Maam Cheikh

Maam Cheikh

vendredi, 10 fvrier 2017 16:49

Les Epargnés du Ciel

Dans la fameuse Sourate «Al Asr », le Ciel condamne la race humaine en précisant qu’elle court à sa perte. Mais il est de tradition que les écrits coraniques ont ceci de particulier : chaque passage à l’élan sévère est, le plus souvent, suivi d’une précision faisant fi d’une exception à la règle. Dieu en fait une parfaite illustration dans ce verset en épargnant les croyants, les personnes versées dans l’accomplissement de bonnes œuvres, les véridiques et les patients. Logique qu’un sage musulman profondément ancré dans « l’art de faire des lois coraniques des ferments du progrès » a compris, puisqu’il invite ses frères en Dieu à ne point se fier à la rigueur apparente des textes. Après tout, n’émane t-il pas d’un Dieu qui, comme le stipule Al Maktoum, a d’autres préoccupations que de remuer les brasiers de l’enfer ?

En faisant appel à une philosophie beaucoup plus lumineuse parce que représentative du sens profond des textes, l’on découvre que ces vertus citées dans la sourate symbolisent les principes de chacun des quatre compagnons de Mahomet (psl). L’histoire sainte aime à citer ce quatuor en nous contant la foi d’Oumar Ibn Khatab, la bonté d’Ousmane, l’attachement sans faille à la vérité d’Aboubakr –justifié par le surnom As Sidikh-et la patience remarquable de Seydina Alioune.

L’Islam est une religion qui stipule un accomplissement constant des gestes de piété. On le sait de par les recommandations prescrites. Mais l’équivoque à soulever est conforme au fait qu’il n’y a pas que le respect constant des quatre piliers dans l’affirmation de l’aptitude à servir le Seigneur. Il s’agit là de symboles. Il s’y ajoute qu’il faut incarner les vertus précitées en vue de devenir ce musulman accomplit que le ciel couvre de sa grâce. Et il y’a qu’il faut nécessairement débuter par un « diagnostic » des concepts. Ne pas verser dans une confusion qui fasse que l’on considère le cautionnement de la foi comme le simple fait d’adhérer à l’islam, que l’on néglige les conditions d’accomplissement d’une bonne œuvre, que l’on prend pour vraie une logique allant à l’encontre des conceptions de l’ordre du divin ou encore que l’on verse dans une patience peinte d’une paix qui écrase toute volonté.

Il est temps pour la communauté musulmane en général, sénégalaise en particulier, d’ouvrir les yeux. Si, malgré un dévouement sans faille aux cinq piliers, un équilibre social peine à voir le jour dans ce pays à 90¨% de musulmans, mieux vaut y associer une seconde voie, celle marquée par le fait de porter un intérêt à ces quatre vertus, qui peuvent être considérées comme les piliers de la bâtisse de l’Héritage Mahométan.

Maam Cheikh                                                                                                

 

 

jeudi, 09 fvrier 2017 16:07

Tout Est Parfait Dans La Vie!

Laurent Levy, Coach en développement personnel, invite les esprits lucides à adopter cette assertion comme philosophie : « Tout est parfait ! » Et par là, le français, réputé pour sa profondeur et son expertise dans l’accompagnement de personnes stressées ou angoissées, invite tout un chacun de ne point se poser la question à savoir si une telle prophétie à sa raison d’être, mais de se lancer dans l’aventure en tentant de découvrir à quel point chaque chose est parfaite.Il s’agit là d’une philosophie qui puisse servir à ceux qui sont passionnés par ce qu’on peut appeler la psychologie positive. Et si vos amours, déceptions, liaisons, échecs, périodes de troubles…étaient plutôt bénéfiques ? Il suffit de voir à quel point chacune de ces situations à su porter en elle le germe d’une opportunité : celle d’apprendre, de murir et parfois même de servir de source d’inspiration aux autres.

mercredi, 08 fvrier 2017 23:50

CONFIDENCES D'UN ENTREPRENEUR

Je suis un jeune entrepreneur sénégalais. Mon choix de carrière est simple : je suis passionné par l’innovation et j’ai un gout prononcé pour la créativité. C’est ce qui me permet de me lever chaque matin pour aller travailler dur. Et il y’a cette «naïveté » qui fait que, comparé à un salarié, je puisse voir des opportunités partout ou je passe. C’est simple : je suis un aventurier. Je fais de ma passion un métier. Je m’amuse, tente des choses, prends des risques, le tout pour donner du sens à ma vie, mais aussi au secteur économique de mon pays.

L’entreprenariat m’a procuré ce que d’aucuns cherchent depuis toujours : l’indépendance. Nul ne peut signifier être animé d’un désir de revenir en arrière dés qu’il tente l’expérience d’élaborer son planning lui-même. Et cela est beaucoup plus utile en matière de relations humaines, quand on veut par exemple donner du temps à sa famille. L’avantage est surtout le fait que l’on ait à cultiver un sens de responsabilité inouï. Ce qui fait que ce que je trouve fascinant reste le fait d’avoir à me fixer des objectifs toutes les semaines, et me donner les moyens de les atteindre en les fixant dans le temps. Nul besoin d’affirmer donc que je lutte contre ces maux qui gangrènent la société sénégalaise, et que sont les vicissitudes de la gestion du temps : procrastination, perte de temps et ceux que je désigne personnellement par le terme de « voleurs de temps », vous savez ces gens qui n’ont aucun idéal excepté le fait d’aller travailler et de se faire payer à la fin du mois. C’est dire qu’aucune ambition n’anime leur vie professionnelle, excepté le fait de percevoir un salaire parce qu’ayant contribué à faire ce qui leur a été demandé. Du coup, en dehors des heures de travail, ils ont du temps pardi !

J’ai toujours été animé par une fierté en tant qu’entrepreneur. Cela n’a rien à voir avec de « l’autosuffisance » exagérée. Loin de là. C’est surtout un sentiment de complétude, en ce sens que mon activité a ceci de particulier : qu’il procure des expériences énormes. Plus on expérimente d’entreprendre dans des domaines différents, plus on acquiert les facettes qui font les grands entrepreneurs, ceux là qui excellent au point d’inspirer les autres parce que faisant scintiller leur étoile. Marie Carreaud  écrit : « être entrepreneur, c’est être plutôt qu’avoir, c’est faire plutôt que dire. »   C’est là tout le sens de mon choix de carrière : incarner les vertus du leader charismatique tout en participant à la marche des choses par une action concrète et rémunératrice.

Ma vie a ceci de passionnant : j’ai un rêve, et je me donne le moyen de le réaliser. Cela n’a rien à voir avec cette attitude plutôt superficielle qui influe le tréfonds de la mémoire des salariés qui, malgré qu’ils ont un rêve, daignent accorder ne serait-ce qu’un quart d’heure à sa réalisation. Manque de temps ? Il faut se lever plutôt et se coucher plus tard, l’organisme finit toujours par s’habituer au rythme qu’on lui impose et par là « l’horloge interne ». Manque d’argent ? Il faut multiplier ses sources de revenus et minimiser ses charges et dépenses. Rien n’est en soi un prétexte pour réaliser son vœu le plus cher. Les psychologues l’ont compris, eux qui précisent qu’avoir une ambition et se donner les moyens de le concrétiser est une clé du bonheur, et fortifie le moi profond de l’être dans les moments les plus difficiles.

Passer du rêve à la réalité est sans nul doute la plus belle expérience qu’il me soit donné de vivre. C’est aussi la plus passionnante des aventures. Et il y’a surtout la passion. «  Le seul moyen de faire du bon travail, c’est d’aimer ce qu’on fait », stipule Steve Jobs.  En chacun de nous dort un talent remarquable. Seuls les plus motivés savent s’en servir pour exceller dans un domaine quelconque. Et Tony Gaskin d’inviter chaque professionnel à faire un choix : « Si tu ne construis pas ton propre rêve,  quelqu’un va t’embaucher pour te faire construire le sien. » C’est une question de discernement et de volonté.

Maam Cheikh

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mercredi, 08 fvrier 2017 23:42

Confidences d'Un Entrepreneur

Je suis un jeune entrepreneur sénégalais. Mon choix de carrière est simple : je suis passionné par l’innovation et j’ai un gout prononcé pour la créativité. C’est ce qui me permet de me lever chaque matin pour aller travailler dur. Et il y’a cette «naïveté » qui fait que, comparé à un salarié, je puisse voir des opportunités partout ou je passe. C’est simple : je suis un aventurier. Je fais de ma passion un métier. Je m’amuse, tente des choses, prends des risques, le tout pour donner du sens à ma vie, mais aussi au secteur économique de mon pays.

L’entreprenariat m’a procuré ce que d’aucuns cherchent depuis toujours : l’indépendance. Nul ne peut signifier être animé d’un désir de revenir en arrière dés qu’il tente l’expérience d’élaborer son planning lui-même. Et cela est beaucoup plus utile en matière de relations humaines, quand on veut par exemple donner du temps à sa famille. L’avantage est surtout le fait que l’on ait à cultiver un sens de responsabilité inouï. Ce qui fait que ce que je trouve fascinant reste le fait d’avoir à me fixer des objectifs toutes les semaines, et me donner les moyens de les atteindre en les fixant dans le temps. Nul besoin d’affirmer donc que je lutte contre ces maux qui gangrènent la société sénégalaise, et que sont les vicissitudes de la gestion du temps : procrastination, perte de temps et ceux que je désigne personnellement par le terme de « voleurs de temps », vous savez ces gens qui n’ont aucun idéal excepté le fait d’aller travailler et de se faire payer à la fin du mois. C’est dire qu’aucune ambition n’anime leur vie professionnelle, excepté le fait de percevoir un salaire parce qu’ayant contribué à faire ce qui leur a été demandé. Du coup, en dehors des heures de travail, ils ont du temps pardi !

J’ai toujours été animé par une fierté en tant qu’entrepreneur. Cela n’a rien à voir avec de « l’autosuffisance » exagérée. Loin de là. C’est surtout un sentiment de complétude, en ce sens que mon activité a ceci de particulier : qu’il procure des expériences énormes. Plus on expérimente d’entreprendre dans des domaines différents, plus on acquiert les facettes qui font les grands entrepreneurs, ceux là qui excellent au point d’inspirer les autres parce que faisant scintiller leur étoile. Marie Carreaud  écrit : « être entrepreneur, c’est être plutôt qu’avoir, c’est faire plutôt que dire. »   C’est là tout le sens de mon choix de carrière : incarner les vertus du leader charismatique tout en participant à la marche des choses par une action concrète et rémunératrice.

Ma vie a ceci de passionnant : j’ai un rêve, et je me donne le moyen de le réaliser. Cela n’a rien à voir avec cette attitude plutôt superficielle qui influe le tréfonds de la mémoire des salariés qui, malgré qu’ils ont un rêve, daignent accorder ne serait-ce qu’un quart d’heure à sa réalisation. Manque de temps ? Il faut se lever plutôt et se coucher plus tard, l’organisme finit toujours par s’habituer au rythme qu’on lui impose et par là « l’horloge interne ». Manque d’argent ? Il faut multiplier ses sources de revenus et minimiser ses charges et dépenses. Rien n’est en soi un prétexte pour réaliser son vœu le plus cher. Les psychologues l’ont compris, eux qui précisent qu’avoir une ambition et se donner les moyens de le concrétiser est une clé du bonheur, et fortifie le moi profond de l’être dans les moments les plus difficiles.

Passer du rêve à la réalité est sans nul doute la plus belle expérience qu’il me soit donné de vivre. C’est aussi la plus passionnante des aventures. Et il y’a surtout la passion. «  Le seul moyen de faire du bon travail, c’est d’aimer ce qu’on fait », stipule Steve Jobs.  En chacun de nous dort un talent remarquable. Seuls les plus motivés savent s’en servir pour exceller dans un domaine quelconque. Et Tony Gaskin d’inviter chaque professionnel à faire un choix : « Si tu ne construis pas ton propre rêve,  quelqu’un va t’embaucher pour te faire construire le sien. » C’est une question de discernement et de volonté.

Maam Cheikh

 

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mercredi, 08 fvrier 2017 23:27

Confidences d'Un Entrepreneur

Je suis un jeune entrepreneur sénégalais. Mon choix de carrière est simple : je suis passionné par l’innovation et j’ai un gout prononcé pour la créativité. C’est ce qui me permet de me lever chaque matin pour aller travailler dur. Et il y’a cette «naïveté » qui fait que, comparé à un salarié, je puisse voir des opportunités partout ou je passe. C’est simple : je suis un aventurier. Je fais de ma passion un métier. Je m’amuse, tente des choses, prends des risques, le tout pour donner du sens à ma vie, mais aussi au secteur économique de mon pays.

L’entreprenariat m’a procuré ce que d’aucuns cherchent depuis toujours : l’indépendance. Nul ne peut signifier être animé d’un désir de revenir en arrière dés qu’il tente l’expérience d’élaborer son planning lui-même. Et cela est beaucoup plus utile en matière de relations humaines, quand on veut par exemple donner du temps à sa famille. L’avantage est surtout le fait que l’on ait à cultiver un sens de responsabilité inouï. Ce qui fait que ce que je trouve fascinant reste le fait d’avoir à me fixer des objectifs toutes les semaines, et me donner les moyens de les atteindre en les fixant dans le temps. Nul besoin d’affirmer donc que je lutte contre ces maux qui gangrènent la société sénégalaise, et que sont les vicissitudes de la gestion du temps : procrastination, perte de temps et ceux que je désigne personnellement par le terme de « voleurs de temps », vous savez ces gens qui n’ont aucun idéal excepté le fait d’aller travailler et de se faire payer à la fin du mois. C’est dire qu’aucune ambition n’anime leur vie professionnelle, excepté le fait de percevoir un salaire parce qu’ayant contribué à faire ce qui leur a été demandé. Du coup, en dehors des heures de travail, ils ont du temps pardi !

J’ai toujours été animé par une fierté en tant qu’entrepreneur. Cela n’a rien à voir avec de « l’autosuffisance » exagérée. Loin de là. C’est surtout un sentiment de complétude, en ce sens que mon activité a ceci de particulier : qu’il procure des expériences énormes. Plus on expérimente d’entreprendre dans des domaines différents, plus on acquiert les facettes qui font les grands entrepreneurs, ceux là qui excellent au point d’inspirer les autres parce que faisant scintiller leur étoile. Marie Carreaud  écrit : « être entrepreneur, c’est être plutôt qu’avoir, c’est faire plutôt que dire. »   C’est là tout le sens de mon choix de carrière : incarner les vertus du leader charismatique tout en participant à la marche des choses par une action concrète et rémunératrice.

Ma vie a ceci de passionnant : j’ai un rêve, et je me donne le moyen de le réaliser. Cela n’a rien à voir avec cette attitude plutôt superficielle qui influe le tréfonds de la mémoire des salariés qui, malgré qu’ils ont un rêve, daignent accorder ne serait-ce qu’un quart d’heure à sa réalisation. Manque de temps ? Il faut se lever plutôt et se coucher plus tard, l’organisme finit toujours par s’habituer au rythme qu’on lui impose et par là « l’horloge interne ». Manque d’argent ? Il faut multiplier ses sources de revenus et minimiser ses charges et dépenses. Rien n’est en soi un prétexte pour réaliser son vœu le plus cher. Les psychologues l’ont compris, eux qui précisent qu’avoir une ambition et se donner les moyens de le concrétiser est une clé du bonheur, et fortifie le moi profond de l’être dans les moments les plus difficiles.

Passer du rêve à la réalité est sans nul doute la plus belle expérience qu’il me soit donné de vivre. C’est aussi la plus passionnante des aventures. Et il y’a surtout la passion. «  Le seul moyen de faire du bon travail, c’est d’aimer ce qu’on fait », stipule Steve Jobs.  En chacun de nous dort un talent remarquable. Seuls les plus motivés savent s’en servir pour exceller dans un domaine quelconque. Et Tony Gaskin d’inviter chaque professionnel à faire un choix : « Si tu ne construis pas ton propre rêve,  quelqu’un va t’embaucher pour te faire construire le sien. » C’est une question de discernement et de volonté.

Maam Cheikh

 

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mercredi, 08 fvrier 2017 12:48

Apprendre A Bien Communiquer

Le timide manque de confiance sur le plan de la communication interpersonnelle. Etre en mesure d’engager une conversation, de la maintenir et de la conclure s’avère une compétence très utile. Voici quelques conseils à ce propos :

  1. Écoutez. L’art de communiquer commence par l’écoute. Arrêtez de préjuger de ce que pensent les autres. Invitez-les à parler d’eux. Développez l’écoute active, par des mouvements de la tête, en reformulant le discours de votre interlocuteur, en rebondissant sur ce qu’il est en train de vous dire plutôt que de penser à votre prochain monologue. Laissez de la place à l’autre, mais sans vous effacer. Un dialogue sain se traduit par un temps de parole équilibré. Ne confondez pas écoute et complaisance ; n’hésitez pas à marquer votre désaccord sur certains points ou y poser des nuances. Les personnes timides ont souvent du mal à écouter, tant elles sont focalisées sur leur propre prestation. En portant son attention sur l’autre, on se libère d’une pression et on peut se laisser porter par le flux de la conversation.
     
  2. Suscitez la discussion. Optez pour les questions ouvertes plutôt que les questions fermées qui laissent moins d’espace à la discussion. Si vous demandez : « Est-ce la première fois que vous venez à ce spectacle ? », votre interlocuteur risque de ne répondre que par oui ou par non. Ce qui mène la discussion à une impasse. Si vous interrogez : « Qu’est-ce qui vous a plu dans ce spectacle ? », vous ouvrez la porte à la discussion. Avant d’affronter une situation, préparez des sujets de conversation si ça peut vous aider.
     
  3. Dites « je ». Impliquez-vous. Les timides aiment se rabattre sur les pronoms impersonnels qui ne les engagent pas. Lorsque votre conjoint vous demande si vous avez envie d’aller au cinéma et que vous répondez : « oui, on peut » ou « pourquoi pas », vous évitez de vous positionner. Soyez plus assertifs : « Oui, j’ai envie d’aller au cinéma, ça va me changer les idées ». Ou bien : « Je n’ai pas envie d’aller coucher trop tard. Je préférerais regarder simplement un film à la maison. Est-ce que ça te convient ? ». Ou encore : « Je n’ai pas d’envie particulière. Si ça te fait plaisir d’aller au cinéma, je t’accompagne ». Communiquez donc vos sentiments. Un conseil : n’hésitez pas à révéler que telle ou telle situation vous intimide, mais ne vous laisser pas définir par votre timidité, ce qui reviendrait à vous y enfermer.
     
  4. Exprimez des opinions et des demandes précises. Si vous ditez : « On perd son temps à ces réunions », vous ne donnez pas beaucoup d’indications sur votre ressenti ni sur votre désir. En disant : « C’est la troisième réunion qui commence avec une demi-heure de retard et qui s’égare en discussions peu consistantes. Je suis embêté, car j’ai beaucoup de travail en ce moment et ces retards me font perdre un temps précieux. Que pensez-vous d’insister pour qu’on démarre à l’heure la prochaine fois et qu’on fixe un ordre du jour ? »,… vous vous montrez plus concrets, plus précis, plus constructifs. Exprimez une idée à la fois. En dissociant les faits du sentiment et de la demande qu’ils engendrent, plutôt que de globaliser et de vous laisser submerger par le flot des pensées.
     
  5. Réconciliez-vous avec les silences. Ce n’est pas parce qu’un blanc se produit dans une conversation que vous passerez tout de suite pour quelqu’un d’insipide. Vous n’êtes pas là pour effectuer une performance. Qui donc peut se targuer d’exprimer des pensées intéressantes à chaque seconde ? Si un tel personnage existait, il serait d’ailleurs bien assommant. Les silences sont des moments nécessaires.
     
  6. Modulez votre voix. Quelle est l’intensité de votre voix ? Parlez-vous plus fort ou plus faiblement que vos interlocuteurs ? L’idéal étant d’atteindre un équilibre entre une voix qui serait trop effacée et une voix qui serait trop imposante. Les personnes timides pourront avoir tendance à parler entre les dents. Quel est votre débit ? Parlez-vous lentement ou rapidement ? Sous l’effet de la timidité, certaines personnes seront anesthésiées ou, au contraire, parleront précipitamment comme pour en finir au plus vite. Quelles sont vos intonations ? De manière générale, les personnes timides seront moins expressives et marqueront moins de nuances dans la voix. Pour prendre conscience de votre voix, rien de tel que d’interroger de tierces personnes (d’où l’intérêt des thérapies de groupe). Il est, en effet, difficile de se rendre compte de ses propres tics d’expression et de langage. L’idéal est d’arriver à poser sa voix, de manière affirmée et expressive, mais sans précipitation ni agressivité.
     
  7. Communiquez avec le corps. Une grande partie des messages passent de manière non verbale. Votre interlocuteur sera très sensible à votre regard, vos mimiques, la position de votre corps, et l’amplitude de vos mouvements. Le corps dit parfois l’inverse de ce que disent les mots. Si vous déclarez : « Je suis très confiant dans l’avenir de ce projet » et que vous vous faites petit, recroquevillé, les bras croisés et le regard baissé, vous émettez des messages contradictoires. Un point commun chez les timides, c’est leur difficulté à regarder l’interlocuteur dans les yeux. Une bonne communication implique pourtant ce regard. En particulier lorsque vous écoutez, lorsque vous prenez la parole ou lorsque vous terminez de parler, il est conseillé de regarder votre interlocuteur dans les yeux. Le sourire, quant à lui, reste un allié universel. Les gestes de la main et du corps viendront soutenir votre discours. Soyez vifs mais pas nerveux.
     
  8. Cultivez la familiarité. Les timides se sentent parfois obligés de briller d’intelligence et de profondeur à la moindre de leurs interventions. Sachez rester léger. Sachez parler de la pluie et du beau temps. Sachez poser une question anodine, dont le but est simplement d’engager la relation. Cultivez la convivialité. Accordez de l’importance aux conversations banales. Rendez-vous disponibles. Entraînez-vous à converser avec le voisin, le collègue, l’inconnu ou le commerçant du coin. L’esprit souple, délié, modeste. Sans autre but que le contact.
     
  9. Privilégiez les messages positifs. Les personnes timides ont tendance à se dévaloriser. Or, les gens se tournent volontiers vers les personnes assertives et positives. Il est important aussi de pouvoir accepter un compliment. Si l’on vous félicite pour cette robe qui vous va si bien, vous pourrez simplement répondre : « Merci. Ca me fait plaisir que tu trouves qu’elle me va bien. ». Là où une personne timide cherchera souvent à compenser ou à évacuer le compliment : « Ah bon ? Mais elle commence à s’user ».
     
  10. Sachez conclure. Si vous parvenez à engager la conversation, c’est bien. Mais il faut aussi pouvoir y mettre fin. Les personnes timides ont tendance à laisser la préséance à leur interlocuteur. Elles seront plus facilement la proie de quelqu’un de loquace qui ne les lâchera pas. Terminer une conversation n’est pas un manque de respect. Mais il y a des manières de le faire. Du genre : « Cet échange m’a bien plu. On continuera notre passionnante discussion une prochaine fois. A présent, je vais reprendre mon travail. À bientôt. »
     

Notez qu’il est possible d’être un excellent communicateur mais de perdre ses moyens en situation de stress. Il est donc utile par ailleurs d’apprendre à maîtriser ses émotions.

Suite à la révolte de la jeunesse sénégalaise, l’intelligentsia du pays de Sédar ne sut que faire. A peine voulut-elle plonger dans un défaitisme des plus profonds qu’une petite voix lui souffla ceci : «  Il faut réagir. Cette révolte de la jeunesse sénégalaise contre les intellectuels mérite une réplique des plus positives. »

A la barre, l’intelligentsia  jugea nécessaire, au nom du commun des forgeurs de concept, d’apporter des précisions. Et elle eut pour argument premier une interrogation de l’histoire. Elle revint sur l’épisode le plus illustratif d’une révolte qu’une « saute d’humeur intempestive et collective » ne puisse enclenchée : les fameux événements de mai 1968. La spontanéité de cette action en dit beaucoup sur l’attitude souvent hostile des jeunes. Et il suffit d’en venir à l’atmosphère qui précède à cette période pour se rendre compte que le règne d’une révolte à laquelle tout esprit lucide aurait troqué par une révolution a vu le jour. Qui dit révolution dit un certain sens de création de nouvelles conditions, quelque soit le domaine en question. Cela n’a rien à voir avec les «simples changements » auxquels nous font assister ces mouvements de jeunes. Un penseur sénégalais l’a compris, en citant la maturité de ses collègues qui considèrent la contestation comme la découverte d’une seconde vérité. Autrement, il convient de parler de dispensation d’injures … ce qui n’a jamais contribué à la moralisation des systèmes. Si, par exemple, la jeunesse sénégalaise condamne l’action plutôt ambigüe de la politique politicienne, il faut dire qu’elle y contribue aussi massivement : marches violant les mesures citoyennes prises, meetings folkloriques, clientélisme politique sont aussi l’affaire des jeunes. Et la dégénérescence de régner depuis toujours en maitre !

Il y’a un cadeau des plus symboliques que Senghor, Cheikh Anta Diop, Mariama Ba et autres intellectuels imbus de leur profond savoir ont pu offrir à cette jeunesse, c’est un patrimoine culturel à la portée incommensurable. Fallait-il troquer ceci contre le tonnerre de discours  sans fondement et de théories sans profondeur que nous offrent les médias en collaboration avec des « ignobles perturbateurs » ?  N’est-il pas temps qu’une relève soit assurée ?

L’un des nôtres, penseur de nature et philosophe de vocation, a été inquiété par un fait assez ahurissant chez les jeunes étudiants sénégalais. Souleymane Bachir Diagne, puisque c’est de lui qu’il s’agit, n’a pu trouver plus effarant que le fait que le niveau de maitrise de la langue de Molière puisse s’affaisser au point qu’en écrivant, un étudiant mette tout sur un même plan pardi ! La méconnaissance des exemples, des contre-exemples, des synthèses…en disent beaucoup sur cette crise qui ne cesse de ralentir les pas de l’enseignement supérieur, pourtant animé d’un désir noble de contribuer à la marche des choses. Un tel mal résulte sans nul doute de cette rupture si brusque avec l’héritage reçu des ainés qui ont su vivre de la culture au sens le plus réaliste du terme. Et cela passe par l’acquisition du savoir, impératif pour toute nation prônant l’émergence, mais aussi la discipline et un gout prononcé pour  l’évolution.

Et il y’a la jactance, cette façon assez singulière chez certains jeunes intellectuels d’être narcissique au point de croire qu’un diplôme suffit pour se déclarer homme de culture. Il acquiert des connaissances et néglige aussi un coté essentiel des choses : l’incarnation de valeurs. Et Internet de servir de sphères à ces jeunes qui s’improvisent leaders au point de confondre les responsabilités d’un catalyseur à l’engouement d’un faiseur d’actualité. Facebook nous en offre quelques spécimens.

 Le vénéré Cheikh Ahmadou Bamba (rta) avait bien raison de prier pour que, chez chaque personne voyant le jour au pays fils de l’écume du lion, le cerveau puisse s’amplifier et la langue se rétrécir. Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy, lui, ne tranche pas en faveur de la jeunesse encore moins de celle de ainés, mais en peignant les exigences de la « divulgation de conseils ». Pour lui, il n’y a rien de plus simple que d’être stratège dans les salons du roi, et non là ou brillent les lances des épreuves. Et son père, le Khalife Ababakar Sy (rta), d’hiérarchiser les conditions de validité d’un conseil : «Tout conseil qui ne porte pas en son sein les deux principales vertus de la participation, c’est-à-dire la maturité et la fidélité, n’est qu’une suggestion sans intérêt. »

                                                                                                                                                                                                                                                                FIN

Maam Cheikh

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