Maam Cheikh

Maam Cheikh

Il y’a des hommes qui, bien que dans leurs tombeaux, demeurent à jamais dans le cœur de leurs contemporains. Le Tribun de Tivaouane est une légende vivante. Sa disparition n’exclut nullement le fait que l’humanité continuera à se remémorer sa philosophie. Cette forme de pensée que rebute les conceptions classiques ayant pour source l’œuvre du colon, celui là qui, selon Al Maktoum, n’admet que le marabout ne fasse autre chose que de rester marabout, avec ce que cela comporte de « caricaturisme », d’effacement et de farce.

Les contemporains de Serigne Cheikh Tidiane Sy, ces disciples de son père qui ont voulu qu’il reste dans la cour du Khalife pour s’improviser maitre et « marabout », se sont opposés à son désir de s’ouvrir au monde. C’est bien plus tard qu’ils ont compris que l’homme est détenteur d’une mission qui  n’a rien à voir avec le fait de vivre de sa religion : Il vit sa religion. C’est simple : Il remplit sa mission de vicaire du ciel tout en contribuant à la progression de l’humanité. Cela n’a rien à voir avec l’action des marchands de foi.

Jamais parcours n’a été aussi remarquable : entrepreneur actionnaire à la SOCOCIM, poète, auteur dés l’âge de 16 ans (les vices des marabouts), rédacteur en chef du journal « l’islam éternel »,  créateur du P.S.S, ambassadeur du Sénégal en Egypte (Caire), conférencier émérite, …assez inspirant comme legs pour  un pays comme le notre. La formule chimique conçoit : « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ! » On ne peut, en effet, perdre ce phénomène que le tonitruant Mbaye Dondé désignait par le surnom « autre chose », puisqu’il est l’œuvre du divin et a toujours su justifier le « caractère ombrageux » que d’aucuns citaient à son égard : « Je sors quand je veux. Mais je ne me sers pas de clarinette pour le faire savoir. Il y’a des complexes qui tuent…Chose que j’ai toujours récusé », laissait entendre le mystique et citoyen du monde. Ce qu’on peut, c’est « transformer » ce qu’on a pu acquérir comme philosophie de sa part. Et c’est de là que sera atteint l’objectif o que noble consistant à s’inspirer de cette pensée, puisqu’au-delà de la tristesse et de l’angoisse de tout un chacun, se trouvera un désir profond que « l’homme à la djellaba » résumait ainsi : « Toute émotion se doit d’être transformée en synergie. »

Al Maktoum n’est plus. Mais son œuvre peut être considérée comme un centre de rayonnement pour la lutte contre ces maux qui gangrènent ce monde. Au-delà du profil du religieux qui maitrisait aussi bien la littérature coranique que la langue de Molière-ce qu’évoque la plupart de ceux qui ont écrit en parlant de « marabout intellectuel »-, se cache le portrait d’un homme qui a su depuis toujours citer des suggestions de haute portée qui puissent révolutionner les pratiques pour le bien de la conscience universelle. Pour lui, les conceptions qui peuvent servir de tremplin à notre planète se résume ainsi :

-La religion ayant pour vocation première un maintien de l’équilibre pour la bonne grâce de tout ce qui existe, l’islam un système éducatif à la fois social, politique, culturel et religieux, et la tariqa un club mystique ou se forme continuellement les athlètes de la religion 

-Une paix associée au règne de la justice avec pour pierre angulaire la légalité

- Une nécessité existentielle de ce qu’on appelle vertus, avec pour pilier la volonté

-La primauté du droit à la vie sur l’état de droit, parce que celui-ci symbolise un cadeau du ciel alors que celui-là porte le cachet des ambigüités de la politique politicienne

-Une condamnation des trois (3) éléments qui font chuter toute civilisation : une jeunesse sans créativité, une fortune mal gérée et une cupidité scientifiquement organisée

-Un acharnement sur tout ce qui pollue moralement notre nature profonde au point que l’économie de traite et le salaire façonnent l’individu.

Que de conceptions sur lesquels pourrait reposer l’équilibre du monde. Il faut une jeunesse audacieuse et déterminée pour tenter de concrétiser cette œuvre. Une jeunesse qui prendra conscience du fait que la philosophie d’Al Maktoum sera plus juste et plus fondamentale que celle de Descartes au tribunal du Seigneur, et que les vers du fameux « Fa Ileyka » n’ont rien à envier  aux envolées lyriques de Lamartine. Il est temps que l’œuvre de l’homme du 15 mars puisse être propagée au nom de la sagesse musulmane. Prions pour que les « marchands de foi » ne puissent croire à une réislamisation !

Maam Cheikh

dimanche, 23 avril 2017 23:43

Chronique des Enfants Gatés du Ciel

L’Homme du 15 mars, ce mythique et mystique dont la disparition vient d’atteindre les 40 jours, a commenté à sa façon cette confidence du ciel à son prophète (psl) : « C’est nous qui faisons succéder les jours, les uns aux autres. » Al Maktoum écrit : « Entendons avec les réalités qui s’y renferment. Il faut être plus puissant que Dieu pour mettre autre chose à la place. » Et pourtant, l’homme du monde peine à cerner la portée d’une telle suggestion, au point de faire objet de trois interpellations. Interpellations s’apparentant à de « profondes inquiétudes»  que Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy exposa à l’occasion du Gamou de Tivaouane en 1984. Des interpellations qui sont plus que d’actualité au point que Serigne Moustapha Sy y revienne dans un contexte à la fois tragique et historique, car marquant le 40ème jour de la disparition du Tribun de Tivaouane.

 

Interpellation d’Ordre Divine : Le Mérite des Enfants Gâtés du Ciel

La première interpellation est purement divine. Elle dénonce les vicissitudes constatées dans une sphère où la grâce du ciel est pourtant déposée. Quoi de plus insignifiant que d’évoluer dans un cercle dans lequel l’éclat des bienfaits de Dieu scintille encore et d’avoir une nature profonde qui ne répond à aucune exigence ? Et c’est pourtant ce qui donne son sens au fait qu’une élite puisse avoir des privilèges qui font qu’on ne peut désigner ses membres par une appellation autre qu’enfants gâtés du ciel…Que ca choque les esprits butés ! Une occasion pour ce Responsable Moral au verbe sublime et à l’éloquence authentique de magnifier leurs œuvres.

 Il n’y a que le ciel qui puisse accorder cela à ses héros, des personnages que même le geste le plus « fatal » de l’ange de la mort rebute. «  Nous préférons une main au geste aussi délicate et aussi noble que la nôtre pour mettre fin à nos vies », clament-ils en guise de crédo envers le ciel. Cela n’a rien à voir avec les fins de vie qui surviennent de la façon la plus ubuesque qui soit. Et le Tribun de Tivaouane de s’insurger : « Il est des morts qui assistent à leurs funérailles de la façon la plus symbolique qui soit. » L’Histoire sainte nous conte la grandeur d’un des leurs. Seydina Omar, puisque c’est de lui qu’il s’agit, se frayait des chemins que Lucifer lui même évitait, sous prétexte qu’il ne pouvait nullement les parsemer d’embuches. Et c’est justement parce qu’il a été promu au rang  d’enfant gâté du ciel.

 

Interpellation d’Ordre Prophétique : De La magnificence de La Plume

La deuxième interpellation est d’ordre prophétique. Elle se résume ainsi : Un refus catégorique de prononcer la formule  qui voue au messager du ciel (psl) une paix considérable. « La haine peut justifier le fait que l’on déteste son prochain. Mais l’acte de haïr le ciel ou son prophète (psl) est plus qu’une haine, c’est la manifestation pure et simple des agissements d’un esprit buté », soulignait l’homme à la djellaba dans ce discours tenu au Gamou en 1984. En effet, aucune logique n’est à même de justifier un tel refus. 

 « Je compte sur ta volonté pour accorder à ces deux mots-« oui » et « non » un sens céleste…faire de sorte que l’un et l’autre soient fondés sur l’équilibre de la foi.» Il faut être le Seigneur des cieux et de la terre, « ce Dieu tombé du ciel pour redevenir ici bas le favori de la compétition universelle », pour citer Al Maktoum, pour pouvoir tenir une suggestion de si haute portée à l’encontre d’un de ses prophètes, notamment l’interlocuteur par excellence (Moise). Il n’y a rien de plus noble que le fait d’entrevoir, dans un refus ou une acceptation, le cachet du tout puissant.  « Même dans le processus de création, le « oui » formulé par certaines âmes était peint d’un refus que seul  Dieu pouvait déceler », rétorque le Responsable Moral des Moustarchidines.

«  Je préfère manquer de tout sauf de clairvoyance », soutenait Serigne Alioune Gueye. Pour se soustraire à cette insuffisance, le seul recours du musulman reste cette assertion prophétique : « L’encre du savant est aussi précieuse que le sang d’un martyr. » Et c’est ce qui donne tout son sens à ce que symbolise la plume (Qalam). Si le ciel supervise les deux mondes, la plume, elle, joue un rôle d’émissaire. «  Elle est à la fois un moyen d’expression d’une confidence sans faille entre deux personnes compatissantes envers elles et une chargée de mission dans l’expédition de messages aux morts par les vivants », précise Serigne Moustapha Sy. Il s’agit de la mort dans son sens la plus noble qui soit, celui là qui fait que les héros du ciel précisent qu’elle est faite de majesté. S’il est vrai que les champs de bataille peuvent servir de rendez vous aux hommes d’honneur, il n’en demeure pas moins que le sabre et les éloges ne peuvent nullement magnifier l’action des grands de l’islam. Seule la plume est apte à témoigner dans cette logique.

 

Interpellation d’Ordre Mystique : Pour Que L’Humanité Soit Réellement Humaine

La troisième interpellation est celle des hommes de Dieu. Elle illustre la maladresse de ceux qui ont été foudroyés par leurs avoirs ou encore égarés par leur savoir. Les premiers sont dans une logique -si logique il y’a-  qui se détourne de la philosophie du coran dans ce domaine. Et Al Maktoum de procéder -encore une fois-  à un commentaire de ce passage avec la profondeur qu’on lui connait :

«  Ce passage du Coran voulait nous rappeler qu’une civilisation n’est digne que quand elle place l’Ame, qui est en contact direct avec un Monde Incorruptible, au-dessus des Vertus, bien que celles-ci soient considérées comme l’élément moteur permettant à l’Humanité d’être réellement humaine. 

    Et il y a les avoirs matériels qui, à leur tour, ne demandent qu’à se mettre au service des Vertus, afin que la Hiérarchie soit respectée.

 Ame plus Vertus plus Avoirs Matériels égalent Civilisation !
 »

Quant au savoir, il se veut à la fois un tremplin et un impératif qui puissent sauver le croyant. L’ignorance des incultes demeure un « fléau » que l’humanité peut combattre, notamment en encourageant les uns et les autres à aller cueillir les fruits du savoir. Mais celle des savants reste plus que complexe, d’autant plus que ces esprits rachitiques sont loin de cautionner un tel constat les concernant. « Dans ce domaine précis, le seul rempart demeure le fait d’avoir pour fin en soi son attachement sans faille au Prophète (psl), et de considérer comme des moyens ces avoirs et autres formes de savoir », précise le Chef de Guerre du Mouvement Moustarchidine.

 

« Ababakar Sy est notre père. Fut-il dans sa tombe, nous continuerons à le glorifier pour l’éternité ! » Il a fallut 60 ans pour que cette prestation d’allégeance  d’Al Maktoum soit en parfaite harmonie avec une tragédie dont sa mémoire demeure l’élément essentiel. Il aimait à rétorquer qu’Ababakar Sy (rta)  n’avait pas eu tort de dédier le Mouvement Moustarchidine à la mémoire des gens de la caverne. L’action des Moustarchidines, qui s’effectuera désormais sous le truchement de la philosophie de Serigne Mouhammadoul Moustapha Sy, aura pour centre de rayonnement la mémoire de l’homme du 15 mars !

Maam Cheikh

Chez nous, il persiste un phénomène qui fait que la république se doit d’être réinventée, parce que nullement associée à des principes nobles. Les défis que nos dirigeants devraient relever demeurent urgents, et le temps assez restreint pour que l’on fasse de la politique politicienne un tremplin.   

El Hadj Ibrahima Sall écrit : « La société sénégalaise est anémiée de vertus et frappée  d’ischémie morale. » Quoi de plus signifiant et de plus juste pour définir les maux dont souffre le Sénégal? Il faut être un homme de culture pour pouvoir procéder à un diagnostique aussi profond. Diagnostique qui en dit beaucoup sur les tares de l’évolution de notre société. Il faut être l’auteur d’un ouvrage aussi engagé que « demain, la république » pour pouvoir  peindre notre société de la sorte.

La raison première, selon lui, tiendrait au fait que l’école s’est métamorphosée pour devenir l’image quasi-parfaite de cette société en déliquescence. Et la seule déliquescence qui vaille ici est celle des valeurs. Le règne actuel des théories sans fondement, des discours sans souplesse et des écrits sans profondeur trouve sa source dans un mal, celui là qui fait que le sens de la culture soit travesti. Il ne s’agit plus de mettre en exergue des valeurs mais de simples accumulations de connaissances. Et par là, la communication devient ce détonateur dont Albert Einstein prédisait l’explosion pardi ! Et Sidi Ibrahim Rayahi de procéder à une alerte : « la formule qui fera exploser ce monde sera moins militaire qu’on le croit. » Dans notre pays, elle s’identifie au fait de promouvoir des anti-valeurs.

«  Chez nous, l’indiscipline est naturelle», se plaint un penseur sénégalais. L’auteur et professeur d’économie et de finances évoque un incivisme qui a son lot quotidien de scènes qui, à force de se répéter, tombent dans la banalité. Même les « hautes instances » ne sont pas épargnées. «  Des ministres de la république qui commettent des agressions, des députés qui ne respectent pas la loi, des magistrats qui tordent la main à la justice, les plus hautes autorités qui violent les textes fondamentaux », se lamente t-il dans ses écrits. Qu’ont en commun toutes ces personnalités au point de commettre ces bavures ? Un gout effréné pour la tricherie. Le mérite ? Arriver à « tromper son monde » en faisant mine d’incarner ce qu’on n’est pas. En matière de rhétorique,  le sénégalais est passé maitre dans l’art de séduire tel Moise. Mais il suffit qu’il agisse pour que l’on entrevoie à travers son geste le cachet d’un homme aussi redoutable que le pharaon en personne ! 

Le pouvoir doit être affilié à un sens de responsabilité. Mais pour un « possédé du pouvoir », il convient de désigner cela par une autre épithète. Il est temps que notre pays soit épargné des vicissitudes qui gangrènent sa société. Pour cela, force est de reconnaitre que seul un acte concret est en mesure d’aider à réaliser cela, et non un verbiage sans rendement et une cacophonie exécrable. Cela devrait passer par la mise en exergue de la vérité et du bon sens, et l’entame d’une guerre sans merci contre l’impudeur et l’indignité. Ceci devrait être considéré comme un sacerdoce aussi bien par les tenants du pouvoir que par ceux qui évoluent dans les bleds les plus reculés du pays.

 Mahatma Ghandi avait raison de dire que le changement s’incarne. C’est donc cette fameuse « objectiver la subjectivité et subjectiver l’objectivité » de Tere de Zardin qui devrait faire l’affaire. Pour se soustraire donc de cette anomalie qui fait que notre cadre de vie soit devenu moralement pollué, l’auteur théorise l’exemplarité morale : dire ce que l’on pense et agir en fonction de ce que l’on dit. Il suffit d’y associer une pédagogie de la vertu, assez noble pour ne pas s’attarder sur l’élégance des mots, mais plutôt sur l’acte. Méditons sur cette prophétie du Tribun de Tivaouane, l’éminent penseur Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy Al Maktoum : « Notre pays me confiait récemment : J’ai la nostalgie de ce que j’étais et que j’ai cessé d’être depuis la programmation par le Parti de la chute de tout ce que l’on peut appeler une valeur...je veux redevenir un pays digne et noble, loin des rumeurs et des mensonges (...) je veux redevenir un pays bon, solide, courageux, authentique, plein d’énergie, ne confondant point le sursaut d’une vaillante jeunesse aux sautillements d’un singe ivre de cognac. Je veux redevenir moi-même : un Sénégal fier et confiant. »

Maam Cheikh    

Il y'a exactement 22 ans, jour pour jour, Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy entamait au Cices de Dakar une série de 9 Conférences dédiées à la fameuse Sourate Al Ikhlas (encore appellée Souratou Tawhid). Ces sorties publiques intervenaient après une absence de 7 années. Les âmes honnêtes magnifient, depuis toujours, le fait que Serigne Moustapha Sy, leader émérite du Mouvement Moustarchidine, soit à l’origine de cette réapparition d’un « pole caché ». La conscience collective avait, avant cela, cru au fait que l’homme du 15 mars avait pris un bail pour la postérité.

De Dakar à Tivaouane, en passant par Keur Dieumb, Guédiawaye, Thies, Saint Louis, l’homme à la djellaba servit à son auditoire un enseignement peint d'une sagesse remarquable. Il faut être Al Maktoum pour pouvoir décrire les composantes des univers, depuis la Nature Essentielle du trés haut (hàhoud) ou seul Dieu a accès, jusqu'au Monde des Ombres (nàssoute) ou nous évoluons, sans oublier Làhoud (essence divine), Djabaroud (monde des archétypes) et Malakoute (monde des formes). Il faut être le digne héritier de Cheikhal Khalifa Ababacar Sy (rta) pour pouvoir citer des membres du Cercle d'Addouratoul Bayda tels Imam Dassouqi, Cheikh Abdoul Khadr Al Jaylani, entre autres.

Une mise en exergue des missions prophétiques, comparée aux œuvres scientifiques, a aussi été au rendez vous. « L’existence de l’homme n’excède pas 6000 ans », rétorquait t-il à Saint Louis. Ce fut surtout l’occasion de souligner cette attitude plus que perfectionnée qu’exige la doctrine prophétique dans la réalisation de toute œuvre, et cette façon pour le musulman de transcender les réalités communément admises en s’inspirant de l’exemple de Tere de Zardine, ce penseur considéré comme lyrique par certains polémistes occidentaux : « Objectiver la subjectivité et subjectiver l’objectivité ». Dés lors, paresse intellectuelle, stress, incompétence absolue entre autres deviennent des vices éloignés du cadre d’évolution du croyant. Ce qui lui fit dire, le 29 Janvier 2000 au Cices, qu’il n’y a rien de plus contradictoire que le fait de se déclarer disciple du Pole des Saints tout en étant atteint par les vicissitudes du temps, parce qu’ayant pour source de grâce un homme de Dieu qui demeure le maitre de son temps.

Les 18 membres du « club mystique « Addouratoul Bayda  » (qu’il désigna par l’appellation « Sénat » plus tard au Gamou 2011) , les érudits passés maitres dans l’art de l’enseignement de la Jurisprudence islamique et autres intellectuels de Bagdad ont été, selon Al Maktoum, les propagateurs des enseignements prophétiques. Sibeuweihi, Kissà I, Aboubakar Ibn Douraid, Imam Chàa Fi I, ont tous été des sentinelles qui ont contribué à éclairé le chemin parsemé d’embuches de tant de croyants…et parfois avec une audace qui laisse toujours perplexe leurs inconditionnels. « Aucune âme n’est assez préparée pour se mesurer à la mienne », aimait à dire Imam Chàfi i ». Et le tribun de Tivaouane de confirmer cela par une précision ; « La conscience de soi n’a rien à voir avec la prétention. »  


Ces communications furent l’occasion pour Ibn Khalifa de revenir sur les précurseurs de « l’Université de Tivaouane », ces hommes qui savaient associer une maîtrise sans faille des connaissances livresques à une sagesse qui surpasse l’entendement du commun des mortels. Serigne Alioune Gueye, Serigne Mounirou Sarr, Serigne Cheybatou, ou encore Serigne Moussa Niang, furent des apôtres qui ont su incarner avec noblesse les traits de personnalité qui s’apparentent à ceux des fidèles compagnons du Prophéte Muhamad (psl), parce que sévères à l’égard des ennemis de la raison, compatissant dans les relations condisciplinaires et propagateurs de la philosophie de leur maitre.

 PS : Ce schéma représente les mondes existants dans le « système création », avec les couleurs qu’ils portent. Il a été conçu en fonction des descriptions faites par Al Maktoum dans sa conférence du 8 avril 1995, qui marquait le début de cette série d’allocutions tout aussi passionnantes que profondes.

 Maam Cheikh

 

 

 

 

mercredi, 29 mars 2017 20:57

Réfléxions Sur L'Emergence

Un chef spirituel sénégalais à la psychologique profonde et au verbe sublime rétorque : « L’humanité a tout mondialisé sauf la prise de conscience. » Voila pourquoi chez nous, cet engin tant convoité par le pouvoir que l’on appelle émergence, est en panne. Le contenu du plan en question montre clairement que les initiateurs ont été plus « régimistes » que lucides dans leur démarche.

L’homme du 15 mars aimait à revendiquer une nécessité de tenir compte de cet « élément essentiel » derrière toute transformation sociale : l’homme. On ne le transforme ni à coup de décret ni à coup d’arrêté. Prenons l’exemple de la réforme sociale visant une allocation de bourses de sécurité familiale aux ménages les plus démunis. C’est là une excellente initiative. Mais s’il y’avait, pour l’accompagner, une  politique assez consciente pour sensibiliser sur les moyens de faire de sorte que chaque ménage soit « moins démuni », ce serait mieux. Dans un pays à majorité musulmane, il est bien de se fier à cette philosophie du Prophète Mouhamad (psl) qui veut que le riche fasse preuve d’humilité pour ne pas faire ployer les autres sous le joug de son arrogance, et que le pauvre s’engage constamment dans une action visant à l’enrichir, afin que l’équilibre social puisse être rétablit. 

Notre fraternité avec le pays du Général De Gaule ne doit guère entacher cette entreprise pour une raison très simple : la France n’a nullement le droit d’intervenir dans les prises de décision les plus stratégiques au Sénégal. Et c’est parce qu’elle a elle-même perdu ce combat pour l’équilibre de son peuple. Et la tonitruante Fatou Diom de s’insurger dans cette logique : « Sacré France ! C’est surement parce qu’elle est une femme qu’on l’a désire tant ! » Les frères de la métropole, avec leur tour Eiffel tant convoité par les touristes, leur bibliothèque nationale avec ses 40 millions de documents imprimés et leur richesse, n’arrivent pas à trouver le bout du tunnel. Ils n’ont toujours pas opérer cette prise de conscience qui pourrait leur permettre de vivre assez paisiblement. Quoi de plus dur que d’être façonné par ce que l’homme du 15 mars désignait par le terme de « matérialisme dégradant » ?

Seules les vertus les plus nobles et les plus significatives sont à même de s’ériger en tremplins pour l’émergence. Il faut donc que les populations elles-mêmes s’investissent, en commençant par faire régner, aussi bien dans les « hautes instances » que dans les bleds les plus reculés du pays, ce principe si précieux que la langue de Molière désigne par un nom : la discipline. C’est ce qui incombe aussi bien au ministre du gouvernement qu’au paysan vivant au Saloum. Commençons donc par exister en tant qu’homme avant de revendiquer la réussite des objectifs fixés par ce plan.

Seule une paix pourrait permettre d’équilibrer ce pays afin de permettre un bon déroulement de l’émergence.  Et cela ne peut se faire que sur la base du règne d’une justice équitable. Entendons par là la légalité. Nous étions tous égaux devant la loi, jusqu’à ce que dame justice fasse de sorte que les ouverts d’esprit réfléchissent sur un fait : l’arrestation d’un opposant-et le plus crédible qui puisse être cité dans ce pays- à quelques mois des élections. Il faut que l’affaire soit moins politique et plus légale, afin que d’aucuns comprennent qu’il s’agit d’une action valable et légitime. C’est là un élément parmi d’autres qui puisse freiner cette action visant l’émergence, parce qu’elle donne à l’Etat une posture de tyran et non une position de gardien de l’équilibre social.

Il est temps que l’on invite ceux qui sont à la tète de ce pays à avoir la sagesse de comprendre que, jusque là, tout a été posé sauf un acte concret. Pour s’y faire, commençons par libérer ce leader qu’est Khalifa Ababacar Sall, afin que des élections transparentes puissent se tenir, et qu’une politique saine prenne le dessus sur les tares de la politique politicienne.

Les manifestations notées ca et là lors de visites du Président de la République à Genèves puis à Paris en disent beaucoup sur l’insatisfaction face à l’incompétence absolue de ceux qui tiennent les leviers de la commande. Si une injustice si rajoute, il serait plus opportun de reconnaitre que ce pays se perd dans les dédales d’un chaos qui ne dit pas son nom. L’expression « émergence » n’a jusque là rien crée de nouveau dans la conscience collective. Un jeune sénégalais, auteur et chroniqueur à l’esprit clairvoyant, l’a compris au point d’user d’un humour plein de sens pour le signifier : « J’ai envie de faire sauter le mot émergence du dictionnaire…académiciens, dites moi comment faire ! » 

Maam Cheikh

Il a été un aristocrate mystique dont l’œuvre ne cesse d’émerveiller les plus grands esprits de la Oummah Islamque. Et son seul maitre et guide ne fut autre que l’homme au bonnet carré, ce patriarche qui fut le seul à oser admettre avoir accomplit l’intégralité de ses devoirs religieux sans défaillance aucune vis-à-vis de son créateur. Homme de Dieu, Scientifique, Théologien, Commandeur des Croyants, Docteur de la foi, Homme de lettres, Tribun, Mufti, Catalyseur, Philosophe, Poète…le legs de Serigne Babacar SY (RTA) est d’une intemporalité et d’une universalité qui surpasse l’égo de tous ses contemporains. Voila 60 ans que LE Khalife quittait ce monde. Les deux ont disparut un 15 mars. Retour sur les grandes lignes des prophéties d’Al Khalifa citées par Al Maktoum.

 

                                                                            UN POLE INCONTESTABLE ET INCONTESTE DE SON EPOQUE

Dans une Lettre Ouverte publiée le dimanche 9 janvier  1994, Serigne Cheikh Tidiane SY évoquait l’héritage spirituel de l’homme avec une logique que seule une conscience éclairée est à mesure de saisir. « Il ne m’appartient pas de choisir, c’est un problème qui dépasserait largement mes prérogatives », affirme Seydil Hadj Malick SY (RTA). « Effectivement, d’autres que lui m’ont choisi », confirme Serigne Babacar Sy (RTA). A  cela Al Maktoum ajoute : « C’est une question de consensus ou les esprits rachitiques n’ont pas leur place. » Une analyse qui sonne le glas dans la confusion actuellement constatée au Sénégal.  On verse assez souvent dans une logique conforme à une « hiérarchisation des héritages des membres des familles religieuses ». Si l’on veut commenter une telle approche comme un journaliste le ferait pour un événement politique ou un combat de lutte, il y’a lieu de noter là les signes inquiétants d’une crise d’interprétation.

                                                                                            UN CHARISME LEGENDAIRE

Dans Jouer avec le Destin, l’auteur du fameux Fa Ileyka revient sur un témoignage de Hadj Saidou Nourou Tall(RTA) à l’égard de son condisciple de compagnon : « Ababacar Sy n’a jamais cessé de plaire, évitant de jouer avec le destin des gens. » (« Serigne Babacar Sy meussoule foyé bakkanou nitt gni »).Malgré cela, on lui reconnait un charisme légendaire. Un néophyte aurait fait référence là à un paradoxe. Et pourtant, une telle approche demeure conforme aux réalités insondables de l’univers de la Haqiqa. Aujourd’hui, le phénomène de l’obscurantisme religieux fait qu’on séduit plus qu’on instruit, avec un «caricaturisme » et une quête de disciples inquiétants. Quand ceux qui doivent faire de sorte que leur démarche soit conforme à celle évoquée par le ciel agissent de la sorte,  n’est-ce pas là l’un des éléments de la crise évoquée par le Prophète (PSL) durant ses derniers jours ? Seydil Hadj MalickSy (RTA) l’avait bien compris, parce qu’ayant légué aux générations futures cette prophétie: «Il arrivera  une époque où la prêche sera l’affaire des illettrés. »

                                                                                LA VOLONTE, PILIER DE L’ŒUVRE DU KHALIFE

La volonté est un mot maitre dans l’œuvre d’Al Khalifa, en atteste sa fameuse invocation : « Seigneur ! Préservez-nous d’une paix superficielle ! Une paix qui tue la volonté d’un homme.»  Une suggestion en parfaite harmonie avec la «conception maktoumienne » de la valeur, celle que le confort sous toutes ses formes  rebute, parce qu’allant à l’encontre de l’élément justificatif de l’existence d’une valeur : la rigueur. « Un champ céleste est un champ de bataille. On y laisse sa vie ou du moins le confort de sa vie », nous confie le pensionnaire de Fann Résidence.

 

                                                                                   UNE POSITION DE NON INDEPENDANTISTE

Il faut être le digne successeur de Seydil Hadj MalickSy (RTA) pour oser, dans un contexte aussi complexe que celui marquant le règne du colonisateur, dénoncer le manque d’ambition des français, mais aussi et surtout la conscience des chefs politiques sénégalais, inspirée par la politique politicienne. L’homme au bonnet carré soutenait que de l’envoi de grands missionnaires, la France est passée à l’expédition de simples salariés au Sénégal. Aussi Serigne Cheikh Tidiane Sy nous confie ces propos de l’homme de Dieu : « Je suis français aujourd’hui. Je le serai encore demain. Pourquoi ne pas accorder une double nationalité à un homme doublement colonisé ? ». Les impénitents prirent le chemin inverse. La rupture brutale avec la France fut à l’origine d’un déséquilibre total  en matière politique. Le temps a fini par donner raison à sa position de non indépendantiste, avec les vicissitudes constatées dans la gestion des institutions depuis l’indépendance. Pire, aujourd’hui, la colonisation n’est plus une question d’occupation de terres, mais plutôt une façon «d’occuper les consciences». Un complexe qui demeure comme figé dans le moi profond de la plupart des fils de l’Afrique. Demba n’a pas cessé de voir en Dupont un « autre », originaire d’une «race supérieure ».

 

                                                                        COMPORTEMENT SOCIAL ET VALEURS TRADITIONNELLES

L’enseignement du fils de Seydil Hadj Malick Sy (RTA), homme de Dieu sans conteste et perfectionniste de nature, n’épargne nullement les aspects négatifs du comportement social du musulman. La quête du savoir étant un impératif, il précise que ce que l’on peut appeler la santé intellectuelle a ceci de particulier : qu’elle peut être ruinée par le soleil (chaleur), la graisse (repas de prestige) et le thé (consommation abusive), qui peut provoquer chez l’individu un éternel étourdissement. Il s’y ajoute une remarquable appréhension  des attitudes nourries à la sève des valeurs traditionnelles, et qui font qu’un wolof soit philosophe pour les autres, un sérère digne de confiance, un lébou membre d’une société secrète,…

 

                                                                                UN DIGNE REPRESENTANT DE DIEU SUR TERRE

La religion est perçue par Serigne Cheikh Tidiane Sy comme une tension perpétuelle qui n’a d’yeux que pour le maintien d’un équilibre parfait pour la bonne grâce de tout ce qui existe. Les trois dimensions auxquelles  on lui assigne, comparées à l’œuvre de Serigne Babacar Sy(RTA), font de lui le grand père spirituel de plusieurs générations :

-Elle est source de grâce, et le Khalif affirme avoir accompli tous ses devoirs religieux sans défaillance aucune vis-à-vis de son créateur ;

-Elle est attitude raisonnable et raisonnée de la créature à l’égard de son créateur, et l’homme au bonnet carré prône le fait qu’il ait respecté toutes les recommandations divines ;

-Elle est comportement social, et le digne héritier de Seydil Hadj Malick Sy(RTA) déclare avoir appris à ses disciples à connaitre et à suivre l’éternel.

 60 ans après sa disparition, le Patriarche de Tivaouane demeure un symbole que des âmes honnêtes revendiquent comme chef spirituel. Son œuvre ne cesse d’inspirer les jeunes générations, et sa présence se ressent toujours de par une « « intuition spirituelle » inexplicable. A l’origine, par une requête spirituelle, de la fin de la seconde guerre mondiale qui fit qu’Hitler et le nazisme connurent une défaite historique, promu au rang de commandeur de la légion d'honneur, Il précisa à l’égard de la conscience collective  : "Cette nomination n’est que superficielle, puisque j’ai reçu des héros du ciel d’autres médailles. Mais je l’accepte quand même, vu qu’elle a éveillé de façon considérable la compassion des disciples», (en wolof : « li ko ndiaboot yii bégué rékka takh ma nanguou ko, wayé daf  fi fékk yénène médaille »). Et Serigne Cheikh Tidiane Sy de soutenir, dans un discours tenu au CICES de Dakar : « Ababacar Sy git dans notre cœur. Il s’y est trouvé une place de choix quelque part, là où les esprits butés préfèrent faire régner la haine et la jalousie.»

  Maam Cheikh

 

mardi, 21 mars 2017 01:32

A La Mémoire de l'Homme du 15 Mars

Il y’a des hommes qui, bien que dans leurs tombeaux, demeurent à jamais dans le cœur de leurs contemporains. Le Tribun de Tivaouane est une légende vivante. Sa disparition n’exclut nullement le fait que l’humanité continuera à se remémorer sa philosophie. Cette forme de pensée que rebute les conceptions classiques ayant pour source l’œuvre du colon, celui là qui, selon Al Maktoum, n’admet que le marabout ne fasse autre chose que de rester marabout, avec ce que cela comporte de « caricaturisme », d’effacement et de farce.

Les contemporains de Serigne Cheikh Tidiane Sy, ces disciples de son père qui ont voulu qu’il reste dans la cour du Khalife pour s’improviser maitre et « marabout », se sont opposés à son désir de s’ouvrir au monde. C’est bien plus tard qu’ils ont compris que l’homme est détenteur d’une mission qui  n’a rien à voir avec le fait de vivre de sa religion : Il vit sa religion. C’est simple : Il remplit sa mission de vicaire du ciel tout en contribuant à la progression de l’humanité. Cela n’a rien à voir avec l’action des marchands de foi.

Jamais parcours n’a été aussi remarquable : entrepreneur actionnaire à la SOCOCIM, poète, auteur dés l’âge de 16 ans (les vices des marabouts), rédacteur en chef du journal « l’islam éternel »,  créateur du P.S.S, ambassadeur du Sénégal en Egypte (Caire), conférencier émérite, …assez inspirant comme legs pour  un pays comme le notre. La formule chimique conçoit : « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ! » On ne peut, en effet, perdre ce phénomène que le tonitruant Mbaye Dondé désignait par le surnom « autre chose », puisqu’il est l’œuvre du divin et a toujours su justifier le « caractère ombrageux » que d’aucuns citaient à son égard : « Je sors quand je veux. Mais je ne me sers pas de clarinette pour le faire savoir. Il y’a des complexes qui tuent…Chose que j’ai toujours récusé », laissait entendre le mystique et citoyen du monde. Ce qu’on peut, c’est « transformer » ce qu’on a pu acquérir comme philosophie de sa part. Et c’est de là que sera atteint l’objectif o que noble consistant à s’inspirer de cette pensée, puisqu’au-delà de la tristesse et de l’angoisse de tout un chacun, se trouvera un désir profond que « l’homme à la djellaba » résumait ainsi : « Toute émotion se doit d’être transformée en synergie. »

Al Maktoum n’est plus. Mais son œuvre peut être considérée comme un centre de rayonnement pour la lutte contre ces maux qui gangrènent ce monde. Au-delà du profil du religieux qui maitrisait aussi bien la littérature coranique que la langue de Molière-ce qu’évoque la plupart de ceux qui ont écrit en parlant de « marabout intellectuel »-, se cache le portrait d’un homme qui a su depuis toujours citer des suggestions de haute portée qui puissent révolutionner les pratiques pour le bien de la conscience universelle. Pour lui, les conceptions qui peuvent servir de tremplin à notre planète se résume ainsi :

-La religion ayant pour vocation première un maintien de l’équilibre pour la bonne grâce de tout ce qui existe, l’islam un système éducatif à la fois social, politique, culturel et religieux, et la tariqa un club mystique ou se forme continuellement les athlètes de la religion 

-Une paix associée au règne de la justice avec pour pierre angulaire la légalité

- Une nécessité existentielle de ce qu’on appelle vertus, avec pour pilier la volonté

-La primauté du droit à la vie sur l’état de droit, parce que celui-ci symbolise un cadeau du ciel alors que celui-là porte le cachet des ambigüités de la politique politicienne

-Une condamnation des trois (3) éléments qui font chuter toute civilisation : une jeunesse sans créativité, une fortune mal gérée et une cupidité scientifiquement organisée

-Un acharnement sur tout ce qui pollue moralement notre nature profonde au point que l’économie de traite et le salaire façonnent l’individu.

Que de conceptions sur lesquels pourrait reposer l’équilibre du monde. Il faut une jeunesse audacieuse et déterminée pour tenter de concrétiser cette œuvre. Une jeunesse qui prendra conscience du fait que la philosophie d’Al Maktoum sera plus juste et plus fondamentale que celle de Descartes au tribunal du Seigneur, et que les vers du fameux « Fa Ileyka » n’ont rien à envier  aux envolées lyriques de Lamartine. Il est temps que l’œuvre de l’homme du 15 mars puisse être propagée au nom de la sagesse musulmane. Prions pour que les « marchands de foi » ne puissent croire à une réislamisation !

Maam Cheikh

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