçu" les sujets "mais refusent de les transférer, évitant du coup de faire l’objet de poursuites au cas où…", écrit-il, avant de dénoncer une "fuite en avant, dans un examen aussi (toujours ?) sérieux que le baccalauréat".

Les latins nous ont légués« Votum » (Vœu), qui désigne une méthode permettant à un groupe d’opérer une prise de décision commune. Cette culture annonçait déjà les couleurs d’une nouvelle forme d’organisation sociale. Alors le vote s’est confirmé depuis comme une liberté démocratique appuyée par les conventions et les convenances républicaines. Et cet acte citoyen non obligatoire est encadré par un processus électoral aussi dénommé scrutin ou élection. Pendant ce temps, les peuples ont engraisséleurs nobles, se sont enchainés à tour de rôle depuis qu’ils se sont trouvés des dieux pour le leur pardonner, ils ont corrompu leurs cultes pour ensuite couper la têteà leurs rois avant d’humaniser puis organiser la chose publique. Pour finir par se menotter aux idées, opinions ou convictions politiques propres à des groupes d’époque en époque, au nom d’une quelconque intelligence économique.Dans ce rouage, chacun est libre de s’enchainer a l’idéologie politico-économique opportune de son bon vouloir : entre la main invisible de Smith, l’extrême socialisme de Marks ou le communisme pur et dur de Mao. D’autres ont glissé vers de nouveaux idéologie tel que : le populisme, l’écologisme, le nationalisme.

Au Sénégal s’embouteille le libéralisme (PDS,APR), le socialisme(PS), le communisme(PIT) dans le cercle du pouvoir républicain.Cependant une très grande marge est accordée aux coalitionsregorgeant trop souvent d’idéologies incompatibles. Parce que la politiqueest devenue l’opium du peuple et le pays, mal avisé, a fait un « Bad Trip ». Ainsi le diagnostic de la situation dévoile de nouveaux principes politiciens imposés par la légèreté du statut quo décadent politique du pays. Parmi ces principes il y a le « Khamétisme » basé sur le carnet d’adresse, le « Nékhisme »dont les fondements sont subjectivement sentimentaux, le « Sotisme » par la victimisation d’acteurs de scandale politique, le « Mbokisme » qui intègre la famille. Sus de ces idéologies qui castrent l’allure des classiques républicains vient le formatif religieux de vote(Ndigueul). Ici l’ordre de voter provient du guide, qui sa légitimité allouée par le ciel et son ampleur justifiée par le dévouement du disciple qui sedessaisit de tous ses droits. Le débat portant sur l’implication des « Serignes » dans les scrutins sera toujours d’actualité dans ce pays de Léopold Sédar Senghor et de Serigne Fallou Mbacké. D’aucuns disent que la portée démocratique de ce devoir citoyen est étouffé par la consigne aux allures d’obligation puisque le vote n’est pas une allégeance à une cause supérieure mais une adhésion logique et raisonnable à un projet politique.

Concrètement,« Votum » dans sa logique initiale d’interpellation de la conscience citoyenne surclasse et les idéologies et la consigne, elle est plutôt un droit et un devoir constitutionnel prévu par le titre premier de l’Etat et de la souveraineté a son article 3 alinéa 4

«  …Tous les nationaux sénégalais des deux sexes âgés de 18ans accomplis jouissant de leurs droits civils et politiques, sont électeurs dans les conditions déterminées par la loi ». Donc à la lecture de l’article 3  alinéa 4 de la constitution on constate que le vote est un droit et devoir qui permet à un citoyen de l’Etat d’exprimer sa volonté à l’occasion d’un scrutin. Il doit être libre, sans condition,ni contrainte de quelques natures.

Mais au-delà de la rigueur juridique, voter c’est d’adhérer et chaque propagande apporte son lot de consignes qu’elles viennent de l’euphorie des partis ou de l’analyse des hommes de Dieu. Si on reconnait à chacun son droit légitime et légal d’un choix subjectivement objective ; la république n’objectera pas contre laconsigne d’un citoyen jouissant de sa liberté basique d’expression et d’opinion, en plus qu’il supporte la responsabilité du devenir de citoyens voués à la cause qu’il représente.

Aziz Ndiaye

A première vue, l’Afrique et l’Etat moderne –du moins au sens de la philosophie des Lumières- ne font pas bon ménage. Loin de là même ! Les années de souverainetés nationales s’égrènent au fil des coups d’Etat, génocides et heurts frontaliers. A cette enseigne, il est aisé de concevoir l’Etat moderne et ses corollaires de vertus (Démocratie, Transparence, émancipation de la Femme, égalité des Hommes…) comme exogènes à l’art du gouverner africain. Que nenni ! Rien qui vaille comme tel. Toutes ces qualités louées sont autant africaines, ce depuis belle lurette, et même bien avant les Lumières du 18e. L’Egypte ancienne ? Certainement oui ! Mais l’héritage pharaonique a perduré jusqu’aux environs du 13 e siècle en Afrique Subsaharienne par des organisations socio-politiques dont le socle culturel s’est érigé en une prolepse aux questions de la bonne gouvernancemais encore à celles de la dialectique Genre et Pouvoir.

L’ART DE GOUVERNER AFRICAIN, UNE BONNE GOUVERNANCE?

A en croire la réalité actuelle du pouvoir, le népotisme, la dictature, la boulimie sont les maitres-mots en Afrique. D’aucuns considèrent que la monarchie absolue est un système traditionnel dont l’Afrique tarde à se libérer. Ainsi, par exemple le fameux terme «Buur» serait bien évocateur de ce féodalisme historique. Toutefois, se limiter à ce vocable sans tenir compte de son emploi dans les maximes (principes moraux et civiques) consisterait à se méprendre sur la signification qui sied.

D’ailleurs, la mémoire wolof ne dit-elle pas « FalBuur, foliBuur ».Ce qui montre que la destitution était un procédé des plus naturels  juxtaposé à une mauvaise conduite du souverain. Au-delà, la tournure impersonnelle de la périphrase présage de la dimension institutionnelle d’une telle destitution. Un autre adage sur le pouvoir : « BuurdouMbok ». A ce propos, le Pr SaliouKandjiprôneque cette réflexion a été biaisée notamment par la popularisation d’une interprétation erronée des quatre touffes de KoccBarma. De ce fait, le fameux « Buurdoumbokou » en lieu et place d’une traduction comme quoi le souverain est perfide et sans convictions, signifierait que celui-ci doit être impartial vis-à-vis de ses sujets car il est « la mère du peuple » -le « NdeyDjiRéew » chez les lébous- c’est-à-dire celui qui le représente sans faction aucune.

De surcroit, qu’en dira-t-on des livres de sagesse des souverains africains si l’on sait que Platon dans la République préconisait ce qui à son gout relevait de l’utopie-que les rois soient philosophes ou que les philosophes deviennent rois -? Thierno Souleymane Baal n’a-t-il pas donc inscrit en lettres d’or ses recommandations pour la bonne gouvernance ? KoccBarma, le plus grand philosophe wolof n’était-il pas un homme de pouvoir, le Lamane (premier ministre) du royaume Cayor ?

Par ailleurs, quant à l’égalité des hommes, des textes tels que la charte du Mandé ou encore celle du KurukanFugan en ont fait leur sacerdoce. D’ailleurs, il y a lieu de dire que dans les origines de la société wolof, il n’y avait pas d’esclave (au sens de bien meuble sur lequel s’exerce un droit réel) dans la mesure où le terme « Jaam » renvoie à un proche parent, l’enfant de la tante paternelle. Ma foi, nos cérémonies traditionnelles à base de « ndawtal » nous l’enseignent au quotidien !

 

GENRE ET POUVOIR, UNE INCOMPATIBLE DIALECTIQUE ?

Dans les sociétés traditionnelles africaines, l’expression émancipation de la Femme ne trouve pas bon écho. Oui, tout à fait !  En ce sens que leurs cosmogonies ont, depuis la nuit des temps, placécelle-ci aux cotés de l’homme et même d’aucuns y verront une prééminence du féminin par la consécration du matriarcat dans les us et coutumes. Cependant, l’image des deux mains constitue la métaphore la plus probante de l’égalité des genres : « càmmoñ »(main gauche) - qui vient de « càmmiiñ » c’est-à-dire l’homme bienveillant envers la femme-  représente le masculin et « ndeyjoor » (la main droite) le féminin; l’une ne vaut pas plus que l’autre. De plus, la liberté était une vertu asexuée reconnue à tous de telle sorte que chacun, homme ou femme soit un « gorr » (par opposition à l’expression Droits de l’Homme). Au plan du mariage, la femme détenait au même titre que l’homme un droit de rupture unilatérale comme en atteste l’adage qui suit « Kouaamseyyukay, aamfayukay ». Pour ce qui est de la participation à la vie citoyenne, l’article 16 du KurukanFugan, charte édictée en 1236 après l’historique bataille de Kirina, dispose à bon droit : « Les femmes, en plus de leurs occupations quotidiennes doivent être associées à tous nos Gouvernements».

Mieux, la femme est au cœur du pouvoir : « ndjitndeyiséekh la ndjakhaannaylayteudei !» (Le dirigeant est une mère de jumeaux qui se couche sur le dos).A cet égard, la figure de la femme semble être tutélaire de la gouvernance au point que, comme tantôt évoqué, l’on parlera de « mère de la nation » au lieu de «  père de la nation » (concept patriarcal des civilisations occidentales). C’est peu de le dire, Simone de Beauvoir, chantre du Féminisme contemporain, se plairait bien dans la société traditionnelle subsaharienne en ce que sa quête de l’émancipation y est non pas un acquis mais la cheville ouvrière d’un édifice social depuis des lustres.

Ousseynou Thiombiano

mardi, 04 juillet 2017 16:10

Destin législatif « Dara Léragoul »

Un « poker menteur »  serait la vignetteadéquate à coller à la partieoù, cette génération politique, s’agrée bien à aimer s’employer, en cette période d’élection. Un simple scrutin, aux objectifs de choisir une délégation légale qui fait les lois; qui a la mission, le pouvoir de légiférer, se dessine toper des mises d’envergure. « Ce sera la plus passionnanteélectionlégislative depuis l’indépendance. Parce que confrontant « la braise »,« David », en parlant de l’édile de la capitale, à Goliath, un régime persécuteur, tenu de produire une preuve qu’il est bien portant pour laprésidentielle de 2019. En sus c’est une première au Sénégalqu’uneélectionlégislativeannonce celle présidentielle avec tout ce que cela inclut comme risque politique et électoral » nous prédit l’analyste politique Mamadou Thiaw. Nonobstant la coalition des deux cents associations politiques est parvenue, tant bien que mal, à afficher une liste aux coûts d’opportunité millénaire. Ainsi, desdinosaures, à l’instar de Moustapha Niasse qui rouspète déjà ses six figurations sur la liste républicaine du « Yakaar commune », sortent leurs griffes. En somme, les conditions sont peu propices à l’organisationd’élections aussi décisivespour une prochaine réélection duprésident de la république. Le contexte suscite un intérêt particulier à la date retenue des élections du 30 juillet 2017. Car elles ne sont pasexemptes d’un report par arbitrage de décret pour vice d’accessibilité decertaines zones où les caprices climatiques font offices de législateurs naturels. En juillet,  le sud casamançais est en proie auxflottes continuelles et ceci peut imposer un report aux motifs de difficultés d’accès pendant la campagne ou de problèmes  de tenu du scrutin simplement. Les plus sceptiques disent de la date qu’elle est une stratégie en elle-même en attendant les sondages pour le camp qui organise. En effet, dans le statu quo, si le palais n’absorbe pas l’assemblée, s’en est finie de cet exécutif. Suivant cette logique, le secrétaire nationale du parti socialiste se retrouve très bien garni sur la liste de Ben Abdallah Dione ; puisque chargé de casser l’élan de la frange socialiste déserteuse. Pour ce symbole du socialisme national aussi, la caven’est pas moins énorme, car relevant le défi de son crédit politique afin de s’immuniser contre le big bang post-électoral qui va débarrasser Benno Bokk Yakaar de tous ces vieux dinosaures épuisés qui jouissent toujours de la reconnaissance de leur soutien de 2012. L’APR est sur une lancée de récupération totale des pouvoirs, enrediffusion de l’épisode WADE, quand il congédiait tous les coalisés qui l’ont amené au pouvoir : Wade avait deux traits, des ambitions nobles et un raisonnement politique. Son fils au palais a hérité du second trait.

Del’autrecôté, l’opposition se comporte comme une invitée mal incrustée à la fêteélectorale : par leur passivité dans l’organisation du scrutin et leur inertie face à la propagandegrossièred’un média privé qui roule pour le palais en cette période sans campagne. Une opposition, aisément embrouillée par le micmac trop bien calculé de la tête de liste de la coalition gagnante des libéraux, qui la seule rente est une majorité qui amnistiera le fils prodigue du parti démocratique sénégalais. Dans la mesure où  une entente, peu probable, après fusion parlementaire majoritaire, avec les 45 listes opposantes n’offrait pas satisfaction au vieil opposant, une autre pourrait lier la grande coalition de Macky à celle de son père politique sous le principe du « Wax Waxeet » habituel à la condition de la libération du seul Karim Wade. Dans cette tournure, tout le monde accusera le destin d’avoir réuni la famille libérale,ainsi au président de la république d’avoir assez de force pour expédier à la retraite ses vieux alliés en péremption puis aller à la reconquête d’un second mandat à coté de ses frères libéraux. L’adepte de théories du complot en moi dirait que le PDS roule pour Macky et cela depuis le début en interrogeant les transhumances unilatérales, le dialogue national biparti et les excursions accordées à KarimWade avant son inculpation. En outre, la coalition Manko Wattu n’a ni socle ni idéologie solide qui maintiendront un groupe parlementaire unifié jusqu’en 2019 parce que constituée de leaders d’ambitions incompatibles  et il est grossier d’envisagerl’idéed’un bloc unifié de plus de 30 associations politiques opposantes, de plus que beaucoup se rallieront au palais. En fin la bêteélectorale est lâchée, le régimerachète déjà la loyauté de ses lésés électoraux à coup d’audiences et de machinations politiciennes, les compagnons de KhalifaSall, eux, versent dansla fructification du capital sympathie à l’égard du prisonnier politique et tous les autres, pour ce qui sont sérieux, sont dans la jauge de leur poids politique. Mais qui pour contrer réellement le pouvoir ? Qui pour liquider les idéologies politiciennes importées ? Le scrutin approche mais « DARA LERAGOUL ».

Talla FALL

Les quotidiens parvenus mardi à l’APS traitent notamment d’une possible modification de la loi électorale, alors même que s’ouvre dimanche la campagne pour les législatives du 30 juillet prochain."Désaccord total", affiche ainsi Enquête, qui semble donner le ton à tous les autres quotidiens traitant de cette question relative à la proposition de la Commission électorale autonome (CENA) de modifier l’article L78 du code électoral.  Cette modification vise notamment à permettre au citoyen-électeur de choisir au moins 5 bulletins sur 47 pour souci de rationalisation du temps de vote en raison de la pléthore de listes en compétition."À l’issue des discussions entre les différentes entités vendredi dernier, il a été retenu que chaque électeur puisse prendre au moins 5 bulletins pour voter lors du scrutin du 30 juillet prochain. Ce qui n’a pas, cependant, rencontré l’assentiment de tous les acteurs" dont certains ont décidé de s’y opposer, rappelle le quotidien L’As,

L’artiste-musicien Baaba Maal a officiellement installé, dimanche, à Thiès (ouest), une cellule du mouvement "Nann-ka", une organisation spécialisée dans la promotion d’activités économiques au profit des femmes et des jeunes, selon lui."Nann-ka n’est pas un mouvement politique. C’est un mouvement de développement, qui s’active dans l’agriculture, l’élevage, la pêche, l’art, la culture et l’accès aux technologies de l’information et de la communication", a-t-il précisé."Naan-ka est un regroupement de Sénégalais, sans distinction de race ou de religion, a ajouté Baaba Maal. Il compte appuyer sur ses membres", a poursuivi l’artiste-musicien.

Le Parti démocratique sénégalais (Pds) est à pied d’œuvre pour accueillir Abdoulaye Wade, attendu le 5 juillet. Libéraux et Karimistes espèrent une forte mobilisation pour dépasser les « deux millions » de personnes qui avait accueilli l’ancien président en 2014.
« Nous allons accueillir incessamment le candidat de la coalition gagnante Wattú Senegaal  qui va arpenter les chemins de la capitale et qui va venir ouvrir notre campagne électorale pour consacrer la victoire au soir du 30 juillet. Il sera à Dakar à bonne date et à la bonne place », a indiqué Pape Saer Guèye, membre de l’Union des Karimistes de l’Angleterre.

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