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Khalifa Ababacar SALL, député maire de Dakar s'est fendu d'une déclaration ce matin faisant objet de sa candidature à la présidentielle du 24 février 2019. Senpresse vous livre in extenso la déclaration...

 

« En tant que Chrétien, j’ai toujours préféré une belle mort plutôt que de m’emparer d’un pouvoir qui ne m’appartient pas », se confessait assez souvent le président poète Senghor. Ses inconditionnels aiment à rappeler l’amertume peinte d’un état d’ébriété dans lequel le poète natif de Joal se trouva un jour. En effet, l’auteur du recueil poétique Ethiopiques fut choqué par une chose : le fait que ses collaborateurs immédiats affirment que le vocable « pouvoir » coïncide avec le terme « ngour » en wolof –entendons par là une monarchie-. Comme quoi en matière de gouvernance, les termes d’usage chez l’élite en charge de la destinée d’un peuple pèsent pour beaucoup, parce qu’ils traduisent l’état d’esprit avec lequel elle compte gouverner.

Chez nous, le contexte politique est devenu plus complexe. Nous ne sommes plus à l’ère des démêlés Dia-Senghor ou encore des confrontations d’idées qui exigeaient que Wade profite d’un défaut de communication de l’adversaire Diouf pour opérer une « riposte d’idée ». Voila pourquoi cette répétition de l’histoire-le même scénario s’est reproduit en 1992, avec l’exigence de 10.000 signatures aux candidats non affiliés à un parti politique- a choqué plus d’un.

Au-delà des prises de décision d’ordre constitutionnel, il y’a ce qui est, selon Albert Camus, « une protection de la minorité et non une loi de la majorité » : la démocratie. Un principe qui semble méconnu des députés de la majorité qui ricanaient dans la sphère qui leur servait d’hémicycle au moment ou, dans des coins et recoins de Dakar et d’ailleurs, l’on procédait à des arrestations de leaders et de « manifestants anti-parrainage ». C’est que, chez nous, le parlement restera à jamais une citadelle dont l’intérieur ressemble à un plateau de guignols férus des ambiguïtés de la politique politicienne.

C’est le portrait d’un juriste qui fut considéré comme un homme d’ouverture à l’argumentaire pointu et à la sérénité qui avait cessé d’être admiré dans les amphithéâtres de l’Université de Dakar. C’est aussi ce professeur vêtu d’un boubou marron qui, cachant ses yeux derrière des lunettes qu’il ajustait tantôt, confiait sur la tribune des Universités du Ramadan des Moustarchidines le mardi 17 aout 2010 à Yoff : « En matière de constitution, il n’y a pas que l’intérêt étatique, les élections et le prolongement de la durée du mandat présidentiel qui incombe. Le plus important reste la protection des droits des citoyens. »

 Que dire donc de l’amalgame dans lequel il s’est engouffré, et qu’il assimile à « un grand pas pour la démocratie » ? Certaines lois sont comme folles, et la jurisprudence restera à jamais insignifiante face au bon sens.

Au pays des damels et signares, la chose la plus cruciale pour qui enfourche le cap de responsable politique est de commencer par apprendre la psychologie du citoyen sénégalais. Ceux qui se sont rués dehors pour des manifestations sont, pour la plupart, des néophytes de la constitution et des projets de loi. Certains même interpellaient les journalistes sur le terrain pour leur demander le chemin qui mène à l’assemblée nationale. Cependant ils ont plus ou moins un point en commun, et c’est ce qu’on pourrait appeler « la jonction contexte-constat ». Celui-ci prévoit qu’on ne touche pas à une constitution à dix mois d’une échéance électorale, aussi valable soit-elle juridiquement parlant, alors que celui là stipule qu’il y’a des gens qui ont déjà fait leur preuve en termes de «dédoublement de personnage » parce qu’ayant renoncé à leurs principes d’antan. C’est le cas de ce juriste de ministre qui affirmait en cette même nuit de l’année 2010 à Yoff:  « Notre rapport social au pouvoir doit être revu. Le pouvoir ne doit point être mystifié, et nous devons cesser de croire qu’occuper une fonction ministérielle est une forme de réussite. Il y’a des responsabilités beaucoup plus prestigieuses que d’être ministre, député ou président de la république. Un chef d’état n’est point plus responsable qu’un médecin qui soigne au moins trois patients par mois. Cette hypertrophie du pouvoir politique doit être bannie. »

 Comme quoi le peuple a sa loi qu’elle dicte aussi aux gouvernants, bien qu’elle soit dépourvue de toute légalité constitutionnelle. Mais en s’engageant dans un labyrinthe aussi complexe, le ministre de  la justice ne se pense t-il pas « plus légale que ce peuple avant même que la légalité ne puisse trouver un sens suite au recueillement d’avis de la part de l’opposition ? »   

La situation actuelle, plutôt abracadabrante, devrait sans nul doute plaire à Ismaela Madior Fall. C’est comme si c’est son vœu de voir chaque citoyen ne plus admettre complaisamment l’autorité des chefs de l’ordre étatique qui se réalise. Que dire donc de l’aspect juridique de la chose ? Idrissa Seck a dénoncé  une sorte de chantage d’état, Ousmane Sonko une « forfaiture » et El Hadj Issa Sall une modification d’une loi verrouillée il y’a de cela deux ans. Pour ce dernier, la loi sur le parrainage est à la fois grave, impopulaire, inopportune, paradoxale et inapplicable, voire même dangereuse, vu les conséquences auxquelles les forces de l’ordre ont du faire face dehors, tout comme les leaders arrêtés.

Le conte d’Andersen nous enseigne qu’il est souvent difficile de trouver, dans la cour, quelqu’un qui ait le courage de crier haut et fort : «  le roi est nu ». Chez nous, il n’y a de situation plus complexe que celle qui équivaut à une dénonciation d’une insuffisance en matière politique. Qu’il s’agisse d’une fin de règne ou pas, l’atmosphère actuelle doit être observée, par le peuple, avec l’œil de la clairvoyance. Les conflits les plus cités de l’histoire, notamment les deux guerres mondiales, aussi tragiques soient-elles, ont pu permettre à l’occident de bénéficier d’un ressourcement purificateur. Mais le peuple sénégalais peine à faire une lecture assez correcte des événements auxquels il fait face. A quoi bon continuer à revendiquer une nouvelle conscience en matière de gouvernance si l’on ne sait que faire du proxénétisme politique qui sévit depuis des lustres ?

 En attendant, l’histoire politique de ce pays retiendra « ses deux jeudi de lutte contre une forme d’entorse à la démocratie » : Le régime libéral a eut « sa journée du jeudi 23 juin 2011 », celle de Macky Sall son fameux « jeudi 19 avril 2018 », avec leurs lots de contestations et de conflits. Que le peuple juge les deux à leur juste valeur, au risque de rejoindre ceux qui, comme le disait un leader politique sénégalais, peinent à tirer des leçons d’un événement pour prendre les décisions qui s’imposent. En attendant, le remue ménage au sein de l’opposition continue.   

 

Maam Cheikh

Chroniqueur

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Alors que le président de la République était à Paris au Groupe consultatif, accompagné des membres de son gouvernement, le ministre du Budget a eu une attitude qui a fortement irrité Macky Sall. Dans la capitale française où les hautes autorités étatiques s’étaient données rendez-vous, l’arrivée tardive de Birima Mangara sur les lieux et le fait qu’il était injoignable a mis son patron dans une colère noire, a appris Dakaractu.  
  
 

La raison de ce mécontentement du président Macky Sall résulte de cette impossibilité de joindre le ministre Birima Mangara. Ce, à quelques instants de l’ouverture des travaux au Groupe consultatif de Paris. Mécontent à cause de cette situation, Macky Sall n’a pas alors mâché ses mots face au mis en cause. Le journal Les Echos qui en donne l’information a révélé que le locataire du Palais lui a craché toutes ses vérités, tout en lui refusant de placer le moindre mot d’excuse pour s’expliquer. 

  
Il est en fait reproché au ministre en charge du Budget non seulement d’être venu en retard rejoindre la délégation sénégalaise, mais celui-ci demeurait injoignable jusqu’à son arrivée à Paris. La source de le situer antérieurement vers Bruxelles.  
 

À cette rencontre entre les autorités étatiques du Sénégal et des partenaires techniques et financiers qui s’est soldé par la moisson de plus 7 356 milliards alors que le tiers était recherché, c’est dire que tous les membres de la délégation présidentielle n’avaient pas affiché leur satisfaction des jours heureux.

  
Selon des sources dudit quotidien, Macky Sall a attendu que toute son équipe prenne place dans la salle de conférence du siège de la Banque mondiale, avant le début des négociations avec les bailleurs de fonds, pour interpeller Birima Mangara, le ministre du Budget. ‘’Enfin, vous voilà ! Mais, vous vous prenez pour qui pour disparaître comme vous voulez ?’’, a dit le président à son interlocuteur. Alors que celui-ci tentait de s'expliquer, Macky Sall l’en a empêché avant de le charger de nouveau : ‘’Je ne vous écoute pas. Avec votre comportement, vous devez savoir que vous avez un sérieux problème !’’ 
 

Ces propos lâchés, le président Macky Sall s’est aussitôt désintéressé de B. Mangara et a repris sa position normale au præsidium.  

 

Dakar Actu

Dans l’univers musical sénégalais, la date du 24 décembre est l’une des plus attendues des mélomanes. C’est qu’elle a quelque chose de particulier. En effet, elle est marquée par l’organisation, par l’AFSUD (Association des Fans du Super Diamono), du légendaire bal des fans.

Jamais événement n’a été organisé avec une dynamique aussi constante. Cette année, il est marqué par un geste qui devrait inspirer toute autre association. Non content de détenir le fan club le plus actif du paysage musical sénégalais-présent dans toutes les localités du pays ainsi qu’a l’étranger et faisant l’objet de « tours » entre membres-et sans nul doute l’un des plus présent sur les réseaux sociaux, Thierno Fall et compagnie se sont fait distinguer dans le social cette année. Le concept de « journée du talibé » a été une réussite, à Yoff et Mbour en attendant la prestation des seigneurs du live. Il s’y ajoute ce fameux « retour à la source », avec le choix porté sur le relais, comme pour se rappeler cette première soirée du Super Diamono, qui s’était tenue sur place.

Dans un ouvrage qui lui est dédié, et titré « Oumar Pène, un Destin en Musique », « Goorou Banna Ndiaye » soutenait que le rendez vous du 24 décembre est celui qui le marque le plus durant l’année. « C’est la soirée la plus complexe pour moi, parce que je me sens excité à l’envie de faire une prestation de haute facture. Je me dis que ce public là mérite que je m’y mette à fond. » Et il y’a que le flambeau, jadis préservé par Adama Faye, Bob Sène, Abdoulaye Sarr, Ousmane Sow, Thio Mbaye, Dembel Diop entre autres, est aujourd’hui bien tenu par le Diamono 4G, la toute nouvelle génération, si talentueuse que les fans de l’auteur du célèbre Soweto raffolent de leur prestation live…

 

Maam Cheikh         

« Durant ma vie, en fonction des facettes que j’ai eu à incarner, je n’ai cessé de faire l’objet d’appellations tout aussi diverses. De Boubacar à Consultant, en passant par soldat, juriste, inspecteur, maitre….aujourd’hui, l’on m’interpelle en m’appelant candidat. Voila un titre qui sera sans nul doute suivi de président de la république puis, après l’exercice de mes fonctions, d’ancien chef d’état. »

Ces propos ont servi de « préambule » au candidat de la coalition Fippu pour entamer un discours des plus ovationnés, et face à une foule immense venue des 14 régions du pays.  Nous sommes au terrain du quartier Hlm patte d’oie, vers les coups de 20 heures. Accueillit en grandes pompes par la population de Grand Yoff, fanfare et ambiance à l’honneur, Boubacar Camara à relever le défi de l’innovation. Vêtu de blanc, comme pour revendiquer une notoriété loin d’être entachée par les vicissitudes de l’administration sénégalaise, le personnage, dont l’allure et la posture rappellent la rigueur des soldats, le verbe l’éloquence des juristes, la communication verbale la démarche des consultants-il est tout ceci à la fois-, poursuit : « Je compte, à la fin d’un règne durant lequel je remuerai ciel et terre pour instaurer l’équilibre dans ce pays, je voudrai me promener aussi bien dans les coins et recoins que les bleds les plus reculés la tète haute, contemplant des infrastructures qui feront du Sénégal l’un des plus beaux et des plus distingués du continent africain. »

Usant de mots qui dénoncent les maux les plus profonds de ce pays, Boubacar Camara n’épargne nullement les marchands d’illusions, dont l’action est si dangereuse qu’il le désigne par l’expression wolof « toufe kaani ». Pour lui, le seul vocable qui vaille a pour nom RESPECT. Et un groupe de jeunes, debout derrière lui, de soulever des pancartes sur lesquels est mentionné ce mot, en rouge et blanc…Noire comme la neutralité dans laquelle ce mot doit s’inscrire, et rouge comme pour mieux le faire voir, et rappeler à la conscience collective l’urgence qu’il y’a à faire sonner le glas. Les conditions précaires dans lesquelles sévissent les femmes sénégalaises n’ont pas été laissées en reste. Il s’y ajoute une politique de jeunesse, une politique culturelle, une politique sportive, un regard tourné vers les sénégalais de la diaspora, un focus sur les artisans, les coiffeurs, les cordonniers, les enseignants, les marchands ambulants, les cireurs de chaussures, les chauffeurs…

Quant à la situation liée à la gestion des ressources de ce pays, l’heure est, selon Boubacar Camara, à l’identification du mal. « S’agit-il d’une négligence coupable, liée au désintéressement ou tout simplement inadmissible ? », s’interroge le leader, soucieux de l’avenir de son pays. L’ambition de l’homme s’inspire de cinq (5) grands axes, notamment l’adaptation des mesures liées à la constitution aux décisions prises durant les assises nationales, l’accès à tous à l’éducation, la gratuité des médicaments les plus prisés en termes de soins, la dépolitisation de l’administration publique et la réalisation de réformes économiques. Pour lui, « il ne s’agit pas seulement de faire partir l’actuel président de la république, il faut surtout faire suivre ce geste du fait de poser un acte concret qui puisse faire changer ce pays. »

Maam Cheikh

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