Maam Cheikh

Maam Cheikh

jeudi, 10 ao04t 2017 14:22

La Légitimité Divine Comme Tremplin

Dans sa légendaire «Fa Ileyka», Al Maktoum, ce saint à l’inspiration poétique débordante, peint le tableau de la noblesse du disciple accomplit du grand Seydina Cheikh (rta) : « En effet, leur refus a pour soubassement un principe et non une quelconque prétention » (Wa Abayta dina dou fi laa moustakbirane). Ce qui suppose indubitablement qu’en matière de choix, un « oui » ou un « non » ne devraient nullement être assujettis à un subjectivisme. Ils doivent au contraire être conformes avec la « logique des logiques », c’est-à-dire celle du très haut, que Serigne Cheikh Tidiane Sy évoque en parlant « d’objectivisme devant lequel tout subjectivisme doit être banni. »  Il va même plus loin en citant la Thora, avec cette confession de Dieu à Moise : « Je compte sur toi pour accorder à ces deux mots- « oui » et « non »- un sens céleste. Fais de sorte que l’un et l’autre soient fondés sur l’équilibre de la foi.»

 

 

 Les « Non » d’Ordre Luciférien & Adamique

C’est l’épisode d’une histoire retraçant des réalités de l’univers insondable de la Haqiqa. Réalités qui peuvent tout aussi bien servir de tremplins à ceux qui ne vivent que de gestion de la cité-et donc de politique. L’on nous dit que comparaison n’est pas raison. La philosophie maktoumienne a toujours su illustrer le fait que les forces de la Haute Galaxie sont épargnées de cette conception de la chose. Et la personne la plus apte à opérer une déconstruction dans ce domaine précis n’est autre que Serigne Mouhamadoul Moustapha Sy, ce maitre du verbe qui a encore su retenir le souffle d’un auditoire qui ne sait plus que faire de son éloquence et de sa pertinence incommensurable. Le pays d’Adama Barrow recevait pour la première fois, depuis l’élection de ce dernier, le maitre de l’esprit Al Mourchidoul Oulàma.

C’est le tenue d’un référendum dont l’annonce demeure la grande nouvelle (annaba il aziim) dans l’autre Galaxie. Référendum avec le livre saint pour fichier électoral. Le « oui » retentissant ici de la façon la plus tonitruante qui soit est de la communauté des archanges. Réfutant toute forme de subjectivisme, les « collègues » de Djabra il (Gabriel) ont choisi pour seule option une vénération sans faille de ce qu’on peut appeler Unicité de Dieu (tawhiid). Un choix qui ne va nullement de paire avec la mise en avant d’une tète de liste. C’est sans nul doute la raison pour laquelle le choix de mettre Ibiss à la tète n’a donné qu’une sorte d’opposition qui fit que tout s’écroula. En effet, le « non luciférien », manifesté par un refus de se prosterner devant Adam, a crée un amalgame des plus complexes. Quant au « non » d’ordre Adamique,  justifié par le fait d’avoir mangé du fruit défendu, il illustre tant bien que mal l’annulation du référendum.   

 

Nouqtatou  Tawhid & Nouqtatou Shirk : Un Point Diacritique Pour Symbole

Il n’y a de choix plus légal que le fait de faire de la « Nouqtatou Tawhid » un fichier électoral. Un concept qui a été mis en exergue puis illustré de la façon la plus explicite qui soit par l’homme à la djellaba. Ses inconditionnels qui ont su se nourrir de la sève au gout à la fois poétique et mystique de Fa leyka ne diront pas le contraire. En effet, le « Nouqtatou Tawhid » reste ce point diacritique représentant celui là qui se prosterna sept cent ans (700 ans) avant la création (qablou bi ouchihaa), demeure la lumière émanant  de celle divine (bastatoule khatt), et consignée dans la Thora (touwiyate bi tawràtile kaliimi wa wouriyate) et la Bible (bi makàminile indjiili li rouhbàni) avant de figurer à jamais dans le Coran (wa atàbihà saboul massàni asshoumane). Voila pourquoi Mahomet (psl) est le génie de l’œuvre divin. Et c’est ce qui justifie également le fait qu’il puisse s’immiscer devant ces deux « mers » représentées par Seydina Alioune et Saidatouna Fatima (maradjal bahrayni Yaltaqi Yaani bayna houma barzakhoune Làa Yabghiyàni). L’occident a toujours été émerveillé par la rencontre de deux mers dont chacune garde aussi bien sa salinité, sa température que sa densité, alors que le Coran l’a équivoqué depuis 14 siècles.

Le « Nouqtatou Shirk » s’inspire d’une mécréance pure et simple face à la volonté divine. L’autre amalgame vient, cette fois ci, d’un boycott avec pour piliers l’exagération d’Adam et le fait d’avoir « porter réserve ». Et Serigne Moustapha Sy de préciser : « Ibliss, qui porta le titre de rahiim, se vit dissocier de celui-ci, avec à la place le radjiim. Comme quoi, un point diacritique de plus vint s’ajouter à son appellation. » Et depuis, le « Nouqtatou Shirk » fait que le règne d’une éternelle adversité vit le jour. Pire, en matière politique, l’adversaire est souvent pris pour ennemi. Et le ciel opéra une mise en garde dans le livre saint. Mise en garde illustrant le fait que plus aucune occasion de porter réserve ne sera désormais accordée à la race humaine. C’est parce que tous les signes catalyseurs d’une foi inouïe en Dieu sont là : «  N’avons-nous pas fait de la terre une couche ? Placé les montagnes comme des piquets ? Ne vous avons-nous pas crée en couples ? (…) fait descendre des nuées une eau abondante pour faire pousser par elle grains, plantes, et jardins luxuriants ?   (Alam nadj alile ard mihàdane, wal djibàla awtàdane, wa khalaqnà koum azwàdjane…). Le jour de la décision ne peut donc qu’avoir son terme fixe.

 

Royauté & Prophétie : Un Mariage de Raison

Le Califat, ce magnifique cap que le ciel a fait enfourcher à ces élus, a ceci de particulier : elle n’appartient pas d’office à ce dernier. Il se doit de le rendre propre et pur après l’accomplissement de sa mission (wa ridjzeu fahdjour). Ce qui semble différent de la royauté. Un règne politique ne peut être stable en permanence  que lorsqu’il bénéficie d’une grâce, fusse telle prophétique ou sainte. L’exemple de Salomon, quant à lui, narre une coalition parfaite en prophétie (noubouwwa ) et royauté (moulk). Tout parti de l’expédition d’une lettre. L’honnêteté de Balqis et la noblesse de Salomon ont séduit depuis toujours plus d’un. Celle-ci évoqua le « Kitaboul Karim » alors que celui là cite Dieu en premier malgré sa puissance. « Le mariage entre les deux, bien que non évoqué par le Coran, illustre le fait qu’il n’y ait plus d’opposition », nous confie le Responsable Moral.

L’histoire sainte nous conte aussi d’autres adversités. La plus passionnante reste sans nul doute ce scrutin qui fit que le prince de l’espèce humaine eut pour adversaire sa communauté. Seydouna Mouhamad (psl), puisque c’est de lui  qu’il s’agit, fit face à un complot qui l’obligea à s’exiler à Médine. Son oncle, Abou Leuheub, rejoignit la coalition qui lui fit face, et composée de notables de la Mecque. En député dépourvu de sens de responsabilité, il afficha partout des propos injurieux à l’égard du neveu téméraire. Le ciel dépêcha l’archange Gabriel (djibril) qui, lui, caricatura l’acte de ce dernier. Caricature qui demeure depuis toujours dans « le guide » (coran), afin que toutes les générations sachent à quel point le fait de s’opposer à un missionnaire à l’inspiration d’ordre céleste demeure insignifiant et indigne. Ibliss, l’autre opposant, en fit autant avec son fameux « meeting »…et depuis, les jets de pierres sur place et contre lui demeurent symboliques. Comme quoi, il arrive que les hostilités soient le seul moyen de rétablir l’équilibre.

 

 

 Ces épisodes de l’histoire sainte devraient être des références pour ceux là qui s’adonnent à la chose politique, à condition que la volonté de l’équilibre social demeure leur principale motivation. Al Maktoum disait que ce qui est valable pour un comportement religieux l’est aussi pour un comportement politique. Après tout, il n’y a que la foi qui puisse demeurer l’élément essentiel de tout acte posé dans ces deux domaines. Et Serigne Moustapha Sy de traduire avec une profondeur remarquable la fameuse « Innamal Mouminouna  Ikhwatoune » : « En vérité, les frères et sœurs en Dieu demeurent les ames honnêtes qui se sont adonnés à Allah, sans défaillance aucune et ceci pour l’éternité »…entendons par là les choix de vie également, puisque la femme qui s’engage à s’adonner corps et âme à son union, avec un désir profond de servir à jamais son époux pour toujours, ne connaitra guère le divorce.     

Maam Cheikh

 

Serigne Cheikh Tidiane Sy interpelle un chef politique sénégalais en ces termes : « Il n’y a de crime plus odieux que d’appliquer à une réalité un nom qui ne lui convient pas. C’est une sorte d’insulte destinée au ciel. »  Il faut dire que c’est là le signe le plus illustratif de l’horreur médiatique chez nous. Plus j’avance dans ma carrière, et plus je crois dur comme fer en cette assertion de Jean François Kahn : «  Pour être un anti-militariste convaincu, il faut avoir été à la guerre, et donc avoir fait l’armée ! » Ce complot médiatique  contre le PUR, avec des journalistes à la solde d’énergumènes qui veulent rester éternellement des esprits rachitiques m’a laissé perplexe. Comme quoi, le barbarisme reste l’élément le plus essentiel, ou mieux, le centre de rayonnement de l’action d’une certaine presse sénégalaise.

 

Religion & Engagement Politique : L’Eternelle Confusion

Il y’a eu récemment la percée du PUR, et ceci en un temps record, mais aussi l’avènement ubuesque d’analystes politiques qui veulent à tout prix enseigner à l’opinion publique ce qui caractérise le parti d’Issa Sall.Il y’a quelques mois, un complot médiatique des plus flagrants s’observaient sur la personne de Serigne Moustapha Sy. Aujourd’hui, le feuilleton contenu sur un autre registre, celui de la politique.

Les colonisateurs admettaient, pour paraphraser Al Maktoum, qu’un marabout «  ne fasse autre chose que de rester marabout, avec ce que cela comporte de caricaturisme, d’effacement et de farce. » Cette forme de croyance dépourvue de bon sens existe toujours dans la structure mentale de quelques « ombres » chez nous-pour ne pas dire des hommes car il faut désormais mériter le titre de « Homme » dans ce pays-.

Si, dans un pays à 95 % de musulmans, l’engagement politique d’un religieux pose problème, c’est qu’une imprégnation dans la doctrine prophétique en question est loin de voir le jour. Heureusement que le PUR compte aussi bien des militants en tenues occidentales imbus d’une profonde maitrise des enseignements coraniques que d’autres en tenues traditionnelles, plutôt tournés vers une connaissance profonde de ces domaines appelés science politique, sociologie, communication,…et dont les « ombres » de la politique politicienne peinent à maitriser. Il faut interroger l’histoire. Elle vous contera sans nul doute cette volonté de Constantin 1er, alors empereur de Rome, d’opérer une scission entre religion et politique. Le Coran, lui, nous « narre » sur un ton digne d’enseignements magistraux sinon majestueux, les aventures de Joseph, ce plus grand gestionnaire de tous les temps, de David, ce Prophète à la fois architecte et poète, ou encore de Salomon, ce ténor au royaume légendaire…bref, une génération d’hommes dont la mission revêt le cachet de l’universalité. Il a fallut que les « fripouilles » prennent les choses en main pour que le lien entre religieux et hommes politiques passent de mariage de raison à alliance conjoncturelle, si vraiment alliance il y’a... les quelques guides religieux qui ont eu le privilège de pouvoir s’engager seul dans l’aréne politique, et qui arrivent à le faire, se voient combattu de toutes parts. Le péché des camarades de parti d’El Hadj Issa Sall est donc de vouloir mener une politique à l’état pur. Comme quoi, certains ne sont pas prêts de contribuer à l’action de purification de ce pays, celle là qui s’inspire du discours de l’Homme à la Djelaba.

 

Journalistes & Chefs Politiques Au Rang des Intégristes

Et pour en venir à la comédie qui fait office de spectacle chez nous, il suffit qu’un religieux s’invite à la construction d’une société modèle de la façon la plus légitime qui soit-par la participation à une élection- pour qu’on traite sa communauté d’intégriste. Et Al Maktoum de rétorquer : « On est intégriste d’une cause ou d’une autre. » Ceux qui s’avèrent être des «propagateurs d’idéologies politiques » sont aussi fanatiques de leur appartenance citoyenne, parce qu’affiliés à une cause.

Et il y’a que la seule idéologie qui vaille chez les camarades d’El Hadj Issa Sall, c’est d’être et de rester pur. C’est ce qui incombe aussi bien à Amadou Lah, jeune moustarchidine féru de philosophie, et ayant appris la théologie chez ses amis prêtres d’église-cela me rappelle le parcours de Serigne Cheikh Tidiane Sy qui fréquentait les prêtres jésuites pour apprendre la langue française- qu’a Cyprien Sambou, fervent chrétien membre du PUR qui a tenu un discours tonitruant au meeting d’ouverture à Grand Yoff, et qui a pu convaincre l’église au sud d’en faire autant. Cela n’a rien à voir avec ce qu’on nous sert en faisant référence à un « islamisme », ce mot ayant crée un amalgame des plus insignifiants dans la langue française.

Serigne Moustapha Sy a d’autres préoccupations que de répondre à ces détracteurs-pour ne pas dire « détraqués- qui veulent perturber la trajectoire du PUR. Mais le citoyen lambda que je suis-sans nul doute le plus médiocre de ceux qu’il a eut à former- a une arme aussi redoutable que la conscience pervertie de ces malintentionnés : une plume qui puisse défendre cette nouvelle génération de militants PUR engagés qui n’ont d’yeux que pour le bien de ce pays.

C’est la première fois qu’une révolution politique digne de ce nom voit le jour dans ce pays. Un condisciple à l’ouverture d’esprit débordante, Mawdo Lo, me disait souvent : «  Toute action ayant contribué à  créer de nouvelles conditions dans un domaine précis peut être considérée comme une révolution. Autrement, il ne s’agirait que d’un simple changement. » Le PUR a mis en vente cartes de membre, t-shirts, casquettes...a vu agir avec une volonté sans faille aussi bien des investis que des gens qui n’attendaient rien en retour, n’a bénéficié d’aucun financement et s’est juste contenté des « moyens du bord », n’a eut qu’un mois pour se préparer et se lancer dans la course, n’a été surpassé dans le vote que par des coalitions-plus d’une centaine- et est donc par là le parti politique sénégalais par excellence. Qui dit mieux ?

Analyse Politique Ou Expertise Polémique ?

Les inconvenances dictées par Mamadou Ndiaye, journaliste à Dakarposte.com, montrent à quel point une réflexion digne de ce nom tarde à se faire dans le carcan de ceux qui écrivent. Commenter n’est point analyser. C’est la formation de partis d’obédience religieuse que notre constitution interdit. Mais sachez qu’El Hadj Issa Sall est loin d’être un religieux, et le soubassement de l’action politique du PUR s’inspire d’une citoyenneté modèle, rien d’autres.

Quant aux militants du PUR, même si la majorité d’entre eux sont des membres du Mouvement Moustarchidine, il n’en demeure pas moins qu’ils se sont engagés en tant que citoyens modèles. La légalité constitutionnelle ne pourrait donc trouver une entorse dans leur geste. Et sachez qu’ils savent revêtir plusieurs casquettes. Ils ne confondront jamais une séance de prières du jeudi soir à un meeting sur les allées du Centenaire, ou encore un discours de conférence religieuse à une allocution à l’assemblée nationale.

Cessez donc d’évoquer un « parti d’obédience religieuse » à l’endroit du PUR, afin que la confusion ne puisse plus régner, l’aliénation conceptuelle ayant assez fait de victimes chez nous autres intellectuels. Je suis par ailleurs d’accord avec vous sur la nécessité de réinventer notre système politique. Faites confiance à cette jeunesse PUR pour cela. Elle n’a rien, pour reprendre la mise en garde d’Al Maktoum, des sautillements d’un singe ivre de cognac...il s’agit d’un sursaut d’une vaillante jeunesse. Serigne Cheikh Mbacké Gaindé Fatma avait raison de se faire traduire notre constitution, histoire de citer les inconvenances qui y sont mentionnées.

Quand à Momar Seyni Ndiaye, analyste politique, j’affectionne sa conception positive de la chose. Cependant je l’invite à revoir certains termes. En tant qu’analyste politique, il lui faut évoquer non pas une relation guide moral-disciple mais plutôt militant-chef de parti. Serigne Moustapha Sy ne s’est jusque là point impliqué dans la démarche politique du PUR. Aussi « l’effort dans l’immédiat » compte pour beaucoup. L’avenir est un terme banni de notre jargon. Le dicton wolof nous confie : « Kou yagg thi teen baak fékk lafa » (à force d’être patient, on finit par triompher). Et Serigne Moustapha Sy de dire avec la franchise qu’on lui connait : « Yagg thi téen takhou gno djog ! » (une patience synonyme d’inertie n’est point notre tremplin). Quant à l’ancrage sémantique, sachez que les militants PUR sont les seuls à avoir parcouru tout ce pays. Le fameux slogan « si c’est pur je m’engage » a traversé nos frontières, s’invitant dans les contrées les plus éloignées que votre conscience puisse imaginer…Beyrouth, Milan, Paris, Johannesburg et même le pays de l’Oncle Sam ont vibré au rythme d’une politique à l’état PUR.

Enfin le terme « canon » à la place de « canaux » au début de votre texte effraie plus qu’il ne rassure, bien qu’il s’agisse surement d’une « faute de frappe ». Mais excusez mon inspiration parfois provocante qui me fait penser à ceci : nous n’étions pas munis de détonateurs lors de cette campagne. C’est notre bravoure et notre engagement qui ont fait boum boum ! Que de « cicatrices » depuis…  

 

Maam Cheikh

samedi, 29 juillet 2017 03:40

En Attendant Le Vote des Purs

Au siècle passé, Serigne Cheikh Tidiane Sy léguait à l’humanité cette maxime dans Nécessité dAlternance : «  L’Alternance est la plus naturelle  des lois divines. Le Ciel en est fier. Il en a souvent parlé à Son Prophète; mais le ton, ici, est plus que majestueux : « C’est Nous qui faisons succéder les jours, les uns aux autres ». Entendons : avec les réalités qui s’y renferment.

 

La Répétition de LHistoire Comme Source dInspiration

23 ans plus tard, un auditoire constitué de « puristes »  dont la détermination a pesé sur la conscience collective bénéficiait d’un privilège : celui de faire une magnifique découverte. Il faut avoir affaire à un forgeur de concept de la trempe du président de parti du PUR, ce Responsable Moral dont l’engagement pour son pays est vieux de plus de quatre décennies, pour entendre parler de loi divine avec pour centre de rayonnement l’action du juge des juges, s’inspirant ainsi d’un désir du ciel de combattre l’injustice. Les partisans du PUR ont, en effet, hormis le développement et la solidarité, prônés la justice. «  Mais il faut dire quau delà de celle là qui a pour pierre angulaire la légalité et pour sphère ce monde, il ya une justice qui, elle, a pour soubassement la philosophie céleste », nous confie le pensionnaire de la Cité Alia Diène. Voila pourquoi certains actes ignobles,  comme celui de cet énergumène qui a été à l’origine du vol de suffrages contre le P.S.S (Parti pour la Solidarité Sénégalaise) de Serigne Cheikh Tidiane Sy, ont été sanctionnés.

  L’Homme politique a laissé à ces « ombres » adeptes de la politique politicienne le devoir de gagner, vu qu’ils incarnent parfaitement un pouvoir synonyme de prestige, et non de sens de responsabilité, le droit de gagner, tout en optant pour le devoir de perdre. L’Homme de Dieu a vu l’auteur de cette injustice payé. Comme quoi, son tonitruant « Ils vont tous payer, du fait quils ont légitimé ou même cautionné des actes contre nature », peut être adapté à plusieurs contextes. Et le Chef de file des Moustarchidines d’opérer une mise en garde : « Lhistoire se répète, mais ceux qui le subissent ne sont pas les mêmes. Jai cette foule de militants aussi engagés que déterminés à ne pas être victimes dune telle entorse. » La base philosophique qui veut qu’une relation basée sur le complexe puisse servir de tremplin entre le « Président de la République » et son peuple n’est plus d’actualité. D’ailleurs, la morale politique nouvelle qui devrait contribuer à l’édification d’une société modèle serait mieux adaptée à une logique : celle là qui voudrait que l’on désigne les leaders par des termes autres que « Chef d’Etat » ou « Président de la République ». « Ces noms ont déjà portés assez de préjudices à lAfrique », se lamentait assez souvent Al Maktoum.

 

Une Appréciation A Sa Juste Valeur

Les sages disent au singe : « Il te faut grimper au sommet de larbre à palabre, symbolique pour la souveraineté quil représente, afin de faire descendre cette tenue qui donne à la prestance du père tout son sens. » Pour le Leader des « puristes » , la situation actuelle s’apparente  à ce scénario : C’est tout un pays qui est comme victime de ce mal. C’est sans nul doute la tenue cousue aux couleurs verte, jaune et rouge, et symbole de toute une nation, parce que prônant le fait que le peuple n’a  qu’un seul but et est doté de foi, qui est comme « coincée » au plus haut sommet de l’arbre. Les patriotes au vrai sens du terme feront référence au baobab. Mais il faut des hommes dont le courage est de l’envergure de cet arbre symbolique pour mener à bien cette mission.

 

Des Encouragements Pour La Bonne Cause

« Lengagé nest nullement assujetti à des prérogatives sapparentant à ceux de ladhérent. On exige de celui-ci un dévouement sans faille ni demi-mesure alors quon condamne dans la démarche de celui-là une sorte dactivisme façonné par leuphorie », nous confie le digne fils d’Al Maktoum. Pour lui, la sincérité, la pureté et l’honnêteté ont contribué à engager tout un pays, sans distinction d’ethnie et de religion. Il s’y ajoute ce principe de la « minorité majoritaire » qui veut que le nombre de députés « puristes » ne compte point. Seul l’action des personnages atypiques, ces phénomènes dont chacun d’eux  incarne l’efficacité d’une dizaine de personnes réunies, compte par-dessus tout. Il est donc nécessaire de ne point faire partie intégrante de ces deux castes qui, selon l’Homme à la djellaba, freinent l’évolution de ce pays : les adeptes des hautes instances et les autres  , ceux là qui ne rêvent que de prendre les places des premiers. Il n’y a donc, avec le PUR, ni quête assoiffée de pouvoir, ni désir ardant d’usurpation. Que le ciel préserve les « puristes » des mésaventures de ce que l’Homme du 15 mars désigne par le terme de « paradis des gens de l’enfer », puisqu’ils ont la conscience aussi limpide et le cœur aussi apaisé que ceux là qui ne ferment plus l’œil, parce que perturbés par l’ascension fulgurante et vive de l’action politique du PUR.

Maam Cheikh   

    

   

 

Au Sénégal, un éminent penseur aimait à rétorquer à la classe politique : « Cessez de revendiquez une appartenance à une quelconque idéologie politique. La seule idéologie qui vaille, c’est d’être sénégalais. » A cette conscience noble, il s’y ajoute ceci : L’effacement et l’inertie ne devraient nullement être de l’ordre de la mission du député. Voila pourquoi El Hadj Issa Sall, tète de liste du PUR, a jugé nécessaire de revenir profondément sur la vocation assignée à celui là qui doit faire office de représentant du peuple à l’assemblée nationale.

Invité à débattre sur le plateau du TFM ce lundi 17 juillet à 20 heures 30, le chef de file du Parti de l’Unité et du Rassemblement a su faire montre d’une pertinence remarquable. Un Sall peut, en effet, en cacher un autre, surtout lorsque celui-ci n’a d’yeux que pour la mise en exergue des valeurs qui font qu’un peuple puisse être lui-même, c’est-à-dire stable et prospère.

« Le député ne doit pas seulement contribuer au vote d’une loi. Il lui faut, avec ce que cela exige en termes de prises de responsabilité, veiller à sa conformité avec la constitution », rétorque t-il à l’endroit de cette caste dont la majorité n’ont pour centre d’intérêt qu’un désintérêt total à l’endroit de ce qui pourrait changer ce pays. La plupart des sénégalais l’ont compris, jugeant que la conscience  de la majorité de ces députés de l’assemblé nationale ne répond à aucune exigence, en plus de symboliser une paresse associée à une incompétence absolue, mère de tous les vices en matière politique. 

El Hadj Issa Sall s’est longuement attardé sur les questions relatives aux ambigüités de la politique politicienne. Invité, avec les autres militants de différents partis politiques sur le plateau, à débattre sur la question de la nécessité de forger «  un nouveau type de député », il a préféré ne pas s’engager dans un jeu de mots qui ne dit pas son nom, vous savez ces labyrinthes dans lesquels l’opinion-presse, peuple et pouvoir- s’engouffre aveuglément au point d’avoir du mal à trouver issue à son parcours. « Il ne faut pas que l’on se perde dans les dédales de concepts qui ne changeront rien. Ce qui m’intéresse ici, c’est le rôle du député en tant que tel. Il se doit d’abord de veiller au respect de la constitution dans le vote d’une loi. Il lui faut ensuite, si un budget est voté, veiller à son exécution de la façon la plus légale qui soit. Enfin il doit faire montre d’une proximité sans faille avec le peuple. A quoi bon constituer une élite pour représenter le peuple si l’on ne tend pas l’oreille à ce dernier ? »

Ces trois urgences ont, en effet, sonné le glas dans cette intervention plutôt pertinente.

« Un pouvoir moderne qui se détourne de tout Esprit de Changement ! Mais tout dépend du peuple  auquel on a affaire... Il est vrai que Confucious n’est pas Kocc Barma et que la Chine est loin d’être le Sénégal. Et pourtant, ils ont une base philosophique commune : ne pas admettre complaisamment la supériorité du Maître. » Cette prophétie de l’homme du 15 mars peut contribuer de la façon la plus juste qui soit à illustrer la position du Docteur en Informatique et non moins recteur de l’Université du Sahel. En effet, il prône : «  Le Président de la République n’est pas plus responsable que le député. Dans ce monde, que de régimes n’ayant  rien à voir avec notre forme de gouvernance-parfois même sans Chef d’Etat- ! Mais il se trouve que l’action des députés, elle, reste partout le centre de rayonnement de la gestion des états. »

La question de l’incompétence absolue a été traitée par le Chef de File des puristes. Pour lui, il ne suffit pas d’exercer un métier pour être apte à postuler à une élection législative. Ce qu’il faut faire, c’est d’acquérir une panoplie de compétences relatives au rôle du député. Aussi il suggère que les assistants parlementaires doivent être « fournis » et rémunérés par le régime en place. « C’est ce que disent les textes, et cela n’a rien à voir avec ce qui se passe, puisque c’est le député lui-même qui s’engage à le faire, notamment en choisissant quelqu’un et en le payant lui-même ! », rétorque t-il.

Revenant enfin sur le programme du PUR, la tète de liste considère que l’essentiel se résume en deux points : Il y’a la Promotion de l’Ethique et des Valeurs, accentuée sur une nécessité de combattre la crise de personnalité. Il illustre le fait que ce qui constitue un frein à l’évolution de ce pays est lié au peuple lui-même. Le spectacle désolant du Stade Demba Diop en est un exemple frappant. Seule une discipline est à même de pouvoir aider à réinstaller l’équilibre. Le second point est relatif à une dénonciation de l’amalgame constaté en matière d’exercice des responsabilités par les trois pouvoirs. Qui dit séparation dit un certain sens de limitation des responsabilités de l’autre. Ce qui diffère du constat fait dans ce domaine, avec une confusion qui règne en maitre. Seule une mission politique assez PURE est à même de chasser les énergumènes pour faire régner de vrais leaders.

Maam Cheikh

Al Maktoum nous a légué cette maxime : « Le pire ennemi de l’homme est l’ignorance. L’ignorance n’est pas forcément une absence de culture. Mais les éléments d’une culture dont on ne se sert pas sont des signes inquiétants de l’ignorance. » Ce qui illustre indubitablement une conception des choses qui veut que ce qui donne tout son sens à une culture reste l’usage des éléments fournis dans sa sphère.

 

                      Il Faut Plus Qu’Un Enseignement…

La jeunesse sénégalaise ne semble point être ancrée dans cette philosophie. Et cela malgré les interpellations  faites ça et là par un Responsable Moral imbu d’une profonde culture à cheval entre une maitrise de la doctrine prophétique et une connaissance des réalités du monde, et partant, des systèmes qui gouvernent cette planète.

Serigne Moustapha Sy précise : « les domaines du savoir et de la science dépassent de loin la sphère du langage et de son code écrit. Ils ne doivent pas être limités à un apprentissage intra muros. » Il faut donc autre chose que des connaissances livresques ou une éloquence distinguée pour arriver à cerner les grandes lignes de certains discours. Et il y’a que la paresse est devenue roi par la faute d’une presse dont la réflexion profonde et l’excellence rebutent ses acteurs, d’une intelligentsia dont  le diplôme reste la seule arme d’usage et d’une classe politique qui se perd dans les dédales qu’un intellectuel moustarchide dénonce en évoquant un « imbroglio politique ». Il faut être nourrit à la sève d’enseignements aussi authentiques que celles  de l’homme du 15 mars, ou de celui à qui il est lié par une intimité mystique, Serigne Moustapha Sy, pour agir de la sorte. Encore est-il que le Tribun de Tivaouane va au-delà : « C’est plus qu’un enseignement, c’est de la Haute Science défiant et les événements et les bouleversements qui les accompagnent. »  

 

                            La Formation Comme Tremplin

La date du 10 juin marque la naissance d’un homme qui a su consacré sa vie à l’édification d’une société modèle. Une société dans laquelle le septuagénaire côtoie le jeune de 20 ans, et ceci avec une familiarité plutôt singulière. Et pour cela, il est nécessaire d’ériger la formation en tremplin ou toutes les épreuves influant sur l’attitude du croyant sont convoitées. Ce que les initiés en termes de spiritualité désignent par le vocable « tarbiya ».

C’est le seul moyen qui puisse permettre à notre société de se voir être dirigée un jour par des gens murs et non des spécimens. Et c’est là ce qui donne son sens au processus d’acculturation le plus efficace que les religieux connaissent, et qui à pour commencement l’enfance. «  Dire qu’un tel à cultivé son fils ou son élève équivaut à dire qu’il lui a inculqué la discipline, le savoir, l’évolution, et à limité ou organisé ses activités », rétorque le Docteur de la Foi dans son discours du 14 mai 1989 à Tivaouane, dans le cadre de l’année de la jeunesse. Il rajoute : «  Les secteurs qui doivent être privilégiés dans le domaine de la culture restent l’esprit, la foi, le corps…même le sexe et l’arme avec laquelle on va en guerre doivent être cultivés ! » C’est donc un comportement qui justifie le fait que l’on mérite dignement le titre de représentant de Dieu sur terre.

                     Un Catalyseur de L’Equilibre Social

Le Grand Patron du Mouvement Moustarchidine est loin d’être un marchand de foi, il est un Docteur de la Foi. Il est aussi, à l’image des muftis qui ont su dignement contribuer à l’équilibre social, un homme d’action dont le parcours atypique n’a point laissé indifférent ses contemporains. On retient de lui un apprenant qui a su maitriser sans anicroche l’intégralité des sciences islamiques.

Il incarne un éducateur hors pair qui a su depuis des lustres qu’il faut autre chose qu’un « moralisme traditionnaliste » ou des prêches pour faire évoluer ce pays. Il est passé maitre dans l’art de concrétiser les enseignements d’Al Maktoum. Et cela passe par cette confidence de Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy : «  Ce qu’il faut faire, ce n’est pas d’accabler les gens de sermon. Ce qu’il faut faire, c’est de former des cœurs nouveaux que rien ne saurait détruire. »

Cette philosophie est à même de servir de pilier à la construction de cette bâtisse que l’on appelle équilibre social. Et le petit fils de Serigne Babacar Sy (rta) a su apporter sa pierre à l’édifice, et de la façon la plus parfaite qui soit.

 

                                 Les Exigences de La Maturité

Le citoyen est plus qu’un individu dont l’appartenance à sa société est survenue de la façon la plus ubuesque qui soit. La vie est faite pour se battre. Et cela commence par le fait de ne point cautionner les inconvenances dictées par ceux là qui sont partisans d’un déséquilibre social pur et simple, et l’on ne sait pour quelle raison !

 La jeunesse sénégalaise est sur sa dernière ligne de défense, il lui faut regagner sa place d’antan : la communauté intermédiaire, celle qui orientait et servait de référence. Pour cela, Il faut commencer par méditer sur cette philosophie propre au Docteur de la Foi : se soulever et pratiquer l’intifada, non pas par des jets de pierres mais par un retour à la source. Pour cela, il faut privilégier la relation verticale pour que le territoire de la foi redevienne un empire spirituel. « Ah ! Si un jeune pouvait renoncer à sa jeunesse pour se consacrer uniquement aux exigences de sa maturité ! », se lamentait assez souvent Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy. Il est temps que ce vœu se réalise afin qu’il soit fier depuis l’espace intermédiaire dans lequel il se trouve présentement. « Nous disons oui à l’appel de l’honneur », aime à fredonner comme refrain la jeunesse sénégalaise, pour reprendre son hymne. L’honneur commence justement par l’incarnation d’un sens de responsabilité distingué.

  Maam Cheikh    

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