Maam Cheikh

Maam Cheikh

lundi, 04 dcembre 2017 17:43

LETTRE OUVERTE A MAMADOU LAMINE BA

On ne perturbe pas le protocole d’un responsable moral aussi influent pour des suggestions aussi ridicules. Il faut être assez préparé pour se mesurer à la grandeur de cet homme de dieu, et vous ne l’êtes même pas avec le chroniqueur jeune par l’âge mais mature par la conscience que je suis.

 

 

                                                                                                                La Médiocrité Comme Tremplin

 Je me donne le droit de rectifier le fluctuant que vous êtes. Bien sur, chez nous, en matière de politique, les chefs ont toujours compté sur des « fortes gueules » à l’image du « journaliste et communicant » que vous êtes. J’aurai préféré que vous usiez d’un article assez profond et pertinent pour que nos échanges soient plus passionnants pour les internautes. Mais votre médiocrité amplifiée par la haine à l’égard du plus charismatique des petits fils de Serigne Babacar Sy (rta) m’oblige à réagir.

Serigne Moustapha Sy a d’autres préoccupations que de se considérer comme le destinataire de votre fameuse lettre ouverte ! « On ne se sert pas d’une échelle en or pour cueillir des fruits entièrement pourris », disait Al Maktoum. Le tout peut être résumé avec pour source d’inspiration le concept tant convoité d’un sociologue américain : celui de l’escroquerie morale. La raison est simple : vous parlez à un guide auquel vous n’adressez pas la parole. Pour écrire à Serigne Moustapha Sy, il faut user d’une profondeur et d’une pertinence qui n’a rien à voir avec votre style assez médiocre-si style il y’a-dans votre façon d’écrire ! 

 

                                                                                                                        De Quel Coran Parlez-Vous ?

Vous aimez à citer le coran, même si je me demande toujours de quelle religion vous êtes. Pourquoi citez le livre saint alors que votre comportement a tout d’un mécréant ? L’honneur médiatique est un principe que je défends, l’horreur médiatique un mal que je combats. Celui-ci commence par le fait de diffuser des informations vérifiables, vérifiées et de sources sures, alors que celle-là demeure la porte ouverte à toutes les idioties qui puissent exister.

Seydina Alioune disait qu’il est des vérités qui renferment le cachet sombre et inquiétant du mensonge. Et Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy de rétorquer : « le coran exige qu’une information soit mise à nue afin d’éviter l’erreur fatale qui consiste à porter atteinte à la dignité des citoyens et des innocents. » Pour vous, cela devrait commencer par le fait de bien vous tenir informé sur le contenu du discours ainsi que le contexte.

Vous évoquez la nuit du Mawlid alors que c’est le lendemain, dans le cadre de la Ziara, que les propos relevant de la situation politique de ce pays ont été évoqués. Et il y’a que vous soutenez qu’il devait parler de la philosophie mahométane de la façon la plus symbolique qui soit. Là aussi, il y’a lieu de se demander si vous faites exprès d’ignorer tout ce qui a été conté sur le prophète (psl) pendant plusieurs tours d’horloge la nuit ou encore si vous évoluez toujours sous le joug d’un « manque d’informations en tant qu’informateur certifié » ! Enfin vous évoquez « un caractère invérifiable » dans le cadre des propos du responsable moral, alors que vous n’avez pas vous-même vérifiés ce qui a été dit de ce qui ne l’est pas.

C’est triste de voir qu’un journaliste de votre trempe confond une mise en garde à une menace, aussi sévère soit-elle. Il faut être doté d’un esprit aussi pervers que le tien pour pouvoir comprendre de la sorte. Le Prophète de l’islam se lamentait assez souvent du fait qu’il arrivera une époque ou les versets du coran ne pourront habiter le cœur de certains croyants, tellement qu’ils seront rongés par la jalousie, ce manque de foi qu’Al Maktoum trouve plus dangereux que la haine :  jalousie de voir un homme aussi influent que Serigne Moustapha Sy incarner les facettes les plus nobles que le divin puisse attribuer à quelqu’un, parce que Responsable Moral d’une communauté immunisée contre l’ignorance et la duplicité, Intellectuel au savoir et à la méthode authentique, Rénovateur ayant érigé un institut, une chaine de télévision et récemment un hôtel avec aucun soutien étranger ou étatique, président d’un parti politique dont l’aura ne cesse de s’accroitre au Sénégal et à l’étranger, entrepreneur qui a su réussir à la sueur de son front et leader charismatique et incorruptible aimé par une génération de 7 à 77 ans…Cela n’a rien à voir avec des mandats politiques dont la durée ne donne même pas le temps à l’élu d’être lui-même !

Le fameux «  Allah me suffit, il est le meilleur des protecteurs » que vous citez ne convient point dans ce contexte précis. A quoi bon demander la protection d’un Dieu dont le coran exige qu’une information puisse être vérifiée avant d’être diffusée, et dont le prophète (psl) soutient avoir horreur de la maladresse ? Vous incarnez les deux à la fois…demandez vous donc si vous suffisez à Allah, avant de le considérer comme recours pardi !

                            

                                                                                                            Vous Dites Vrai : L’Heure Est Grave, Mais…

« L’heure est grave !», dites vous, en soutenant qu’il s’agissait de votre slogan lorsque vous vous retrouviez avec les poches vides à l’université. Sachez qu’à la période durant laquelle vous l’évoquiez, d’autres, disciples moustarchidines à l’université, faisaient pareil, mais murmuraient toujours tout bas: « mais la gravité de l’heure ne saurait perturber la personnalité d’un musulman convaincu », principe appris dans la cause de Serigne Moustapha Sy. Mais il faut être « assez musulman » pour le savoir, et non un impénitent qui ne sait ou donner de la tete.

Le terme « opinion publique » revient assez souvent dans vos propos, et c’est parce que vous croyez en son existence. Sachez que les moustarchidines ont été nourris à la sève d’une pensée que rebute cette logique. Et Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy de s’insurger : « L’opinion publique n’existe pas pour moi, car je me suis crée une loi au dessus des lois sociales. »

C’est donc tout ce qui montre la différence avec votre maladresse : comment est-ce qu’un journaliste peut-il avoir comme source des commentaires de passagers dans un bus le matin pour pouvoir étudier un problème à fond ? Vous ignorez gravement le fait qu’au Sénégal, face à une citoyenneté modèle, les « gran’places » et autres discussions de rues ont pris le pas sur tout projet de société.

 

                                                                                                                       Que De Confusions !

L’histoire de la famille de Tivaouane et tout ce qui s’y passe actuellement est d’un domaine que vous méconnaissez. Ceux qui peuvent interroger l’histoire savent que des choix politiques différents ont toujours eu lieu dans la ville sainte. Cela n’a rien à voir avec le coté spirituel et confrérique. Serigne Abdoul Aziz Sy Al Amine disait des esprits butés de votre trempe qui voulaient attiser des sentiments de rivalité entre les guides que l’aveugle ignore la différence de couleurs entre tissus.

Et là encore, le malheur est que vous ne croyez ni en ce qui a été dit aux champs de courses, ni ailleurs. La preuve est que tout ce qui est religieux dans leurs propos vous rebute. Il n’y a que l’aspect politique qui vous excite tant.

Quoi de plus insignifiant que le fait que vous ayez cité la lettre de Mahomet (psl) à César ? Vous ignorez, en effet, que les valeurs ne sont valeurs que quand elles sont associées à la rigueur. Serigne Babacar Sy (rta) priait toujours Dieu de l’épargner d’une paix superficielle. Al Maktoum disait du ciel qu’il a testé le courage physique de son prophète en l’incitant à se défendre contre les imposteurs. Les quatre Khalifes de l’islam n’ont-ils pas été tués ?

Cessez donc de prônez une quelconque « corruption sentimentale » qui veut que le musulman sénégalais soit compatissant envers ceux qui sont aussi envahissants que Satan, comme s’il existait une barrière entre leurs cœurs et eux-mêmes. Ce n’est pas parce que vous citez des versets coraniques dont vous méconnaissez l’esprit que vos écrits pourraient avoir du sens.  

La neutralité n’est point votre tremplin. A vous lire, on sent que vous êtes de ceux qui évoluent dans une sphère politique moralement polluée, ces milieux dans lesquels l’impudeur, la trahison et les discours truffés de mensonges façonnent le militant. Ne perturbez donc pas le parcours de ceux qui usent d’une politique de la façon la plus « PUR » qui soit. 

 

                                                                                                        En ce Qui Concerne l’Aspect Mystique de La Chose...

Vous êtes tombés dans le même piège que le ridicule Gaston Mbengue qui, en confondant « marabout » et « homme de dieu », « pouvoir maraboutique » et « pouvoir mystique », a voulu sermonner Serigne Moustapha Sy et ses disciples alors que dans son entourage proche, l’impudeur règne en maitre.

Si vous ne fréquentez point le charlatan du coin qui vous exige de la monnaie moyennant un « miracle » pour changer vos conditions de vie, je suis convaincu qu’une personne en qui vous tenez beaucoup le fait, et ceci sans que vous ne le critiquiez. Et vos propos sont dangereux d’autant plus que ce n’est point le discours de Serigne Moustapha Sy que vous contredisez, mais plutôt la philosophie d’Al Maktoum. En effet, l’homme à la djellaba prédisait que l’on consulte « l’esprit protecteur » de tout homme politique avant de porter un quelconque choix sur lui, de la même façon qu’on le fait pour épouser une femme.

Les événements du 16 février 1994 étaient pourtant d’ordre politique, mais rien n’a empêché à Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy d’évoquer une quelconque mysticité : « En ce qui concerne l’aspect mystique de la chose, et dont se réclame l’ensemble des moustarchidines, et qui a pour centre de rayonnement la mémoire du Khalife Ababacar Sy, seul cet homme de Dieu peut régler le problème selon les règles de sa sainteté. » Eh bien sachez que cet « aspect mystique » de la chose est toujours d’actualité, que vous y croyiez ou pas, cela n’a aucune importance.

Refuser une quelconque mysticité en matière de choix politique, c’est aussi contredire l’existence de ce que le Coran désigne par « un bout de lumière par lequel Dieu oriente ses grands serviteurs ». Orientation qui fait qu’ils ne peuvent se tromper là ou un énergumène comme vous choisi des lascars comme chefs politiques.

J’ai toujours aimé le journalisme, mais demeure choqué par une certaine presse. C’est parce qu’il m’arrive de me demander souvent d’où certains prétendus journalistes tiennent leur gout effréné pour le mensonge.

 

                                                                                                                    Pour Un Ressourcement Purificateur

A quand ce Sénégal qui confiait au Tribun de Tivaouane ces propos : «Je veux redevenir un pays bon, solide, courageux, authentique, plein d’énergie, ne confondant point le sursaut d’une vaillante jeunesse aux sautillements d’un singe ivre de cognac » ? Pour lui, même le verset traitant de l’alternance sur le plan politique montre qu’il y’a des forces que les systèmes n’arriveront jamais à annihiler, et des lois qui témoignent de la présence quasi-matérielle de l’invisible. 

Entre le Moulkiyya (pouvoir politique) et le Milkiyyeu (pouvoir économique), se trouve le « Malakoutiyyeu » (pouvoir spirituel), qui fait qu’un Homme de Dieu puisse intervenir dans l’élection d’une personne par la grâce divine, avec ce qu’Aristote désigne par le concept de « ce Dieu en nous ».Mais ce qui trahit les chefs politiques, c’est la façon dont est écrite en arabe l’expression du pouvoir politique, accompagnée de l’accentuation du son « ou », toujours inclinée, comme pour montrer que les chefs politiques évolueront à jamais dans une sorte de malhonnêteté, et donc nullement dans un droit chemin comme vous le prônez.

Quand au manque de respect à l’auditoire de Serigne Moustapha Sy qui, en ce gamou, comme chaque année d’ailleurs, est composée de milliers de moustarchidines, de Serigne Mouhamadoul Mbacké Abdoul Wadoude, de Serigne Habib Sy Mansour, de Seydil Hadj Omar Sy…, sachez qu’il ne peut avoir pour soubassement qu’une ignorance inquiétante.   

                         

                                                                                                               Parole Banale, Plume Maudite

 Mame Cheikh, comme l’appelle affectueusement les moustarchidines, condamnaient la cacophonie qui sévit dans ce pays de Cheikh Ahmadou Bamba (rta) et de Seydil Hadj Malick Sy (rta), en soutenant que la parole, autrement sacrée, est devenue banale. Et c’est ce qui arrive à la plume pardi ! Quant à la logique dont vous usez, et qui dénonce une forme de « fanatisme exécrable » chez les moustarchidines, sachez qu’elle ne gène point le plus petit membre de ce mouvement. Au moment ou certains occidentaux disaient des soldats de Mouhamad (psl) qu’ils étaient des fanatiques, d’autres affirmaient que ces gens là étaient les plus disciplinés qui puissent exister sur terre. L’appréciation dépend de la personne qui s’exprime, et le fluctuant qui peine à écrire correctement que vous êtes est loin de pouvoir dicter une quelconque conduite à ces esprits lucides.   

 

PS : Dans l’attente d’une réponse, avec le niveau intellectuel et la clairvoyance que ce débat mérite. Vous vous êtes pris à un homme plus intelligent que le commun de vos pairs réunis, pensez d’abord à vous mesurez au petit disciple que je suis.

 

Maam Cheikh

Chroniqueur                                                          

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lundi, 27 novembre 2017 12:31

PORTRAIT D'UN DOCTEUR DE LA FOI

L’action rénovatrice est sans nul doute le cachet symbolique qui s’entrevoit dans l’action des grands hommes. Les héros de l’autre Galaxie, ayant toujours contesté la logique qui veut que comparaison ne soit pas raison, trouveront un sens qui surpasse une simple manifestation de nature émotive et raisonnable à cette prophétie de Lamartine : « Qui osera comparer un grand homme de l’histoire moderne à Mahomet ? » Et Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy, dans son discours du Mawlid 2010, de confier à la conscience universelle : « Le conservatisme est mort. Le modernisme est dépassé. Il y’a une autre dimension qui s’inspire d’un parfait équilibre entre les manifestations de l’âme et les prédispositions de l’intuition. »

L’apôtre du ciel et non moins prince de la race humaine (psl) reste tout de même le favori de cette dimension tant convoitée en matière de réalités essentielles (haqiqa).

L’Effort Dans L’Immédiat : Une Méthode d’Inspiration Prophétique 

Bâtir une société modèle a sans nul doute était un centre de rayonnement de la mission de l’homme parfait (psl). Une société dans laquelle une sorte de conscience moralisée et universelle servira de tremplin pour le salut de l’humanité. Et pour cela, il faut non seulement consulter les personnes, mais aussi les cœurs. La raison est simple, et est illustrée par Serigne Mouhamadoul Moustapha Sy : « Nul ne peut bâtir dans la passion, le lucre et la haine. »

C’est l’analyse d’un discours dont la portée et le contenu devraient servir de pierre angulaire à l‘édification par les jeunes d’une société ou la paix, le développement et la participation seraient les sources de l’équilibre. Mission que s’était assigné le Prophète de l’Islam (psl), avec pour méthode phare ce que le Responsable Moral du D.M.W.M (Dahiratoul Moustarchidina Wal moustarchidaty) désigne par le concept d’effort dans l’immédiat. Il s’agit d’éduquer par le moyen d’une surveillance…tout étant surveillé !

Le petit fils d’Ababacar Sy (rta) nous enseigne cette méthode en toute légitimité, lui qui a, depuis des décennies, enfourché le cap de régulateur pour sa société. Seydil Hadj Malick Sy (rta) exigeait, dans l’interprétation des réalités, une interrogation des phénomènes que sont le temps et l’espace. «  L’effort dans l’immédiat » s’affilie à la philosophie céleste, celle là qui est au dessus des conceptions, fussent t-elles d’ordre philosophique, sociologique, scientifique, juridique, psychologique entre autres, et qui veulent que le passé et l’avenir restent sans importance dans l’action de l’homme. Seul un sens de perception, une maturité et une volonté irrésistible de passer à l’action de façon immédiate, comptent.

Al Maktoum se lamentait assez souvent d’une réalité assez fréquente dans la plupart des Etats africains : rester nostalgique d’un passé qui ne se renouvellera jamais. Cette jeunesse est au 21 ème siècle, dans un pays ou les systèmes sont tout sauf moralisés. Une contrée dans laquelle ce qu’on désigne par le concept de « nature profonde » n’obéit à aucune exigence chez les jeunes, en plus d’être moralement pollué. Aussi aucune théorie s’inspirant d’un quelconque archaïsme ou d’une conception occidentale ne saurait servir de catalyseur dans ce domaine précis.

Le Développement Intégral & Intégré : Un Tremplin Pour L’Equilibre  

C’est l’interprétation d’une communication dans laquelle le fondateur de l’Université du Ramadan fait fie d’un développement intégral et intégré. Un développement qui frôle la philosophie de l’Homme du 15 mars dans ce domaine, lui qui conseillait aux dirigeants de ce pays de tenter d’avoir une appréhension plutôt profonde de la chose. Pour lui, il s’agit avant tout d’une foi en un programme de diversité, mais aussi de placer la sécurité du Sénégal  au dessus des caprices de ses acteurs. Ce qui renvoie indubitablement au fait que le développement ne puisse être le monopole de quelques individus. 

Les mesures prises ca et là pour cette jeunesse attestent depuis toujours d’une maladresse associée à un obscurantisme inquiétant. Et c’est simple : l’on oublie que le principal acteur de cette entreprise reste le jeune. Il faut autre chose qu’un décret, une interdiction ou une campagne de sensibilisation pour l’orienter. Et il y’a que cette mise en garde du ciel à l’égard de son prophète (psl) est plus que d’actualité : « Ce n’est pas en état de révolte, de tristesse ou de détresse que tu arriveras à faire accepter ma loi. Ce n’est pas non plus en restant inactif ou en t’enfermant dans le cercle des traditions de la société que tu feras entendre ma voix. »  Et l’on ne peut transmettre correctement que ce que l’on a perçu de la façon la plus convenable qui soit. Aux jeunes donc d’user de la religion pour pouvoir se nourrir de la sève du message du divin. Le Responsable Moral des Moustarchidines nous en confie le secret : « N’importe quel individu peut capter le message de Dieu s’il consent à mettre au point son appareil de réception : sa foi. »

La Participation Active : Un Catalyseur du Changement Convoité

C’est enfin l’illustration d’une allocution d’un guide religieux qui souhaite que la jeunesse sénégalaise soit libérée des contraintes qui étouffent son épanouissement, mais aussi de la crise d’interprétation qui nuit à son existence. La frustration et la déception sont au gout du jour. Serigne Moustapha Sy évoque même une réalité plutôt inquiétante : un temporel privilégié au détriment d’un spirituel plutôt  vrai en théorie mais nuée en pratique. Il y’a aussi ce constat de l’homme à la djellaba qui cite cette jeunesse comme étant dans « une salle d’attente ou ils n’attendent rien ! » Et le chef de guerre des moustarchidines de s’insurger de nouveau, histoire de peindre le spectacle de leur vie : « Ils vivent sans savoir pourquoi, obéissent à l’instinct obscur, s’arrangent au gout du jour pour être le mieux ou le moins mal possible, travaillent si c’est nécessaire pour vivre-sinon ils ne font rien-, évitent de penser à la mort tout en cherchant toujours les moyens de favoriser leur adhésion au suicide ! »

 Les discours politiques, conceptions morales et autres démarches socioculturelles n’ont jusque là rien donné hormis des interpellations à l’élan de cacophonie. Une forme de communication  dont l’aspect sémantique ne frappe guère les esprits et dont le coté formel promeut une médiocrité inquiétante. A cela s’ajoute une action théâtre d’un manque d’innovation profond. Il y’a donc dialogue de sourds entre la jeunesse sénégalaise et ceux là qui s’improvisent acteurs du changement, fussent-ils chefs politiques, acteurs culturels, éducateurs entre autres. La plupart des responsables de ces différents domaines parlent au jeune sénégalais sans lui adresser la parole, parce que n’ayant pas maitrisé la dimension d’un verbe qui puisse donner son sens à cette entreprise. Le contrat est donc rompu.

Le pensionnaire de la cité Alia Diène, lui, s’adresse directement et de la façon la plus significative et la plus profonde qui soit, depuis bientôt 40 ans, à cette jeunesse sénégalaise. Et si elle s’évertuait à ne point rester sourde face à cet appel ? Et si ceux là qui, depuis toujours, constituent son auditoire, s’engageaient à concrétiser son acte ? On ne dédie pas un mouvement spirituel à la mémoire des gens de la caverne (ashàboul keuhfi) pour rien. Il est temps que cette jeunesse puisse mériter des attributs autres que ceux de renégat et de simples contestataires. «  Je conteste votre contestation », rétorquait le Tribun de Tivaouane, le mystique Al Maktoum, dans une conférence en milieu universitaire il y’a presqu’un demi-siècle. Il faut donc une démarche plus noble pour se tirer d’affaire. Et cela passe par un effort à fournir. Et ce serait plus juste si cela se tenait dans l’immédiat.

Maam Cheikh

Chroniqueur

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Le patrimoine intellectuel faisant office de legs pour la communauté musulmane peut avoir pour crédo cette assertion prophétique : « L’encre du savant est aussi précieuse que le sang des martyrs. » Elle justifie le fait que la plupart des compagnons du Prophète (psl) ont considéré comme un impératif l’acquisition du savoir. Et de là parti la nécessité, dans l’œuvre des saints de la Tariqa Tijanya en propagateurs de la doctrine mahométane, de faire du savoir un pilier fort de l’éducation spirituelle du disciple. Parmi eux, figure un homme dont la dimension intellectuelle n’a cessé de fasciner plus d’un, au moins qu’on le considère comme le dépositaire du cadre intellectuel du fief de Mawdo (« Borom daara dji »). 

Serigne Mansour Sy, Khalfe Général des Tidianes du 14 septembre 1997 au 8 décembre 2012, est l’un des plus grands érudits du Sénégal. Son acuité d’esprit et sa maitrise des textes font de lui un mufti hors pair. A cela s’ajoute un sens de l’humour décapant faisant que ses disciples ne bronchent jamais quelque soit la durée de son discours. Il est le second fils de Serigne Babacar Sy (rta) et à pour mère Sokhna Astou Seck, et naquit le 15 août 1925. 

Il eut pour maitre coranique Serigne Cheybatou Fall, grand érudit de Tivaouane dont la pertinence fit qu’il devint un homme d’action à l’influence remarquable et remarquée dans la cour de Maodo. Il fut surtout considéré comme un professeur qui était passé maitre dans l’art de faire de ses apprenants des personnes dont la modestie surpassait le moi de plus d’un. Pour lui, c’était la meilleure voie pour acquérir du savoir. Ce qui laisse comprendre, en effet, que le caractère humain, avec tout ce que cela implique en termes de vertus, doit reposer sur l’humilité. « L’homme n’est autre qu’élément de synthèse, et l’humilité reste non seulement le fondement, mais aussi la signification de sa grandeur», professe Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy Al Maktoum. 

Ayant contribué à l’implantation de nombreuses écoles coraniques dans la ville sainte de Tivaouane et de villages, il s’est également distingué dans un rôle de régulateur socio-politique notamment en intervenant assez souvent pour une harmonie entre leaders politiques et acteurs sociaux. Hormis cela, il a jugé nécessaire de rester inerte face aux choses politiques, bien qu’étant obligé, avec sa posture de Khalife Général, de recevoir régulièrement les délégations œuvrant dans ce sens. 
Sur le plan religieux, en défenseur de la cause islamique, il s’était fait distingué par son engagement à publier une lettre ouverte il y’a une décennie, suite à la sortie du film « l’innocence des musulmans » s’attaquant aux principes islamiques, mais aussi des caricatures sur le Prophète Mouhammad (psl). Ce texte de 52 pages, prônant un respect de la liberté de culte, visait un combat contre les attaques faites aux religions révélées. Et ce qui demeure crucial à une époque où l’occident, en système basé sur l’impérialisme et animé par un désir de dominer les religions, traite d’intégristes tous ceux qui ne se joignent guère à cette logique. Et en acteur de la cause islamique convaincu de la nécessité de remédier à cette situation, « Borom Daara Dji » improvisa la nécessité de voter une loi dont l’intérêt s’apparente à ces propos du saint homme : « Il s’agira de mettre en œuvre des mesures d’ordre constitutionnel et institutionnel, pour la sécurité, la paix, la confiance et le respect mutuel pour plus de respect à l’égard des religions révélées. » Il ajoute : « Le savoir demeure le seul catalyseur de la défense du Prophète et non une bombe déposée dans une ambassade. » 

Sur le plan économique, Serigne Mansour Sy était un agriculteur disposant de terres partout au Sénégal. Son entourage proche raconte que les revenus de cette activité contribuaient à l’entretien des daaras. 

Le samedi 8 décembre 2012, disparaissait celui dont les capacités à mémoriser firent dire à Serigne Abdoul Aziz Dabakh (rta) qu’il était apte à réécrire de mémoire l’intégralité des écrits de Tivaouane, au cas où le feu les consumait. Le commun des disciples tidianes perdait ce jour un guide religieux charismatique et généreux au point que sa cour refusait constamment du monde, parce que vieux, femmes, étudiants, chômeurs, jeunes animés par le désir de voyager, nécessiteux entre autres n’hésitaient guère à solliciter ses prières ou son soutien.

 

MAAM CHEIKH

Chroniqueur

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vendredi, 24 novembre 2017 13:12

PORTRAIT DE SERIGNE MOUSTAPHA SY DJAMIL

Les Âmes honnêtes se rappellent encore ce jour symbolique ou naquit une figure de la Tijanya dont l’œuvre reste à jamais gravée dans la mémoire d’aucuns. Fils de Sokhna Oumou Khairy Sall et de Serigne Babacar Sy (rta), Serigne Moustapha Sy Djamil est de la trempe de ceux dont le charisme ne laisse personne indifférent. 

Les précurseurs de ceux qui s’évertuent à veiller à la continuité de la mission malikite racontent que le jour de son baptême, son doigt se serait accroché au chapelet de Mame Mawdo (RTA), qui chuchota à l’oreille de Mame Malick Sall : « Il ne veut pas lâcher mon chapelet. » Et ce dernier de lui répondre, avec pour rempart un sourire rayonnant : « Donnez-lui ce qu’il réclame. » Et le timbre de la voix de l’inconnu de la nation sénégalaise de retentir, accompagné d’un regard plein d’affection à l’égard du nouveau venu : « Heuzà Houweu » (« ‘c’est bien lui »). Termes qu’il répéta trois fois, avant de se sentir comme attristé du fait qu’il ne l’aura guère comme contemporain. 

Des années plus tard, Serigne Abdoul Aziz Sy Dabakh (rta) lui donna le surnom de « Seydi Djamil ». Une façon pour l’oncle paternel de mettre en exergue son élégance morale qui ne cessait de surpasser l’égo de ses contemporains. L’éducation spirituelle demeure un tremplin pour le croyant. Dans l’œuvre du prophète Mouhamad (psl), elle est affiliée à l’islam (islam), à la foi (imàn) et à l’élégance morale (ihsàn). Et Seydi Djamil a su etre un modèle dans ce cadre. Aujourd’hui, l’on évoque aussi bien le centenaire de sa naissance -1916-2016) que la date de sa disparition (8 décembre 1993). 

Originaire de Tivaouane, il a eu à incarner une posture de guide religieux au vrai sens du terme, avec ce que cela implique en termes de prise de responsabilité. Et Serigne Mansour Sy Djamil de préciser : « Un guide religieux ? C’est quelqu’un qui doit orienter les gens pour les amener à rencontrer Allah, préparer l’homme à assumer la finalité de son existence sur terre. » 

Une conception qui apparait comme le reflet de l’œuvre de son père. Ce qui s’apparente exactement aux dits de Serigne Babacar Sy (rta) qui le qualifia de « domaine réservé de Dieu ». C’est d’ailleurs lui qui lui recommanda de venir s’installer à Dakar. Recommandation que d’aucuns considèrent comme étant affiliée à une raison mystique. Ce qui est sûr et certain demeure le fait qu’il a adopté Fass comme fief, et s’y est installé jusqu’à sa disparition en 1993. 

En Novembre 1958, il tint un discours qui demeura comme une lanterne qui put éclairer le chemin des disciples présents, parce que peint d’une orientation et d’un enseignement à l’humanisme remarquable. « Que ceux qui sont mu par un désir profond de converser avec leurs frères en Dieu opte pour une communication portant le reflet de la paix et de la convivialité. Que ceux que rebutent les mésententes et autres hostilités s’écartent dès que ce genre de situations se présentent à eux», conseille-t-il, histoire d’aider le commun des disciples à ne pas etre récalcitrants au point que tout s’écroule. « Tel a été la démarche de nos précurseurs, que ce soit aussi bien dans le cadre de la Tariqa que dans celui de la Oumma Islamique », rajoute-il. Il évoqua la conception prophétique du courage, celle-là qui considère qu’il ne s’agit que d’une façon d’apprivoiser sa colère. Cette recommandation de Seydi Djamil rappelle l’assertion d’un Homme de Dieu s’adressant à un membre de son entourage : « Même ta colère m’inspire confiance », histoire d’illustrer le fait que même dans la colère, il est nécessaire d’avoir un sens de la mesure, mais aussi et surtout de rester juste et humble. Et cela commence par le fait d’apprendre à faire de sorte que d’aucuns ne constatent cet état de colère, mais aussi et surtout de s’initier au pardon. Des révélations qui, également, peuvent servir de références à ceux-là qui se chargeront de communiquer dans le cadre des initiatives qui se tiendront à l’occasion du Gamou 2016, puisqu’il s’agira de prôner une citoyenneté modèle. Ce qui devrait sans nul doute commencer par une façon assez profonde d’enseigner surtout à la jeunesse tidiane les aspects qui font que les muftis de Tivaouane restent à jamais des exemples dans ce domaine. 

MAAM CHEIKH 

vendredi, 24 novembre 2017 12:34

CHEIKHAL KHALIFA, CE PRINCE DE LA TIJANYA

C’est le récit d’un homme de Dieu dont la portée de l’œuvre surpasse de loin l’égo de ses contemporains. Celui-là qu’Al Maktoum considère comme le tout du bien a su rester à jamais gravé dans la mémoire des disciples tidianes. C’est simple : Il s’est creusé une tombe dans le cœur de chacun d’eux, et y git pour l’éternité. Pour évoquer le legs spirituel de l’auteur de « Heulmine Sabiline », il convient de soulever une équivoque. S’il est vrai que son attachement sans faille à Seydil Hadj Malick Sy(rta) à beaucoup contribué à son œuvre en question, il n’en demeure pas moins qu’il s’est frayé un chemin dans la voie o que noble des élus de Dieu. Mawdo confirme : « Il ne m’appartient pas de choisir mon successeur. C’est une responsabilité qui dépasserait largement mes prérogatives. » A cela Al Khalifa rajoute : « Effectivement, d’autres que lui m’ont choisi. » Et le coran vivant qu’est l’homme à la djellaba de préciser : « C’est une question de consensus ou les esprits rachitiques n’ont pas de place ». Cela n’a rien à voir avec les «héritages préconçus », encore moins les « legs montés de toutes pièces », étant donné que le terme « choix » est banni dans cette sphère.

C’est l’histoire d’un personnage charismatique qui ne cesse de faire vibrer les cœurs. Un Homme de Dieu qui a su montrer à ses disciples la voie de l’éternel, avec le sens de la mesure que cela implique. « Il n’a jamais cherché à plaire, évitant de jouer avec le destin des gens », témoigne Hadj Said Nourou Tall (rta). Tout néophyte aurait évoqué là un paradoxe, vu l’amour qu’on lui voue dans la communauté Tidiane ! Aujourd’hui, on séduit plus qu’on instruit, et c’est là la marque la plus en vue de l’obscurantisme religieux. Cette réalité caricaturiste demeure un mal pourtant dénoncé par l’inconnu de la nation sénégalaise Seydil Hadj Malick Sy  : « Il arrivera une époque où la prêche sera l’affaire des incultes. »

C’est l’œuvre d’un Homme d’Action qui aimait à formuler cette invocation : « Seigneur, préservez-nous d’une paix superficielle, une paix qui tue la volonté d’un homme. » Comme quoi la paresse et la passivité ne sont pas musulmanes. Nous avons été créés dans l’endurance, et le ciel ne pourrait nullement contribuer à une quelconque quête de quiétude à l’élan éternel. Conception que Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy peint ainsi : « Il est de tradition que Dieu justifie l’existence d’une valeur par sa rigueur. »

C’est le parcours d’un Citoyen Modèle et non-indépendantiste qui sut dénoncer à la fois le manque d’ambition des colons français et la conscience des chefs politiques sénégalais. « La France est passée de l’envoi de grands missionnaires à celui de simples salariés », rétorquait-il au siècle passé. Aussi ayant contredit la logique qui voulut que l’on rompe brutalement avec la France, il soutint dans son dernier discours de Gamou à Tivaouane : «Je suis français aujourd’hui. Je le serai encore demain. Pourquoi ne pas accorder une double nationalité à un homme doublement colonisé ? »  Les impénitents ayant pris le chemin inverse, le temps a fini par lui donner raison, avec les vicissitudes constatées depuis toujours dans la gestion des institutions. La colonisation n’est plus une question d’occupation de terres, mais plutôt une façon «d’occuper les consciences ».

Enfin c’est le mémorial d’un Chef Spirituel dont la requête spirituelle mis fin à la seconde guerre mondiale. L’histoire retiendra la défaite d’Hitler et, partant, du nazisme, et l’attribution de la médaille qui fit de lui un commandeur de la légion d’honneur. Quand on l’interpella sur son impression suite à une telle récompense, l’on sut, en effet, que le Khalife est du rang des missionnaires les plus illustres de l’histoire sainte, ceux-là qui ne respirent que pour veiller à leur intimité avec le très haut, puisqu’il répondit : « Cette nomination n’est que superficielle, puisque j’ai reçu des héros du ciel d’autres médailles. Mais je l’accepte quand même, vu qu’elle a éveillé de façon considérable la compassion des disciples». Voilà pourquoi la communauté musulmane doit estime et considération à Serigne Babacar Sy.

Maam Cheikh

jeudi, 09 novembre 2017 13:34

KATMIYA DMWM: DISCOURS DE KHALIFA MBAYE

Cheikh Ahmad Tidjani Chérif (rta), en poète à l’inspiration sublime, chante : « Nous avons traversé des éléments indomptables : 1000 océans en fureur. Comment voulez vous que de simples fluctuants aient la capacité de nous lancer des défis ? »

 C’est que le détenteur des privilèges tels la Khatmiyya et la Katmiyya est loin d’être imbu de sa profonde dimension mystique. Il s’agit ici, contrairement à la façon plutôt ridicule pour les néophytes d’interpréter ses dits, d’une prise de conscience de ce qui donne un sens à sa grandeur. Al Maktoum disait : « Tiiterou ak xam sa bopp dou benn ! » (« Une perception de son legs ne doit nullement être assujettie à une logique réfutant toute forme d’humilité !»)

Nous sommes dans la banlieue, à Diamaguene. Des disciples tidianes membres du Dahiratoul Moustarchidina Wal moustarchidaty sont venus commémorer l’élévation du pole de la sainteté au grade de Katmiyya. Suite à une exposition sur les Grands de la Tijanya et une projection de film sur la Tariqa, un exposé du tonitruant Khalifa Mbaye de Tivaouane  a donné tout son sens à l’aspect à la fois spirituel et intellectuel de l’événement. La place a refusé du monde, et l’allocution a su permettre à tout un chacun de saisir le message en question. Il se résume en ceci : quand on a affaire à un pole ayant traversé tant d’éléments indomptables, il demeure indispensable de se donner les moyens d’évoluer dans sa quête spirituelle, avec pour tremplin l’enseignement de son guide, ici Serigne Mouhamadoul Moustapha Sy pour l’auditoire de Khalifa Mbaye. Et Le Responsable Moral de définir la Tarbiya en ces termes : « Le vocable tarbiya coïncide avec la formation en français. Jubiler avant la fin de la formation serait ignorer la nature des choses. »

Oustaz Khalifa Mbaye est revenu sur l’origine de la glorification par son père du geste de Serigne Cheikh Tidiane Sy Al Maktoum. C’est ce jour ou l’autorisation de célébrer le Gamou ne fut point délivrer, et durant lequel il du faire face à l’autorité agissante pour obtenir gan de cause. Et Mbaye Dondé de chanter :

« Djarama Cheikh Ahmad Tidiane

   Yaw mi térale Khoutbou Zamane

   Ababakar ba takh gnou naane

  Yaako geuneule gnari beuteum »

« Gloire à toi Cheikh Ahmad Tidiane

Serviteur Emérite du Maitre du Temporel et du Spirituel

Cheikhal Khalifa Ababakar Sy (rta)

Au point que tu deviennes la prunelle de ses yeux »

 

Le disciple Tidiane se doit de tenter d’évoluer, et ceci à l’image d’un commerçant qui souhaite voir son activité connaitre une ascension fulgurante. Une fois obtenu son « numéro d’identification », assimilable ici au fait de prendre le wird en prêtant allégeance, il lui faut chercher à passer par autant de cycles existant. C’est l’exemple des Saints qui ont eu à découvrir des trésors enfouis dans le tréfonds des sens mystiques de sourates, de versets ou encore de poèmes. Hizbou Seyfi, Hizboul Bakhr, Wassilatoul Mouna (taissir), entre autres…Le tout avec pour intermédiaire son guide et pour « unique interlocuteur » le très haut. Et Serigne Moustapha Sy de s’insurger, cette fois-ci pour interpréter ce passage du verset du trône : « Wasia Koursiyyou Houssamà Wàati Wal Ard » ainsi : « L’envergure de l’Omniscience  d’Allah surpasse de loin celle du Ciel et de la terre. » Et c’est justement ce qui justifie « Walà Ya Oudouhou Khifzou Houmà », qu’Al Maktoum illustre ainsi : « La complexité et les tracasseries rebutent le geste du ciel parce qu’omnipotent. »

« Le scénario du jugement dernier, s’il nous est conté, peut effrayer plus d’un. Il s’apparente au fait d’avoir ses bienfaits comme seuls bagages et de vouloir à tout prix séjourner dans cet hôtel qu’est le paradis, histoire d’échapper à cette prison qu’est l’enfer », conclut le conférencier de talent. Il poursuit : « Et c’est pourtant ce jour qu’a choisit l’inconnu de la nation sénégalaise, Seydil Hadj Malick Sy (rta), pour voir son geste être salué de façon symbolique. Le pole de la prophétie (psl) le conviera aux cotés de ces cinq compagnons émérites, et l’on pourra aussi lui faire porter ce collier aux perles symbolisant la splendeur, au nom de la sagesse tidiane.    

Maam Cheikh

dimanche, 22 octobre 2017 15:15

PORTRAIT DE SERIGNE MANSOUR SALL

L’Homme dresse le portrait d’un héritier atypique dont le parcours devrait inspirer tous ceux qui sont nourris à la sève de l’enseignement de Serigne Abass Sall (RTA). Tout comme ses contemporains, il a eu à effectuer des études coraniques avant de se rendre en Tunis pour des études secondaires puis universitaires sanctionnées par une licence en Théologie. L’Egypte fut aussi sur sa ligne de mire, puisqu’il y effectua une thèse en philosophie islamique intitulée Thèse L’ame Chez Avicenne, et rédigée dans la langue arabe. Il se rendit ensuite chez nos frères de la Métropole. La France, puisque c’est d’elle qui s’agit, accueillit le saint homme qui tint, à la prestigieuse Université de Sorbonne, une autre thèse, cette fois-ci sur le Tidjanisme au Sénégal, sanctionnée par un doctorat en philosophie islamique.

De retour au bercail, il enfourche le cap de Professeur, d’abord à Charles de Gaulle, puis au  lycée Lamine Gueye. Par la suite, il devient Chef de Département de Recherche à l’Institut Islamique de Dakar. Homme de lettres,  il a à son actif des ouvrages de référence dont  les réalités mystiques de Seydina Cheikh Ahmad Tijany (RTA), le soufisme, avantages et inconvénients, actuellement sur le marché, et bientôt un sur les rapports de l’homme avec la civilisation et la religion  (en arabe « Al Insànou Baynal Hadaraty Wadiine »). La Ziara de Nguick se tient annuellement sous son égide. Chaque année, elle demeure  l’occasion pour l’érudit de traiter de thèmes aux dimensions magistrales dans des domaines tels que le Soufisme, l’Unicité de Dieu entre autres.

 

Maam Cheikh

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