Maam Cheikh

Maam Cheikh

Le patrimoine intellectuel faisant office de legs pour la communauté musulmane peut avoir pour crédo cette assertion prophétique : « L’encre du savant est aussi précieuse que le sang des martyrs. » Elle justifie le fait que la plupart des compagnons du Prophète (psl) ont considéré comme un impératif l’acquisition du savoir. Et de là parti la nécessité, dans l’œuvre des saints de la Tariqa Tijanya en propagateurs de la doctrine mahométane, de faire du savoir un pilier fort de l’éducation spirituelle du disciple. Parmi eux, figure un homme dont la dimension intellectuelle n’a cessé de fasciner plus d’un, au moins qu’on le considère comme le dépositaire du cadre intellectuel du fief de Mawdo (« Borom daara dji »). 

Serigne Mansour Sy, Khalfe Général des Tidianes du 14 septembre 1997 au 8 décembre 2012, est l’un des plus grands érudits du Sénégal. Son acuité d’esprit et sa maitrise des textes font de lui un mufti hors pair. A cela s’ajoute un sens de l’humour décapant faisant que ses disciples ne bronchent jamais quelque soit la durée de son discours. Il est le second fils de Serigne Babacar Sy (rta) et à pour mère Sokhna Astou Seck, et naquit le 15 août 1925. 

Il eut pour maitre coranique Serigne Cheybatou Fall, grand érudit de Tivaouane dont la pertinence fit qu’il devint un homme d’action à l’influence remarquable et remarquée dans la cour de Maodo. Il fut surtout considéré comme un professeur qui était passé maitre dans l’art de faire de ses apprenants des personnes dont la modestie surpassait le moi de plus d’un. Pour lui, c’était la meilleure voie pour acquérir du savoir. Ce qui laisse comprendre, en effet, que le caractère humain, avec tout ce que cela implique en termes de vertus, doit reposer sur l’humilité. « L’homme n’est autre qu’élément de synthèse, et l’humilité reste non seulement le fondement, mais aussi la signification de sa grandeur», professe Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy Al Maktoum. 

Ayant contribué à l’implantation de nombreuses écoles coraniques dans la ville sainte de Tivaouane et de villages, il s’est également distingué dans un rôle de régulateur socio-politique notamment en intervenant assez souvent pour une harmonie entre leaders politiques et acteurs sociaux. Hormis cela, il a jugé nécessaire de rester inerte face aux choses politiques, bien qu’étant obligé, avec sa posture de Khalife Général, de recevoir régulièrement les délégations œuvrant dans ce sens. 
Sur le plan religieux, en défenseur de la cause islamique, il s’était fait distingué par son engagement à publier une lettre ouverte il y’a une décennie, suite à la sortie du film « l’innocence des musulmans » s’attaquant aux principes islamiques, mais aussi des caricatures sur le Prophète Mouhammad (psl). Ce texte de 52 pages, prônant un respect de la liberté de culte, visait un combat contre les attaques faites aux religions révélées. Et ce qui demeure crucial à une époque où l’occident, en système basé sur l’impérialisme et animé par un désir de dominer les religions, traite d’intégristes tous ceux qui ne se joignent guère à cette logique. Et en acteur de la cause islamique convaincu de la nécessité de remédier à cette situation, « Borom Daara Dji » improvisa la nécessité de voter une loi dont l’intérêt s’apparente à ces propos du saint homme : « Il s’agira de mettre en œuvre des mesures d’ordre constitutionnel et institutionnel, pour la sécurité, la paix, la confiance et le respect mutuel pour plus de respect à l’égard des religions révélées. » Il ajoute : « Le savoir demeure le seul catalyseur de la défense du Prophète et non une bombe déposée dans une ambassade. » 

Sur le plan économique, Serigne Mansour Sy était un agriculteur disposant de terres partout au Sénégal. Son entourage proche raconte que les revenus de cette activité contribuaient à l’entretien des daaras. 

Le samedi 8 décembre 2012, disparaissait celui dont les capacités à mémoriser firent dire à Serigne Abdoul Aziz Dabakh (rta) qu’il était apte à réécrire de mémoire l’intégralité des écrits de Tivaouane, au cas où le feu les consumait. Le commun des disciples tidianes perdait ce jour un guide religieux charismatique et généreux au point que sa cour refusait constamment du monde, parce que vieux, femmes, étudiants, chômeurs, jeunes animés par le désir de voyager, nécessiteux entre autres n’hésitaient guère à solliciter ses prières ou son soutien.

 

MAAM CHEIKH

Chroniqueur

Senpresse.Com 

vendredi, 24 novembre 2017 13:12

PORTRAIT DE SERIGNE MOUSTAPHA SY DJAMIL

Les Âmes honnêtes se rappellent encore ce jour symbolique ou naquit une figure de la Tijanya dont l’œuvre reste à jamais gravée dans la mémoire d’aucuns. Fils de Sokhna Oumou Khairy Sall et de Serigne Babacar Sy (rta), Serigne Moustapha Sy Djamil est de la trempe de ceux dont le charisme ne laisse personne indifférent. 

Les précurseurs de ceux qui s’évertuent à veiller à la continuité de la mission malikite racontent que le jour de son baptême, son doigt se serait accroché au chapelet de Mame Mawdo (RTA), qui chuchota à l’oreille de Mame Malick Sall : « Il ne veut pas lâcher mon chapelet. » Et ce dernier de lui répondre, avec pour rempart un sourire rayonnant : « Donnez-lui ce qu’il réclame. » Et le timbre de la voix de l’inconnu de la nation sénégalaise de retentir, accompagné d’un regard plein d’affection à l’égard du nouveau venu : « Heuzà Houweu » (« ‘c’est bien lui »). Termes qu’il répéta trois fois, avant de se sentir comme attristé du fait qu’il ne l’aura guère comme contemporain. 

Des années plus tard, Serigne Abdoul Aziz Sy Dabakh (rta) lui donna le surnom de « Seydi Djamil ». Une façon pour l’oncle paternel de mettre en exergue son élégance morale qui ne cessait de surpasser l’égo de ses contemporains. L’éducation spirituelle demeure un tremplin pour le croyant. Dans l’œuvre du prophète Mouhamad (psl), elle est affiliée à l’islam (islam), à la foi (imàn) et à l’élégance morale (ihsàn). Et Seydi Djamil a su etre un modèle dans ce cadre. Aujourd’hui, l’on évoque aussi bien le centenaire de sa naissance -1916-2016) que la date de sa disparition (8 décembre 1993). 

Originaire de Tivaouane, il a eu à incarner une posture de guide religieux au vrai sens du terme, avec ce que cela implique en termes de prise de responsabilité. Et Serigne Mansour Sy Djamil de préciser : « Un guide religieux ? C’est quelqu’un qui doit orienter les gens pour les amener à rencontrer Allah, préparer l’homme à assumer la finalité de son existence sur terre. » 

Une conception qui apparait comme le reflet de l’œuvre de son père. Ce qui s’apparente exactement aux dits de Serigne Babacar Sy (rta) qui le qualifia de « domaine réservé de Dieu ». C’est d’ailleurs lui qui lui recommanda de venir s’installer à Dakar. Recommandation que d’aucuns considèrent comme étant affiliée à une raison mystique. Ce qui est sûr et certain demeure le fait qu’il a adopté Fass comme fief, et s’y est installé jusqu’à sa disparition en 1993. 

En Novembre 1958, il tint un discours qui demeura comme une lanterne qui put éclairer le chemin des disciples présents, parce que peint d’une orientation et d’un enseignement à l’humanisme remarquable. « Que ceux qui sont mu par un désir profond de converser avec leurs frères en Dieu opte pour une communication portant le reflet de la paix et de la convivialité. Que ceux que rebutent les mésententes et autres hostilités s’écartent dès que ce genre de situations se présentent à eux», conseille-t-il, histoire d’aider le commun des disciples à ne pas etre récalcitrants au point que tout s’écroule. « Tel a été la démarche de nos précurseurs, que ce soit aussi bien dans le cadre de la Tariqa que dans celui de la Oumma Islamique », rajoute-il. Il évoqua la conception prophétique du courage, celle-là qui considère qu’il ne s’agit que d’une façon d’apprivoiser sa colère. Cette recommandation de Seydi Djamil rappelle l’assertion d’un Homme de Dieu s’adressant à un membre de son entourage : « Même ta colère m’inspire confiance », histoire d’illustrer le fait que même dans la colère, il est nécessaire d’avoir un sens de la mesure, mais aussi et surtout de rester juste et humble. Et cela commence par le fait d’apprendre à faire de sorte que d’aucuns ne constatent cet état de colère, mais aussi et surtout de s’initier au pardon. Des révélations qui, également, peuvent servir de références à ceux-là qui se chargeront de communiquer dans le cadre des initiatives qui se tiendront à l’occasion du Gamou 2016, puisqu’il s’agira de prôner une citoyenneté modèle. Ce qui devrait sans nul doute commencer par une façon assez profonde d’enseigner surtout à la jeunesse tidiane les aspects qui font que les muftis de Tivaouane restent à jamais des exemples dans ce domaine. 

MAAM CHEIKH 

vendredi, 24 novembre 2017 12:34

CHEIKHAL KHALIFA, CE PRINCE DE LA TIJANYA

C’est le récit d’un homme de Dieu dont la portée de l’œuvre surpasse de loin l’égo de ses contemporains. Celui-là qu’Al Maktoum considère comme le tout du bien a su rester à jamais gravé dans la mémoire des disciples tidianes. C’est simple : Il s’est creusé une tombe dans le cœur de chacun d’eux, et y git pour l’éternité. Pour évoquer le legs spirituel de l’auteur de « Heulmine Sabiline », il convient de soulever une équivoque. S’il est vrai que son attachement sans faille à Seydil Hadj Malick Sy(rta) à beaucoup contribué à son œuvre en question, il n’en demeure pas moins qu’il s’est frayé un chemin dans la voie o que noble des élus de Dieu. Mawdo confirme : « Il ne m’appartient pas de choisir mon successeur. C’est une responsabilité qui dépasserait largement mes prérogatives. » A cela Al Khalifa rajoute : « Effectivement, d’autres que lui m’ont choisi. » Et le coran vivant qu’est l’homme à la djellaba de préciser : « C’est une question de consensus ou les esprits rachitiques n’ont pas de place ». Cela n’a rien à voir avec les «héritages préconçus », encore moins les « legs montés de toutes pièces », étant donné que le terme « choix » est banni dans cette sphère.

C’est l’histoire d’un personnage charismatique qui ne cesse de faire vibrer les cœurs. Un Homme de Dieu qui a su montrer à ses disciples la voie de l’éternel, avec le sens de la mesure que cela implique. « Il n’a jamais cherché à plaire, évitant de jouer avec le destin des gens », témoigne Hadj Said Nourou Tall (rta). Tout néophyte aurait évoqué là un paradoxe, vu l’amour qu’on lui voue dans la communauté Tidiane ! Aujourd’hui, on séduit plus qu’on instruit, et c’est là la marque la plus en vue de l’obscurantisme religieux. Cette réalité caricaturiste demeure un mal pourtant dénoncé par l’inconnu de la nation sénégalaise Seydil Hadj Malick Sy  : « Il arrivera une époque où la prêche sera l’affaire des incultes. »

C’est l’œuvre d’un Homme d’Action qui aimait à formuler cette invocation : « Seigneur, préservez-nous d’une paix superficielle, une paix qui tue la volonté d’un homme. » Comme quoi la paresse et la passivité ne sont pas musulmanes. Nous avons été créés dans l’endurance, et le ciel ne pourrait nullement contribuer à une quelconque quête de quiétude à l’élan éternel. Conception que Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy peint ainsi : « Il est de tradition que Dieu justifie l’existence d’une valeur par sa rigueur. »

C’est le parcours d’un Citoyen Modèle et non-indépendantiste qui sut dénoncer à la fois le manque d’ambition des colons français et la conscience des chefs politiques sénégalais. « La France est passée de l’envoi de grands missionnaires à celui de simples salariés », rétorquait-il au siècle passé. Aussi ayant contredit la logique qui voulut que l’on rompe brutalement avec la France, il soutint dans son dernier discours de Gamou à Tivaouane : «Je suis français aujourd’hui. Je le serai encore demain. Pourquoi ne pas accorder une double nationalité à un homme doublement colonisé ? »  Les impénitents ayant pris le chemin inverse, le temps a fini par lui donner raison, avec les vicissitudes constatées depuis toujours dans la gestion des institutions. La colonisation n’est plus une question d’occupation de terres, mais plutôt une façon «d’occuper les consciences ».

Enfin c’est le mémorial d’un Chef Spirituel dont la requête spirituelle mis fin à la seconde guerre mondiale. L’histoire retiendra la défaite d’Hitler et, partant, du nazisme, et l’attribution de la médaille qui fit de lui un commandeur de la légion d’honneur. Quand on l’interpella sur son impression suite à une telle récompense, l’on sut, en effet, que le Khalife est du rang des missionnaires les plus illustres de l’histoire sainte, ceux-là qui ne respirent que pour veiller à leur intimité avec le très haut, puisqu’il répondit : « Cette nomination n’est que superficielle, puisque j’ai reçu des héros du ciel d’autres médailles. Mais je l’accepte quand même, vu qu’elle a éveillé de façon considérable la compassion des disciples». Voilà pourquoi la communauté musulmane doit estime et considération à Serigne Babacar Sy.

Maam Cheikh

jeudi, 09 novembre 2017 13:34

KATMIYA DMWM: DISCOURS DE KHALIFA MBAYE

Cheikh Ahmad Tidjani Chérif (rta), en poète à l’inspiration sublime, chante : « Nous avons traversé des éléments indomptables : 1000 océans en fureur. Comment voulez vous que de simples fluctuants aient la capacité de nous lancer des défis ? »

 C’est que le détenteur des privilèges tels la Khatmiyya et la Katmiyya est loin d’être imbu de sa profonde dimension mystique. Il s’agit ici, contrairement à la façon plutôt ridicule pour les néophytes d’interpréter ses dits, d’une prise de conscience de ce qui donne un sens à sa grandeur. Al Maktoum disait : « Tiiterou ak xam sa bopp dou benn ! » (« Une perception de son legs ne doit nullement être assujettie à une logique réfutant toute forme d’humilité !»)

Nous sommes dans la banlieue, à Diamaguene. Des disciples tidianes membres du Dahiratoul Moustarchidina Wal moustarchidaty sont venus commémorer l’élévation du pole de la sainteté au grade de Katmiyya. Suite à une exposition sur les Grands de la Tijanya et une projection de film sur la Tariqa, un exposé du tonitruant Khalifa Mbaye de Tivaouane  a donné tout son sens à l’aspect à la fois spirituel et intellectuel de l’événement. La place a refusé du monde, et l’allocution a su permettre à tout un chacun de saisir le message en question. Il se résume en ceci : quand on a affaire à un pole ayant traversé tant d’éléments indomptables, il demeure indispensable de se donner les moyens d’évoluer dans sa quête spirituelle, avec pour tremplin l’enseignement de son guide, ici Serigne Mouhamadoul Moustapha Sy pour l’auditoire de Khalifa Mbaye. Et Le Responsable Moral de définir la Tarbiya en ces termes : « Le vocable tarbiya coïncide avec la formation en français. Jubiler avant la fin de la formation serait ignorer la nature des choses. »

Oustaz Khalifa Mbaye est revenu sur l’origine de la glorification par son père du geste de Serigne Cheikh Tidiane Sy Al Maktoum. C’est ce jour ou l’autorisation de célébrer le Gamou ne fut point délivrer, et durant lequel il du faire face à l’autorité agissante pour obtenir gan de cause. Et Mbaye Dondé de chanter :

« Djarama Cheikh Ahmad Tidiane

   Yaw mi térale Khoutbou Zamane

   Ababakar ba takh gnou naane

  Yaako geuneule gnari beuteum »

« Gloire à toi Cheikh Ahmad Tidiane

Serviteur Emérite du Maitre du Temporel et du Spirituel

Cheikhal Khalifa Ababakar Sy (rta)

Au point que tu deviennes la prunelle de ses yeux »

 

Le disciple Tidiane se doit de tenter d’évoluer, et ceci à l’image d’un commerçant qui souhaite voir son activité connaitre une ascension fulgurante. Une fois obtenu son « numéro d’identification », assimilable ici au fait de prendre le wird en prêtant allégeance, il lui faut chercher à passer par autant de cycles existant. C’est l’exemple des Saints qui ont eu à découvrir des trésors enfouis dans le tréfonds des sens mystiques de sourates, de versets ou encore de poèmes. Hizbou Seyfi, Hizboul Bakhr, Wassilatoul Mouna (taissir), entre autres…Le tout avec pour intermédiaire son guide et pour « unique interlocuteur » le très haut. Et Serigne Moustapha Sy de s’insurger, cette fois-ci pour interpréter ce passage du verset du trône : « Wasia Koursiyyou Houssamà Wàati Wal Ard » ainsi : « L’envergure de l’Omniscience  d’Allah surpasse de loin celle du Ciel et de la terre. » Et c’est justement ce qui justifie « Walà Ya Oudouhou Khifzou Houmà », qu’Al Maktoum illustre ainsi : « La complexité et les tracasseries rebutent le geste du ciel parce qu’omnipotent. »

« Le scénario du jugement dernier, s’il nous est conté, peut effrayer plus d’un. Il s’apparente au fait d’avoir ses bienfaits comme seuls bagages et de vouloir à tout prix séjourner dans cet hôtel qu’est le paradis, histoire d’échapper à cette prison qu’est l’enfer », conclut le conférencier de talent. Il poursuit : « Et c’est pourtant ce jour qu’a choisit l’inconnu de la nation sénégalaise, Seydil Hadj Malick Sy (rta), pour voir son geste être salué de façon symbolique. Le pole de la prophétie (psl) le conviera aux cotés de ces cinq compagnons émérites, et l’on pourra aussi lui faire porter ce collier aux perles symbolisant la splendeur, au nom de la sagesse tidiane.    

Maam Cheikh

dimanche, 22 octobre 2017 15:15

PORTRAIT DE SERIGNE MANSOUR SALL

L’Homme dresse le portrait d’un héritier atypique dont le parcours devrait inspirer tous ceux qui sont nourris à la sève de l’enseignement de Serigne Abass Sall (RTA). Tout comme ses contemporains, il a eu à effectuer des études coraniques avant de se rendre en Tunis pour des études secondaires puis universitaires sanctionnées par une licence en Théologie. L’Egypte fut aussi sur sa ligne de mire, puisqu’il y effectua une thèse en philosophie islamique intitulée Thèse L’ame Chez Avicenne, et rédigée dans la langue arabe. Il se rendit ensuite chez nos frères de la Métropole. La France, puisque c’est d’elle qui s’agit, accueillit le saint homme qui tint, à la prestigieuse Université de Sorbonne, une autre thèse, cette fois-ci sur le Tidjanisme au Sénégal, sanctionnée par un doctorat en philosophie islamique.

De retour au bercail, il enfourche le cap de Professeur, d’abord à Charles de Gaulle, puis au  lycée Lamine Gueye. Par la suite, il devient Chef de Département de Recherche à l’Institut Islamique de Dakar. Homme de lettres,  il a à son actif des ouvrages de référence dont  les réalités mystiques de Seydina Cheikh Ahmad Tijany (RTA), le soufisme, avantages et inconvénients, actuellement sur le marché, et bientôt un sur les rapports de l’homme avec la civilisation et la religion  (en arabe « Al Insànou Baynal Hadaraty Wadiine »). La Ziara de Nguick se tient annuellement sous son égide. Chaque année, elle demeure  l’occasion pour l’érudit de traiter de thèmes aux dimensions magistrales dans des domaines tels que le Soufisme, l’Unicité de Dieu entre autres.

 

Maam Cheikh

jeudi, 12 octobre 2017 13:50

LA VOLONTE EST LA MERE DES VERTUS

Un grand de la pensée affirme : « La réussite n’est l’apanage ni la dextérité d’aucune race ou civilisation. Seule la volonté de réussir basée sur des méthodes que nous devons adopter compte. » Et il y’a que la volonté, moteur de toute action réussie, est souvent la chose la moins comprise parce que mal décrite. En effet, elle peut être considérée comme un arbre, avec pour racine la motivation, pour tronc l’abnégation et pour branches la détermination, afin que le fruit de la réussite puisse être savouré comme il faut.

Le Sénégalais est passé maitre dans l’art de démotiver son prochain. L’on ne sait pour quelle raison, mais d’aucuns savent transférer leur propres limites et peurs aux autres. Réussir devrait donc commencer par une activation de ce que les anglais appellent des « triggers de la motivation ». II s’agit de se créer un environnement dans lequel seuls les personnes aptes à nous encourager évoluent, mais aussi les éléments en mesure de faire booster notre énergie. Faites la sourde oreille aux autres, jusqu’à ce que vous atteniez votre objectif. Là, vous pourrez revenir vers eux pour les inspirer ! Vous n’êtes nullement concerné par le fait qu’une personne trouve votre rêve « trop exagéré » ou « loin d’être possible », parce qu’il s’agit là d’un reflet de ses limites, non des vôtres pardi !

 

L’abnégation, pour réussir, signifierait sacrifier pas mal de choses. Même dans le domaine de la médecine, l’occident vient de trouver une raison qui demeurait jusque là inconnue. Et le Docteur Back de s’insurger : « Quand nous tombons malade, c’est que nos actions dans la vie quotidienne ne sont pas en adéquation avec nos aspirations profondes. » Ce qui signifie qu’il faut une harmonie entre les objectifs que vous souhaitez atteindre dans la vie et votre programme au quotidien. A force de faire des choses qui n’en valent pas la peine-associées à celles qui comptent-, vous risquerez de devenir otages du temps-, vous savez ce scénario assez fréquent peignant le fait que la personne soit tout le temps entrain de fixer sa montre. A un moment donné, elle n’écoutera plus son corps qui lui rappelle qu’il lui faut « ralentir un peu ». Finalement, il lui faudra tomber malade pour se rendre compte qu’il le fallait. Le sénégalais attend toujours de souffrir pour se remettre en cause. C’est pour cela qu’il est parfois bien de laisser ceux qui font la sourde oreille heurter le mur pour revenir nous écouter.

 

La détermination, c’est cette force qui fait que l’on souhaite faire ce qu’il faut..maintenant ! Vous savez, cet élément qui n’a ni début ni fini-il s’agit de « maintenant » !-, et qui fait que l’on remet en cause l’existence de « l’avenir ». Même les académiciens se sont concertés, depuis bientôt deux décennies, pour  remettre en cause la fameuse formule « l’avenir appartient aux jeunes ». Pour eux, il est urgent de  leur laisser marquer leur temps et maintenant !  Le parent ou ami qui ne cesse de vous dire « kou yagg si teen baak fékk lafa» (à force d’être patient, on finit toujours par triompher) n’est pas du tout dans cette logique. Et un Grand de L’Islam de confier : « Amna gnou yagg thi teen takhouleu djog » (il est des gens dont le fait de rester inerte et en attente rebute).

 Commencez donc par tenter d’atteindre les objectifs que vous vous fixez au quotidien. Là encore, vous serez confronté aux « voleurs de temps », vous savez ces intrus qui viennent boire du thé ou parler football au moment ou vous devez réviser pour un examen, ou encore ces « boute-en-train » de l’entreprise ou de l’atelier qui passe au bureau lorsque vous êtes concentrés sur un dossier dont la validation urge. Les anciens de la vieille ville, Saint Louis, préféraient se couvrir le visage d’un turban et prétexter un rhume, histoire de « chasser cet intrus » qui portait atteinte à leur épanouissement.

Maam Cheikh   

Coach en Développement Personnel

jeudi, 05 octobre 2017 21:56

AU DELA DES PREJUGES

« Vous ne pouvez vous sentir confiant si, à défaut d’écouter votre petite voix intérieure, vous avez vos « antennes » branchées vers l’extérieur.» Cette confidence de Yannick Vérité, ostéopathe de renommée en occident, résume parfaitement bien ce qui freine l’évolution de plusieurs jeunes sénégalais.

 

L’Enfer, C’est Les Autres…Si Vous Le Leur Permettez !

 « L’enfer, c’est les autres », nous dit l’assertion. Cela ne peut être vrai que si l’on accepte que ces « autres » polluent notre vie. Le sénégalais est passé maitre dans l’art de dissuader son prochain de réaliser ses rêves ou encore de se connaitre lui-même. En tant que personnage, ce qui vous détermine est un ensemble de responsabilités et de positions que vous tenez dans la société : le métier exercé, le rôle de parent, frère ou sœur, les centres d’intérêt, etc.

Même avec la plus grosse fortune qu’il soit donné à quelqu’un dans ce monde, un savoir incommensurable, une foi religieuse inouïe, il vous arrivera souvent de sentir que le « moi » que vous êtes réellement fait appel à vous. Là, il vous faudra vous reconnecter avec quelque chose de plus puissant que la richesse, le savoir, le pouvoir, la position sociale entre autres. C’est l’être. Et c’est votre vraie identité. Les plus grands hommes de l’histoire sont passés par là. C’est l’exemple d’Alexandre Legrand qui se lamentait assez souvent du fait qu’il était tout le temps obéit. Ce qu’il vous faut donc, c’est qu’au-delà du personnage que vous incarnez en société, consacrez assez souvent du temps pour « revenir sur vous-même », réfléchir sur vos valeurs, apprendre à apprivoiser vos émotions, être conscient de ce qui vous rend heureux…

 Les autres, c’est cette majorité de gens qui vous jugent sans vous connaitre. Chez nous, même des parents méconnaissent leurs enfants. La raison est simple : ils n’ont pas appris à connaitre quelqu’un. C’est des « je connais mon fils, je le portais sur mes bras », « ma fille a grandit à mes cotés, je l’ai éduqué », jusqu’au jour ou il découvre qu’il s’adonne à des choses qu’il n’aurait point imaginé !

 

 

Refusez Qu’on Vous Colle des Etiquettes !

Le sénégalais sait s’y prendre pour « coller des étiquettes » à l’autre. C’est le cas de beaucoup de jeunes qui se disent timides. Certains d’entre eux ne se rendent pas compte qu’ils ne le sont pourtant pas quand « ca parle foot ou cheveux naturels. » Mais lorsqu’il s’agit de s’exprimer sur un sujet dans un débat organisé ou de prendre la parole dans un séminaire, ils se renferment dans leur coquille, histoire de remettre la casquette de timide. Pour d’autres, ceci se manifeste par des peurs : peur de se tromper, peur d’être « moins bon » que les intellectuels en lunettes correctrices qui sont sur place, peur de paraitre bizarre en portant telle veste ou robe.

Bob Marley chante : « Ne faites pas de sorte que votre présence soit remarquée, mais que votre absence soit ressentie. »  Passer inaperçu, c’est bien. Mais n’avoir aucun impact ni aucune influence sur la conscience des autres et la marche des choses n’est nullement positif. Cela signifie que vous ne réaliserez pas grand-chose dans votre vie pardi !

 Les étiquettes, ce sont vos proches qui vous les collent ! ll ne faut donc nullement chercher loin pour retrouver vos « autres ». Imaginez que l’un d’entre eux commence par vous dire que vous êtes timide, et ceci depuis l’enfance ou durant l’adolescence. Vous commencerez par vous remémorer ses termes. Vous vous les répéterez à vous et aux autres. Cela finira par se loger quelque part dans votre inconscient, au point de devenir un comportement, un trait de personnalité et plus tard un destin et une vie, votre vie !

Conséquence ? Vous raterez toutes les occasions de vous exprimer convenablement face à un jury pour votre soutenance de mémoire, à un recruteur pour un entretien d’embauche, à une équipe pour présenter votre projet et être financé. Ah ! Ce que vous avez été ignorant d’accepter que cet « autre » devienne votre enfer !

 

Vous Etes Votre Premier Allié !

Battez pour devenir la personne que vous voulez être. Ne laissez pas le collègue de bureau qui ne vous connait pas assez ou l’ami moins ambitieux que vous vous coller des étiquettes. Aucune personne n’est apte à réfléchir sur vous plus que vous ne le faites sur les 24 heures. Quand certains sénégalais-pas tous-vous disent qu’ils pensent beaucoup à votre personne, c’est qu’ils ne le font que pour « remplir un vide », et sans même s’en rendre compte. C’est-à-dire qu’ils n’arrivent pas être heureux seul. Tu es comme l’argent, la nourriture, la santé, etc. Il te faut être à leurs cotés pour qu’ils se sentent heureux ! Tu es un « élément de complétude ». Parfois, il s’entre-cache dans leur volonté de te voir réussir une nécessité de voir leurs soucis se dissiper, puisqu’ils savent combien tu es généreux. Et bonjour les chantages… !

 

Maam Cheikh

Coach en Développement Personnel

 

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