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En l’espace de deux jours, notre pays a connu deux défaites diplomatiques et sportives qui ont achevé de sonner bon nombre de compatriotes pour ne pas dire tous, tellement l’affaire semblait être déjà dans la poche au vu de faits et actes probants et au su de ce que les médias nous en disaient par experts interposés.Alors qu’on nous permette de nous interroger après un réveil si brutal au risque de voir certains nous accuser d’être parmi ceux qui – selon leurs dires – semblent se réjouir de ces deux déconvenues.

Je ne pense pas du tout qu’il existe un seul sénégalais au monde capable de se réjouir de la sortie prématurée des Lions de la Téranga aux quarts de finale de la CAN 2017 et de l’élimination – prématurée ? -  d’Abdoulaye Bathily au 3ème tour du vote au poste de Président de la Commission de l’Union Africaine.Acceptons donc qu’à moins de faire dans l’autoglorification et de dormir ainsi sur ses lauriers, une victoire doit s’analyser et qu’à moins de vouloir verser dans le fatalisme, une défaite aussi doit s’analyser

De la gestion de la candidature du Sénégal au poste de Président de la Commission de l’Union Africaine

Il est clair d’une manière générale que le Professeur Bathily a toutes les compétences et capacités requises pour occuper bon nombre de postes au niveau international. Le problème se situe au niveau de la pertinence de sa candidature à un poste pareil dans un tel contexte.

En un mot comme en mille, voulait-on le poste pour le Professeur Bathily ou pour le Sénégal ?Si nous posons le problème de cette manière, c’est parce que l’histoire nous apprend que depuis le temps de l’Organisation de l’Unité Africaine, les Secrétaires généraux de l’institution régionale ont toujours été issus du sérail de la diplomatie, de l’éthiopien KifleWodajo qui a été le 1er à occuper le poste à l’ivoirien AmaryEssy qui a été le dernier à l’occuper. La même histoire nous fait noter aussi qu’en dehors de la parenthèse Apha Oumar Konaré (ancien chef d’Etat oblige ??) , le Président de la Commission de l’Union Africaine a toujours été issu du sérail de la diplomatie de Amara Essy à Dlamini-Zuma. La récente élection du tchadien Moussa Faki semble indiquer que le poste est devenu une chasse gardée des anciens ministres des Affaires étrangères.

Cette donne a-t-elle était prise en compte au moment de porter le choix sur Bathily ?

La 2ème série de questions a trait au contexte riche en lectures et en enseignements de la région et du monde : (i) le Sénégal peut-il assurer la Présidence des Etats parties à la Cour Pénale Internationale et vouloir en même temps prétendre à la présidence de la Commission de l’UA au moment où l’institution régionale prône le retrait des états africains de la CPI ? Le Sénégal peut-il assurer la présidence du Conseil de Sécurité et vouloir diriger la Commission de l’UA au moment où  l’institution régionale a très souvent l’impression d’être doublée par l’institution mondiale (Côte d’Ivoire, Mali) ? Il est bon de noter que la seule mission de maintien de la paix gérée par l’UA se fait d’une manière hybride : Mission des Nations Unies et de l’Union Africaine au Darfour (MINUAD), (iii) en dehors des communiqués diplomatiques qui sanctionnent les sorties de crises, le Sénégal a-t-il fait une bonne lecture de la manière dont beaucoup d’états et de chancelleries ont perçu et analysé son implication en première ligne dans les crises au Burkina Faso et en Gambie, (iv) les émissaires envoyés dans bon nombre de pays étaient-ils de simples porteurs de messages ou étaient-ils chargés entre autres de présenter et défendre une candidature. Si c’était pour présenter et défendre une candidature, on aurait pu avoir mieux en termes de profil, d’expérience, de canaux et de réseaux, (v) est-il concevable  au vu des enjeux géopolitiques et géostratégiques  qui sont en cours de prendre pour argent comptant l’engagement d’un état à soutenir votre cause quand on sait que les Etats n’ont que des intérêts et il suffit d’une variation de la météo géostratégique et géopolitique pour que les intérêts basculent au gré des alliances et des ambitions, (vi) était-il pertinent d’axer sa campagne sur le panafricanisme au moment où bon nombre d’états accordent une importance toute particulière à la notion de souveraineté, où la CEDEAO n’est pas encore devenue celle des peuples et où les blocs régionaux constitués sous forme de Communautés Economiques Régionaux (CER) fonctionnent aux allures d’un chauvinisme régional qui ne dit pas son nom

Alors, peut-on reprocher à un pays, quand bien même il serait de la CEDEAO de n’avoir pas voté pour le candidat à la fois du Sénégal et prétendument de l’institution sous régionale.Malgré les règles de bon voisinage, combien de fois les Etats membres de la Communauté ne se sont-ils battus entre eux pour occuper des postes à l’échelon régionale.En 2003, le Sénégal présente un colonel des Forces armées sénégalaises au poste de Directeur du Département Défense et sécurité de la CEDEAO qui à l’époque était Secrétariat Exécutif. Refus des Etats membres de voir notre pays accéder à ce poste. Et malgré que notre candidat ait pris d’une manière éclatante le meilleur sur les autres, on lui offrit un autre strapontin. L’intérêt supérieur d’un autre Etat membre était passé par là

En 2006, la CEDEAO passe du statut de Secrétariat Exécutif à celui de Commission. Le Sénégal veut le poste de Commissaire au Commerce, Douanes et Libre Circulation. D’autres Etats veulent la même chose et finalement, le Sénégal hérite du poste Affaires Sociales et Genre que notre pays bouda pendant un certain temps.

De La Gestion de La Séance de Tirs Au But Sénégal/Cameroun

Loin d’être un technicien et encore moins un expert en matière footballistique, mon engouement pour cette discipline m’amène à en suivre les moindres évolutions à travers mes lectures et mes échanges avec des hommes du milieu.Les Lions ont fait un parcours élogieux en phases éliminatoires et durant les matches du premier tour. Ce match contre le Cameroun nous a fait tomber brutalement de notre piédestal et nous en sommes encore groggy.

Quelles différences y-a-t-il entre gérer une phase éliminatoire (longue durée), une phase finale (courte durée) et un match surtout quand on arrive à des prolongations qui débouchent sur une séance de r=tirs au but (gestion ponctuelle)

Durant cette CAN, le Sénégal a refusé de se considérer comme un favori de la compétition alors qu’il l’était de fait au vu de ses performances et des statistiques qui en découlaient. Et la plupart des entraineurs avertis ne se sont pas trompés là-dessus et ont bien étudié cette équipe pour trouver la parade idéale.

Le Cameroun ne s’y est pas trompé en refusant de jouer et il me semble que cette tactique mise en place a dérouté notre staff technique qui peut être n’avait jamais imaginé pareil scénario malgré que l’entraineur ait malicieusement évoqué un peu avant le match la stratégie qu’il comptait mettre en place. Une stratégie que les puristes ont dénoncéeen disant que le Cameroun a « refusé » de jouer.

Parlant de stratégie dans son livre « Introduction à la Pensée complexe, Editions du Seuil », Edgard Morin souligne ; « la stratégie profite du hasard et quand il s’agit de la stratégie à l’égard d’un autre joueur, la bonne stratégie utilise les erreurs de l’adversaire. Dans le jeu de football, la stratégie consiste à utiliser les balles que donne involontairement l’équipe adverse. La construction du jeu se fait dans la déconstruction du jeu adverse »

N’empêche, notre équipe a bien joué au vu des innombrables occasions qui ont été vendangées, et il a fallu en arriver à la séance de tirs au but.

Cette séance fatidique nous a été fatale certes, mais est ce que la séance de tirs au but relève du hasard pur et dur, de la loterie, du vœu des dieux du stade ou est-elle une partie intégrante du jeu et une phase du jeu qu’il faut savoir préparer et gérer en toute lucidité et sang-froid. Et il me semble que dans cette épreuve stressante et pesante, le 1er et le dernier tireur valent leur pesant d’or.

Ma curiosité m’a emmené à parcourir une étude[1] sur : « Exécution de pénalités et de tirs au but au football : maitrise technique ou gestion des émotions chez les tireurs et les gardiens de but »

Comme dit dans le résumé : « l’objectif de l’étude était d’apprécier le rôle de certains facteurs qui vont de la gestion des émotions à la maitrise technique en passant par l’importance du match et l’effet de la fatigue dans la transformation ou la non transformation d’un pénalty ».

Les résultats de cette étude ont montré entre autres au niveau des footballeurs enquêtés que « c’est la dimension gestion des émotions qui est le facteur qui les influence le plus au cours de l’exécution des penalties et des tirs au but »et que c’est ceci qui explique en partiepourquoi, « malgré leurs qualités techniques et physiques la littérature rapporte chaque année que plusieurs joueurs de classe mondiale succombent sous la pression élevée lors d’un tir de penalty »

Le staff technique ne manquera certainement pas de nous dire entre autres comment cette séance de tirs au but contre la Cameroun a été préparée et gérée.

 

Ibrahima Diouf

 

 

[1]J. Rech. Sci. Univ. Lomé (Togo), 2013, Série B, 15(2) : 33-41

La crise du décret anti-immigration de Donald Trump atteint l'Australie. En novembre, Barack Obama a signé un accord avec le gouvernement de Malcolm Turnbull pour accueillir une partie des réfugiés placés par Canberra dans des centres de rétention sur deux îles du Pacifique. Trump pourrait remettre en cause cet accord, qu'il a qualifié de « stupide » dans un tweet aujourd'hui. Le gouvernement australien est l'un des rares qui n'ait pas critiqué le décret anti-immigration de Trump, et pourtant, il est le premier à en faire les frais.

Avant sa disparition ce 2 février 2017, Etienne Tshisekedi a participé au processus de transition sous l'égide des évêques après le maintien au pouvoir du président Joseph Kabila. Les discussions sont d’ailleurs toujours en cours et sont assez laborieuses. La mort de l’opposant va-t-elle avoir un impact sur ce dialogue politique ?

La livraison de jeudi de la presse quotidienne traitent notamment de la recrudescence des accidents de la circulation au Sénégal, un des divers sujets au menu des journaux parvenus à l’APS."Les accidents de la circulation existent depuis toujours. Mais depuis un certain temps, leur recrudescence inquiète au plus haut point. Pointés du doigt, les chauffeurs battent en brèche et indexent l’Etat. Qui promet des sanctions mais aussi des solutions à court et long terme, pour combattre ce mal", résume L’Observateur.

La livraison de jeudi de la presse quotidienne traitent notamment de la recrudescence des accidents de la circulation au Sénégal, un des divers sujets au menu des journaux parvenus à l’APS."Les accidents de la circulation existent depuis toujours. Mais depuis un certain temps, leur recrudescence inquiète au plus haut point. Pointés du doigt, les chauffeurs battent en brèche et indexent l’Etat. Qui promet des sanctions mais aussi des solutions à court et long terme, pour combattre ce mal", résume L’Observateur.

Les équipes de l’US Gorée et de Niary Tally qui vont représenter le Sénégal en compétitions africaines se doivent d’entretenir la flamme du renouveau du football national à la suite des Lions durant la CAN 2017, a estimé le manager général du club insulaire, Mbaye Mbow."En dépit de leur élimination, personne ne peut douter du parcours très honorable de l’équipe nationale durant cette coupe d’Afrique, et les clubs devant prendre le relais doivent emprunter la même voie dans le sens de l’engagement et de l’amour du maillot", a dit le responsable de l’US Gorée, championne du Sénégal en titre.

 

L’art de s’habiller est toujours au rendez-vous au Sénégal. C’est en découvrant ce pays que nous - deux touristes européennes légèrement maladroites et occasionnellement égarées - nous émerveillons devant les belles tenues qui défilent devant nos yeux dans la rue. Tout au long de notre séjour, on chuchote l’une à l’autre: Hé, tu as vu cette tenue-là? Magnifique! En même temps, ce spectacle de tissus éveille également des questions: d’où viennent ces beaux vêtements, et comment ont-ils été fabriqués?

Made in China

Alors que le Sénégal produit entre 17 000 et 21 000 tonnes de fibres de coton par an, la totalité de cette production est destinée à des pays tiers, suite à la crise profonde qui a frappé l’industrie textile sénégalaise depuis les années 1980. La fermeture de la société de textile Sotiba, comme aussi de l’usine de fabrication de chaussures Bata - tous deux symboles emblématiques de la filière textile industrielle au Sénégal - illustrent bien l’affaiblissement du secteur.

« La plupart de mes tissus ont été fabriqués en Chine, puis l’Inde et le Taiwan » nous raconte Malik, vendeur de tissus qui a ouvert sa boutique voilà 25 ans au Plateau à Dakar. Il explique : « C’est la loi du marché: les prix chinois défient toute concurrence. Ils produisent en masse, et le coût de la main d’œuvre reste très bas. »Nous avons du mal à cacher notre déception: la couture sénégalaise est donc, en grande partie, made in China...

 Qui dit fripe...

Toutefois, malgré le manque de production locale, nous remarquons très vite la présence abondante d’ateliers de tailleurs qui, toujours concentrés devant leur machine à coudre, font partie intégrale du centre-ville dakarois. Cette proximité de la création est nouvelle à nos yeux - nous qui, en Europe, achetons pour porter puis jeter. En effet, « même si nous ne produisons pas nous-mêmes, nous sommes extrêmement créatifs dans la réutilisation et la recréation » nous disent les Sénégalais.

Qui dit réutilisation des textiles, dit fripe ou aussi « fëggjaay » en langue wolof. Comme dans la plupart des pays Africains, le commerce de « fripe », soit de vêtements d’occasion, est solidement ancré sur le marché sénégalais. Ces vêtements de seconde main, récoltés en Europe ou en Amérique du Nord par des organisations caritatives mais aussi par des entreprises privées, sont exportés sous forme de ballots, et aboutissent ainsi sur les marchés locaux et les bords des trottoirs en Afrique. Le Sénégal importerait environ 7000 tonnes de ces textiles d’occasion par an.Prisée par certains comme un moyen d’habiller ceux dont le pouvoir d’achat est limité, démonisée par d’autres qui la tiennent responsable de la disparition de l’industrie textile en Afrique, la fripe soulève des questions importantes sur les enjeux économiques et industriels dans les rapports Nord-Sud. Car comment protéger l’artisanat, la confection et la couture locale face à une marchandise tellement abondante et bon marché, considérée comme « déchets » en Occident?

Or, les Sénégalais ne sont pas simples « consommateurs » des vêtements d’occasion : l’achat d’une pièce n’est qu’une première étape. « Tu achètes un pantalon fripe, et puis c’est à toi de décider » nous dit-on avec un grand sourire.« Ensuite tu vas chez le tailleur pour le faire rétrécir, ou pour changer le modèle. Et pour finir tu le fais repasser dans un autre coin du marché. »

Colobane ou le recyclage sur mesure

A Dakar, cet itinéraire de recyclage « personnalisé » se déroule à Colobane, un quartier dense et vivant qui abrite le plus grand marché aux puces de la capitale. Colobane, marché historique où débarquent les balles de fringues importées, ressemble à un véritable labyrinthe de constructions d’étables, de boutiques et de marchands ambulants, qui transforment le trottoir tout aussi en marché.

Lentement, nous y découvrons les ruelles et les passages, là ou chemises, chaussures, pantalons, slips et cravates se côtoient dans un tourbillon de couleurs, de marques et de modèles. Le marchand que nous avons approché nous ouvre une nouvelle balle, remplie de robes et de chemises de femme. Tous ces innombrables vêtements, dont certains nous semblent vaguement familiers, ont été récoltés, triés puis emballés aux États Unis. Hélas ! Les tailles américaines sont, toutes sans exception, trop larges pour nous.Mais la solution s’avère à portée de main. Armée de nouvelle chemises, nous nous rendons auprès des tailleurs, qui tiennent atelier au deuxième étage d’un immeuble commercial au beau milieu du marché-village qu’est Colobane. Le regard diligent et rigoureux, le tailleur prend mes mesures et, en un temps record, corrige et retouche ma chemise afin qu’elle ait la bonne taille. Mais le périple n’en finit pas là. Au marché de Colobane, les choix abondent pour ceux qui veulent laver, repriser, repasser ou cirer leurs nouveaux achats. Ou peut-être qu’une autre couleur m’irait mieux? La reteinture, thioupen wolof, figure tout aussi parmi les options.

 Les styles se croisent

« Ici chacun gère son propre style, on crée et on modifie selon les tendances en vogue. A Colobane, j’achète une chemise italienne, réputée pour sa qualité, pour ensuite passer chez le tailleur et faire enlever le col, qui sera remplacé par uncol Mao, par exemple! » nous raconte Cheikh, qui nous guide à travers Colobane.Comme nous avons pu remarquer, la mode quotidienne au Sénégal est souvent un métissage où les styles se croisent. Ainsi, une coupe occidentale peut être associée aux tissus et motifs africains. « D’ailleurs, dans le sillage des films Bollywood, on voit un style orientaliste qui fait son apparition, avec des pagnes qui font penser au sari indien » ajoute Cheikh.

Ce mariage de styles et de modes va de pair avec une grande exigence de qualité. « Les Sénégalais, et surtout les Dakarois, sont très à cheval quand il s’agit de la qualité du tissu. Quand ils visitent Colobane et se mettent à chercher et fouiller, ils savent parfaitement séparer le bon grain de l'ivraie » précisent les marchands. Raison pour laquelle le prêt-à-porter neuf de fabrication chinoise, importé à de très bas prix mais aussi de mauvaise qualité, a fait son temps.« Les Sénégalais ont tendance à éviter le neuf chinois, même s’il peut coûter moins cher par rapport aux vêtements d’occasion occidentaux. En fin de compte, la fripe reste beaucoup plus fiable en termes de qualité » nous confirment les importateurs.

 La future vie des vêtements

En quelque sorte, le recyclage a toujours eu sa place au Sénégal, où traditionnellement, la machine à coudre figurait parmi les premiers cadeaux de mariage. « Le savoir-faire derrière la réutilisation des objets a toujours fait partie du mode de vie. Mais cela est en train de changer, les jeunes générations sont moins douées, ou moins intéressées à repriser et réparer » nous racontent les Sénégalais.

Serait-ce un avant-goût de ce que l’avenir nous réserve? Pourrons-nous dépasser le modèle du « fastfashion » qui fait rage de nos jours, avec son rythme effréné de nouvelles collections (24 par an chez Zara), sa production hyper-rapide et surtout « lowcost », et son mode de surconsommation où on achète pour porter une ou deux fois? Le coût environnemental du secteur de l’habillement est accablant, sa production impliquant une utilisation souvent excessive d’eau, de pesticides et de produits chimiques, pour ne pas évoquer les conditions de travail alarmantes des ouvriers du textile en Chine ou au Bangladesh.

Et qu’en est-il des vêtements de seconde main? L’Afrique restera-t-elle le dépotoir de vêtements occidentaux qui ont été produits, consommés et jetés à la poubelle en un temps record? Comme la « fastfashion » a tendance à privilégier la quantité au détriment de la qualité, le secteur de la friperie risque de se détraquer. Après tout, les textiles de qualité inférieure ne trouveront pas grâce aux yeux des consommateurs de fripe, et seront tout aussi difficiles à recycler d’une façon mécanique. Afin de réduire le pourcentage des déchets-textiles mis en décharge ou incinérés, il va falloir changer radicalement les modèles de production et de consommation. Conclusion? Osez la qualité, et montrez du courage dans le recyclage - rien de nouveau sous le soleil sénégalais donc.

Valérie Boiten 

SENPRESSE

 

 

 

 

[1] Source: Sodefitex. La crise  de la filature sénégalaise nous oblige à exporter toute notre production. Naguère, les filatures sénégalaises absorbaient jusqu'à 3% de la production.

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