Maam Cheikh

Maam Cheikh

«  Au nom de Dieu, se manifestant à travers la grâce déposée aussi bien dans l’infiniment grand que dans l’infiniment petit. » Il faut être le fils de David, ce prophète à qui le ciel rend hommage pour son dévouement en tant que son digne représentant sur terre, pour pouvoir prononcer une formule aussi sensée.

Salomon reflète l’infiniment grand, de par sa noblesse en tant que roi et sa sagesse en tant que prophète. Sagesse qui prouve parfaitement le fait qu’il soit le digne héritier de David, dont l’œuvre inspire Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy dans sa philosophie de l’action qu’il résume ainsi : « J’admire beaucoup plus les apôtres que les édificateurs de pyramides. Mais s’il y’a les deux réunis en un seul, c’est encore mieux. Dieu rend hommage au roi David parce qu’il est à la fois prophète, architecte, ténor et poète. »Houdhoud est sans nul doute l’infiniment petit dans ce contexte. Mais sa taille microscopique est associée à une mission grandiose, parce que promu au rang de membre des services secrets du Roi.

«  Je viens, par là, vous fournir une information vérifiable, vérifiée et de source sure. » Cette affirmation, tenue par cette créature que les propos mensongers rebutent, a donné à une histoire sainte une tournure remarquable. L’oiseau, plus connu sous le nom de huppe en français, venait de ce pas confier à  « son seigneur » l’existence d’un royaume dans lequel s’entrevoit le règne de la justice et de l’équité, avec à sa tète une femme. Ce fut là le début d’une aventure passionnante qui ne cesse d’inspirer les grands de la pensée. «  Seule la sagesse peut être considérée comme le tremplin qui puisse mener ce lien, parce que revêtant les traits de noblesse voulus », précise Serigne Moustapha Sy.

C’est l’histoire passionnante d’une rencontre de deux royaumes qui émerveillent les férus de récits magnifiques. Royaumes dont les implantations sont loin d’être soumises à des réalités plutôt ubuesques. Salomon avait pour premier conseillé le Seigneur des cieux, et la Reine de Saba un conseil de dignitaires. La Prophétie et la Royauté-ou pour les esprits ouverts de notre époque la sainteté et le  pouvoir politique- ont ceci en commun : un désir ardent de maintenir l’équilibre pour le bien de la conscience universelle. Ce que l’homme à la djellaba enseigne d’une façon assez simple en ces termes : « Ce qui est valable pour un comportement religieux l’est aussi pour un comportement politique. » Ces deux entités n’ont-elles pas été une et indivisibles ? Même l’église, avec le « règne du clergé », avait épousé cette logique. Le parcours de Joseph (Youssouf), prince d’Egypte, et l’épopée de l’Etoile de Médine, chef politique doublé d’un stratège émérite, en sont de parfaites illustrations. Il a fallut que des esprits simples saisissent une arme aussi redoutable que le fameux « diviser pour mieux régner » pour que tout s’écroule. Au Sénégal, l’on se demande toujours si les rapports entre chefs politiques et guides religieux ressemblent à un mariage de raison ou frôlent une alliance conjoncturelle. D’aucuns veulent écarter « Serigne Si » (les guides religieux) des instances de prises de décision et autres implications dans les affaires de la cité.

C’est la croisée de deux êtres qui s’opposent de par leurs croyances. En effet, l’on ne peut vénérer que ce que l’on connait parfaitement. Et si la Reine de Saba voue une foi pour le soleil, c’est parce qu’elle méconnait le Dieu de Salomon, celui là qui a crée cette étoile pour qui elle se prosterne. Au-delà de son fameux « tu m’aimes, moi pas encore »-, il y’a un défi de taille pour Salomon. Seule une lettre de créance avec pour source d’inspiration le livre saint est à même d’intimider le moi profond de Balqis. Et le Responsable Moral des moustarchidines d’évoquer la formule prononcée en guise de référence au ciel.

« Au nom d’Allah, le clément, le miséricordieux, ne soyez pas hautain et venez à moi en toute soumission», nous sert-on littéralement comme traduction des versets 30 & 31 de la Sourate An Naml (les fourmis). Et Serigne Moustapha Sy de révéler le cachet symbolique qui s’entrevoit dans ces nobles écritures. «  Il s‘agit ici de la convention devant lier Salomon et Balqis. L’exception dans l’écriture se trouve dans le fait qu’une lettre alif précède le bà, avec pour significations Allah et la création. On attribue à celui-ci le titre de protecteur alors que celle-là est soumise au fait de suivre un chemin tout tracé par le divin, l’intégralité de ses actes devant être conforme à la volonté céleste.» Cette dernière conception demeure une dimension de la religion qu’Al Maktoum évoque en faisant référence à une attitude de la créature à l’égard de son créateur. Attitude à la fois raisonnable et raisonnée. Et cela demeure crucial en matière de gestion du pouvoir.

Le Dieu de Salomon condamne le pouvoir de destruction, et sa miséricorde est une source sûre pour ses élus, « ces pionniers devenus plus intelligents que le commun de leurs pairs, bien qu’ils aient grandi et évolué dans un même cadre », affirme l’auteur de « dàa al bilàd » à son auditoire. Cette seconde voie n’a rien à voir avec l’accumulation de connaissances livresques. Un souffle divin y réside depuis toujours. Et Salomon de confier : « Mon geste, en tant que prophète et roi, a pour centres de rayonnement les œuvres du chef suprême de la communauté des Prophètes, symbole de la miséricorde divine pour sa communauté (bil mouminina ra oufou rahim), et Ibrahim, père des croyants. »

La sagesse de Salomon devrait inspirer l’humanité toute entière. Elle demeure sans nul doute méconnue des adeptes des défis d’ordre mondain, ces impénitents qui rivalisent en termes de nombre grandissant de disciples. Sedyil Hadj Malick Sy (rta) a préféré prier pour que sa communauté puisse faire partie intégrante de la  minorité de qualité tant convoitée par le ciel. Serigne Babacar Sy (rta), lui, a invoqué Dieu de l’épargner de la paix superficielle, source des tracasseries de l’être dont la volonté est comme endormie. La « fusion de ces deux concepts » ne pourrait s’inspirer que de la Sourate de l’Ouverture (Alam Nachrah), histoire de trouver aux moustarchidines une référence dans leur geste à l’élan spirituel, afin que les cœurs soient apaisés, les fardeaux symbolisant les difficultés de notre époque éliminés, et que chaque action puisse être à la fois rémunératrice et constante.  

Maam CheikhC

Chroniqueur/ Consultant en Communication

SENPRESSE.COM

mardi, 19 dcembre 2017 11:31

GEREZ VOS EMOTIONS & REUSSISEZ!

Les grands de l’Egypte se réunissent, avec pour ambition d’échanger sur l’ingéniosité qui a fait les pyramides. La question est la même pour tous : comment, sans d’énormes engins, des êtres humains sont-ils parvenus à déplacer des briques d’envergure aussi imposante? Tous finissent par tomber d’accord sur deux faits : les ouvriers en question n’ont été nullement assujettis à des contraintes tendant à les faire travailler de force, et non plus à des éloges magnifiant leurs gestes. Cette démarche de bâtisseurs méconnus de l’histoire est ce qu’il y’a de plus essentiel en leadership : arriver à diriger avec tact et humilité.

Steve Jobs de Apple, Mark Zuckerberg de Facebook, Kabir Mbodj de Tigo ou encore Babacar Ngom de Sedima ont un point en commun : c’est cette faculté tendant à apprivoiser ses émotions, notamment par le développement de ce qu’on appelle l’intelligence émotionnelle. C’est ce qui fait la particularité des grands leaders. En affaires, entrepreneur comme employé, vous aurez besoin d’y accorder un grand intérêt, afin d’en faire autant en termes de réussite, mais aussi d’arriver à inspirer les autres.

Le monde a évolué pendant des lustres avec une seule et unique conception : le quotient intellectuel est ce qui détermine la réussite des grands entrepreneurs. Aujourd’hui, la philosophie héritée est tout autre. Ce qui fait, au-delà des diplômes, compétences et titres acquis, que l’on atteigne tout ses objectifs, est lié à la gestion de ses émotions.

Ce qui demeure essentiel dans ce domaine, c’est qu’en plus de savoir ou l’on va, l’on sait d’emblée créer de l’énergie en soit pour y accéder. Etre un leader, c’est savoir se connaitre. Cela passe nécessairement par l’intégralité des techniques qui permettent de se cerner. Se connaitre, c’est s’explorer ! Ce qui passe indubitablement par une conscience de ce qui suscite ses émotions. Un leader, en entreprise, devrait commencer par accorder de l’importance à ce qui le rend stressé, énervé ou même motivé ! Positif comme négatif, ceci demeure crucial ! Nous ne sommes plus à l’ère d’une raison nègre et d’une émotion hellène. Ici aussi bien la raison que l’émotion servent à découvrir sa vraie identité, quelque soit son origine !

Se connaitre est essentiel pour pouvoir passer à une autre étape : avoir confiance en soi. En matière d’affaires, ce sont souvent ceux qui se méconnaissent qui peinent à avoir confiance en eux-mêmes. Un leader au vrai sens du terme sait se créer un « cocon positif » dans lequel il évolue. Cela commence par le fait de bannir les préjugés et croyances qui veulent que l’on ait toujours une conception erronée des réalités à chaque fois que l’on fait face à un défi.

La conscience des autres est essentielle chez le leader. Quoi de plus grave que de vouloir exceller sans tenir compte des autres ? Collègues, associés, fournisseurs, clients, partenaires, employés…ont leur rôle à jouer dans cette évolution du leader que vous êtes. Il y’a surtout l’empathie, qui veut que l’on tienne compte des émotions des autres. Si « créer d’autres leaders » est essentiel pour qui souhaite être influent en termes de leadership, il n’en demeure pas moins qu’une compréhension des moindres gestes de l’autre ferait l’affaire. Cela passe par l’attention, le sens de l’écoute et une dose d’indulgence. Et il y’a l’aptitude sociale, cette faculté qui veut que vous ayez un esprit d’équipe remarquable. Les « groupes » ont des philosophies qui leurs sont propres en fonction de leurs origines, ethnies d’appartenance, croyances religieuses, niveau d’étude entre autres. Il n’y a rien de plus fructueux que le fait de bénéficier d’une diversité dans un groupe, à moins que l’on sache en tirer profit !

 

Maam Cheikh          

 Le sort du maire de Dakar, Khalifa Sall préoccupe l’Hexagone. Selon Rfi, le Conseil de Paris a adopté un «vœu» mardi 12 décembre, visant à créer un « Observatoire international des maires en danger », citant notamment en Afrique des maires ou des élus locaux de Madagascar, du Bénin, du Niger… Et plus particulièrement le maire de la capitale sénégalaise, cité nommément.

Patrick Klugman, chargé des questions internationales et de la Francophonie à la mairie de Paris en dit davantage : « Nous nous sommes aperçus qu’il y a un certain nombre de maires qui sont poursuivis en justice, non pas pour les faits qui leur sont reprochés, mais en vertu de la position politique qu’ils occupent en tant qu’édile, en tant qu’élu local, en tant que maire. Et évidemment, nous suivons attentivement la situation de Khalifa Sall que nous connaissons bien à Paris Ou plutôt la dégradation de sa situation et la manière dont on veut le juger, avec une certaine précipitation, prouve que la poursuite à son encontre n’est pas naturelle.

Le député-maire de Dakar doit être jugé demain jeudi. Khalifa Sall et sept de ses collaborateurs sont accusés d’association de malfaiteurs, de détournement de deniers publics et d’escroquerie portant sur 1,8 milliard de francs CFA (2,7 millions d’euros.

Rfi

mardi, 05 dcembre 2017 14:51

DEPOT DE CAUTION POUR KHALIFA SALL

 Khalifa Sall peut retrouver le sourire. Il peut envisager son élargissement provisoire sous peu. Ses conseils vont déposer ce mardi la caution qui pourrait lui permettre de bénéficier d’une liberté provisoire.

“Je confirme que les conseils de Khalifa Sall ont rassemblé la caution. Ils vont la déposer ce mardi devant le juge d’instruction”, a déclaré lundi, dans la soirée, sur Rfm, le maire de Patte d’oie, Banda Diop.
Selon lui, il y a un élan de “solidarité partagé” par tous les Sénégalais “épris de justice” qui ont effectivement contribué à cette caution. A cela, il faut ajouter précisément ses proches, des marabouts qui ont contribué au point de permettre de rassembler la somme.

Le maire de Dakar, Khalifa Sall, a été inculpé le 7 mars 2017 notamment pour détournement de fonds publics, et placé sous mandat de dépôt. Les chefs d’inculpation retenus à l’encontre de Khalifa Sall sont ceux «d’escroquerie portant sur des deniers publics, de détournement de deniers publics, d’association de malfaiteurs, de blanchiment de capitaux », a affirmé l’avocat, Me Bamba Cissé.

Le 3 mars, le procureur de la République de Dakar, Serigne Bassirou Guèye, avait annoncé lors d’une conférence de presse qu’une information judiciaire allait être ouverte contre Khalifa Sall, évoquant un détournement de 1,8 ùilliards de FCFA. Un rapport de l’Inspection générale d’Etat (IGE) indique que des fonds d’un montant de 1,83 milliard de FCFA ont été « pris des caisses » de la Ville de Dakar « sans justification », avait expliqué M. Guèye.

XALIMA

mardi, 05 dcembre 2017 13:47

LETTRE OUVERTE A MADIAMBAL DIAGNE

Chez nous, il y’a plus d’un demi-siècle, les colonisateurs avaient pour alliés des « fortes gueules » qui n’avaient pour seule arme que des injures proférées contre leurs semblables. Avec pour « salaire » des biscuits, du vin et du sucre, ils soutenaient le blanc contre leurs propres frères nègres. Aujourd’hui, ce sont les petits fils de ces énergumènes aux sermons sataniques qui, l’on ne sait pour quelle raison, s’en prennent aux religieux.

 

                                                                                             UN « THEATRE MEDIATIQUE » DES PLUS RIDICULES

 La logique coloniale demeure une source d’inspiration pour vous, Madiambal Diagne, au point qu’en vous lisant, je me demande si je n’ai tout simplement pas voyagé dans le temps, histoire d’atterrir de façon ubuesque devant un chef nègre qui n’hésite pas à vendre son frère de sang comme esclave pour quelques pièces de monnaie. Votre physionomie et votre façon d’écrire devraient sans nul doute convenir aux nostalgiques du passé !

Les attaques contre Serigne Moustapha Sy sont assimilables à celles tenues contre un guide religieux d’appartenance chérifienne au siècle passé. L’histoire nous est contée avec intérêt par Al Maktoum. Les colonisateurs l’avaient menottés, et l’emmenaient pour l’exécuter. Dans toutes les grandes avenues de la ville, il y’avait des personnalités sénégalaises de toutes catégories, corrompues, à qui  l’on avait exigé de s’accoutrer élégamment, histoire de « célébrer l’injustice ». Et le Chérif d’éclater de rire en voyant tout ce théâtre, comme pour leur dire qu’il s’agissait d’une comédie pure et simple ! Là encore, les petits fils de ces traitres rongés par la honte ce jour continuent de verser dans une pure comédie à l’égard des religieux.

Les descendants de ceux qui avaient insulté le Prophète ne s’étaient-ils pas pris à l’Imam Bousri ? A défaut des « lundi de Madiambal », avec vos chroniques sans nul doute lus par d’aucuns dans le journal le quotidien, nous allons fêter « la Chronique de Maam Cheikh », car le chroniqueur que je suis est votre cadet de plusieurs décennies, mais est imbu d’une haute science et d’un enseignement qui surpassent de loin votre niveau intellectuel.

 

 

                                                                                                         UN LANGAGE DE LA RUE SOUTENU

Quand on s’acharne sur la philosophie d’un homme, il convient au préalable de la maitriser. A quoi bon user de termes qui demeurent méconnus de l’élite moustarchide ? Vous faites dans de l’escroquerie morale, d’autant plus que vous n’écrivez point à un niveau qui puisse interpeller un guide de la trempe du fils d’Al Maktoum. « Chef Religieux », « Prêche », « Buzz »…Il y’a lieu de se demander pourquoi est ce que les structures mentales de la plupart des journalistes restent immunisés contre la noblesse et la dignité, préférant enfourcher le cap « d’enfant de la rue» !

Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy écrit : « Le mot marabout m’a toujours rebuté. Je l’ai toujours considéré comme une expression berbère sinon barbare. Je l’ai dit à Senghor qui en riait comme un enfant. Et il a mis à la place ce fameux chef religieux. Encore un sobriquet aussi exécrable que tout autre ! »

Il faut être un néophyte pour s’adresser à un Homme de Dieu en ces termes. Pire encore, vous souhaitez lui dicter des inconvenances que vous tenez pour urgentes. Vous voulez qu’il « prêche la religion et la morale. » Qu’entendez-vous par religion ? Vous prônez une chose que vous méconnaissez. Chez nous, c’est les piliers de l’islam qui sont connus, mais l’islam en tant que tel ne l’est toujours pas. Quant à la morale, je me demande comment est ce qu’elle pourrait trouver de place ici pardi !

 Lisons Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy : « Le rendement d’un cerveau dépend de la société dans laquelle il évolue et dont il est l’élément pensant. » A force d’évoluer dans un environnement ou l’idiotie prend le dessus sur la lucidité, l’on ne peut user que de langages de la rue ! Comment est ce qu’un journaliste de votre trempe peut-il user du terme « buzz » ? Même les animateurs de télévision gérant des joutes oratoires ont cessé de s’exprimer de la sorte.

 

                             

                                                                                    L’OBSCURANTISME POLITIQUE EST D'ACTUALITE

Le bavardage auquel vous faites allusion est pire dans la sphère que vous défendez, celle politique. Excepté la mise au point concernant l’affaire Khalifa Sall, Serigne Moustapha Sy n’a évoqué que la pensée Mahométane durant toute la nuit du Mawlid. Ce qui vous gène est sans nul doute ses propos à l’égard du régime au lendemain, dans le cadre de la Ziara. Sachez que si ce pays se perd encore dans les dédales d’un déséquilibre, c’est en partie du à l’obscurantisme politique ! L’intégralité des événements qui se sont déroulés dans ce pays le montrent. Cependant il faut autre chose qu’une lanterne pour éclairer le chemin de celui qui prétend ne pas voir en plein jour. Un chef politique sénégalais disait : « Il y’a des gens qui sont tellement bêtes qu’il leur est impossible de tirer leçon d’un événement afin de prendre les décisions qui s’imposent. »

 

                                   

                                                                                      EVENEMENTS DE 1994: DEVOIR DE MEMOIRE

Pour en venir aux événements de 1994 et à l’arrestation de Serigne Moustapha Sy, j’ai comme l’impression que vous jouez sur la conscience de vos lecteurs en prétextant une dualité état-moustarchidine. En effet, ce qui s’est passé a eut pour soubassement ceci : Un Etat qui refusait de céder la place à ce principe qu’est l’alternance, une opposition engagée qui soutenait «s’être fait voler ses suffrages », un peuple sénégalais inerte face aux inconvenances provenant du régime étatique et un Mouvement attaché aux grands objectifs du siècle, et ceci dans un élan spirituel, et enfin un guide religieux aux enseignements ayant toujours transcendé les réalités communément admises, Serigne Cheikh Tidiane SY. Exclure l’un de ses acteurs serait trahir le devoir de mémoire que ces événements méritent. Et le poète arabe d’évoquer l’arrestation de Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy jadis en ces termes : «  On lui a fait ce qu’on avait fait au prince des croyants Youssouf ! »

Je suis sur que vous n’oserez pas vous attaquer à la légitimité des propos d’Al Maktoum à l’égard de Serigne Moustapha Sy et de son mouvement :

« Serigne Moustapha Sy a eu des résultats dans un domaine assez complexe : La spiritualité. Les lumières ayant émanées de ce cadre ne peuvent nullement être éclipsées par de petites ombres d’adeptes de la politique politicienne. »    

Serigne Cheikh Tidiane Sy, 29 Janvier 2000 Au Cices, Conférence Sur Le Thème « L’Unicité de Dieu »

« Mahomet (psl) n’a-t-il pas apporté son soutien aux chrétiens au détriment des perses ? Serigne Moustapha Sy n’a pas à avoir de « repentir », son choix est à la fois juste et fondamental ».

Lettre Ouverte Adressée à Maitre Abdoulaye Wade, 9 Janvier 1994

Les archives sont toujours là et je peux vous les remettre en tète à tète.

Vos propos montrent surtout que vous n’avez point écouté avec une oreille attentive le discours de Serigne Moustapha Sy. Il n’a point prétendu faire partir Yayah Jammeh, mais plutôt cité le fait qu’il ait accepté de quitter la Gambie sans que le pays ne soit à feu et à sang.

Quant à la conférence dont vous faites allusion en citant Sorano, votre informateur de menteur s’est trompé de lieu. Serigne Moustapha Sy n’a tenu de conférence à Sorano que…dans vos rêves ! Si vous dites aussi que ce public a oublié ce que le Responsable Moral a pu dire en mars à propos de l’arrestation de Khalifa Sall, c’est que vous ignorez la mise au point qu’il a du faire dans son discours du soir du Mawlid. Et vouloir s’insurger entre lui et son auditoire est une volonté satanique pure et simple. Cela n’aurez nullement effleuré votre esprit si vous êtes croyant musulman.

 

                                                                          SERIGNE CHEIKH AHMED TIDIANE SY,  CETTE LEGENDE VIVANTE

 L’intimité mystique liant Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy à Serigne Mouhamadoul Moustapha Sy est d’un domaine qui dépasse vos prérogatives. Et votre profil de néophyte peut être facilement cerné puisque vous parlez ici de « distance »…encore un concept méconnu des Hommes de Dieu.

C’est l’histoire d’un homme qui fut pris d’une excitation distinguée en devant accueillir Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy pour une causerie à Keur Dieumb. Face à l’homme de Dieu, il lui serra la main, le regarda droit les yeux et lui confia : « Serigne Cheikh ! Nous nous voyions quotidiennement ! Actuellement, si ce n’est annuellement dans le cadre de la Conférence de Keur Dieumb, nous ne bénéficions plus de ce privilège. » Et Al Maktoum, le sourire aux lèvres, de faire baisser ses lunettes pour regarder à son tour son inconditionnel, et lui préciser : « Le seul privilège qui vaille est que je puisse continuer à faire profiter de vos âmes de la source Mahométane. » Et là encore, l’on vous pardonne votre insuffisance. Insuffisance qui fait que vous évoquez le terme « défunt » à l’égard d’un Homme de Dieu dont le poids de la présence pèse encore lourdement dans la conscience des Moustarchidines, et ceci pour l’éternité.

 

                                                                                                AMBIGUITES DE LA POLITIQUE POLITICIENNE  

Quant à la chose politique qui vous excite tant et point que vous vouliez donner raison à un élu sur un religieux, cessez de jouer la carte du gain et de l’échec, l’ampleur des événements ne se mesurant point aux résultats suite au vote, mais à ce qu’on fait du pouvoir ainsi obtenu.

 Senghor l’avait compris, lui qui murmurait assez souvent : « En tant que Chrétien, j’ai toujours préféré une belle mort plutôt que de m’emparer d’un pouvoir qui ne m’appartient pas ».

Vous citez surtout une chose qui n’arrivera point : voir le chef de parti de l’APR dormir tranquille. Au Sénégal, on ne peut nullement être en paix quand on détient le pouvoir…On souffre beaucoup plus que le sénégalais lambda qui cherche à se payer un riz au poisson pour midi. Ce dernier a la conscience aussi limpide que celui d’un homme qui souhaite être à la tète d’un peuple aussi difficile à cerner que le notre, surtout quand ceux qui doivent sauver l’honneur, parce qu’intellectuels de votre trempe, versent dans le langage de la rue et l’indiscipline.  

 

                                                                                             LE DRAPEAU MOUSTARCHIDINE FLOTTE TOUJOURS  

Les Moustarchidines sont épargnés de la confusion qui règne en maitre chez vous. Leur action politique est soutenue par le PUR, leur vocation médiatique par Mourchid Tv, leur contribution purement intellectuelle par l’Institut Université du Ramadan et celle spirituelle par le Dahira. Point de confusion. Nul besoin de transformer les champs de courses  en tribune politique. C’est qu’il est facile d’être dispensateur d’injures, mais difficile de pouvoir contester une vocation, nous enseigne la logique d’Al Maktoum.

Les « ruses du siècle passé » ont été dix fois plus sournoises que celles de ceux qu’un collègue appelle « les insulteurs de la république ». Et pourtant, le Mouvement Moustarchidine existe toujours.

«Que d’infiltrations dans des mouvements au Sénégal en 1993 ! Il n’y a que les Moustarchidines et le MFDC de la Casamance qui ont su y résister », nous raconte le Colonel Ndao, dans son ouvrage sur la gendarmerie qui a fait couler beaucoup d’encre et de salive. Ce n’est point votre logique coloniale qui pourra provoquer quelque chose mon vieux !

Un penseur rétorque : « Avant, on tuait par la pointe de l’épée. Aujourd’hui, on le fait par la pointe d’une plume.» Sauf qu’ici, votre « prétendue victime » est inaccessible. Tentez donc de m’écraser avant de pouvoir accéder à lui. Et je vous jure par le saint coran que le commun des journalistes de votre rédaction réunis ne sera nullement apte à le faire.   

 

PS : Tentez de répondre au « demeuré » que je suis, et avec une logique en parfaite harmonie avec notre ère. Nous sommes au 21ème siècle. Revenez sur la terre ferme !

 

 

Maam Cheikh

Chroniqueur

Senpresse.Com 

lundi, 04 dcembre 2017 17:43

LETTRE OUVERTE A MAMADOU LAMINE BA

On ne perturbe pas le protocole d’un responsable moral aussi influent pour des suggestions aussi ridicules. Il faut être assez préparé pour se mesurer à la grandeur de cet homme de dieu, et vous ne l’êtes même pas avec le chroniqueur jeune par l’âge mais mature par la conscience que je suis.

 

 

                                                                                                                La Médiocrité Comme Tremplin

 Je me donne le droit de rectifier le fluctuant que vous êtes. Bien sur, chez nous, en matière de politique, les chefs ont toujours compté sur des « fortes gueules » à l’image du « journaliste et communicant » que vous êtes. J’aurai préféré que vous usiez d’un article assez profond et pertinent pour que nos échanges soient plus passionnants pour les internautes. Mais votre médiocrité amplifiée par la haine à l’égard du plus charismatique des petits fils de Serigne Babacar Sy (rta) m’oblige à réagir.

Serigne Moustapha Sy a d’autres préoccupations que de se considérer comme le destinataire de votre fameuse lettre ouverte ! « On ne se sert pas d’une échelle en or pour cueillir des fruits entièrement pourris », disait Al Maktoum. Le tout peut être résumé avec pour source d’inspiration le concept tant convoité d’un sociologue américain : celui de l’escroquerie morale. La raison est simple : vous parlez à un guide auquel vous n’adressez pas la parole. Pour écrire à Serigne Moustapha Sy, il faut user d’une profondeur et d’une pertinence qui n’a rien à voir avec votre style assez médiocre-si style il y’a-dans votre façon d’écrire ! 

 

                                                                                                                        De Quel Coran Parlez-Vous ?

Vous aimez à citer le coran, même si je me demande toujours de quelle religion vous êtes. Pourquoi citez le livre saint alors que votre comportement a tout d’un mécréant ? L’honneur médiatique est un principe que je défends, l’horreur médiatique un mal que je combats. Celui-ci commence par le fait de diffuser des informations vérifiables, vérifiées et de sources sures, alors que celle-là demeure la porte ouverte à toutes les idioties qui puissent exister.

Seydina Alioune disait qu’il est des vérités qui renferment le cachet sombre et inquiétant du mensonge. Et Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy de rétorquer : « le coran exige qu’une information soit mise à nue afin d’éviter l’erreur fatale qui consiste à porter atteinte à la dignité des citoyens et des innocents. » Pour vous, cela devrait commencer par le fait de bien vous tenir informé sur le contenu du discours ainsi que le contexte.

Vous évoquez la nuit du Mawlid alors que c’est le lendemain, dans le cadre de la Ziara, que les propos relevant de la situation politique de ce pays ont été évoqués. Et il y’a que vous soutenez qu’il devait parler de la philosophie mahométane de la façon la plus symbolique qui soit. Là aussi, il y’a lieu de se demander si vous faites exprès d’ignorer tout ce qui a été conté sur le prophète (psl) pendant plusieurs tours d’horloge la nuit ou encore si vous évoluez toujours sous le joug d’un « manque d’informations en tant qu’informateur certifié » ! Enfin vous évoquez « un caractère invérifiable » dans le cadre des propos du responsable moral, alors que vous n’avez pas vous-même vérifiés ce qui a été dit de ce qui ne l’est pas.

C’est triste de voir qu’un journaliste de votre trempe confond une mise en garde à une menace, aussi sévère soit-elle. Il faut être doté d’un esprit aussi pervers que le tien pour pouvoir comprendre de la sorte. Le Prophète de l’islam se lamentait assez souvent du fait qu’il arrivera une époque ou les versets du coran ne pourront habiter le cœur de certains croyants, tellement qu’ils seront rongés par la jalousie, ce manque de foi qu’Al Maktoum trouve plus dangereux que la haine :  jalousie de voir un homme aussi influent que Serigne Moustapha Sy incarner les facettes les plus nobles que le divin puisse attribuer à quelqu’un, parce que Responsable Moral d’une communauté immunisée contre l’ignorance et la duplicité, Intellectuel au savoir et à la méthode authentique, Rénovateur ayant érigé un institut, une chaine de télévision et récemment un hôtel avec aucun soutien étranger ou étatique, président d’un parti politique dont l’aura ne cesse de s’accroitre au Sénégal et à l’étranger, entrepreneur qui a su réussir à la sueur de son front et leader charismatique et incorruptible aimé par une génération de 7 à 77 ans…Cela n’a rien à voir avec des mandats politiques dont la durée ne donne même pas le temps à l’élu d’être lui-même !

Le fameux «  Allah me suffit, il est le meilleur des protecteurs » que vous citez ne convient point dans ce contexte précis. A quoi bon demander la protection d’un Dieu dont le coran exige qu’une information puisse être vérifiée avant d’être diffusée, et dont le prophète (psl) soutient avoir horreur de la maladresse ? Vous incarnez les deux à la fois…demandez vous donc si vous suffisez à Allah, avant de le considérer comme recours pardi !

                            

                                                                                                            Vous Dites Vrai : L’Heure Est Grave, Mais…

« L’heure est grave !», dites vous, en soutenant qu’il s’agissait de votre slogan lorsque vous vous retrouviez avec les poches vides à l’université. Sachez qu’à la période durant laquelle vous l’évoquiez, d’autres, disciples moustarchidines à l’université, faisaient pareil, mais murmuraient toujours tout bas: « mais la gravité de l’heure ne saurait perturber la personnalité d’un musulman convaincu », principe appris dans la cause de Serigne Moustapha Sy. Mais il faut être « assez musulman » pour le savoir, et non un impénitent qui ne sait ou donner de la tete.

Le terme « opinion publique » revient assez souvent dans vos propos, et c’est parce que vous croyez en son existence. Sachez que les moustarchidines ont été nourris à la sève d’une pensée que rebute cette logique. Et Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy de s’insurger : « L’opinion publique n’existe pas pour moi, car je me suis crée une loi au dessus des lois sociales. »

C’est donc tout ce qui montre la différence avec votre maladresse : comment est-ce qu’un journaliste peut-il avoir comme source des commentaires de passagers dans un bus le matin pour pouvoir étudier un problème à fond ? Vous ignorez gravement le fait qu’au Sénégal, face à une citoyenneté modèle, les « gran’places » et autres discussions de rues ont pris le pas sur tout projet de société.

 

                                                                                                                       Que De Confusions !

L’histoire de la famille de Tivaouane et tout ce qui s’y passe actuellement est d’un domaine que vous méconnaissez. Ceux qui peuvent interroger l’histoire savent que des choix politiques différents ont toujours eu lieu dans la ville sainte. Cela n’a rien à voir avec le coté spirituel et confrérique. Serigne Abdoul Aziz Sy Al Amine disait des esprits butés de votre trempe qui voulaient attiser des sentiments de rivalité entre les guides que l’aveugle ignore la différence de couleurs entre tissus.

Et là encore, le malheur est que vous ne croyez ni en ce qui a été dit aux champs de courses, ni ailleurs. La preuve est que tout ce qui est religieux dans leurs propos vous rebute. Il n’y a que l’aspect politique qui vous excite tant.

Quoi de plus insignifiant que le fait que vous ayez cité la lettre de Mahomet (psl) à César ? Vous ignorez, en effet, que les valeurs ne sont valeurs que quand elles sont associées à la rigueur. Serigne Babacar Sy (rta) priait toujours Dieu de l’épargner d’une paix superficielle. Al Maktoum disait du ciel qu’il a testé le courage physique de son prophète en l’incitant à se défendre contre les imposteurs. Les quatre Khalifes de l’islam n’ont-ils pas été tués ?

Cessez donc de prônez une quelconque « corruption sentimentale » qui veut que le musulman sénégalais soit compatissant envers ceux qui sont aussi envahissants que Satan, comme s’il existait une barrière entre leurs cœurs et eux-mêmes. Ce n’est pas parce que vous citez des versets coraniques dont vous méconnaissez l’esprit que vos écrits pourraient avoir du sens.  

La neutralité n’est point votre tremplin. A vous lire, on sent que vous êtes de ceux qui évoluent dans une sphère politique moralement polluée, ces milieux dans lesquels l’impudeur, la trahison et les discours truffés de mensonges façonnent le militant. Ne perturbez donc pas le parcours de ceux qui usent d’une politique de la façon la plus « PUR » qui soit. 

 

                                                                                                        En ce Qui Concerne l’Aspect Mystique de La Chose...

Vous êtes tombés dans le même piège que le ridicule Gaston Mbengue qui, en confondant « marabout » et « homme de dieu », « pouvoir maraboutique » et « pouvoir mystique », a voulu sermonner Serigne Moustapha Sy et ses disciples alors que dans son entourage proche, l’impudeur règne en maitre.

Si vous ne fréquentez point le charlatan du coin qui vous exige de la monnaie moyennant un « miracle » pour changer vos conditions de vie, je suis convaincu qu’une personne en qui vous tenez beaucoup le fait, et ceci sans que vous ne le critiquiez. Et vos propos sont dangereux d’autant plus que ce n’est point le discours de Serigne Moustapha Sy que vous contredisez, mais plutôt la philosophie d’Al Maktoum. En effet, l’homme à la djellaba prédisait que l’on consulte « l’esprit protecteur » de tout homme politique avant de porter un quelconque choix sur lui, de la même façon qu’on le fait pour épouser une femme.

Les événements du 16 février 1994 étaient pourtant d’ordre politique, mais rien n’a empêché à Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy d’évoquer une quelconque mysticité : « En ce qui concerne l’aspect mystique de la chose, et dont se réclame l’ensemble des moustarchidines, et qui a pour centre de rayonnement la mémoire du Khalife Ababacar Sy, seul cet homme de Dieu peut régler le problème selon les règles de sa sainteté. » Eh bien sachez que cet « aspect mystique » de la chose est toujours d’actualité, que vous y croyiez ou pas, cela n’a aucune importance.

Refuser une quelconque mysticité en matière de choix politique, c’est aussi contredire l’existence de ce que le Coran désigne par « un bout de lumière par lequel Dieu oriente ses grands serviteurs ». Orientation qui fait qu’ils ne peuvent se tromper là ou un énergumène comme vous choisi des lascars comme chefs politiques.

J’ai toujours aimé le journalisme, mais demeure choqué par une certaine presse. C’est parce qu’il m’arrive de me demander souvent d’où certains prétendus journalistes tiennent leur gout effréné pour le mensonge.

 

                                                                                                                    Pour Un Ressourcement Purificateur

A quand ce Sénégal qui confiait au Tribun de Tivaouane ces propos : «Je veux redevenir un pays bon, solide, courageux, authentique, plein d’énergie, ne confondant point le sursaut d’une vaillante jeunesse aux sautillements d’un singe ivre de cognac » ? Pour lui, même le verset traitant de l’alternance sur le plan politique montre qu’il y’a des forces que les systèmes n’arriveront jamais à annihiler, et des lois qui témoignent de la présence quasi-matérielle de l’invisible. 

Entre le Moulkiyya (pouvoir politique) et le Milkiyyeu (pouvoir économique), se trouve le « Malakoutiyyeu » (pouvoir spirituel), qui fait qu’un Homme de Dieu puisse intervenir dans l’élection d’une personne par la grâce divine, avec ce qu’Aristote désigne par le concept de « ce Dieu en nous ».Mais ce qui trahit les chefs politiques, c’est la façon dont est écrite en arabe l’expression du pouvoir politique, accompagnée de l’accentuation du son « ou », toujours inclinée, comme pour montrer que les chefs politiques évolueront à jamais dans une sorte de malhonnêteté, et donc nullement dans un droit chemin comme vous le prônez.

Quand au manque de respect à l’auditoire de Serigne Moustapha Sy qui, en ce gamou, comme chaque année d’ailleurs, est composée de milliers de moustarchidines, de Serigne Mouhamadoul Mbacké Abdoul Wadoude, de Serigne Habib Sy Mansour, de Seydil Hadj Omar Sy…, sachez qu’il ne peut avoir pour soubassement qu’une ignorance inquiétante.   

                         

                                                                                                               Parole Banale, Plume Maudite

 Mame Cheikh, comme l’appelle affectueusement les moustarchidines, condamnaient la cacophonie qui sévit dans ce pays de Cheikh Ahmadou Bamba (rta) et de Seydil Hadj Malick Sy (rta), en soutenant que la parole, autrement sacrée, est devenue banale. Et c’est ce qui arrive à la plume pardi ! Quant à la logique dont vous usez, et qui dénonce une forme de « fanatisme exécrable » chez les moustarchidines, sachez qu’elle ne gène point le plus petit membre de ce mouvement. Au moment ou certains occidentaux disaient des soldats de Mouhamad (psl) qu’ils étaient des fanatiques, d’autres affirmaient que ces gens là étaient les plus disciplinés qui puissent exister sur terre. L’appréciation dépend de la personne qui s’exprime, et le fluctuant qui peine à écrire correctement que vous êtes est loin de pouvoir dicter une quelconque conduite à ces esprits lucides.   

 

PS : Dans l’attente d’une réponse, avec le niveau intellectuel et la clairvoyance que ce débat mérite. Vous vous êtes pris à un homme plus intelligent que le commun de vos pairs réunis, pensez d’abord à vous mesurez au petit disciple que je suis.

 

Maam Cheikh

Chroniqueur                                                          

Senpresse.Com

Au musée du centre des intelligences et de l’entendement (markazile fouhoumi wal ma ànii), Seydouna Mouhamad (psl) demeure le conservateur par excellence. Voila pourquoi sa logique à l’inspiration d’origine céleste surpasse de loin celle du commun des mortels.

 

                                                                                             La Révélation, C’est de La Haute Science…

Un mécréant pose cette question à un inconditionnel du prophète (psl), histoire de faire part de son indifférence à l’égard de l’élu de Dieu: « Qui est-il, ce Muhammad, pour mériter une ferveur aussi singulière de la part des musulmans ? » Et l’étoile de Médine de lui faire parvenir une réponse: « En vérité, je suis le fils de cette femme si pauvre qu’elle se nourrissait de viande séchée… » .Al Maktoum nous raconte que cette réponse fut d’une portée telle qu’un phénomène aussi ubuesque que le big bang se produisit dans l’autre galaxie. En effet, les forces les plus distinguées du ciel, ceux là qui ont le mérite d’avoir l’archange Djabra’il comme Haut Commandant, virent le Seigneur soutenir se prosterner, le leur exiger, tout en usant d’une injonction à l’égard des croyants dans ce domaine précis.

Etre un conservateur du centre des intelligences et de l’entendement, c’est d’abord maitriser parfaitement cette haute science appelée révélation. Digne héritier de la philosophie d’Al Maktoum, Serigne Mouhamadoul Moustapha Sy détient un double privilège : une méthode d’interprétation authentique associée à une profondeur remarquable. Au-delà d’une affirmation réfutant toute forme d’éloge à l’endroit de la vaillante Amina, mère du Prophète (psl), le Responsable Moral va jusqu’à faire valser les mots, notamment en jouant la carte de la valeur numérique du terme « viande » (lahm), équivalente de celle du vocable « Hàqim » (sage), histoire de faire saisir à son auditoire la logique confirmée dans toute sa splendeur du Prophète (psl), au-delà de toute forme de tâtonnement.

 

                                                                                          Seydouna Mouhamad (psl), Une Source Intarissable

Demeurer un maitre du centre des intelligences et de l’entendement, c’est ensuite incarner une source intarissable pour le commun des hommes de Dieu. Et Cheikh Ahmad Tijani Chérif (rta), son digne successeur, de rétorquer à l’un de ses contemporains :  « Il est de tradition que le ciel ne compte nullement faire parvenir à la conscience universelle un être aussi parfait que Mouhamad (psl), ce sceau de la prophétie. Il en va de même pour le sceau de la sainteté que je suis ». Ah ! Il faut avoir le cœur meurtri pour ne pas se voir séduit par cette intimité mystique liant Aboul Abass Ahmada Tijany (psl) à l’étoile de Médine. Et l’on se sent comme propulsé dans l’univers insondable de l’autre galaxie, plus précisément dans l’espace intermédiaire dans lequel celui-ci s’empressait de rejoindre le « djoum atoul hadara », en découvrant les traces des pas de celui là.     

 

                                                                                              La « Prosternation Mahométane », Un Tremplin

 Enfourcher à jamais le cap de conservateur du centre des intelligences et de l’entendement, c’est enfin pouvoir faire office de sauveur pour la lignée des prophètes. Tel que décrit dans Fa Ileyka, Seydouna Mouhamad (psl) demeure le point diacritique symbolisant la foi (nouqtatou tawhid), et s’étant prosterné 700 ans avant la création (qablou bi ouchiha). Ce que Seydil Hadj Malick Sy (rta) reprend dans ces vers du Taissir : « Salli Alà Sàjidine qablale warà Fa Alà ». Et la « prosternation mahométane»  de faire pardonner l’erreur d’Adam, l’intention de la formule de Noé, la tergiversation d’Abraham, la revendication de Moise et la forme de mécréance née dans l’entourage immédiat du Christ.

Dans son fameux « Akrim bi Ahmada fii nizàmile mawlidi, Akrim bi Mawlidi Ahmadine Mine Mawlidi », le Tribun de Tivaouane désigne l’envoyé de Dieu par le nom Ahmad, équivalent du nombre 53, et revenu deux fois dans le vers. Le total donne 106,  histoire de symboliser une formule : 99 noms d’Allah plus 7 cieux égalent 106. Entendons par là cette capacité pour le prophète (psl) de pouvoir associer son geste à une force lui permettant de sillonner l’univers insondable des sept cieux sans contrainte aucune.      

Le prophète de l’islam (psl) a su tracer un chemin des plus surs pour sa lignée. Et ceci d’une façon qui frôle avec l’horizontalité, pour qu’une « hiérarchisation exacerbée » ne puisse freiner l’évolution de sa communauté. En interprétant à sa manière  la colère des vétérans suite à la nomination d’Oussamatou Ibn Zeyd, Al Maktoum rétorque : « C’est parce qu’ils se disent vétérans que l’on se voit dans l’obligation de leur trouver un successeur. »

 

                                                                                                  Mise En Garde Ne Signifie Point Menace

L’enfant gâté du ciel qui a prononcé le discours magistral de ce mawlid aux champs de courses est loin d’être un simple meneur de foule qui tente de séduire à défaut d’instruire. Et ces propos du lendemain du gamou ne sont nullement une menace, comme le soutiennent les « ignobles perturbateurs » adeptes de l’horreur médiatique, mais plutôt une mise en garde contre ceux là qui dictent des inconvenances au peuple. Une attitude qui fait peser un risque : celui de les voir un jour aptes à confisquer le pouvoir. Serigne Alioune Gueye, l’esprit limpide et l’intelligence débordante, disait du verset qui anticipait sur une forme d’aliénation née du pouvoir de la monnaie qu’il ne s’agissait nullement d’un réquisitoire, mais d’une mise en garde. Quand on incarne parfaitement un dépositaire du legs de Seydil Hadj Malick Sy (rta), on ne peut qu’adopter sa maxime o que noble : « En matière de contestation, soyez toujours sur la défensive. »

 

Maam Cheikh

Chroniqueur

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