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lundi, 27 novembre 2017 14:20

MESSAGE DE SERIGNE MBAYE SY MANSOUR (VIDEO)

lundi, 27 novembre 2017 14:14

MAKHPRO-GAMOU-A MOURIR DE RIRE (VIDEO)

La Tijâniyya, par son simple nom, évoque sur le plan historique un ensemble de faits intéressants pour tout spécialiste de l’Islam en Afrique noire au regard du caractère, parfois, politique qu’il a revêtu dans les régions ayant connu l’occupation française. C’est ce qui fait de cette confrérie, un mouvement considéré comme engagé et « averti des réalités de son temps »1. Cependant, elle est parfois méconnue dans le monde arabe, qui n’a plus le même rapport au soufisme que l’Afrique noire où le phénomène confrérique est un élément clé dans la compréhension des sociétés et des pratiques islamiques.

 

Origines de la Tijâniyya : 

La tarîqa doit son nom à son fondateur Cheikh Ahmed Ibn Muktâr Ibn Sâlim al-Tijânî né en 1727 à Aïn Mâdî, en Algérie. 

Ce cheikh est célèbre par les nombreux miracles qu’il aurait accomplis. Après sa mémorisation du Coran à l’âge de 7 ans, il se consacra aux autres sciences islamiques dans lesquelles il fut très brillant d’après ses contemporains, comme en témoignent les classiques de la Tijâniyya tels que Munyat al-Murîd. Au terme d’une étude approfondie sur les savoirs islamiques, il optera pour le soufisme qu’il alliera à une stricte observance des pratiques de l’Islam ; ce qui selon al-Jawsaqî2 fait de lui un soufi « peu ordinaire ». La confrérie qu’il a fondée insiste sur le fait que l’aspirant à la sainteté doit être d’abord irréprochable pour ce qui est des piliers et des enseignements et dogmes fondamentaux de l’islam. La biographie du cheikh se confond avec l’historique de la confrérie. La naissance de cette dernière marque l’aboutissement des différentes étapes de sa vie mystique. 

Son pèlerinage à la Mecque à l’âge de 36 ans constitue une étape décisive dans le chemin qui le mènera vers les « illuminations ». Comme pour la majeure partie des soufis, il est passé par plusieurs voies dont la Qâdiriyya, la Nâsiriyya et la Kalwatiyya. Il créera sa propre confrérie à l’issue d’une entrevue qu’il aurait eue avec le Prophète Muhammed (PSL) qui lui donnera l’ordre de créer la Tijâniyya, Tarîqa al-Ahmadiyya al-Tijâniyya. 

Cette rencontre mystique se serait déroulée dans le village d’Abû Samghûn, non loin de son village natal, Aïn Mâdî, dans l’Aghouat algérien. La référence suprême de la confrérie, les Jawâhir al-Ma‘âni, (Perles des sens) soutient même que le cheikh a fait cette rencontre avec le Prophète « à l’état de veille et non de sommeil ». Evidemment, cet épisode de la vie du cheikh est celui qui suscite le plus de controverses et de critiques provenant surtout des tenants du salafisme. 

Toute sa vie durant, le cheikh s’entourera de nombreux disciples dont le plus grand fut le muqaddam El Hadj Ali ibn Issâ, plus connu sous le nom Sîdî Ali Hrâzim Barrâda, qu’il choisira pour sa succession avant de mourir le 19 Septembre 1805. Son mausolée se trouve à Fez, au Maroc. Il est important de rappeler, que c’est suite aux persécutions dont il fut l’objet en Algérie de la part des autorités ottomanes, que Cheikh Ahmad Tijânî se réfugiera à Fez, où il bénéficia de la protection de Moulây Soulaymân. 

Nombreux sont ses adeptes sénégalais qui s’y rendent en pèlerinage tous les ans lors du retour de la Mecque. L’étape de Fez, via, Casablanca faisait partie de l’itinéraire du Hajj et ce, même sous la colonisation française comme en atteste les témoignages du rapport du Commandant Nekkach (Archives de l’Afrique Occidentale Française). 

 

IMPLANTATION DE LA CONFRÉRIE AU SÉNÉGAL :

Pistes d'entrées de la Tidjaniyya au Sénégal
 
La Tijâniyya s’est implantée au Sénégal dans le cadre des relations entre le Maghreb et l’Afrique de l’Ouest. Mais, cette fois-ci, elles ont pris une autre tournure : l’Afrique noire et la Tijâniyya ont pris contact à la Mecque, en Arabie. 

En effet, en 1827, un jeune marabout du Fouta Toro, El Hadj Omar Tall, se rendit au pèlerinage où il y rencontra un des grands muqaddam de la Tijâniyya, Cheikh Muhammad al-Ghâlî. Après son initiation à la tarîqa, Omar al-Fûtî restera trois ans au service de ce muqaddam qui le désigna comme Calife de la Tijâniyya en Afrique Occidentale. Le marabout commencera à prêcher la nouvelle voie dès son retour au Sénégal. Il serait même difficile de parler de l’expansion du tidjânisme sans évoquer la vie d’El Hadj Omar, tellement elles sont liées. C’est lui ou ses petits-fils qui initieront tous les futurs disciples constituant aujourd’hui les différentes branches de la confrérie au Sénégal. 
 
ASFIYAHI
 
 
 
lundi, 27 novembre 2017 13:53

CHEIKHAL ISLAM, UN SYMBOLE DE LA TIJANYA

Cheikh El Hadj Ibrahima Niasse dit Baye Niasse est né à l’aube du 20e siècle à l’ombre d’un baobab niché dans une grande forêt, à Taïba Niassène, dans l'actuelle région de Kaolack (centre). 

Ibra Asta – il est appelé ainsi par allusion à sa mère Sokhna Astou Diankha - s’est employé durant sa vie à propager l’islam aux quatre coins du monde.  
La cité musulmane de Médina Baye, qu’il a fondé dans les années 1930, devient une véritable mosaïque en termes de langues et de races, à l’occasion du Maouloud ou Gamou, la commémoration de la naissance du prophète Mohamed.  

A Médina Baye, des Parisiens et des Américains s’adonnent à la récitation du Coran. Des Pakistanais et des Malaisiens magnifient à leur manière l’œuvre de Cheikh El Hadj Ibrahima Niasse. Des milliers de tidjanes chantent la gloire du guide du mouvement de la "Fayda", cette sorte de "profusion" prédite par Cheikh Ahmed Tidjane, le fondateur de la tidjaniya, que Baye Niasse déclare avoir incarnée.  

Cheikh El Hadji Ibrahima Niasse, plus connu sous le nom de Baye Niasse, est l’une des plus grandes figures de la confrérie des tidjanes au Sénégal. La Jamhiyatu Ansaru-Din, l’association internationale qui réunit ses disciples, revendique "plus de 100 millions" membres.  

Ibrahima Niasse - à l’état civil - est né en 1900 à Taïba Niassène, un village situé dans la région de Kaolack, où il cultiva la terre durant sa jeunesse. Son père Abdoulaye était de son vivant un grand érudit et l’une des figures de proue de la tidjaniya.  

Baye Niasse a fait ses premières classes coraniques entre Taïba Niassène, une commune dans le département de Nioro du Rip et Kossy Baye, un village situé dans la communauté rurale de Ndiaffate. A l'âge de 21 ans, il écrivit son premier livre, "Rouhoul Adab", qui étonna plus d’un, notamment dans le monde arabe, par sa portée scientifique et sa haute qualité linguistique. 

Après le rappel à Dieu de son père, il resta sous l'autorité du chef de la famille, Mohamed Niasse dit Baye Khalifa, un "protecteur" doublé d’un ami, qui lui laissa la direction de l'école coranique de Médina Baye.  

Baye Niasse dirigea les cérémonies de récitation du Coran et la lecture du ''Hamzia de Boucheyri'' appelé ''Mawlid'' à Médina Baye, qui marque le début de chaque célébration de la naissance du prophète Mohamed (PSL). 

Après avoir fondé la ville de Médina Baye en 1930 et accompli le pèlerinage à La Mecque en 1937, Baye Niasse, que l’on nommera Cheikh Al Islam plus tard, fut très vite connu au Sénégal et dans la sous-région ouest-africaine. Non seulement par la diversité du savoir qu'il dispensait, mais surtout par son implication dans les grandes causes africaines.  

Panafricaniste convaincu, il visite plusieurs grandes villes d'Afrique pour expliquer la tidjaniya, une branche de l’islam soufi. Une exposition organisée sur l’esplanade de la grande mosquée de Médina Baye, à l’occasion du Maouloud, renseigne qu’il a visité une vingtaine de fois le Ghana alors dirigé par l’un des chantres du panafricanisme, Kwame Nkrumah, qui lui vouait "une grande admiration".  

Lors de ses périples ghanéens, Baye Niasse séjournait le plus souvent à Accra, la capitale, mais aussi à Kumasi, Tamale et Takoradi. Une visite qu’il effectua au Ghana en 1954 frappa les esprits de la communauté musulmane mondiale parce que Cheikh Ibrahima Niasse avait réussi à convertir à l’islam près de 50 mille personnes en un après-midi, selon l’exposition organisée à l’occasion du Maouloud. Une photo montre le guide spirituel devant une foule impressionnante. 

Au Togo où l’islam est minoritaire, Baye Niasse a réussi à convertir à la religion musulmane "plus de quatre mille personnes" membres de plusieurs ethnies, dont les bafilos, les kri-kris, les atakpanas et les katakolis.  

Au Cameroun, Baye Niasse va trouver des adhérents à son mouvement, la Fayda, auprès des jeunes de la localité de Bamou. Le mouvement a vite pris la forme d’une opposition à l’ethnie des lamidos, selon l’exposition.  

Le Maroc, la Mauritanie, le Soudan, Dubaï (Emirats Arabes Unis), l’Arabie Saoudite, le Nigeria, le Niger, le Tchad, la Guinée, le Mali, la France, l’Angleterre (où il rendit l’âme), le Pakistan, l’Irak, l’Iran et la Chine étaient ses principales destinations.  

Dans un monde marqué par la colonisation, puis par la guerre froide, Cheikh Ibrahima Niasse parvint à se rendre aux quatre coins du monde pour vulgariser la Sunnah du prophète Mouhamad (PSL).  

Par ses nombreux périples effectués dans la sous-région ouest-africaine, en Europe et en Asie, Baye Niasse acquit une réputation d’apôtre du panafricanisme. "Baye Niasse s'est aussi rendu hors du continent, notamment en France, en Angleterre, en Belgique, en Indonésie, en Chine et au Pakistan pour y prêcher. Il fut notamment le premier négro-africain à diriger la prière, dans la prestigieuse mosquée d'Al Azhar, en Egypte", rapporte l’exposition.  

Lors d’un de ses voyage en Egypte, le président Gamal Abdel Nasser "était convaincu d’avoir rencontré l’homme qui [diffuserait] sa pensée, sa vision panarabe et anticoloniale en Afrique subsaharienne". Les deux hommes se lient d’amitié l’un avec l’autre. Et à force de vulgariser l’islam dans le monde arabe, Baye Niasse y acquit le titre de Cheikh al Islam.  

Au début des années 1960, Baye Niasse fut nommé membre de l’Académie de recherche de l’Université d’Al Azhar, ensuite secrétaire général adjoint de la Ligue mondiale islamique, basée à La Mecque (Arabie Saoudite), puis vice-président du Congrès mondial islamique, dont le siège se trouve à Karachi (Pakistan). 

"C’est un homme qui sans doute dispose d’une longueur d’avance sur sa génération et son époque. Il était d’une autre dimension", a écrit un chercheur nommé Yakubu Gawon, cité par l’exposition.  

"Il était (…) un grand diplomate. Il s’est rendu notamment en Chine populaire, un pays avec lequel le nôtre n’avait pas encore des relations (…) C’était un missionnaire, qui partait toujours à la conquête du monde (…) pour vulgariser la tidjaniya", a dit de lui Barham Diop, l’un de ses plus proches collaborateurs.  

Les disciples de Baye Niasse se comptent aujourd’hui par milliers au Nigeria, au Ghana, au Niger, au Bénin, au Mali, au Tchad, au Soudan, en Europe, dans les Amériques et en Asie.

Au Sénégal comme dans la plupart des pays sous-développés, la reli­gion occupe une place centrale et a tendance à régir toute la psychologie collective. Les tentatives nouvelles de définir la foi sont au cœur du débat intellectuel pour beaucoup de Sénégalais ; par conséquent le statut de la femme, élément central du dispositif de la société, n’échappe pas à la réflexion émanant de milieux aussi bien religieux que politique. Pourquoi l’importance de ce débat et où réside son intérêt ?

Tout le monde répète à satiété que les femmes sont le moteur de la société et du changement.Il ne s’agit certainement pas de débattre sur l’égalité des sexes ou d’une supposée place privilégiée ou dépréciée. Mais plutôt soulever un certain nombre de questionnementsà savoir : qu’est-ce qu’être femme ? Comment penser  la femme ? Quelle est  la place de cette femme dans notre société selon les contextes socioculturels ? Quelle est le rôle de la femme Moustarchida dans un monde en perpétuelles mutations ? 

Plus personne n'ignore la célèbre phrase de Simone de Beauvoir « On ne naît pas femme, on le devient »[1].« Etre » une femme ou un homme, « avoir » un sexe masculin ou féminin représente davantage l’effet de processus sociaux qu’un état naturel antérieur à tout. Les femmes dans la littérature, en philosophie comme dans la vie sociale ont eu plusieurs  considérationsen tant qu’énigme,agent de la chute masculine, un être à reléguer au rang purement domestique, une muse, un être à vénérer, un être sacré, beauté, objet de contemplation,objet de désir,etc.

Contrairement à ce que veulent nous faire penser les théories occidentales, la condition féminine en Afrique occidentale n’était pas le moins du monde dégradante, la femme a toujours été mise sur un piédestal. Autant sur le plan politique que social, la femme a toujours eu une place sacrée dans la société sénégalaise, particulièrement, à travers la succession au trône, la production de subsistance,la transmission de valeurs et de savoirs,en plus de la gouvernance et de la prévenance maternelle dont elle est garante. Cette charge attribue à la mère le premier contact psycho-affectif au stage ontogénique le plus important dans la vie de l’Homme, à savoir sa prime enfance.La femme occupait, ainsi, traditionnellement, un rôle hautement sacré. Seulement au cours de l’évolution des sociétés, l’aliénation culturelle, savamment entretenue par l’occident a fini, subrepticement, par susciter en nous une certaine méfiance, une méconnaissance voire une phobie de certaines de nos valeurs. Par ailleurs, ce rôle d’intérieur, suffit t-il à l’épanouissement de la femme dans un monde qui évolue ? Ce rôle permet-il à la femme de participer pleinement à la construction de notre société face à de nombreux défis ?

La société sénégalaise, à l’instar de ce qui se passe dans beaucoup de pays africains, est en pleine mutation. La crise économique ainsi que celle des valeurs projettent la femme au-devant de la scène. Comme toutes les femmes, la Moustarchida, repère de valeurs doit se situer au cœur du débat sur la modernité, la citoyenneté, le développement, la politique, l’économie, bref, de sa place dans la société, dans le système. La femme revendique plus d’instruction, plus de place dans les sphères de décision et une application intégrale de l’option démocratique par notre pays, plus de considération dans la sphère publique et privée. Cette femme, aujourd’hui se veut et doit être l’écho des manquements notés dans la prise en charge des femmes, dans la quête et l’effectivité d’une justice sociale en faveur de toutes les couches de la société. Elle est, sinon doit être, une femme consciente des enjeux de ce monde teinté par plusieurs sortes d’extrémismes parce qu’une conscience inquiète est une conscience éveillée, une conscience engagée. Une conscience engagée dans la quête de valeurs, d’éthiques, de comportements à l’image des exemples que nous avons dans laUmma, en général, et de nos Sokhna en particulier. La Femme moustarchida a un triple défi. Elle est femme, elle est africaine et enfin elle est musulmane. Elle doit se faire l’écho des bonnes valeurs véhiculées par l’Islam mais surtout celles dont est porteuse la TariqaTijaanya. Le terme « doomusoxna » usité pour désigner les dignitaires, religieux, la plupart du temps, témoigne amplement de la place attribuée à la femme dans la sphère hautement prestigieuse dans laquelle nous nous mouvons et évoluons. Au-delà, les femmes sont attendues et revendiquent leur place dans la société en construction, en mutation. Une société agressive ou toutes les valeurs sont soumises à des agressions tous azimuts (extrémismes religieux, lobbys, injustices et violences faites et perpétrées par la société, elle-même, etc.).

L'analyse des faits culturels et des systèmes sociaux fait, ainsi, apparaître certaines forces que le naturaliste tenait jusqu'alors pour négligeables ou incontrôlables. La société est en perpétuelle mutation et le DMWM, communauté de valeurs mystiques et temporelles sous-tendues par une philosophie soufie empreinte de gnosticisme, d’ascétisme, de vertu, de sagesse, d’engagement citoyen, etc. a fait de la femme coffre-fort de ses valeurs.

Dans une société en perte de repères, être femme et faire partie d’un écosystème qui a un projet de société pareil est ce qu’on appelle une valeur sure. Nous avons le défi d’être des fidèles vertueuses, des épouses aimantes et apaisantes, des mamans modèles, des citoyennes engagées, des intellectuelles pointues et subversives, des filles reconnaissantes.

Si la plupart des populations, surtout les femmes, pensent que les Religions, la société ou même la nature sont injustes avec elles et les relèguent au second degré, c’est méconnaître leur valeur mais surtout, la division du travail, des statuts et rôles qui permettent la bonne marche de la société. En fait, nous ne pourrons jamais être pareils mais nous pouvons être égaux. Nous sommes même égaux dans la mesure où si l’une des deux parties, en sous-estimant sa fonction, la lâche pour une soi-disant plus valorisante, c’est toute la société qui est en dysfonctionnement.

En effet, dans un monde où tout s’uniformise et s’universalise, il est essentiel que les peuples préservent leur authenticité et leur spécificité et sauvent leur âme, c’est-à-dire l’ensemble de leurs valeurs de civilisation. Ces impératifs impliquent également que notre peuple cesse de n’être que consommateur de valeurs de civilisation. Notre peuple doit redevenir ce qu’il était dans un passé récent, dans la société traditionnelle : unecommunauté créatrice de valeurs¸ à l’image du DMWM. Mais aussi une communauté qui questionne son époque et essaye d’apporter des réponses, une société dynamique.

Nous sommes précieuses Femmes ! Doublement précieuses, parce que nous sommes nées femmes et nous sommes devenues des Moustarchida ! Nous sommes le socle de cette société.

 

Sokhna Zeinabou Sy NDIAYE

 

[1] Simone de Beauvoir,  Le deuxième sexe II L'expérience vécue, Gallimard, Folio, 1949 (renouvelé en 1976), p. 13.

L’enjeu de l’éducation dans la personnalité Moustarchide

Louis Gardet définit l'éducation comme le sens général de « cultiver », « faire croître », si bien que ce terme appliqué au règne animal signifie également « élevage » . Hassan Amdouni abonde dans le même sens. À la notion de faire grandir en « alimentant l'enfant d'eau et de nourriture jusqu'à ce que son corps se soit développé », il ajoute la nécessité de nourrir « la raison, les sentiments de l'âme dans le but de parfaire et de perfectionner la personnalité ». Et l'auteur conclut en affirmant que «l'islam prône une éducation homogène de toutes les entités de l'Homme : son corps, sa raison, son esprit, ses instincts et ses sentiments, en combinant harmonieusement les nécessités de la vie d'ici-bas avec les aspirations à la Vraie Vie de L'Au-delà ». Tel est le dessein immense du projet du Mouvement Al-Moustarchidine à l’endroit de la jeunesse sénégalaise et du monde, sous la conduite de Seydi Mouhammadoul Moustapha SY.

La démarche de Serigne Moustapha SY

Pendant presque 40 ans, le Responsable Moral met au centre de ses orientations les concepts de MANTIQ (logique), NAFS (âme), FITRA (nature essentielle), ILM (Intellect), ROUH (Esprit), afin de forger la personnalité du jeune Moustarchide. Ce parcours initiatique est en parfaite adéquation avec la vision de Serigne Cheikh qui, en ces temps de fortes mutations sociales et d’interprétations religieuses les plus scandaleuses les unes que les autres, affirmait que « l’Islam et les Musulmans doivent contribuer à la mesure de la pertinence du message Mohammadien ».

Pour relever un tel défi, quoi de plus légitime que d’avoir un Responsable moral comme Serigne Moustapha ; un guide armé d’un sens élevé de la critique constructive, d’une audace à rénover les pratiques religieuses et d’une liberté à se départir du conformisme coutumier?

Pour l’Éminent Penseur, « Ce qu’il faut, ce n’est pas d’accabler les gens de sermons, ce qu'il faut, c’est de former des cœurs nouveaux que rien ne saurait détruire ».

Serigne Moustapha, en créant le D.M.W.M, a lancé le chantier d’une nouvelle personnalité musulmane. Une aventure dans laquelle, les femmes, les hommes et particulièrement les enfants trouvent leur compte. Cette « nouvelle vague » qui œuvre sous l’œil bienveillante de Cheikh-Al Khalifa Ababakar Sy (RTA) a relevé les défis de la Tidjânya et de l’Islam et garde le flambeau de la nation sénégalaise.

Le Jeune Moustarchide dans la société         

Dans la quête perpétuelle de l’équilibre entre l’Âme charnelle et l’Esprit, le Moustarchide doit être un homme ou une femme de synthèse et de mesure. Il devra articuler ses connaissances issues d’une culture occidentale et ses expériences mystico-religieuses. Il dispose pour cela d’un guide qui, selon certains observateurs, « déboulonne Descartes, démonte Voltaire, critique Montesquieu, psalmodie Ronsard, décomplexe Senghor, se défoule sur la Négritude et la Négro-Renaissance, nargue Heidegger, remet Sartre à l’ordre, corrige Albert Camus, conforte Roger Garaudy, cite Ibn ARABI, parle de Al-Ghazali ou convoque Abdel al-Karim AL-JILI ». Une telle gymnastique intellectuelle n’est possible que pour une catégorie d’hommes et de femmes, les universalistes.

L’éducation du Moustarchide réconcilie donc les deux composantes de l’Homme, cette créature envoyée sur Terre en tant que Gestionnaire et non propriétaire. Ce statut de gestionnaire, en lui confiant des droits, lui impose surtout des devoirs. Les tares de l’écologie par exemple, dont on parle beaucoup aujourd’hui, est une des conséquences de la responsabilité de l’Homme ; elle n’est qu’une conscience qui doit produire un comportement exemplaire. Serigne Cheikh attire l’humanité sur la nécessité de changer de comportement en revenant au statut de gestionnaire. « La civilisation mécanique vient de parvenir à son dernier degré de sauvagerie ; il va falloir, dans un futur plus ou moins proche, choisir entre le suicide collectif ou l’utilisation intelligente des conquêtes scientifiques » nous confie-t-il.

Ce sens de la responsabilité, soutenu par la quête du Savoir, est une des caractéristiques du jeune Moustarchide dans une société où toutes les imperfections sont autorisées.

 La mission du Mouvement Al-Moustarchidine a toujours été la formation de la femme et de l’homme, et cela, dans le respect des besoins de ses composantes essentielles à savoir, son esprit et son âme charnelle. En effet, le DMWM accorde une place de choix à la Culture dans son programme d’éducation, d’orientation et d’encadrement des jeunes. Chacune des activités de ce programme renferme des dispositifs de nature à cultiver l’Esprit et à purifier l’Âme. Seydi Mouhammadoul Moustapha SY, comme un illustre jardinier œuvrant dans son jardin, continue de façonner par l’éducation les Moustarchides. Il leur a donné une vision du monde qui insiste sur l’Unicité de Dieu (Tawhid), le Seul Souverain. Ce leitmotiv de la Tawhid ponctue son enseignement qui repose entre autres sur le respect de la piété, le renoncement aux vanités, la lutte contre l’injustice, le respect de la dignité humaine et la mise en valeur de l’Homme capable de toutes les grandeurs.

Les Moustarchides sont les témoins vivants de l’œuvre accomplie par Serigne Mouhamadou Moustapha Sy. Le Responsable Moral a bâti des âmes nouvelles en éveillant en elles une conscience plus haute dans leur rapport avec Dieu.

 

      MOUSTAPHA SARR

lundi, 27 novembre 2017 12:37

L'ENFANT GÂTÉ DU CIEL

Si la grandeur se mesure par l’étendue des connaissances et l’envergure par la profondeur des pensées, alors il ya des hommes qui ont su inventer l’harmonie secrète et gagner l’équilibre parfait. Ces hommes savent comment jumeler savoir-faire et savoir vivre, savoir vivre et savoir être. Leur terrain de prédilection demeure la réalisation de soi. Leur simple pensée accomplit leur destinée, leur simple présence répand la paix dans leur voisinage.

Ils entendent la musique de chaque âme, ils savent comment harmoniser les êtres, ils savent comment acquérir la paix à laquelle chaque âme aspire. Ils ont compris l’alternance des saisons des cœurs et la migration des oiseaux de la tentation. Ils entendent les vibrations de chaque esprit : ils sont présents pour entendre, écouter et méditer. Ces êtres de lumière, cesont ces étoiles qui brillent dans le ciel, ils sont inaccessibles, incorruptibles, ce sont eux les Maitres du monde.

Au Sénégal, ces Maitres cohabitent avec une autre espèce aux tendances animales, qui ne vit que de plaisirs terrestres. Ces démons crachent le feu sur leur voisinage parce que leurs entrailles sont remplies de braises. Leurs champs de prédilection demeurent la Médisance, la Moquerie et les jeux de dame. Ils passent leurs journées à tramer des complots, à fomenter des histoires, à poser des arnaques et planifier des ruses. Ils sont comparables à des araignées qui tissent les nids dudésespoir et de l’incertitude.

Ces tonneaux vides connaissent la nuisance sonore mais ignorent ce qu’est l’art de mettre un frein sur la pensée ou la langue. Ces hommes diaboliques prennent plaisir à faire mal, car ils n’ont ni cœur ni âme. Ils ne connaissent point les nuits paisibles, leur sommeil est rempli de  cauchemars et leur vie hantée par le fantôme de leurs victimes. Comme cette mer déchainée qui emporte au passage déchets et saletés de tout genre.

Ces espèces d’hommes, ces chauves souris qui s’arrosent d’urines en voulant arroser leurs semblables ne gagnent en retour qu’un cocktail au gout amer. Alors toujours dans l’ivresse  ils ne peuvent que marcher avec la tête les pieds en l’air.

Tans dis que debout, sur les collines de la sagesse demeure un Homme Sûr, un Maitre, un Prince.

Pendant plus de 40 ans, ses paroles ont imprimé sur nos âmes l’amour de la sagesse. Il a défriché le champ de nos vies pour y semer la graine de la bonté et de la pureté. Il a illuminé nos cœurs, pacifier nos passions. Il a drainé des foules, éduqué ses paires et parrainé des générations.

Sa générosité comme cet océan vaste et immense déferle inlassablement sur le rivage de nos vies. Sa main aveugle passe çà et là pour toutes sortes de jeux de bienfaisance.

Pour venir à notre secours, au secours de nos âmes dépourvues d’expériences, pour venir au secours de ce Bateau, ce Sénégal qui chavire, il a sacrifié ce qu’il a de plus précieux, sa vie, son temps et ses biens.

Sa plume est redoutée, son verbe est faite de mesure, sa philosophie est saine, son entendement profond,  sa stratégie est redoutable, son audace est sans limite, son sens du partage est immense, son ouverture d’esprit est large, ses dimensions sont multiples.

Il ne connait ni la défaite ni le désespoir ni la désillusion, Il a relevé tous les défis, franchi tous les obstacles, évité toutes les ruses et pièges.

Il excelle dans tous les arts de la perfection, celui-là est un GAGNANT. 

Il n’existe pas un cœur qui ne soit ému en sa présence, il n’existe pas d’âme qui ne soit perturbée par sa présence.

Alors pourquoi dérange-t-il ? Il n’est l’enfant terrible de personne, il dérange parce qu’il a ce que tout le monde cherche : la quiétude. Il n’est pas l’enfant terrible du Sénégal il est véritablement l’ENFANT GATE DU CIEL.

 

NDEYE TOP GUEYE 

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