Maam Cheikh

Maam Cheikh

Le drame de la forêt classée des Bayotte, où 13 jeunes ont été tués samedi par des individus armés, a engendré une confusion fâcheuse mais compréhensible dans ce genre de situation, journalistes et officiels se trompant allègrement sur la localisation géographique du lieu de ce drame.Samedi après-midi, sous le feu de l’action, plusieurs reporters ont effectivement évoqué le nom de Boffa, en référence au village le plus proche du lieu de ce drame, mais c’est pour le situer dans la commune de Boutoupa-Camaracounda.

vendredi, 05 janvier 2018 13:22

AIDEZ SENPRESSE A SAUVER UNE VIE

vendredi, 29 dcembre 2017 15:41

LETTRE A UN ARISTOCRATE MYSTIQUE

Il y’a 92 ans, le ciel offrait à l’humanité un cadeau, et au Sénégal un privilège : celui de te voir naitre de la façon la plus noble qui soit. Sous l’ombre de l’œuvre du prince de la tijanya, celui là dont tu fus plus tard la prunelle de ses yeux, et de cette femme à la témérité aussi remarquable que le commun des hommes de son époque réunis, tu su assez tôt prendre les devants, notamment en intimidant le tréfonds de la conscience de tes contemporains. La date d’aujourd’hui marque celle de ta venue au monde, et cela fait 9 mois et deux semaines que tu nous quittas.

Je n’oublierai jamais cette nuit du mercredi 15 mars ou j’appris ta disparition vers les coups de deux heures du matin. Je su là que quelque chose, cet « autre moi », s’en allait à jamais. « O temps suspend ton vol ! », semblait être le crédo qui résumait parfaitement la situation. C’est qu’il faut une certaine présence pour être apte à donner du sens à l’impact du temps et de l’espace dans la vie. Moi qui suis habitué à la méditation de pleine conscience, je ne pus m’empêcher d’être atteint par le coté tragique de la chose.

 Si ce ne fut la logique purement héritée d’un responsable moral, et qui suppose qu’il est des hommes dont la disparition faisant suite à l’accomplissement sans faille de leur mission sur terre est triomphe, je ne saurai supporter ton absence. C’est d’ailleurs une preuve de l’influence à la fois mystique et psychologique de l’action de Seydi Mouhamadoul Moustapha Sy sur la conscience collective moustarchide. Même le geste symbolique d’Ababakar Sy (rta), celui là qui fit qu’il dédia le Mouvement Moustarchidine à la mémoire des gens de la caverne-chose apprise dans tes écrits-,  trouva tout son sens le jour du deuil. Les milliers de fidèles, tes inconditionnels, se retrouvèrent à Tivaouane sans que l’on ne sente une manifestation distinguée de la lourdeur de ton absence. Il est des tristesses tellement profondes que l’on ne ressent ni la clarté du jour, ni le besoin d’éclater en sanglots. Les larmes qui coulent de l’intérieur sont sans nul doute les plus difficiles à essuyer. Mais la sérénité de tout un chacun est plus qu’une simple attitude, elle est ce que tu appelas jadis « une forme de présence de l’esprit de Cheikhal Khalifa dans celui des disciples. » 

La pensée que tu nous as léguée a une authenticité distinguée. Elle réfute toute forme de démarche faste ou cérémoniale liée à la mort. Mieux, elle considère cette dernière comme un intérêt à la fois scientifique et mystique. Si ce n’est une plume pour communiquer et une conscience moustarchide pour interpréter les choses, je ne trouve point un élément plus symbolique pour t’écrire.

 Je ne t’interpelle point, de peur de déranger le protocole d’un Homme de Dieu qui a su passer par une porte, histoire de pouvoir retrouver ses « collègues » de l’autre galaxie et assurer d’autres aspects essentiels de sa mission dans d’autres sphères. Je reste persuadé que tu as d’autres préoccupations que de rester inerte dans une tombe, le geste de tes prédécesseurs t’ayant inspiré dans ce domaine précis. Loin de là, je tiens à magnifier ton geste sur terre. Geste qui a su faire de nous des hommes au vrai sens du terme. Avec toi, nous avons pu appréhender le sens de la spiritualité, gouter aux saveurs d’un savoir incommensurable, passer des nuits à Tivaouane en étant bercés par le timbre de ta voix si magnifique et la profondeur de tes discours authentiques, donner du sens à notre vie en tant que citoyen modèle, cultiver ce champ à ne point fuir qu’est celui du travail,  faire du sens de la mesure un tremplin au quotidien, échapper aux vicissitudes de l’archaïsme débordant,…

Tu laisses derrière toi un Sénégal évoluant toujours sous le joug d’une crise de logique. Aucun des systèmes n’a su, jusque là, trouver une issue de sortie. L’Etat de droit que tu jugeas moins utile que le droit à la vie reste ce « machin » qui a pour piliers les ambigüités de la politique politicienne. Au siècle passé, ton unique chef spirituel, l’homme au bonnet carré, se lamentait du fait que la France nous procurait des salariés à défaut de grands missionnaires. Mais il faut être apte à pouvoir exercer un métier pour revendiquer un salaire. Nous avons affaire au règne de l’incompétence absolue dans toute sa dimension dans ce pays pardi !  La vérité et le bon sens n’ont plus leur place dans le cercle politique. Même l’opposition prenant des élans de donneurs de leçons peinent à poser des actes concrets….Il n’y que quelques rares acteurs politiques qui arrivent à s’imposer convenablement.

« La soumission de l’âne prouve le fait que le respect ne se gagne pas en râlant à tout-bout-de champs ! », disait tu assez souvent en traduisant le fameux « Inna Anekarale Aswàti la Sawtoule Hamiire » du coran. Et c’est là la façon la plus simple de définir le verbiage qui règne actuellement. Cette démarche tendant à vouloir juger comme insignifiante l’action de « ton Cher Moustaf » est toujours d’actualité…et il y’a que les férus d’actualité et acteurs du journalisme que nous sommes ne daignent point répondre à ces « détraqués ». Quoi de plus simple que de répliquer face à un esprit corrompu ou buté ? lls n’ont pour source d’inspiration que la logique héritée des colons, celle là qui te fit dire que le blanc ne voulait que le marabout ne fasse autre chose que de rester marabout, avec ce que cela comporte de caricaturisme, d’effacement et de farce. Effacement que tu nous prohibas le 29 janvier 2000, en nous incitant d’ailleurs à nous allier avec le camarade El Hadj Issa Sall, afin de contribuer à l’édification d’un Sénégal meilleur. Depuis 6 mois déjà, une action politique assez PURE a vu le jour, et ne compte point s’arrêter là.

« Ah ! Si un jeune pouvait renoncer à sa jeunesse pour se consacrer uniquement aux exigences de sa maturité ! », aimais tu à rétorquer. Ce message si fort ne peut être perçu que par un jeune assez préparé pour se mesurer aux exigences de ce siècle. Le Responsable Moral évoquait récemment une révolution, en faisant référence à sa communauté, celle des enfants gâtés du ciel. Et cela devait commencer, à mon avis, par le fait de prendre conscience là du début d’une mission qui ne peut nullement être limitée dans un cercle purement religieux. Quant on a affaire à un guide qui qualifie son mouvement de spirituel, il faut que l’on soit à la fois profond dans la réflexion, concret dans les actes à poser et ouvert aux réalités politiques, religieuses, économiques, culturelles et sociales de son pays. Mahatma Ghandi disait que le changement s’incarne. On ne peut donc que commencer par « se révolutionner soi-même », en tentant de s’améliorer, pour reprendre la fameuse maxime de Georges Brassens. C’est ce qui pourrait donner une force remarquable aux acteurs en question une fois réunis. « Une révolution doit forcément créer de nouvelles conditions. Autrement, il ne s’agirait que d’un simple changement », soutenait Mawdo Lo, un condisciple assez averti sur le contexte actuel.

O Al Maktoum ! Les pensées répétées de l’être finissent par devenir des croyances, puis des réalités. Je ne peux que prier le ciel afin que celle qui s’étend au delà de tout ce qui traverse mon esprit puisse se réaliser un jour : celui de te voir le moment venu, dans la Haute Galaxie, de pouvoir revivre ta présence qui attire l’attention et retient le regard, entendre le timbre de ta voix qui flatte l’entendement et touche le cœur, embrasser tes mains qui ont su écrire à l’encre indélébile pour le poète que tu fus les plus beaux vers jamais illustrés, contempler ton visage qui fut une forme de consolation pour tes petits fils spirituels qui attendaient ta présence annuelle lors du mawlid, revoir tes pieds qui ont su marcher sans trébucher sur la voie à la fois symbolique et complexe de la Haqiqa, pour enfin sentir que j’ai devant moi celui là que le fameux « voila le marabout : feu ! » rétorqué par le blanc n’a point atteint, parce qu’incarnation pure d’une immortalité au vrai sens du terme. Que Dieu nous préserve de la petitesse d’esprit de ceux qui te croient « morts » ! 

 

Maam Cheikh

Chroniqueur/Senpresse.Com

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mardi, 05 dcembre 2017 14:51

DEPOT DE CAUTION POUR KHALIFA SALL

 Khalifa Sall peut retrouver le sourire. Il peut envisager son élargissement provisoire sous peu. Ses conseils vont déposer ce mardi la caution qui pourrait lui permettre de bénéficier d’une liberté provisoire.

“Je confirme que les conseils de Khalifa Sall ont rassemblé la caution. Ils vont la déposer ce mardi devant le juge d’instruction”, a déclaré lundi, dans la soirée, sur Rfm, le maire de Patte d’oie, Banda Diop.
Selon lui, il y a un élan de “solidarité partagé” par tous les Sénégalais “épris de justice” qui ont effectivement contribué à cette caution. A cela, il faut ajouter précisément ses proches, des marabouts qui ont contribué au point de permettre de rassembler la somme.

Le maire de Dakar, Khalifa Sall, a été inculpé le 7 mars 2017 notamment pour détournement de fonds publics, et placé sous mandat de dépôt. Les chefs d’inculpation retenus à l’encontre de Khalifa Sall sont ceux «d’escroquerie portant sur des deniers publics, de détournement de deniers publics, d’association de malfaiteurs, de blanchiment de capitaux », a affirmé l’avocat, Me Bamba Cissé.

Le 3 mars, le procureur de la République de Dakar, Serigne Bassirou Guèye, avait annoncé lors d’une conférence de presse qu’une information judiciaire allait être ouverte contre Khalifa Sall, évoquant un détournement de 1,8 ùilliards de FCFA. Un rapport de l’Inspection générale d’Etat (IGE) indique que des fonds d’un montant de 1,83 milliard de FCFA ont été « pris des caisses » de la Ville de Dakar « sans justification », avait expliqué M. Guèye.

XALIMA

mardi, 05 dcembre 2017 13:47

LETTRE OUVERTE A MADIAMBAL DIAGNE

Chez nous, il y’a plus d’un demi-siècle, les colonisateurs avaient pour alliés des « fortes gueules » qui n’avaient pour seule arme que des injures proférées contre leurs semblables. Avec pour « salaire » des biscuits, du vin et du sucre, ils soutenaient le blanc contre leurs propres frères nègres. Aujourd’hui, ce sont les petits fils de ces énergumènes aux sermons sataniques qui, l’on ne sait pour quelle raison, s’en prennent aux religieux.

 

                                                                                             UN « THEATRE MEDIATIQUE » DES PLUS RIDICULES

 La logique coloniale demeure une source d’inspiration pour vous, Madiambal Diagne, au point qu’en vous lisant, je me demande si je n’ai tout simplement pas voyagé dans le temps, histoire d’atterrir de façon ubuesque devant un chef nègre qui n’hésite pas à vendre son frère de sang comme esclave pour quelques pièces de monnaie. Votre physionomie et votre façon d’écrire devraient sans nul doute convenir aux nostalgiques du passé !

Les attaques contre Serigne Moustapha Sy sont assimilables à celles tenues contre un guide religieux d’appartenance chérifienne au siècle passé. L’histoire nous est contée avec intérêt par Al Maktoum. Les colonisateurs l’avaient menottés, et l’emmenaient pour l’exécuter. Dans toutes les grandes avenues de la ville, il y’avait des personnalités sénégalaises de toutes catégories, corrompues, à qui  l’on avait exigé de s’accoutrer élégamment, histoire de « célébrer l’injustice ». Et le Chérif d’éclater de rire en voyant tout ce théâtre, comme pour leur dire qu’il s’agissait d’une comédie pure et simple ! Là encore, les petits fils de ces traitres rongés par la honte ce jour continuent de verser dans une pure comédie à l’égard des religieux.

Les descendants de ceux qui avaient insulté le Prophète ne s’étaient-ils pas pris à l’Imam Bousri ? A défaut des « lundi de Madiambal », avec vos chroniques sans nul doute lus par d’aucuns dans le journal le quotidien, nous allons fêter « la Chronique de Maam Cheikh », car le chroniqueur que je suis est votre cadet de plusieurs décennies, mais est imbu d’une haute science et d’un enseignement qui surpassent de loin votre niveau intellectuel.

 

 

                                                                                                         UN LANGAGE DE LA RUE SOUTENU

Quand on s’acharne sur la philosophie d’un homme, il convient au préalable de la maitriser. A quoi bon user de termes qui demeurent méconnus de l’élite moustarchide ? Vous faites dans de l’escroquerie morale, d’autant plus que vous n’écrivez point à un niveau qui puisse interpeller un guide de la trempe du fils d’Al Maktoum. « Chef Religieux », « Prêche », « Buzz »…Il y’a lieu de se demander pourquoi est ce que les structures mentales de la plupart des journalistes restent immunisés contre la noblesse et la dignité, préférant enfourcher le cap « d’enfant de la rue» !

Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy écrit : « Le mot marabout m’a toujours rebuté. Je l’ai toujours considéré comme une expression berbère sinon barbare. Je l’ai dit à Senghor qui en riait comme un enfant. Et il a mis à la place ce fameux chef religieux. Encore un sobriquet aussi exécrable que tout autre ! »

Il faut être un néophyte pour s’adresser à un Homme de Dieu en ces termes. Pire encore, vous souhaitez lui dicter des inconvenances que vous tenez pour urgentes. Vous voulez qu’il « prêche la religion et la morale. » Qu’entendez-vous par religion ? Vous prônez une chose que vous méconnaissez. Chez nous, c’est les piliers de l’islam qui sont connus, mais l’islam en tant que tel ne l’est toujours pas. Quant à la morale, je me demande comment est ce qu’elle pourrait trouver de place ici pardi !

 Lisons Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy : « Le rendement d’un cerveau dépend de la société dans laquelle il évolue et dont il est l’élément pensant. » A force d’évoluer dans un environnement ou l’idiotie prend le dessus sur la lucidité, l’on ne peut user que de langages de la rue ! Comment est ce qu’un journaliste de votre trempe peut-il user du terme « buzz » ? Même les animateurs de télévision gérant des joutes oratoires ont cessé de s’exprimer de la sorte.

 

                             

                                                                                    L’OBSCURANTISME POLITIQUE EST D'ACTUALITE

Le bavardage auquel vous faites allusion est pire dans la sphère que vous défendez, celle politique. Excepté la mise au point concernant l’affaire Khalifa Sall, Serigne Moustapha Sy n’a évoqué que la pensée Mahométane durant toute la nuit du Mawlid. Ce qui vous gène est sans nul doute ses propos à l’égard du régime au lendemain, dans le cadre de la Ziara. Sachez que si ce pays se perd encore dans les dédales d’un déséquilibre, c’est en partie du à l’obscurantisme politique ! L’intégralité des événements qui se sont déroulés dans ce pays le montrent. Cependant il faut autre chose qu’une lanterne pour éclairer le chemin de celui qui prétend ne pas voir en plein jour. Un chef politique sénégalais disait : « Il y’a des gens qui sont tellement bêtes qu’il leur est impossible de tirer leçon d’un événement afin de prendre les décisions qui s’imposent. »

 

                                   

                                                                                      EVENEMENTS DE 1994: DEVOIR DE MEMOIRE

Pour en venir aux événements de 1994 et à l’arrestation de Serigne Moustapha Sy, j’ai comme l’impression que vous jouez sur la conscience de vos lecteurs en prétextant une dualité état-moustarchidine. En effet, ce qui s’est passé a eut pour soubassement ceci : Un Etat qui refusait de céder la place à ce principe qu’est l’alternance, une opposition engagée qui soutenait «s’être fait voler ses suffrages », un peuple sénégalais inerte face aux inconvenances provenant du régime étatique et un Mouvement attaché aux grands objectifs du siècle, et ceci dans un élan spirituel, et enfin un guide religieux aux enseignements ayant toujours transcendé les réalités communément admises, Serigne Cheikh Tidiane SY. Exclure l’un de ses acteurs serait trahir le devoir de mémoire que ces événements méritent. Et le poète arabe d’évoquer l’arrestation de Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy jadis en ces termes : «  On lui a fait ce qu’on avait fait au prince des croyants Youssouf ! »

Je suis sur que vous n’oserez pas vous attaquer à la légitimité des propos d’Al Maktoum à l’égard de Serigne Moustapha Sy et de son mouvement :

« Serigne Moustapha Sy a eu des résultats dans un domaine assez complexe : La spiritualité. Les lumières ayant émanées de ce cadre ne peuvent nullement être éclipsées par de petites ombres d’adeptes de la politique politicienne. »    

Serigne Cheikh Tidiane Sy, 29 Janvier 2000 Au Cices, Conférence Sur Le Thème « L’Unicité de Dieu »

« Mahomet (psl) n’a-t-il pas apporté son soutien aux chrétiens au détriment des perses ? Serigne Moustapha Sy n’a pas à avoir de « repentir », son choix est à la fois juste et fondamental ».

Lettre Ouverte Adressée à Maitre Abdoulaye Wade, 9 Janvier 1994

Les archives sont toujours là et je peux vous les remettre en tète à tète.

Vos propos montrent surtout que vous n’avez point écouté avec une oreille attentive le discours de Serigne Moustapha Sy. Il n’a point prétendu faire partir Yayah Jammeh, mais plutôt cité le fait qu’il ait accepté de quitter la Gambie sans que le pays ne soit à feu et à sang.

Quant à la conférence dont vous faites allusion en citant Sorano, votre informateur de menteur s’est trompé de lieu. Serigne Moustapha Sy n’a tenu de conférence à Sorano que…dans vos rêves ! Si vous dites aussi que ce public a oublié ce que le Responsable Moral a pu dire en mars à propos de l’arrestation de Khalifa Sall, c’est que vous ignorez la mise au point qu’il a du faire dans son discours du soir du Mawlid. Et vouloir s’insurger entre lui et son auditoire est une volonté satanique pure et simple. Cela n’aurez nullement effleuré votre esprit si vous êtes croyant musulman.

 

                                                                          SERIGNE CHEIKH AHMED TIDIANE SY,  CETTE LEGENDE VIVANTE

 L’intimité mystique liant Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy à Serigne Mouhamadoul Moustapha Sy est d’un domaine qui dépasse vos prérogatives. Et votre profil de néophyte peut être facilement cerné puisque vous parlez ici de « distance »…encore un concept méconnu des Hommes de Dieu.

C’est l’histoire d’un homme qui fut pris d’une excitation distinguée en devant accueillir Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy pour une causerie à Keur Dieumb. Face à l’homme de Dieu, il lui serra la main, le regarda droit les yeux et lui confia : « Serigne Cheikh ! Nous nous voyions quotidiennement ! Actuellement, si ce n’est annuellement dans le cadre de la Conférence de Keur Dieumb, nous ne bénéficions plus de ce privilège. » Et Al Maktoum, le sourire aux lèvres, de faire baisser ses lunettes pour regarder à son tour son inconditionnel, et lui préciser : « Le seul privilège qui vaille est que je puisse continuer à faire profiter de vos âmes de la source Mahométane. » Et là encore, l’on vous pardonne votre insuffisance. Insuffisance qui fait que vous évoquez le terme « défunt » à l’égard d’un Homme de Dieu dont le poids de la présence pèse encore lourdement dans la conscience des Moustarchidines, et ceci pour l’éternité.

 

                                                                                                AMBIGUITES DE LA POLITIQUE POLITICIENNE  

Quant à la chose politique qui vous excite tant et point que vous vouliez donner raison à un élu sur un religieux, cessez de jouer la carte du gain et de l’échec, l’ampleur des événements ne se mesurant point aux résultats suite au vote, mais à ce qu’on fait du pouvoir ainsi obtenu.

 Senghor l’avait compris, lui qui murmurait assez souvent : « En tant que Chrétien, j’ai toujours préféré une belle mort plutôt que de m’emparer d’un pouvoir qui ne m’appartient pas ».

Vous citez surtout une chose qui n’arrivera point : voir le chef de parti de l’APR dormir tranquille. Au Sénégal, on ne peut nullement être en paix quand on détient le pouvoir…On souffre beaucoup plus que le sénégalais lambda qui cherche à se payer un riz au poisson pour midi. Ce dernier a la conscience aussi limpide que celui d’un homme qui souhaite être à la tète d’un peuple aussi difficile à cerner que le notre, surtout quand ceux qui doivent sauver l’honneur, parce qu’intellectuels de votre trempe, versent dans le langage de la rue et l’indiscipline.  

 

                                                                                             LE DRAPEAU MOUSTARCHIDINE FLOTTE TOUJOURS  

Les Moustarchidines sont épargnés de la confusion qui règne en maitre chez vous. Leur action politique est soutenue par le PUR, leur vocation médiatique par Mourchid Tv, leur contribution purement intellectuelle par l’Institut Université du Ramadan et celle spirituelle par le Dahira. Point de confusion. Nul besoin de transformer les champs de courses  en tribune politique. C’est qu’il est facile d’être dispensateur d’injures, mais difficile de pouvoir contester une vocation, nous enseigne la logique d’Al Maktoum.

Les « ruses du siècle passé » ont été dix fois plus sournoises que celles de ceux qu’un collègue appelle « les insulteurs de la république ». Et pourtant, le Mouvement Moustarchidine existe toujours.

«Que d’infiltrations dans des mouvements au Sénégal en 1993 ! Il n’y a que les Moustarchidines et le MFDC de la Casamance qui ont su y résister », nous raconte le Colonel Ndao, dans son ouvrage sur la gendarmerie qui a fait couler beaucoup d’encre et de salive. Ce n’est point votre logique coloniale qui pourra provoquer quelque chose mon vieux !

Un penseur rétorque : « Avant, on tuait par la pointe de l’épée. Aujourd’hui, on le fait par la pointe d’une plume.» Sauf qu’ici, votre « prétendue victime » est inaccessible. Tentez donc de m’écraser avant de pouvoir accéder à lui. Et je vous jure par le saint coran que le commun des journalistes de votre rédaction réunis ne sera nullement apte à le faire.   

 

PS : Tentez de répondre au « demeuré » que je suis, et avec une logique en parfaite harmonie avec notre ère. Nous sommes au 21ème siècle. Revenez sur la terre ferme !

 

 

Maam Cheikh

Chroniqueur

Senpresse.Com 

lundi, 04 dcembre 2017 17:43

LETTRE OUVERTE A MAMADOU LAMINE BA

On ne perturbe pas le protocole d’un responsable moral aussi influent pour des suggestions aussi ridicules. Il faut être assez préparé pour se mesurer à la grandeur de cet homme de dieu, et vous ne l’êtes même pas avec le chroniqueur jeune par l’âge mais mature par la conscience que je suis.

 

 

                                                                                                                La Médiocrité Comme Tremplin

 Je me donne le droit de rectifier le fluctuant que vous êtes. Bien sur, chez nous, en matière de politique, les chefs ont toujours compté sur des « fortes gueules » à l’image du « journaliste et communicant » que vous êtes. J’aurai préféré que vous usiez d’un article assez profond et pertinent pour que nos échanges soient plus passionnants pour les internautes. Mais votre médiocrité amplifiée par la haine à l’égard du plus charismatique des petits fils de Serigne Babacar Sy (rta) m’oblige à réagir.

Serigne Moustapha Sy a d’autres préoccupations que de se considérer comme le destinataire de votre fameuse lettre ouverte ! « On ne se sert pas d’une échelle en or pour cueillir des fruits entièrement pourris », disait Al Maktoum. Le tout peut être résumé avec pour source d’inspiration le concept tant convoité d’un sociologue américain : celui de l’escroquerie morale. La raison est simple : vous parlez à un guide auquel vous n’adressez pas la parole. Pour écrire à Serigne Moustapha Sy, il faut user d’une profondeur et d’une pertinence qui n’a rien à voir avec votre style assez médiocre-si style il y’a-dans votre façon d’écrire ! 

 

                                                                                                                        De Quel Coran Parlez-Vous ?

Vous aimez à citer le coran, même si je me demande toujours de quelle religion vous êtes. Pourquoi citez le livre saint alors que votre comportement a tout d’un mécréant ? L’honneur médiatique est un principe que je défends, l’horreur médiatique un mal que je combats. Celui-ci commence par le fait de diffuser des informations vérifiables, vérifiées et de sources sures, alors que celle-là demeure la porte ouverte à toutes les idioties qui puissent exister.

Seydina Alioune disait qu’il est des vérités qui renferment le cachet sombre et inquiétant du mensonge. Et Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy de rétorquer : « le coran exige qu’une information soit mise à nue afin d’éviter l’erreur fatale qui consiste à porter atteinte à la dignité des citoyens et des innocents. » Pour vous, cela devrait commencer par le fait de bien vous tenir informé sur le contenu du discours ainsi que le contexte.

Vous évoquez la nuit du Mawlid alors que c’est le lendemain, dans le cadre de la Ziara, que les propos relevant de la situation politique de ce pays ont été évoqués. Et il y’a que vous soutenez qu’il devait parler de la philosophie mahométane de la façon la plus symbolique qui soit. Là aussi, il y’a lieu de se demander si vous faites exprès d’ignorer tout ce qui a été conté sur le prophète (psl) pendant plusieurs tours d’horloge la nuit ou encore si vous évoluez toujours sous le joug d’un « manque d’informations en tant qu’informateur certifié » ! Enfin vous évoquez « un caractère invérifiable » dans le cadre des propos du responsable moral, alors que vous n’avez pas vous-même vérifiés ce qui a été dit de ce qui ne l’est pas.

C’est triste de voir qu’un journaliste de votre trempe confond une mise en garde à une menace, aussi sévère soit-elle. Il faut être doté d’un esprit aussi pervers que le tien pour pouvoir comprendre de la sorte. Le Prophète de l’islam se lamentait assez souvent du fait qu’il arrivera une époque ou les versets du coran ne pourront habiter le cœur de certains croyants, tellement qu’ils seront rongés par la jalousie, ce manque de foi qu’Al Maktoum trouve plus dangereux que la haine :  jalousie de voir un homme aussi influent que Serigne Moustapha Sy incarner les facettes les plus nobles que le divin puisse attribuer à quelqu’un, parce que Responsable Moral d’une communauté immunisée contre l’ignorance et la duplicité, Intellectuel au savoir et à la méthode authentique, Rénovateur ayant érigé un institut, une chaine de télévision et récemment un hôtel avec aucun soutien étranger ou étatique, président d’un parti politique dont l’aura ne cesse de s’accroitre au Sénégal et à l’étranger, entrepreneur qui a su réussir à la sueur de son front et leader charismatique et incorruptible aimé par une génération de 7 à 77 ans…Cela n’a rien à voir avec des mandats politiques dont la durée ne donne même pas le temps à l’élu d’être lui-même !

Le fameux «  Allah me suffit, il est le meilleur des protecteurs » que vous citez ne convient point dans ce contexte précis. A quoi bon demander la protection d’un Dieu dont le coran exige qu’une information puisse être vérifiée avant d’être diffusée, et dont le prophète (psl) soutient avoir horreur de la maladresse ? Vous incarnez les deux à la fois…demandez vous donc si vous suffisez à Allah, avant de le considérer comme recours pardi !

                            

                                                                                                            Vous Dites Vrai : L’Heure Est Grave, Mais…

« L’heure est grave !», dites vous, en soutenant qu’il s’agissait de votre slogan lorsque vous vous retrouviez avec les poches vides à l’université. Sachez qu’à la période durant laquelle vous l’évoquiez, d’autres, disciples moustarchidines à l’université, faisaient pareil, mais murmuraient toujours tout bas: « mais la gravité de l’heure ne saurait perturber la personnalité d’un musulman convaincu », principe appris dans la cause de Serigne Moustapha Sy. Mais il faut être « assez musulman » pour le savoir, et non un impénitent qui ne sait ou donner de la tete.

Le terme « opinion publique » revient assez souvent dans vos propos, et c’est parce que vous croyez en son existence. Sachez que les moustarchidines ont été nourris à la sève d’une pensée que rebute cette logique. Et Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy de s’insurger : « L’opinion publique n’existe pas pour moi, car je me suis crée une loi au dessus des lois sociales. »

C’est donc tout ce qui montre la différence avec votre maladresse : comment est-ce qu’un journaliste peut-il avoir comme source des commentaires de passagers dans un bus le matin pour pouvoir étudier un problème à fond ? Vous ignorez gravement le fait qu’au Sénégal, face à une citoyenneté modèle, les « gran’places » et autres discussions de rues ont pris le pas sur tout projet de société.

 

                                                                                                                       Que De Confusions !

L’histoire de la famille de Tivaouane et tout ce qui s’y passe actuellement est d’un domaine que vous méconnaissez. Ceux qui peuvent interroger l’histoire savent que des choix politiques différents ont toujours eu lieu dans la ville sainte. Cela n’a rien à voir avec le coté spirituel et confrérique. Serigne Abdoul Aziz Sy Al Amine disait des esprits butés de votre trempe qui voulaient attiser des sentiments de rivalité entre les guides que l’aveugle ignore la différence de couleurs entre tissus.

Et là encore, le malheur est que vous ne croyez ni en ce qui a été dit aux champs de courses, ni ailleurs. La preuve est que tout ce qui est religieux dans leurs propos vous rebute. Il n’y a que l’aspect politique qui vous excite tant.

Quoi de plus insignifiant que le fait que vous ayez cité la lettre de Mahomet (psl) à César ? Vous ignorez, en effet, que les valeurs ne sont valeurs que quand elles sont associées à la rigueur. Serigne Babacar Sy (rta) priait toujours Dieu de l’épargner d’une paix superficielle. Al Maktoum disait du ciel qu’il a testé le courage physique de son prophète en l’incitant à se défendre contre les imposteurs. Les quatre Khalifes de l’islam n’ont-ils pas été tués ?

Cessez donc de prônez une quelconque « corruption sentimentale » qui veut que le musulman sénégalais soit compatissant envers ceux qui sont aussi envahissants que Satan, comme s’il existait une barrière entre leurs cœurs et eux-mêmes. Ce n’est pas parce que vous citez des versets coraniques dont vous méconnaissez l’esprit que vos écrits pourraient avoir du sens.  

La neutralité n’est point votre tremplin. A vous lire, on sent que vous êtes de ceux qui évoluent dans une sphère politique moralement polluée, ces milieux dans lesquels l’impudeur, la trahison et les discours truffés de mensonges façonnent le militant. Ne perturbez donc pas le parcours de ceux qui usent d’une politique de la façon la plus « PUR » qui soit. 

 

                                                                                                        En ce Qui Concerne l’Aspect Mystique de La Chose...

Vous êtes tombés dans le même piège que le ridicule Gaston Mbengue qui, en confondant « marabout » et « homme de dieu », « pouvoir maraboutique » et « pouvoir mystique », a voulu sermonner Serigne Moustapha Sy et ses disciples alors que dans son entourage proche, l’impudeur règne en maitre.

Si vous ne fréquentez point le charlatan du coin qui vous exige de la monnaie moyennant un « miracle » pour changer vos conditions de vie, je suis convaincu qu’une personne en qui vous tenez beaucoup le fait, et ceci sans que vous ne le critiquiez. Et vos propos sont dangereux d’autant plus que ce n’est point le discours de Serigne Moustapha Sy que vous contredisez, mais plutôt la philosophie d’Al Maktoum. En effet, l’homme à la djellaba prédisait que l’on consulte « l’esprit protecteur » de tout homme politique avant de porter un quelconque choix sur lui, de la même façon qu’on le fait pour épouser une femme.

Les événements du 16 février 1994 étaient pourtant d’ordre politique, mais rien n’a empêché à Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy d’évoquer une quelconque mysticité : « En ce qui concerne l’aspect mystique de la chose, et dont se réclame l’ensemble des moustarchidines, et qui a pour centre de rayonnement la mémoire du Khalife Ababacar Sy, seul cet homme de Dieu peut régler le problème selon les règles de sa sainteté. » Eh bien sachez que cet « aspect mystique » de la chose est toujours d’actualité, que vous y croyiez ou pas, cela n’a aucune importance.

Refuser une quelconque mysticité en matière de choix politique, c’est aussi contredire l’existence de ce que le Coran désigne par « un bout de lumière par lequel Dieu oriente ses grands serviteurs ». Orientation qui fait qu’ils ne peuvent se tromper là ou un énergumène comme vous choisi des lascars comme chefs politiques.

J’ai toujours aimé le journalisme, mais demeure choqué par une certaine presse. C’est parce qu’il m’arrive de me demander souvent d’où certains prétendus journalistes tiennent leur gout effréné pour le mensonge.

 

                                                                                                                    Pour Un Ressourcement Purificateur

A quand ce Sénégal qui confiait au Tribun de Tivaouane ces propos : «Je veux redevenir un pays bon, solide, courageux, authentique, plein d’énergie, ne confondant point le sursaut d’une vaillante jeunesse aux sautillements d’un singe ivre de cognac » ? Pour lui, même le verset traitant de l’alternance sur le plan politique montre qu’il y’a des forces que les systèmes n’arriveront jamais à annihiler, et des lois qui témoignent de la présence quasi-matérielle de l’invisible. 

Entre le Moulkiyya (pouvoir politique) et le Milkiyyeu (pouvoir économique), se trouve le « Malakoutiyyeu » (pouvoir spirituel), qui fait qu’un Homme de Dieu puisse intervenir dans l’élection d’une personne par la grâce divine, avec ce qu’Aristote désigne par le concept de « ce Dieu en nous ».Mais ce qui trahit les chefs politiques, c’est la façon dont est écrite en arabe l’expression du pouvoir politique, accompagnée de l’accentuation du son « ou », toujours inclinée, comme pour montrer que les chefs politiques évolueront à jamais dans une sorte de malhonnêteté, et donc nullement dans un droit chemin comme vous le prônez.

Quand au manque de respect à l’auditoire de Serigne Moustapha Sy qui, en ce gamou, comme chaque année d’ailleurs, est composée de milliers de moustarchidines, de Serigne Mouhamadoul Mbacké Abdoul Wadoude, de Serigne Habib Sy Mansour, de Seydil Hadj Omar Sy…, sachez qu’il ne peut avoir pour soubassement qu’une ignorance inquiétante.   

                         

                                                                                                               Parole Banale, Plume Maudite

 Mame Cheikh, comme l’appelle affectueusement les moustarchidines, condamnaient la cacophonie qui sévit dans ce pays de Cheikh Ahmadou Bamba (rta) et de Seydil Hadj Malick Sy (rta), en soutenant que la parole, autrement sacrée, est devenue banale. Et c’est ce qui arrive à la plume pardi ! Quant à la logique dont vous usez, et qui dénonce une forme de « fanatisme exécrable » chez les moustarchidines, sachez qu’elle ne gène point le plus petit membre de ce mouvement. Au moment ou certains occidentaux disaient des soldats de Mouhamad (psl) qu’ils étaient des fanatiques, d’autres affirmaient que ces gens là étaient les plus disciplinés qui puissent exister sur terre. L’appréciation dépend de la personne qui s’exprime, et le fluctuant qui peine à écrire correctement que vous êtes est loin de pouvoir dicter une quelconque conduite à ces esprits lucides.   

 

PS : Dans l’attente d’une réponse, avec le niveau intellectuel et la clairvoyance que ce débat mérite. Vous vous êtes pris à un homme plus intelligent que le commun de vos pairs réunis, pensez d’abord à vous mesurez au petit disciple que je suis.

 

Maam Cheikh

Chroniqueur                                                          

Senpresse.Com

lundi, 27 novembre 2017 12:31

PORTRAIT D'UN DOCTEUR DE LA FOI

L’action rénovatrice est sans nul doute le cachet symbolique qui s’entrevoit dans l’action des grands hommes. Les héros de l’autre Galaxie, ayant toujours contesté la logique qui veut que comparaison ne soit pas raison, trouveront un sens qui surpasse une simple manifestation de nature émotive et raisonnable à cette prophétie de Lamartine : « Qui osera comparer un grand homme de l’histoire moderne à Mahomet ? » Et Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy, dans son discours du Mawlid 2010, de confier à la conscience universelle : « Le conservatisme est mort. Le modernisme est dépassé. Il y’a une autre dimension qui s’inspire d’un parfait équilibre entre les manifestations de l’âme et les prédispositions de l’intuition. »

L’apôtre du ciel et non moins prince de la race humaine (psl) reste tout de même le favori de cette dimension tant convoitée en matière de réalités essentielles (haqiqa).

L’Effort Dans L’Immédiat : Une Méthode d’Inspiration Prophétique 

Bâtir une société modèle a sans nul doute était un centre de rayonnement de la mission de l’homme parfait (psl). Une société dans laquelle une sorte de conscience moralisée et universelle servira de tremplin pour le salut de l’humanité. Et pour cela, il faut non seulement consulter les personnes, mais aussi les cœurs. La raison est simple, et est illustrée par Serigne Mouhamadoul Moustapha Sy : « Nul ne peut bâtir dans la passion, le lucre et la haine. »

C’est l’analyse d’un discours dont la portée et le contenu devraient servir de pierre angulaire à l‘édification par les jeunes d’une société ou la paix, le développement et la participation seraient les sources de l’équilibre. Mission que s’était assigné le Prophète de l’Islam (psl), avec pour méthode phare ce que le Responsable Moral du D.M.W.M (Dahiratoul Moustarchidina Wal moustarchidaty) désigne par le concept d’effort dans l’immédiat. Il s’agit d’éduquer par le moyen d’une surveillance…tout étant surveillé !

Le petit fils d’Ababacar Sy (rta) nous enseigne cette méthode en toute légitimité, lui qui a, depuis des décennies, enfourché le cap de régulateur pour sa société. Seydil Hadj Malick Sy (rta) exigeait, dans l’interprétation des réalités, une interrogation des phénomènes que sont le temps et l’espace. «  L’effort dans l’immédiat » s’affilie à la philosophie céleste, celle là qui est au dessus des conceptions, fussent t-elles d’ordre philosophique, sociologique, scientifique, juridique, psychologique entre autres, et qui veulent que le passé et l’avenir restent sans importance dans l’action de l’homme. Seul un sens de perception, une maturité et une volonté irrésistible de passer à l’action de façon immédiate, comptent.

Al Maktoum se lamentait assez souvent d’une réalité assez fréquente dans la plupart des Etats africains : rester nostalgique d’un passé qui ne se renouvellera jamais. Cette jeunesse est au 21 ème siècle, dans un pays ou les systèmes sont tout sauf moralisés. Une contrée dans laquelle ce qu’on désigne par le concept de « nature profonde » n’obéit à aucune exigence chez les jeunes, en plus d’être moralement pollué. Aussi aucune théorie s’inspirant d’un quelconque archaïsme ou d’une conception occidentale ne saurait servir de catalyseur dans ce domaine précis.

Le Développement Intégral & Intégré : Un Tremplin Pour L’Equilibre  

C’est l’interprétation d’une communication dans laquelle le fondateur de l’Université du Ramadan fait fie d’un développement intégral et intégré. Un développement qui frôle la philosophie de l’Homme du 15 mars dans ce domaine, lui qui conseillait aux dirigeants de ce pays de tenter d’avoir une appréhension plutôt profonde de la chose. Pour lui, il s’agit avant tout d’une foi en un programme de diversité, mais aussi de placer la sécurité du Sénégal  au dessus des caprices de ses acteurs. Ce qui renvoie indubitablement au fait que le développement ne puisse être le monopole de quelques individus. 

Les mesures prises ca et là pour cette jeunesse attestent depuis toujours d’une maladresse associée à un obscurantisme inquiétant. Et c’est simple : l’on oublie que le principal acteur de cette entreprise reste le jeune. Il faut autre chose qu’un décret, une interdiction ou une campagne de sensibilisation pour l’orienter. Et il y’a que cette mise en garde du ciel à l’égard de son prophète (psl) est plus que d’actualité : « Ce n’est pas en état de révolte, de tristesse ou de détresse que tu arriveras à faire accepter ma loi. Ce n’est pas non plus en restant inactif ou en t’enfermant dans le cercle des traditions de la société que tu feras entendre ma voix. »  Et l’on ne peut transmettre correctement que ce que l’on a perçu de la façon la plus convenable qui soit. Aux jeunes donc d’user de la religion pour pouvoir se nourrir de la sève du message du divin. Le Responsable Moral des Moustarchidines nous en confie le secret : « N’importe quel individu peut capter le message de Dieu s’il consent à mettre au point son appareil de réception : sa foi. »

La Participation Active : Un Catalyseur du Changement Convoité

C’est enfin l’illustration d’une allocution d’un guide religieux qui souhaite que la jeunesse sénégalaise soit libérée des contraintes qui étouffent son épanouissement, mais aussi de la crise d’interprétation qui nuit à son existence. La frustration et la déception sont au gout du jour. Serigne Moustapha Sy évoque même une réalité plutôt inquiétante : un temporel privilégié au détriment d’un spirituel plutôt  vrai en théorie mais nuée en pratique. Il y’a aussi ce constat de l’homme à la djellaba qui cite cette jeunesse comme étant dans « une salle d’attente ou ils n’attendent rien ! » Et le chef de guerre des moustarchidines de s’insurger de nouveau, histoire de peindre le spectacle de leur vie : « Ils vivent sans savoir pourquoi, obéissent à l’instinct obscur, s’arrangent au gout du jour pour être le mieux ou le moins mal possible, travaillent si c’est nécessaire pour vivre-sinon ils ne font rien-, évitent de penser à la mort tout en cherchant toujours les moyens de favoriser leur adhésion au suicide ! »

 Les discours politiques, conceptions morales et autres démarches socioculturelles n’ont jusque là rien donné hormis des interpellations à l’élan de cacophonie. Une forme de communication  dont l’aspect sémantique ne frappe guère les esprits et dont le coté formel promeut une médiocrité inquiétante. A cela s’ajoute une action théâtre d’un manque d’innovation profond. Il y’a donc dialogue de sourds entre la jeunesse sénégalaise et ceux là qui s’improvisent acteurs du changement, fussent-ils chefs politiques, acteurs culturels, éducateurs entre autres. La plupart des responsables de ces différents domaines parlent au jeune sénégalais sans lui adresser la parole, parce que n’ayant pas maitrisé la dimension d’un verbe qui puisse donner son sens à cette entreprise. Le contrat est donc rompu.

Le pensionnaire de la cité Alia Diène, lui, s’adresse directement et de la façon la plus significative et la plus profonde qui soit, depuis bientôt 40 ans, à cette jeunesse sénégalaise. Et si elle s’évertuait à ne point rester sourde face à cet appel ? Et si ceux là qui, depuis toujours, constituent son auditoire, s’engageaient à concrétiser son acte ? On ne dédie pas un mouvement spirituel à la mémoire des gens de la caverne (ashàboul keuhfi) pour rien. Il est temps que cette jeunesse puisse mériter des attributs autres que ceux de renégat et de simples contestataires. «  Je conteste votre contestation », rétorquait le Tribun de Tivaouane, le mystique Al Maktoum, dans une conférence en milieu universitaire il y’a presqu’un demi-siècle. Il faut donc une démarche plus noble pour se tirer d’affaire. Et cela passe par un effort à fournir. Et ce serait plus juste si cela se tenait dans l’immédiat.

Maam Cheikh

Chroniqueur

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