Maam Cheikh

Maam Cheikh

mardi, 06 dcembre 2016 09:36

Action & Vérité

A regarder le paysage médiatique sénégalais, on se croirait dans une publicité de charcuterie ou dans un film horreur, mais Dieu sait -et les familles des victimes savent pertinemment- qu’on est loin de là, c’est la triste réalité. Après le meurtre du jeune Matar Ba à Grand-Yoff, l’assassinat des deux frères à la cité millionnaire, la découverte macabre d’un corps sans vie d’un jeune pied et mains liés à la plage de Bargny ; les meurtres connaissent au Sénégal une progression assez dramatique. Les meurtres récents de M Fatou M Ndiaye, de Yankhoba Drame, de Khadim Ly, du jeune Antoine de Grand-Yoff, du taximan Ibrahima Samb…en sont fortement et malheureusement la preuve implacable.

La réalité est là et il faut la regarder sans trembler. Il y a cette peur que nous avons les uns et les autres senti et que nous continuons à ressentir après ces évènements. « Pour certains, le présent est instable, l’avenir souvent illisible. » Peu de sénégalais se sentent à l’abri avec les meurtres et les agressions. Ils se disent qu’ils ne suffiraient pas de grand-chose « pour perdre ce qu’ils ont construit pour eux et pour leur enfant. Voilà tout simplement la peur lancinante du déclassement. »

Face à cela, l’émotivité populaire nous préconise l’adoption et l’application de la peine de mort comme solution pour dissuader les fauteurs de troubles. Il faut toujours dire les choses clairement « le Sénégal est un pays laïc, démocratique et social » nous dit la constitution. L’architecture argumentaire de ceux qui promeuvent la peine de mort ne repose sur le seul fait que le Sénégal est un pays à majorité musulmane. Lisez un peu plus loin et là vous conviendrez avec moi qu’on est loin de là. Et même si l’on était dans un pays musulman, Tariq Ramadan affirmait dans son passage à l’émission des paroles et des actes que, « je suis contre l’application de ces peines-là (peine de mort et la lapidation)… J’ai 3 questions à poser aux savants musulmans à travers le monde : que disent les textes ? Quelles sont les conditions qu’il faut pour appliquer ces textes ? Et dans quel contexte social ? » Ils seront nombreux ceux qui disent que la peine de mort doit être appliquée sans pouvoir être en mesure de répondre aux interrogations.  Même si la force et la loi doivent s’imposer et s’assumer non seulement pour garantir la stabilité de l’ordre républicain et par principe de dissuasion mais aussi pour répondre à ceux qui tentent de se substituer à l’ordre républicain,  mais attention, point d’effusion ! La violence n’a jamais été solution durable à un problème. « Loin de moi, de jeter la moindre chape de plomb » sur le débat qui s’impose. Par ailleurs, je pense qu’il faut «se méfier de la rigueur apparente des textes coraniques et prophétiques. » Car comme le dis justement Serigne Cheikh Al Maktoum « avant de penser à l’application rigoureuse des textes, penser à interroger les phénomènes dans une logique spatio-temporelle. » Et en poussant un peu plus loin la réflexion, l’on peut dire que les phénomènes sont mouvants et protéiformes. Et face à la tragédie qui vient de se dérouler, s’interroger est toujours légitime voire nécessaire. S’interroger pour analyser, disséquer et essayer de comprendre et non pas expliquer car expliquer serait essayer de justifier. « Et il ne peut y avoir aucune raison qui vaille. » Par contre, une analyse lucide afin d’apporter la plus forte des réponses s’impose inlassablement :

Primo, je considère qu’une politique mole et sans issue est à l’origine de tout. La volonté politique sénégalaise n’est pas aujourd’hui celle qui prend en compte les réalités et les besoins des sénégalais. Les autorités sénégalaises sont plutôt préoccupées par les échéances électorales et les jeux de dupes.  Dans un contexte marqué par l’insécurité, les autorités sénégalaises devraient urgemment répondre aux contraintes sécuritaires. Ce qui manque fondamentalement à nos dirigeants, c’est une vision, un projet de société propre et spécifiquement sénégalais, pour les sénégalais, par les sénégalais et avec les sénégalais. A cet effet, les politiques sénégalais devraient penser à répondre au chômage qui peut être un des facteurs de prolifération de la chose. Une seule question pour arc-bouter les dires, à quoi servent les ASP dont l’état nous disait que maintenant l’ordre républicain est rétabli ? Répondez à cette question et vous saurez de quoi je parle. Dès lors, on peut affirmer sans détour que l’Etat réagit en lieu et place d’agir.

Secundo, beaucoup de jeunes n'ont comme activité que le fait de faire le thé, regarder et débattre sur les matches et les combats de lutte. Ils sont pour la plupart condamnés au chômage. Ce qui est inacceptable. Face à cette situation et face à la pression sociétale qu’il faut dénoncer avec force, ils voient en l’entreprise du crime la solution alternative afin de subvenir en leur besoins primaires. Et par conséquent, les cambriolages, les bravades  et les incivilités empêchent aujourd’hui la volonté d’entreprendre chez ceux qui veulent participer à l’édifice et lutter contre le chômage. Nombreux sont les projets qu’ont les sénégalais, toutefois le sentiment d’insécurité constitue un traumatisme et un  facteur bloquant de toute velléité d’initiative.

En dépit de tout cela, il m’est difficile de comprendre comment des citoyens veulent que l’on légalise le chanvre indien voir la drogue. Le débat relatif à la légalisation du chanvre indien ou de la drogue fait fureur. Fondamentalement, ma position est celle-ci  et je considère que telle devrait être celle de la majorité des sénégalais sur la question : ce n’est pas le chanvre en tant que tel qui pose problème mais les effets qu’il peut avoir sur l’individu et ce que l’individu sous l’emprise de la drogue est susceptible de faire surtout lorsqu’il est de mauvaise foi.

Tertio, je le dis sans détour, il y a trop de « laisser-aller », de « laisser-faire », de « Mas’lah » et d’hypocrisie. Et comme l’avait dit Barthélemy Diaz il y a quelques années, au Sénégal l’hypocrisie est la première religion. Ce qui lui a valu des critiques acerbes et ce qui sera sans doute mon cas car je réitère ces propos.  Un ami intervenant à sa publication sur l’affaire disait « ce qui me fait le plus mal, c’est quand on assiste à ces genres de scènes, on fait comme si on était surpris alors qu’on sait bel et bien ce qui se passe partout ». En effet, l’on se dit pays musulmans mais c’est dans ce pays qu’est le Sénégal que 24 millions de bouteilles d’alcool sont consommés par an. C’est dans ce pays musulman qu’est le Sénégal que la société cautionne la violence du quotidien en protégeant les fauteurs de troubles, les dealers du quartier. C’est encore dans ce pays dit musulman que les programmes télévisés ou médiatiques s’articulent autour du ludique, du libidinal et du machinal. 

En outre, la parole publique aujourd’hui victime de la manipulation, du mensonge, du non-respect des autres et de la promesse ont fait aujourd’hui que les citoyens se sont détournés de l’essentiel. Le Sénégal est aujourd’hui détourné de l’urgence de l’essentiel pour parler comme Edgar Morin. Peut-on le considérer comme l’actuel agenda médiatique ? Ce qui est sûr, c’est que la lutte, les sujets peoples et autres futilités sont les choses qui constituent le centre d’intérêt du civil. Dans ce sillage, l’on peut comprendre le besoin de chacun de s’estimer (partant de l’analyse de Maslow faite sur les besoins humaines), de se montrer fort, de vouloir venir à bout de tout. « La parole publique est devenue une langue morte ». Et malheureusement, ceux qui devaient le prendre et entreprendre le changement dans ce pays sont appelés à d’autres fonctions (religieuses ou coutumières disent-ils). Le véritable engagement religieux est celui qui consiste à prier la nuit et de se lever le jour pour changer la société comme le faisait le meilleur des hommes.

Par ailleurs, je suis stupéfié par les droits de « l’hommiste » qui s’en pressent à chaque fois qu’il y a ce genre de fait à voler au secours de l’incriminé. Les principes des droits de « l’hommiste » est-elle à géométrie variable. Le soutien doit-il être et aller du côté du fauteur de trouble.

Il faut véritablement rester lucide car à voir leur réaction, je me demande si le mort n’avait-il pas de droit ? Sa famille, ses enfants, sa femme et ses proches n’ont-ils pas le droit que justice soit faite? Y’a-t-il pas d’ordre républicain ?   Par ailleurs, je pense que ce qu’a dit le Président Sall même s’il est a déploré de par la manière peut-être un début de réponse : « veiller à ce que tout assassin passe le reste de ses jours en prison ». En outre, je pense qu’il est temps de poser une assise sur la chose afin de recueillir les différentes propositions qui serviront de réponse aux meurtres.

« Dieu ne change pas ce qui est en un peuple, si ceux-ci ne changent pas ce qui est en eux-mêmes » dixit une formule coranique. Si nous croyons à ce que nous disons, si nous nous réclamons et que nous sommes fiers d’appartenir à ce que nous sommes, c’est-à-dire le pays de la « téranga », nous avons obligation de retourner à nos valeurs, la tolérance, le respect, la discipline, la foi, la patience. Nous devons apprendre, se référer et prendre modèle sur des hommes dignes, sur un homme, celui que le coran dont le coran disait à son propos « il y a dans ce prophète, le meilleur des hommes ».

Le problème du Sénégal est malheureusement comme le dit la citation « l’être humain est né pour être aimé et les biens matériels utilisés. Si le monde est à l’envers, c’est parce que les biens matériels sont aimés et les humains utilisés. » Les gens ont la boulimie de l’argent et du machinal.

Nous voulons un Sénégal des sénégalais, avec des sénégalais et pour des sénégalais. Parce qu’aussi le Sénégal a une grandeur appréciée des quatre coins du globe. Cette grandeur, elle est celle des pères de la république, de Lamine Senghor, d’Alioune Diop, de Valdiodio Ndiaye, de Ngalandou Diouf, de Mamadou Dia… Cette grandeur est aussi celle des résistants, de Cheikh Ahmadou Bamba, des tirailleurs sénégalais, de Lat Dior Diop, d’Alioune Sitoé Diatta, des femmes de Nder et de toutes ces personnes qui non seulement aujourd’hui ont contribué à la construction, à la consolidation de l’Etat-nation à son rayonnement mais aussi auxquelles on s’identifie.

Et Pendant ce temps-là, alors que les meurtres se répètent tout au long du territoire, alors que l’exigence face à la menace reste la même, le débat a été malheureusement piétiné, cédant la place au petit polémique du moment. Cette injustice sociétale, je ne cesserai de le dénoncer à chacune de mes interventions.

Vive la république,

Vive le Sénégal

Mamadou DIOUF

mardi, 06 dcembre 2016 08:55

Al Khalifa, Ce Prince de la Tijanya

C’est le récit d’un homme de Dieu dont la portée de l’œuvre surpasse de loin l’égo de ses contemporains. Celui-là qu’Al Maktoum considère comme le tout du bien a eu plus d’un tour dans son sac pour rester à jamais gravé dans la mémoire des disciples tidianes. C’est simple : Il s’est creusé une tombe dans le cœur de chacun d’eux, et y git pour l’éternité. Pour évoquer le legs spirituel de l’auteur de « Heulmine Sabiline », il convient de soulever une équivoque. S’il est vrai que son attachement sans faille à Seydil Hadj Malick Sy (rta) à beaucoup contribuer à son œuvre en question, il n’en demeure pas moins qu’il s’est frayé un chemin dans la voie o que noble des élus de Dieu. Mawdo confirme : « Il ne m’appartient pas de choisir mon successeur. C’est une responsabilité qui dépasserait largement mes prérogatives. » A cela son digne fils et successeur rajoute : « Effectivement, d’autres que lui m’ont choisi. » Et le coran vivant qu’est l’homme à la djellaba de préciser : « C’est une question de consensus ou les esprits rachitiques n’ont pas de place ». Cela n’a rien à voir avec les «héritages préconçus », encore moins les « legs montés de toutes pièces », étant donné que le terme « choix » est banni dans cette sphère.

C’est l’histoire d’un personnage charismatique qui ne cesse de faire vibrer les cœurs. Un Homme de Dieu qui a su montrer à ses disciples la voie de l’éternel, avec le sens de la mesure que cela implique. « Il n’a jamais cherché à plaire, évitant de jouer avec le destin des gens », témoigne Hadj Said Nourou Tall (rta). Tout néophyte aurait évoqué là un paradoxe, vu l’amour qu’on lui voue dans la communauté Tidiane ! Aujourd’hui, on séduit plus qu’on instruit, et c’est là la marque la plus en vue de l’obscurantisme religieux. Cette réalité caricaturiste demeure un mal pourtant dénoncé par l’inconnu de la nation sénégalaise : « Il arrivera une époque où la prêche sera l’affaire des incultes. »

C’est l’œuvre d’un Homme d’Action qui aimait à formuler cette invocation : « Seigneur, préservez-nous d’une paix superficielle, une paix qui tue la volonté d’un homme. » Comme quoi la paresse et la passivité ne sont pas musulmanes. Nous avons été créés dans l’endurance, et le ciel ne pourrait nullement contribuer à une quelconque quête de quiétude à l’élan éternel. Conception que Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy peint ainsi : « Il est de tradition que Dieu justifie l’existence d’une valeur par sa rigueur. »

C’est le parcours d’un Citoyen Modèle et non-indépendantiste qui sut dénoncer à la fois le manque d’ambition des colons français et la conscience des chefs politiques sénégalais. « La France est passée de l’envoi de grands missionnaires à celui de simples salariés », rétorquait-il au siècle passé. Aussi ayant contredit la logique qui voulut que l’on rompe brutalement avec la France, il soutint dans son dernier discours de Gamou à Tivaouane : «Je suis français aujourd’hui. Je le serai encore demain. Pourquoi ne pas accorder une double nationalité à un homme doublement colonisé ? » Les impénitents ayant pris le chemin inverse, le temps a fini par lui donner raison, avec les vicissitudes constatées depuis toujours dans la gestion des institutions. La colonisation n’est plus une question d’occupation de terres, mais plutôt une façon  « d’occuper les consciences ».

Enfin c’est le mémorial d’un Chef Spirituel dont la requête spirituelle mis fin à la seconde guerre mondiale. L’histoire retiendra la défaite d’Hitler et, partant, du nazisme, et l’attribution de la médaille qui fit de lui un commandeur de la légion d’honneur. Quand on l’interpella sur son impression suite à une telle récompense, l’on sut, en effet, que le Khalife est du rang des missionnaires les plus illustres de l’histoire sainte, ceux-là qui ne respirent que pour veiller à leur intimité avec le très haut, puisqu’il répondit : « Cette nomination n’est que superficielle, puisque j’ai reçu des héros du ciel d’autres médailles. Mais je l’accepte quand même, vu qu’elle a éveillé de façon considérable la compassion des disciples». Voilà pourquoi la communauté musulmane doit estime et considération à Serigne Babacar Sy !  

Maam Cheikh

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« Toutes les femmes méritent une reconnaissance ! » Ces propos émanent de la communication de la tonitruante Maimouna Eliane Thior. Debout face à un auditoire, elle est venue présenter son premier film-documentaire, « Arrêt Sur ElleS », dans la salle de la prestigieuse librairie Harmattan, ce samedi 3 décembre. Le comble, c’est que cette date a coïncidé avec le jour même de ses 25 ans.

 

Le Théâtre A L’Honneur
Le Directeur de l’Harmattan, une actrice de la presse et une Troupe Théâtrale ont été à l’honneur dès l’entame de la cérémonie. Suite aux communications peintes de remarques positives, un tableau a été illustré sur scène par des jeunes dont le talent a ému plus d’un. Brice Der Koué, maitre de cérémonie, ne s’est pas trompé en jugeant qu’il s’agissait d’une troupe à la pertinence authentique. Porte d’entrée, symbole de fécondité, espoir, que de mots pour peindre la présence symbolique de la gent féminine pardi ! Les jeunes en question ont su magnifier l’œuvre de Maimouna Eliane Thior, avec un ton humoristique remarquable, en ce sens qu’ils se sont même aventurés à user de ce verbe d’usage dans le langage familier ivoirien : « thioroter », comme pour signifier que la réussite demeure la seule expression qui puisse qualifier l’œuvre de la jeune voiléE. Le lycée Sangué, situé dans le département de Thies, a également été à l’honneur, suite à des dons reçus, et le Proviseur n’a pas manqué d’apprécier le geste à sa juste valeur.
Arrêt Sur Safia !

A 17 heures, il était temps que le public puisse regarder un film de plus, celui-là qui montre qu’un humanisme devrait peindre l’image faite de la femme. « Arrêt sur elles » nous compte le quotidien de Safia, femme mariée évoluant sous le joug d’un époux qu’elle juge comme n’étant jamais satisfait. Elle tente malgré cela d’évoluer dans un milieu professionnel ou elle se distingue par un dévouement affilié à une énergie débordante. Elle y côtoie aussi des collègues constituant une seconde famille, « puisque je passe plus de huit tours d’horloge par jour avec eux », soutient-elle. Cette activité n’exclut nullement sa capacité à s’occuper de son enfant et à cuisiner convenablement pour son mari. Mais le suspense demeure cette interrogation que la « détentrice de l’idée originale du film » a surement voulu laisser à l’appréciation du public : « Je me demande s’il n’a pas une maitresse. Je n’en sais rien. »

Seynabou Sy Ndiaye : « Maimouna est Une Perle Rare »
Suite à la projection, Seynabou Sy Ndiaye, docteur en sociologie et actrice interprétant le rôle de Safia, a tenu à honorer Maimouna Eliane Thior, qu’elle a qualifié de perle rare, parce qu’incarnant à elle seule toutes les facettes nécessaires pour marquer son temps, et faire la fierté de toute une génération.  « Pour le film, je trouve que le scénario s’adaptait déjà à mon quotidien, aux émotions peignant mon environnement, et ceci au jour le jour.» Pour elle, il s’agit d’illustrer une dichotomie, celle de l’évolution de la femme dans deux sphères différentes, notamment le cadre professionnel et celui familial. « J’ai une philosophie de vie que je tiens de Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy, et qui stipule que les pionniers savent aussi bien assurer la continuité de l’œuvre de leur père tout en s’adaptant aux exigences de leur ère. Le défis que les jeunes se doivent de relever ne sont ni plus ni moins importants que ceux des anciens.  Nous sommes des noirs, mais aussi des citoyennes du monde. L’action consistant à défendre les droits de la femme s’inscrit dans un humanisme profond. Quant à Maimouna Eliane Thior, elle est comme le reflet d’une jeunesse battante.  » Pour terminer, elle a incité les femmes à opérer une introspection, histoire de se demander où elles vont et ce qu’elles veulent vraiment. »

Sokhna Maimouna Mbacké : « Il S’Agit de Faire Preuve d’Humanisme »
La parole a par la suite été laissée à la pertinente Sokhna Maimouna Mbacké. En effet, ses propos peignent l’œuvre d’une femme qui maitrise parfaitement l’exigence de l’heure, qui veut que la femme participe aux travaux de réformes mondiales. Elle a remercié Maimouna Eliane Thior d’avoir su faire un « arrêt sur elles », histoire de faire preuve d’humanisme. Ce qui s’inscrit dans une logique assez urgente : une interprétation de l’humanisme de la meilleure façon qui soit. Pour elle, c’est à la femme de refaire surface pour montrer ce qu’elle vaut. Elle a profité de l’occasion pour conter une anecdote, celle de son retour au Sénégal pour passer le Bac, sous prétexte qu’elle ne pouvait le faire en France parce que voilée. Jamais cautionnement de sa propre identité et croyance n’a été aussi noble.