Maam Cheikh

Maam Cheikh

Comment Cultiver La Sagesse ?
Dans ce qui précède nous avons défini la sagesse comme étant à la fois vertu et connaissance inspirée (lumière). Cette lumière est d’origine divine car c’est Dieu qui détient les clefs du connaissable et de l’inconnaissable. Et pas une feuille qui tombe ou une graine des ténèbres de la terre, qu’elle soit frais ou sec sans qu’il soit consigné dans un Livre explicite (Les Bestiaux : 59).Afin d’être éclairé de ce mystère, l’homme doit bénéficier de l’agrément d’Allah. C’est ainsi qu’il peut s’adonner au culte de la sagesse.
En effet, l’intellect peut être considéré comme un jardin dans lequel l’homme cherche à faire fleurir l’arbre de la sagesse. Il dispose de graines « information et observation » qu’il doit semer dans la terre de l’intelligence. Pour une bonne germination, il exige de l’eau (l’entendement), de la lumière (la raison) et de la chaleur (la volonté). L’entendement exige de sa source (le cœur) la pureté afin d’assurer l’humidité.  La raison quant à elle demande à la conscience la lucidité afin d’éviter tout éclipse et assurer la photosynthèse. Et pour ne pas qu’il se relâche, la volonté puise de l’âme son énergie pour assurer la constance. C’est ainsi qu’il en sort la pousse qui se raffermit, s’épaissit puis se dresse sur la tige à l’émerveillement du semeur (La Victoire : 29). Pour assurer la bonne récolte, l’intellect exige un environnement viable et cultivable. C’est ainsi que la piété est devenu un élément indispensable dans cette quête des fruits de la sagesse. Car « la connaissance est une lumière divine et elle n’est attribué qu’aux pieux » nous dit Imam Châfihi. La sagesse est fille de l’expérience dit-on souvent. Dans le Coran, Dieu nous cite l’exemple de Salomon dans sa quête de sagesse. Ceci, à travers une série d’épreuves qui participent chacune à son ascension à ce stade suprême de la perfection.
Le discernement et le sacrifice à travers le défilé des chevaux de course qui l’a poussé à rater son heure de recueillement avec Dieu. « Quand un après-midi, on lui présenta de magnifiques chevaux de course. Il dit : «Oui, je me suis complu à aimer les biens (de ce monde) au point [d'oublier] le rappel de mon Seigneur jusqu'à ce que [le soleil] se soit caché derrière son voile. Ramenez-les-moi.» Alors il se mit à leur couper les pattes et les cous » (Saad : 21-23). La considération, la gratitude et la reconnaissance sont les leçons de sagesse que le Seigneur lui a enseignée dans sa conversation avec la fourmi. Car l’homme est vaniteux à tel enseigne qu’il oublie parfois les grâces de son Seigneur. « Il sourit, amusé par ses propos et dit: «Permets-moi Seigneur, de rendre grâce pour le bienfait dont Tu m'as comblé ainsi que mes père et mère, et que je fasse une bonne œuvre que tu agrées et fais-moi entrer, par Ta miséricorde, parmi Tes serviteurs vertueux». (La fourmi : 19). L’épreuve du coup d’état a été une leçon de prudence, de bon sens et de repentance pour une meilleure gestion de son pouvoir. « Et Nous avions certes éprouvé Salomon en plaçant sur son siège un corps. Ensuite, il se repentit » (Saad : 34). C’est ainsi que Dieu lui témoigne du don qu’il venait de lui attribuer «Voilà Notre don; distribue-le ou retiens-le sans avoir à en rendre compte» (Saad : 39). Il s’agit bien évidemment de la sagesse. Et le Coran de nous dire que son attributaire bénéficie d’une richesse immense et prospère. Mais cette richesse doit être mise au service de l’humanité.


La Sagesse : Un Catalyseur Entre Pouvoir et Autorité
Le pouvoir est le propre du Seigneur. Il détient l’autorité absolue, l’attribue et le retranche à qui Il veut. Il est le dominateur suprême et le plus sage des juges (La famille d’Imran : 26). Pour Serigne Moustapha Sy, le pouvoir est un cercle à trois niveaux (politique, économique et religieux). C’est donc un pluriel bien singulier. Son attribution à l’homme relève d’un examen de ses compétences et valeurs dans sa mission de vicariat de Dieu sur Terre. Mais Dieu exhorte l’homme de maintenir d’abord l’équilibre et l’harmonie dans son microcosme, d’y exercer son autorité et son pouvoir pour espérer une réussite de sa mission. C’est ainsi qu’un adage de la société Wolof nous dit : « avant de prétendre à un pouvoir et exercer une autorité sur les hommes, réussis le en toi-même » . Une distinction nette entre pouvoir et autorité s’impose. Le pouvoir est donc matériel mais l’autorité est personnelle.
En effet, le pouvoir est un ensemble d’aptitudes conférant à un individu la capacité d’agir. Il peut être sous plusieurs formes : politique, judiciaire, législatif, éducatif… Son action oscille entre l’imposition dans un cadre hiérarchique et la négociation sur les moyens d’agir. L’autorité quant à lui est un pouvoir légitime. C’est une denrée qui vient en renfort au pouvoir afin de lui conférer toute sa souveraineté. Elle repose principalement sur le partage des valeurs et l’inspiration d’une vision.
La clé des dirigeants du pouvoir d’aujourd’hui, particulièrement les politiciens, réside dans l’influence et non plus dans l’autorité. L’homme de pouvoir fait recourt soit à la démagogie, à la coercition, à la force voire même la violence pour bénéficier de l’obéissance civile. C’est pour cette raison qu’on parle de crise d’autorité qui n’est en fait qu’une crise de légitimité.
Contrairement à l’homme d’autorité qui n’a nullement besoin d’user de la force ou de la violence car bénéficiant de l’adhésion sans réserve et de la confiance totale des hommes. C’est ce qui lui attribue toute sa légitimité parce qu’ayant cette substance de qualité qu’on appelle « la sagesse ». Et Serigne Babacar Sy de nous signaler que « mieux vaut être dans le cœur des hommes que sur leurs champs de vision » parce qu’on gouverne tout sauf le cœur.
Et pour bénéficier de cet attribut, Salomon héritant le pouvoir de son père David ne s’est pas empêché d’invoquer Dieu de lui faire don d’un pouvoir légitime dans lequel adhère tout son peuple. Pour jauger sa sagesse, le Seigneur lui demande de faire le choix entre le pouvoir, la fortune et le savoir. Et le prophète de l’Islam de nous dire que c’est parce qu’il a choisi le savoir que Dieu lui a confié un pouvoir et lui a attribué une fortune sans égale.  C’est ainsi que durant son règne, Salomon nous enseigne quatre leçons fondamentales de sagesse dans la bonne gestion du pouvoir.
La première est une leçon du sens de la responsabilité. Prendre une responsabilité, c’est accepter de porter un fardeau et d’en assumer la charge qui peut être légère si l’on suit la bonne voie. La responsabilité est liée à la conscience que l’on a de ce qui nous est confié et de chaque acte que l’on pose. Elle ne s’affiche pas dans les discours ostentatoires parce que silencieuse et l’acte en est un parfait témoin. Et le pouvoir ne peut être responsabilité que lorsqu’il rend service.  Le sens de responsabilité nous pousse à être au cœur de ce qui nous est confié au point d’être informé de tout ce qui s’y déroule. C’est ainsi que Salomon, passant en revue les oiseaux a pu remarquer l’absence de la huppe et s’est inquiété de son sort. Parce que celle-ci est sous sa responsabilité. Dans la réponse que lui a fournie la huppe « …je détiens une information dont tu n’as pas idée… » (La fourmi : 22) nous vient une leçon du sens de l’écoute et de la patience pour le responsable.
La deuxième fut sur les principes de base d’une relation diplomatique. L’honneur, la sincérité, la fidélité et le respect dans l’engagement sont les principaux axes que Salomon a inscrits dans la lettre de créance destinée à la Reine de Saba. Ceci pour nous mettre en garde contre toute relation « oppresseur et opprimé ». Et le prophète Mouhamed (Paix et Salut sur Lui) nous conseille de considérer Dieu comme la base de toute relation fraternelle ou diplomatique afin d’assurer la concorde, l’unité et l’entente. C’est ainsi que Serigne Moustapha Sy attire notre attention sur deux aspects : « être un opposant et être en position d’opposition » . C’est-à-dire être dans deux camps différents ne doit nullement susciter la haine ou la jalousie entre les hommes. Car celles-ci sont les précurseurs de toute divergence dans une relation qu’elle soit amicale ou diplomatique. Il suggère de réinterpréter cette opposition pour mieux servir l’humanité. Et pour relever ce défi, l’aumône en tant que purificateur de l’âme et du cœur nous aide à accepter l’autre tel qu’il est et nous invite à éviter de lui causer du tort. Ainsi une cohabitation pour le meilleur afin d’éviter le pire s’impose.
La troisième leçon nous parvient de la réponse de la reine de Saba qui tenta de soudoyer Salomon par des cadeaux. « Moi, je vais leur envoyer un présent, puis je verrai ce que les envoyés ramèneront » (La fourmi : 25). Parce que jugeant que les hommes de pouvoir sont les principaux acteurs de la décadence des cités en faisant de ses honorables des humiliés. Mais Salomon le Sage a refusé catégoriquement les présents qu’il considère comme moyen de corruption. « Est-ce avec des biens que vous voulez m'aider? Alors que ce qu'Allah m'a procuré est meilleur que ce qu'Il vous a procuré » (La fourmi : 36). Parce que si l’homme se satisfait de ce que son Seigneur lui accorde, il devient incorruptible. Mais ceci n’est pas chose facile. Car nous vivons dans un monde corrompu où l’argent est devenu l’unique et la principale divinité. Parce que nous croyons tous que « Time Is money ». Et pour échapper à cette tentation, Serigne Moustapha Sy nous propose la prière parce que nous préservant de la turpitude et du blâmable. Donc une consolidation de l’énergie de la prière dans nos actes quotidiens devient une nécessité. C’est seulement ainsi que l’homme peut rester en parfait contact avec son Seigneur dans les heures de prière comme en dehors parce qu’étant parmi ceux «qui sont assidus à leurs Salaats » (Les voies d’ascension : 23). Pour Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy, le culte ne sacralisant pas le quotidien de l’homme est un potentiel danger. Il le compare à l’engrais à la surface d’un sol, qui à défaut d’un bon dosage peut s’améliorer ou s’écraser dans le sol.
La dernière leçon fut délivrée lors de la préparation de la réception de la reine dans le palais de Salomon. C’est dans la gestion harmonieuse et décentralisée du pouvoir. Ayant toutes les potentialités pour ramener le trône de la reine, Salomon demanda à ses collaborateurs d’effectuer cette mission « O notables ! Qui de vous m'apportera son trône avant qu'ils ne viennent à moi soumis ? » (La fourmi : 38). L’homme, avide de pouvoir voudrait une résurgence du géocentrisme dont la science a démontré par des preuves évidentes son irréalisation depuis des siècles. C’est de là même que naquit chez l’homme l’abus de pouvoir qui engendre une crise d’autorité. Et pour s’en préserver, Serigne Moustapha Sy nous propose le jeûne. Car nous aidant à se priver de ce qui ne nous revient pas de droit et nous éloigne de toute futilité. Et la réplique de Salomon, lorsque ses collaborateurs s’agitaient pour accomplir une telle mission fut une grande leçon de sagesse. C’est une reconnaissance qui témoigne que seul Dieu est le détenteur du pouvoir et de l’autorité et que l’homme malgré tout n’en dispose pas plus qu’une poignée de sable« Cela est de la grâce de mon Seigneur, pour m'éprouver si je suis reconnaissant ou si je suis ingrat » (La fourmi : 40).
C’est ainsi que la Reine de Saba, impressionnée par la sagesse de Salomon n’a pas hésité à se repentir de ces erreurs du passé et de le rejoindre dans sa cause. Celui de servir l’humanité pour le compte du Tout-Puissant «Seigneur, je me suis fait du tort à moi-même: Je me soumets avec Salomon à Allah, Seigneur de l'univers».
En définitive, la sagesse est à la fois vertu et savoir qui œuvre pour l’harmonie dans la vie de l’homme. Une distinction radicale du savant et du sage s’impose. Parce que le sage est « intellectuellement outillé, moralement armé et socialement utile » pour servir l’humanité pour le compte du Seigneur. Et l’édification d’une société modèle requiert l’existence et la disponibilité de modèles. Ceci afin d’assurer pour l’humanité une politique saine, une économie légale et une religion à l’image du Seigneur afin de la guider vers le salut.

                                                                                                                                                                                                                                      Fin

Djibril Seck

Hier, face à la presse, Aliou Cissé n'a pas eu à s'expliquer sur les absences de deux défenseurs parmi les plus expérimentés de la Tanière : Lamine Sané et Cheikh Mbengue.
Beaucoup, en effet, s’attendaient à un retour en sélection de Sané et Mbengue, absents pour des raisons diverses depuis quelque temps. La dernière fois qu’il a été appelé, le néo-sociétaire du club allemand de Werder Brême avait dû jeter l’éponge à cause de la résurgence d’une lancinante blessure au genou. Pour sa part, Cheikh Mbengue a eu des difficultés à gérer son départ de Rennes durant l’intersaison. Ensuite, pour ne rien arranger, le défenseur latéral se blesse au moment où il commençait à s’adapter au jeu de Saint-Etienne, son nouveau club.
Aujourd’hui, et Sané et Mbengue se sont manifestement bien remis de leurs soucis de santé. En attestent leurs places de titulaires retrouvées dans la charnière centrale de l’arrière-garde de Brême et sur le flanc gauche de la défense stephanoise. Dès lors, leur absence de la liste des 24 Lions pour l’expédition de Polokwane intrigue plus d’un observateur qui pointe du doigt l’«incohérence» de la sélection d’un Fallou Diagne qui cire le banc d’une équipe de Werder Brême où Lamine Sané est titulaire.Idem pour Cheikh Mbengue à qui Aliou Cissé a préféré le jeune Abdallah Ndour (22 ans), un novice tout ce qu’il y a de plus bleu et qui, de surcroit, évolue à l’étage d’en dessous.

Source www.wiwsport.com

Après le succès du colloque « Penser et écrire l’Afrique aujourd’hui », qu’Alain Mabanckou a organisé le 2 mai au Collège de France, les plus grands penseurs du continent se retrouvent actuellement au Sénégal. Depuis hier, et du 27 au 29 octobre à Dakar, puis les 30 et 31 à Saint-Louis, Felwine Sarr et Achille Mbembe réuniront une vingtaine d’intellectuels d’expression française, dont les romanciers Alain Mabanckou, Boubacar Boris Diop, Léonora Miano et Lydie Moudileno, les historiens Mamadou Diouf et Françoise Vergès, les philosophes Yala Kisukidi et Souleymane Bachir Diagne.

Durant ces « Ateliers de la pensée », soutenus par la Fondation Rosa Luxemburg, le Gœthe-Institut et l’Institut français, les chercheurs alterneront séances de travail à huis clos et échanges avec le public. Objectif : « construire des outils pour comprendre les mouvements de population et les migrations, les situations minoritaires résultant des héritages postcoloniaux, les effervescences religieuses, le racisme, la quête de nouvelles formes de la citoyenneté, les reformulations de la critique féministe ou les nouvelles préoccupations concernant l’avenir de la planète. »

Source Jeune Afrique

’’Les élections (législatives) seront tenues à bonne date en 2017’’, a-t-il notamment indiqué devant les députés lors d’une séance de questions orales. Cette assurance du Premier ministre intervient quelques jours seulement après celle du chef de l’Etat qui a indiqué, récemment, dans un entretien au quotidien L’As que les législatives se tiendraient avant le 29 juin 2017. ‘’Je voudrais vous rassurer que le président de la République (Macky Sall) l’a dit, le calendrier électoral sera respecté. Les élections législatives seront tenues à bonne date’’, a insisté le Premier ministre face aux députés. Il a à ce propos annoncé qu’à partir du week-end du 29 au 30 octobre, les services du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique vont généraliser la confection de la carte d’identité biométrique, après la phase-pilote qui avait ciblé la région de Dakar. Il a en outre réaffirmé que la Constitution sénégalaise garantit la liberté de marche ‘’mais dans le respect de la Loi’’.
‘’Le droit de marcher est constitutionnel, mais son organisation est du ressort de la loi’’, a pour sa part renchéri le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Abdoulaye Daouda Diallo. M. Diallo déclare également que c’est la proximité de son ministère avec la présidence de la République qui explique l’interdiction des marches auxquelles ce ministère, également proche d’autres institutions, doit servir de point de chute.

Source APS

jeudi, 27 octobre 2016 19:22

Nous Sommes Tous Heureux

Chez nous, la plupart des gens cherchent en vain ce qui est enfouit dans le tréfonds de leur nature profonde, ou mieux, ce qu’ils sont : le Bonheur. En effet, la plupart des sénégalais se sont déclarés comme devant réaliser tous leurs rêves pour être heureux. Et s’ils prenaient le chemin inverse ?Il ne suffit pas d’une belle femme, d’un mari riche, d’un compte en banque plein aux as ou encore d’une villa pour se considérer heureux. Bien sûr, chacun de ces éléments peut, d’une façon ou d’une autre, contribuer à équilibrer un aspect de notre vie. Mais il suffit que l’on perde l’un d’eux pour emprunter le chemin de l’angoisse et de la déception. La réalité est tout autre. C’est simple, commencer par vous déclarer heureux avant de verser dans la quête de la réussite. Si l’on attend d’avoir tout ce qu’on souhaite pour l’être, on risque de voir la vie passer devant nous à une vitesse telle que l’on n’aura nullement le temps d’en profiter convenablement. Et un artiste à la voix d’or et au talent remarquable de chantonner : « On passe le temps à faire des plans pour le lendemain, pendant que le beau temps passe et nous laisse vide et incertain. »

jeudi, 27 octobre 2016 18:58

Lettre Ouverte A Momar Ndiongue

Crise d'Interprétation

Dans une Lettre Ouverte publiée le 7 Mars 1994, Serigne Cheikh Tidiane Sy dénonçait la Crise d’Interprétation en ces termes : « Il n’y a de crime plus odieux que d’appliquer à une réalité un nom qui ne lui convient pas. C’est une sorte d’insulte destinée au ciel. » Un esprit buté ne peut et ne doit nullement s’aventurer à interpréter les discours d’un Chef Spirituel de la trempe de Serigne Moustapha Sy. Et vous fallait-il dicter tout ce tas d’inconvenances pour arriver à faire croire que l’homme est incohérent dans sa démarche ? Et le plus triste encore reste le fait que vous ayez pour cible un Responsable Moral dont chacune des paroles ou paraboles ne cesse de peser sur la conscience collective, et ceci d’année en année. Qu’il fascine ou qu’il dérange, il reste l’un des leaders à avoir formé une génération d’hommes spirituellement fort, intellectuellement bien servis et socialement utiles.


ET ENCORE UNE HORREUR MEDIATIQUE !
Il faut être un pur produit de « l’Horreur Médiatique » pour oser s’inviter dans le cercle des hommes les plus savants du commun des mortels. Le Coran dénonçait l’ignorance des savants avec un ton qui attirerait même l’attention d’un néophyte en ces termes ; « Et malgré leur savoir, ils agissent en égarés. » Il ne suffit pas de disposer de diplômes universitaires ou d’avoir versé dans de hautes études de journalisme pour pouvoir interpréter les dits d’un homme dont le verbe sublime et les volontés confirmées surpassent de loin les esprits rachitiques.
Dans votre Article de ce Lundi 26 Septembre sur Dakarmatin, le premier aspect qui choque reste le fait d’évoquer une dichotomie. Si Serigne Moustapha Sy reste « scotché », comme vous le dites, à la fois à la politique et à la religion, c’est parce que ces deux domaines sont liés à l’image d’une feuille de papier dont il est toujours impossible de dissocier les deux faces. Tout musulman initié à l’Histoire Sainte sait parfaitement que le Prophète de l’Islam (psl) a été à la fois Chef Politique & Guide Religieux. L’on se souvient encore de son choix de soutenir les chrétiens dans ce domaine au détriment des perses. Quand on enfourche le cap de propagateur de la Philosophie Mahométane, on ne peut faire autrement. Si vous préférez plutôt l’atmosphère des bibliothèques ou s’entremêlent les récits en plusieurs tomes de l’histoire de la Conscience Universelle, je vous renvoie au christianisme avec le clergé. Il a fallu que des hommes malintentionnés comme Constantin 1er s’empare du pouvoir à Rome pour que le mariage de raison entre la politique et la religion passe à une simple alliance conjoncturelle. Phénomène qui s’observa, avec l’évolution, partout dans le monde et dans les trois religions révélées. Il est bel et bien l’affaire des hommes politiques et non celle des hommes religieux, qu’ils soient d’appartenance chrétienne, musulmane ou juive.

NDIGEUL ET AUTRES HISTOIRES
Serigne Moustapha Sy n’est pas que le guide de « betes éléctorales » comme vous dites-Il faut être d’une arrogance démesurée pour parler de la sorte,- il est aussi un leader d’opinions qui sait éclairer le chemin de milliers de Moustarchidines pour éviter que pas mal de chefs politiques parsèment leur chemin d’embuches. Quant au Ndiguel dont vous faites allusion, vous versez dans une incohérence pour une raison assez simple : quand on se déclare disciple d’un guide, on en fait un « directeur de conscience »….A quoi bon vouloir se faire orienter pour bénéficier d’une source de grâce et en même temps être libre dans ses choix dans le cadre du vote? Et votre ton montre parfaitement que vous faites des guides cités des « citoyens ordinaires » dont on en a « marre-à-bout », alors laissez leur donc le droit de créer une organisation politique, parce que vous savez autant que moi que ceux dont les sénégalais ont marre, c’est plutôt les adeptes de l’obscurantisme politique. Et tenez-vous bien ! Un ndigeul ne se prononce pas de la sorte. Il passe par des « canaux de communication» que vous êtes loin de maitriser. Un de vos ainés journalistes soutenait d’ailleurs qu’on n’enseigne pas la communication à un Moustarchidine, puisque le cadet du Mouvement sait où et quand recevoir une information. Aussi « Dougnou Gaganetiko thi Mbédd » (l’opinion publique ne peut leur servir de source). Ne confondez donc pas témoignage et consigne de vote.
Ce qui demeure choquant dans vos écrits, c’est surtout le fait que vous n’avez compris, encore moins interprété aucun des discours de Serigne Moustapha Sy, mais plutôt les titres à la Une des journaux, et ceci depuis 1993. Et un savant arabe du siècle passé de rétorquer : « Les lieux ou s’exposent les journaux sont devenus des espaces ou la dignité des âmes honnêtes se vend à des prix défiants toute concurrence. » Et que dire à l’ère des réseaux sociaux et autres sites d’actualité ? Les propos de l’oiseau téméraire face aux menaces de Salomon avaient été interprétés comme suit par Serigne Moustapha Sy : « Je viens, de ce pas, vous fournir une information vérifiable, vérifiée et de source sure. » Il faut être vacciné contre la jalousie et les « mixtures » de mensonges et d’indignité pour pouvoir prendre le temps d’écouter et de reporter dignement les dits d’un guide spirituel. Autrement, on ne peut avoir pour sources, et donc pour recours, que des coupures de presse recueillies çà et là, et qui en disent beaucoup sur la promotion de la médiocrité. Le fait que vous soutenez que le guide en question s’adressait à ces disciples dans une conférence de presse en dit beaucoup sur votre ignorance de la méthode de l’homme.

IL EST VRAI QUE LE RIDICULE NE TUE PLUS
C’est triste de voir à quel point la Crise de Mémoire sévit dans ce pays. Comment est-ce que le Livre d’Abdou Diouf pourrait-il servir d’élément justificatif dans cette démarche ? Même les anciens collaborateurs de « l’homme au destin démagogue » ont témoigné de l’incohérence qui peignait le contenu de ces feuilles. L’on sait que de 1988 à 1995, d’aucuns se demandaient si Serigne Cheikh Tidiane Sy n’avait pas pris un bail pour la postériorité. C’est seulement le 8 Avril 1995 qu’il refaisait surface, suite à une demande de Serigne Moustapha Sy, pour une conférence publique au CICES. L’on sait aussi que la réaction de Serigne Moustapha Sy, que vous jugez hostile à l’égard d’Abdou Diouf, faisait suite au journal crée de toutes pièces et publiant à la Une des propos injurieux à l’égard de l’homme au Djelaba, complot que le régime de l’époque avait tramé. Et vous dites vrai. Le ridicule ne tue plus, du moins il ne le faisait pas lorsque le Président Abdou Diouf, que vous citez, soutenait dans son ouvrage qu’il a été comme « inspiré », un soir, du fait qu’Al Maktoum allait le laisser tomber. Et oui ! Les politiciens sont les vrais marchands d’illusion pardi !
Et en citant Serigne Moustapha Sy, vous évoquez la chose politique à l’image d’un jeu d’échec et de la stratégie dans lequel il tente en vain d’être toujours le premier à jouer sur un nouveau registre. Il faut aller demander à ceux qui soutenaient que le D.M.W.M est un mouvement illicite et illégal s’ils sont arrivés à le dissoudre ; ou mieux, faire de vos accointances avec les socialistes un socle pour rapprocher Ousmane Tanor Dieng, et l’interpeller sur le fait qu’il ait soutenu que Serigne Moustapha Sy et Serigne Cheikh Tidiane Sy sont les seuls guides religieux devant bénéficier du droit de prendre parti dans l’arène politique, puisque c’est l’histoire de ce pays qui leur a attribué un tel mérite. Et à quoi bon vouloir s’improviser avocat du diable, au risque de refuser le fait que pas mal de votes dans ce pays étaient loin d’être transparents ?

VOUS AVEZ DIT DESILLUSION ?
Vous évoquez un terme que Serigne Cheikh Tidiane qualifie comme n’étant nullement dans son jargon, celui de désillusion. Aucune réalité ne peut surpasser la logique de ces hommes, encore moins celle de leurs disciples nourris à la sève de l’enseignement prophétique. Vous dites de quelqu’un qui s’est déclaré, il y’a de cela une dizaine de jours, «enfant gâté du ciel », qu’il a soutenu être un « looser ». Tant s’en faut. C’est parce que chez vous, les « winners » sont ceux qui gagnent des élections tout en continuant à perdre la confiance des sénégalais et en n’arrivant guère à servir correctement le peuple.
Laissons aux sénégalais le soin d’interroger convenablement leur conscience et de choisir leur camp. Un « marchand d’illusion » peut être encore plus raisonnable qu’un esprit rachitique qui met sa dignité aux enchères, histoire de ternir l’image des âmes honnêtes. Et si vous vous engagiez à mener une lutte plus noble, celui évoqué par le tonitruant Jean François Kahn, de combattre l’Horreur Médiatique tout en promouvant l’Honneur Médiatique ? Et si vous vous battiez pour que chaque journaliste de cette nation qui nous est très chère puisse avoir l’intelligence de son langage à l’élan séducteur et non instructeur ? A moins que la prophétie des frères Goncourt n’ait sa place ici : « Dans le journalisme, le malhonnête est celui qu’on paie pour avoir l’opinion qu’il n’a pas. » Ce qui mène forcément à la logique de Jules Janin : « Le journalisme mène à tout, à condition d’y sortir. » Faites vos jeux Momar Ndiongue, s’il vous reste encore un peu de logique et de bon sens à l’esprit.

                                                                                                                                                                                                               Maam Cheikh

                                                                                                             Un Homme d’Ouverture Remarquable
D’aucuns aiment à citer ses relations avec les guides de la Tariqa à l’image de Serigne Abdoul Aziz Sy Dabakh, de Thierno Mountaga Tall, de Serigne Amadou Dem, mais aussi de Serigne Souhaibou Mbacké, de Serigne Fallou Mbacké et de Djily Mbaye, dans le cercle du mouridisme. L’étoile de Nguick, qui n’a cessé de faire briller sa lumière pour permettre à ses disciples d’en faire autant, s’éteignit le lundi 2 Juillet 1990, précieux jour d’Arafat (9ème jour du mois de Zoul Hidja)  dans sa demeure qui fait aujourd’hui office de mausolée, laissant derrière lui des réalisations d’envergure : l’Institut Islamique le plus monumental de l’Afrique Occidentale, des villages édifiés par lui-même et  des mosquées à Louga, à Saint Louis et dans le Saloum. L’incarnation de la sainteté qu’il représente depuis toujours demeure un symbole pour la Tariqa et, partant, pour la communauté musulmane en général, dans laquelle on spécule beaucoup sur la quête de la grâce divine. Que sa lumière puisse à jamais rester une lanterne pour éclairer le chemin de son vénéré Khalife Serigne Mansour Sall.

                                                            Serigne Mansour Sall : Un Centre de Rayonnement de La Continuité de l’Oeuvre du Saint Homme
Aujourd’hui, le vénéré Serigne Mansour Sall dresse le portrait d’un héritier atypique dont le parcours devrait inspirer tous ceux qui sont nourris à la sève de l’enseignement de Serigne Abass Sall (RTA). Tout comme ses contemporains, il a eu à effectuer des études coraniques avant de se rendre en Tunis pour des études secondaires puis universitaires sanctionnées par une licence en Théologie. L’Egypte fut aussi sur sa ligne de mire, puisqu’il y effectua une thèse en philosophie islamique intitulée Thèse L’ame Chez Avicenne, et rédigée dans la langue arabe. Il se rendit ensuite chez nos frères de la Métropole. La France, puisque c’est d’elle qui s’agit, accueillit le saint homme qui tint, à la prestigieuse Université de Sorbonne, une autre thèse, cette fois-ci sur le Tidjanisme au Sénégal, sanctionnée par un doctorat en philosophie islamique.
De retour au bercail, il enfourche le cap de Professeur, d’abord à Charles de Gaulle, puis au  lycée Lamine Gueye. Par la suite, il devient Chef de Département de Recherche à l’Institut Islamique de Dakar. Homme de lettres,  il a à son actif des ouvrages de référence dont  les réalités mystiques de Seydina Cheikh Ahmad Tijany (RTA), le soufisme, avantages et inconvénients, actuellement sur le marché, et bientôt un sur les rapports de l’homme avec la civilisation et la religion  (en arabe « Al Insànou Baynal Hadaraty Wadiine »). La Ziara de Nguick se tient annuellement sous son égide. Cette année, elle sera l’occasion pour l’érudit de traiter de thémes aux dimensions magistrales dans des domaines tels que le Soufisme, l’Unicité de Dieu et l’Islam face aux défis contemporains.

                                                                                                                                                                                                                                  Maam Cheikh

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