Maam Cheikh

Maam Cheikh

mercredi, 08 fvrier 2017 23:42

Confidences d'Un Entrepreneur

Je suis un jeune entrepreneur sénégalais. Mon choix de carrière est simple : je suis passionné par l’innovation et j’ai un gout prononcé pour la créativité. C’est ce qui me permet de me lever chaque matin pour aller travailler dur. Et il y’a cette «naïveté » qui fait que, comparé à un salarié, je puisse voir des opportunités partout ou je passe. C’est simple : je suis un aventurier. Je fais de ma passion un métier. Je m’amuse, tente des choses, prends des risques, le tout pour donner du sens à ma vie, mais aussi au secteur économique de mon pays.

L’entreprenariat m’a procuré ce que d’aucuns cherchent depuis toujours : l’indépendance. Nul ne peut signifier être animé d’un désir de revenir en arrière dés qu’il tente l’expérience d’élaborer son planning lui-même. Et cela est beaucoup plus utile en matière de relations humaines, quand on veut par exemple donner du temps à sa famille. L’avantage est surtout le fait que l’on ait à cultiver un sens de responsabilité inouï. Ce qui fait que ce que je trouve fascinant reste le fait d’avoir à me fixer des objectifs toutes les semaines, et me donner les moyens de les atteindre en les fixant dans le temps. Nul besoin d’affirmer donc que je lutte contre ces maux qui gangrènent la société sénégalaise, et que sont les vicissitudes de la gestion du temps : procrastination, perte de temps et ceux que je désigne personnellement par le terme de « voleurs de temps », vous savez ces gens qui n’ont aucun idéal excepté le fait d’aller travailler et de se faire payer à la fin du mois. C’est dire qu’aucune ambition n’anime leur vie professionnelle, excepté le fait de percevoir un salaire parce qu’ayant contribué à faire ce qui leur a été demandé. Du coup, en dehors des heures de travail, ils ont du temps pardi !

J’ai toujours été animé par une fierté en tant qu’entrepreneur. Cela n’a rien à voir avec de « l’autosuffisance » exagérée. Loin de là. C’est surtout un sentiment de complétude, en ce sens que mon activité a ceci de particulier : qu’il procure des expériences énormes. Plus on expérimente d’entreprendre dans des domaines différents, plus on acquiert les facettes qui font les grands entrepreneurs, ceux là qui excellent au point d’inspirer les autres parce que faisant scintiller leur étoile. Marie Carreaud  écrit : « être entrepreneur, c’est être plutôt qu’avoir, c’est faire plutôt que dire. »   C’est là tout le sens de mon choix de carrière : incarner les vertus du leader charismatique tout en participant à la marche des choses par une action concrète et rémunératrice.

Ma vie a ceci de passionnant : j’ai un rêve, et je me donne le moyen de le réaliser. Cela n’a rien à voir avec cette attitude plutôt superficielle qui influe le tréfonds de la mémoire des salariés qui, malgré qu’ils ont un rêve, daignent accorder ne serait-ce qu’un quart d’heure à sa réalisation. Manque de temps ? Il faut se lever plutôt et se coucher plus tard, l’organisme finit toujours par s’habituer au rythme qu’on lui impose et par là « l’horloge interne ». Manque d’argent ? Il faut multiplier ses sources de revenus et minimiser ses charges et dépenses. Rien n’est en soi un prétexte pour réaliser son vœu le plus cher. Les psychologues l’ont compris, eux qui précisent qu’avoir une ambition et se donner les moyens de le concrétiser est une clé du bonheur, et fortifie le moi profond de l’être dans les moments les plus difficiles.

Passer du rêve à la réalité est sans nul doute la plus belle expérience qu’il me soit donné de vivre. C’est aussi la plus passionnante des aventures. Et il y’a surtout la passion. «  Le seul moyen de faire du bon travail, c’est d’aimer ce qu’on fait », stipule Steve Jobs.  En chacun de nous dort un talent remarquable. Seuls les plus motivés savent s’en servir pour exceller dans un domaine quelconque. Et Tony Gaskin d’inviter chaque professionnel à faire un choix : « Si tu ne construis pas ton propre rêve,  quelqu’un va t’embaucher pour te faire construire le sien. » C’est une question de discernement et de volonté.

Maam Cheikh

 

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mercredi, 08 fvrier 2017 23:27

Confidences d'Un Entrepreneur

Je suis un jeune entrepreneur sénégalais. Mon choix de carrière est simple : je suis passionné par l’innovation et j’ai un gout prononcé pour la créativité. C’est ce qui me permet de me lever chaque matin pour aller travailler dur. Et il y’a cette «naïveté » qui fait que, comparé à un salarié, je puisse voir des opportunités partout ou je passe. C’est simple : je suis un aventurier. Je fais de ma passion un métier. Je m’amuse, tente des choses, prends des risques, le tout pour donner du sens à ma vie, mais aussi au secteur économique de mon pays.

L’entreprenariat m’a procuré ce que d’aucuns cherchent depuis toujours : l’indépendance. Nul ne peut signifier être animé d’un désir de revenir en arrière dés qu’il tente l’expérience d’élaborer son planning lui-même. Et cela est beaucoup plus utile en matière de relations humaines, quand on veut par exemple donner du temps à sa famille. L’avantage est surtout le fait que l’on ait à cultiver un sens de responsabilité inouï. Ce qui fait que ce que je trouve fascinant reste le fait d’avoir à me fixer des objectifs toutes les semaines, et me donner les moyens de les atteindre en les fixant dans le temps. Nul besoin d’affirmer donc que je lutte contre ces maux qui gangrènent la société sénégalaise, et que sont les vicissitudes de la gestion du temps : procrastination, perte de temps et ceux que je désigne personnellement par le terme de « voleurs de temps », vous savez ces gens qui n’ont aucun idéal excepté le fait d’aller travailler et de se faire payer à la fin du mois. C’est dire qu’aucune ambition n’anime leur vie professionnelle, excepté le fait de percevoir un salaire parce qu’ayant contribué à faire ce qui leur a été demandé. Du coup, en dehors des heures de travail, ils ont du temps pardi !

J’ai toujours été animé par une fierté en tant qu’entrepreneur. Cela n’a rien à voir avec de « l’autosuffisance » exagérée. Loin de là. C’est surtout un sentiment de complétude, en ce sens que mon activité a ceci de particulier : qu’il procure des expériences énormes. Plus on expérimente d’entreprendre dans des domaines différents, plus on acquiert les facettes qui font les grands entrepreneurs, ceux là qui excellent au point d’inspirer les autres parce que faisant scintiller leur étoile. Marie Carreaud  écrit : « être entrepreneur, c’est être plutôt qu’avoir, c’est faire plutôt que dire. »   C’est là tout le sens de mon choix de carrière : incarner les vertus du leader charismatique tout en participant à la marche des choses par une action concrète et rémunératrice.

Ma vie a ceci de passionnant : j’ai un rêve, et je me donne le moyen de le réaliser. Cela n’a rien à voir avec cette attitude plutôt superficielle qui influe le tréfonds de la mémoire des salariés qui, malgré qu’ils ont un rêve, daignent accorder ne serait-ce qu’un quart d’heure à sa réalisation. Manque de temps ? Il faut se lever plutôt et se coucher plus tard, l’organisme finit toujours par s’habituer au rythme qu’on lui impose et par là « l’horloge interne ». Manque d’argent ? Il faut multiplier ses sources de revenus et minimiser ses charges et dépenses. Rien n’est en soi un prétexte pour réaliser son vœu le plus cher. Les psychologues l’ont compris, eux qui précisent qu’avoir une ambition et se donner les moyens de le concrétiser est une clé du bonheur, et fortifie le moi profond de l’être dans les moments les plus difficiles.

Passer du rêve à la réalité est sans nul doute la plus belle expérience qu’il me soit donné de vivre. C’est aussi la plus passionnante des aventures. Et il y’a surtout la passion. «  Le seul moyen de faire du bon travail, c’est d’aimer ce qu’on fait », stipule Steve Jobs.  En chacun de nous dort un talent remarquable. Seuls les plus motivés savent s’en servir pour exceller dans un domaine quelconque. Et Tony Gaskin d’inviter chaque professionnel à faire un choix : « Si tu ne construis pas ton propre rêve,  quelqu’un va t’embaucher pour te faire construire le sien. » C’est une question de discernement et de volonté.

Maam Cheikh

 

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mercredi, 08 fvrier 2017 12:48

Apprendre A Bien Communiquer

Le timide manque de confiance sur le plan de la communication interpersonnelle. Etre en mesure d’engager une conversation, de la maintenir et de la conclure s’avère une compétence très utile. Voici quelques conseils à ce propos :

  1. Écoutez. L’art de communiquer commence par l’écoute. Arrêtez de préjuger de ce que pensent les autres. Invitez-les à parler d’eux. Développez l’écoute active, par des mouvements de la tête, en reformulant le discours de votre interlocuteur, en rebondissant sur ce qu’il est en train de vous dire plutôt que de penser à votre prochain monologue. Laissez de la place à l’autre, mais sans vous effacer. Un dialogue sain se traduit par un temps de parole équilibré. Ne confondez pas écoute et complaisance ; n’hésitez pas à marquer votre désaccord sur certains points ou y poser des nuances. Les personnes timides ont souvent du mal à écouter, tant elles sont focalisées sur leur propre prestation. En portant son attention sur l’autre, on se libère d’une pression et on peut se laisser porter par le flux de la conversation.
     
  2. Suscitez la discussion. Optez pour les questions ouvertes plutôt que les questions fermées qui laissent moins d’espace à la discussion. Si vous demandez : « Est-ce la première fois que vous venez à ce spectacle ? », votre interlocuteur risque de ne répondre que par oui ou par non. Ce qui mène la discussion à une impasse. Si vous interrogez : « Qu’est-ce qui vous a plu dans ce spectacle ? », vous ouvrez la porte à la discussion. Avant d’affronter une situation, préparez des sujets de conversation si ça peut vous aider.
     
  3. Dites « je ». Impliquez-vous. Les timides aiment se rabattre sur les pronoms impersonnels qui ne les engagent pas. Lorsque votre conjoint vous demande si vous avez envie d’aller au cinéma et que vous répondez : « oui, on peut » ou « pourquoi pas », vous évitez de vous positionner. Soyez plus assertifs : « Oui, j’ai envie d’aller au cinéma, ça va me changer les idées ». Ou bien : « Je n’ai pas envie d’aller coucher trop tard. Je préférerais regarder simplement un film à la maison. Est-ce que ça te convient ? ». Ou encore : « Je n’ai pas d’envie particulière. Si ça te fait plaisir d’aller au cinéma, je t’accompagne ». Communiquez donc vos sentiments. Un conseil : n’hésitez pas à révéler que telle ou telle situation vous intimide, mais ne vous laisser pas définir par votre timidité, ce qui reviendrait à vous y enfermer.
     
  4. Exprimez des opinions et des demandes précises. Si vous ditez : « On perd son temps à ces réunions », vous ne donnez pas beaucoup d’indications sur votre ressenti ni sur votre désir. En disant : « C’est la troisième réunion qui commence avec une demi-heure de retard et qui s’égare en discussions peu consistantes. Je suis embêté, car j’ai beaucoup de travail en ce moment et ces retards me font perdre un temps précieux. Que pensez-vous d’insister pour qu’on démarre à l’heure la prochaine fois et qu’on fixe un ordre du jour ? »,… vous vous montrez plus concrets, plus précis, plus constructifs. Exprimez une idée à la fois. En dissociant les faits du sentiment et de la demande qu’ils engendrent, plutôt que de globaliser et de vous laisser submerger par le flot des pensées.
     
  5. Réconciliez-vous avec les silences. Ce n’est pas parce qu’un blanc se produit dans une conversation que vous passerez tout de suite pour quelqu’un d’insipide. Vous n’êtes pas là pour effectuer une performance. Qui donc peut se targuer d’exprimer des pensées intéressantes à chaque seconde ? Si un tel personnage existait, il serait d’ailleurs bien assommant. Les silences sont des moments nécessaires.
     
  6. Modulez votre voix. Quelle est l’intensité de votre voix ? Parlez-vous plus fort ou plus faiblement que vos interlocuteurs ? L’idéal étant d’atteindre un équilibre entre une voix qui serait trop effacée et une voix qui serait trop imposante. Les personnes timides pourront avoir tendance à parler entre les dents. Quel est votre débit ? Parlez-vous lentement ou rapidement ? Sous l’effet de la timidité, certaines personnes seront anesthésiées ou, au contraire, parleront précipitamment comme pour en finir au plus vite. Quelles sont vos intonations ? De manière générale, les personnes timides seront moins expressives et marqueront moins de nuances dans la voix. Pour prendre conscience de votre voix, rien de tel que d’interroger de tierces personnes (d’où l’intérêt des thérapies de groupe). Il est, en effet, difficile de se rendre compte de ses propres tics d’expression et de langage. L’idéal est d’arriver à poser sa voix, de manière affirmée et expressive, mais sans précipitation ni agressivité.
     
  7. Communiquez avec le corps. Une grande partie des messages passent de manière non verbale. Votre interlocuteur sera très sensible à votre regard, vos mimiques, la position de votre corps, et l’amplitude de vos mouvements. Le corps dit parfois l’inverse de ce que disent les mots. Si vous déclarez : « Je suis très confiant dans l’avenir de ce projet » et que vous vous faites petit, recroquevillé, les bras croisés et le regard baissé, vous émettez des messages contradictoires. Un point commun chez les timides, c’est leur difficulté à regarder l’interlocuteur dans les yeux. Une bonne communication implique pourtant ce regard. En particulier lorsque vous écoutez, lorsque vous prenez la parole ou lorsque vous terminez de parler, il est conseillé de regarder votre interlocuteur dans les yeux. Le sourire, quant à lui, reste un allié universel. Les gestes de la main et du corps viendront soutenir votre discours. Soyez vifs mais pas nerveux.
     
  8. Cultivez la familiarité. Les timides se sentent parfois obligés de briller d’intelligence et de profondeur à la moindre de leurs interventions. Sachez rester léger. Sachez parler de la pluie et du beau temps. Sachez poser une question anodine, dont le but est simplement d’engager la relation. Cultivez la convivialité. Accordez de l’importance aux conversations banales. Rendez-vous disponibles. Entraînez-vous à converser avec le voisin, le collègue, l’inconnu ou le commerçant du coin. L’esprit souple, délié, modeste. Sans autre but que le contact.
     
  9. Privilégiez les messages positifs. Les personnes timides ont tendance à se dévaloriser. Or, les gens se tournent volontiers vers les personnes assertives et positives. Il est important aussi de pouvoir accepter un compliment. Si l’on vous félicite pour cette robe qui vous va si bien, vous pourrez simplement répondre : « Merci. Ca me fait plaisir que tu trouves qu’elle me va bien. ». Là où une personne timide cherchera souvent à compenser ou à évacuer le compliment : « Ah bon ? Mais elle commence à s’user ».
     
  10. Sachez conclure. Si vous parvenez à engager la conversation, c’est bien. Mais il faut aussi pouvoir y mettre fin. Les personnes timides ont tendance à laisser la préséance à leur interlocuteur. Elles seront plus facilement la proie de quelqu’un de loquace qui ne les lâchera pas. Terminer une conversation n’est pas un manque de respect. Mais il y a des manières de le faire. Du genre : « Cet échange m’a bien plu. On continuera notre passionnante discussion une prochaine fois. A présent, je vais reprendre mon travail. À bientôt. »
     

Notez qu’il est possible d’être un excellent communicateur mais de perdre ses moyens en situation de stress. Il est donc utile par ailleurs d’apprendre à maîtriser ses émotions.

Suite à la révolte de la jeunesse sénégalaise, l’intelligentsia du pays de Sédar ne sut que faire. A peine voulut-elle plonger dans un défaitisme des plus profonds qu’une petite voix lui souffla ceci : «  Il faut réagir. Cette révolte de la jeunesse sénégalaise contre les intellectuels mérite une réplique des plus positives. »

A la barre, l’intelligentsia  jugea nécessaire, au nom du commun des forgeurs de concept, d’apporter des précisions. Et elle eut pour argument premier une interrogation de l’histoire. Elle revint sur l’épisode le plus illustratif d’une révolte qu’une « saute d’humeur intempestive et collective » ne puisse enclenchée : les fameux événements de mai 1968. La spontanéité de cette action en dit beaucoup sur l’attitude souvent hostile des jeunes. Et il suffit d’en venir à l’atmosphère qui précède à cette période pour se rendre compte que le règne d’une révolte à laquelle tout esprit lucide aurait troqué par une révolution a vu le jour. Qui dit révolution dit un certain sens de création de nouvelles conditions, quelque soit le domaine en question. Cela n’a rien à voir avec les «simples changements » auxquels nous font assister ces mouvements de jeunes. Un penseur sénégalais l’a compris, en citant la maturité de ses collègues qui considèrent la contestation comme la découverte d’une seconde vérité. Autrement, il convient de parler de dispensation d’injures … ce qui n’a jamais contribué à la moralisation des systèmes. Si, par exemple, la jeunesse sénégalaise condamne l’action plutôt ambigüe de la politique politicienne, il faut dire qu’elle y contribue aussi massivement : marches violant les mesures citoyennes prises, meetings folkloriques, clientélisme politique sont aussi l’affaire des jeunes. Et la dégénérescence de régner depuis toujours en maitre !

Il y’a un cadeau des plus symboliques que Senghor, Cheikh Anta Diop, Mariama Ba et autres intellectuels imbus de leur profond savoir ont pu offrir à cette jeunesse, c’est un patrimoine culturel à la portée incommensurable. Fallait-il troquer ceci contre le tonnerre de discours  sans fondement et de théories sans profondeur que nous offrent les médias en collaboration avec des « ignobles perturbateurs » ?  N’est-il pas temps qu’une relève soit assurée ?

L’un des nôtres, penseur de nature et philosophe de vocation, a été inquiété par un fait assez ahurissant chez les jeunes étudiants sénégalais. Souleymane Bachir Diagne, puisque c’est de lui qu’il s’agit, n’a pu trouver plus effarant que le fait que le niveau de maitrise de la langue de Molière puisse s’affaisser au point qu’en écrivant, un étudiant mette tout sur un même plan pardi ! La méconnaissance des exemples, des contre-exemples, des synthèses…en disent beaucoup sur cette crise qui ne cesse de ralentir les pas de l’enseignement supérieur, pourtant animé d’un désir noble de contribuer à la marche des choses. Un tel mal résulte sans nul doute de cette rupture si brusque avec l’héritage reçu des ainés qui ont su vivre de la culture au sens le plus réaliste du terme. Et cela passe par l’acquisition du savoir, impératif pour toute nation prônant l’émergence, mais aussi la discipline et un gout prononcé pour  l’évolution.

Et il y’a la jactance, cette façon assez singulière chez certains jeunes intellectuels d’être narcissique au point de croire qu’un diplôme suffit pour se déclarer homme de culture. Il acquiert des connaissances et néglige aussi un coté essentiel des choses : l’incarnation de valeurs. Et Internet de servir de sphères à ces jeunes qui s’improvisent leaders au point de confondre les responsabilités d’un catalyseur à l’engouement d’un faiseur d’actualité. Facebook nous en offre quelques spécimens.

 Le vénéré Cheikh Ahmadou Bamba (rta) avait bien raison de prier pour que, chez chaque personne voyant le jour au pays fils de l’écume du lion, le cerveau puisse s’amplifier et la langue se rétrécir. Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy, lui, ne tranche pas en faveur de la jeunesse encore moins de celle de ainés, mais en peignant les exigences de la « divulgation de conseils ». Pour lui, il n’y a rien de plus simple que d’être stratège dans les salons du roi, et non là ou brillent les lances des épreuves. Et son père, le Khalife Ababakar Sy (rta), d’hiérarchiser les conditions de validité d’un conseil : «Tout conseil qui ne porte pas en son sein les deux principales vertus de la participation, c’est-à-dire la maturité et la fidélité, n’est qu’une suggestion sans intérêt. »

                                                                                                                                                                                                                                                                FIN

Maam Cheikh

vendredi, 03 fvrier 2017 17:41

Les Victimes de La Prière (2nde partie)

Le Tribun de Tivaouane cite la prière en exemple. « Si, par exemple, la prière cesse d’être la sacralisation de nos actes quotidiens, malheur à ceux qui, par ignorance, en deviennent les victimes (…). » Ce qui signifie que l’on peut considérer ces dits comme indubitablement peints d’une objectivité assez illustre. On peut être une victime de la prière, mais aussi des autres gestes de piété que sont le jeune, l’aumône et le pèlerinage. Il suffit que l’on omette d’y associer une sanctification pour que l’acte ne devienne rien d’autre qu’une  simple gesticulation ou rituel dépourvu de toute éducation mystique.

En outre, il faut nécessairement s’initier à cette prière qui exige que l’on ait une attitude mesurée en toute chose. Dès lors, rien ne sera laissé en reste : Le travail bien accomplit, le sérieux incarné durant un séjour en milieu scolaire et universitaire, le comportement social exemplaire, le sens de responsabilité en milieu politique ou encore la compassion à l’égard des membres de sa famille. Tout acte banni au moment de l’accomplissement de la prière, considéré comme un instant affilié à un temps sacré, doit aussi l’être en temps réel, dans la vie de tous les jours.

Si, dans le cadre du jeune, le rituel exige que l’on se prive de nourriture, la dimension mystique de la chose aborde dans un autre sens : faire de sorte que l’on rompe aussi avec la profération de propos ou la commission de tout geste à même de nuire à son prochain. Une logique en parfaite harmonie avec cette Prophétie de Mahomet (psl) : « Est musulman celui qui, de par ses paroles et actes, ne cause guère du tort à ses semblables. »

En matière de zakat ou de tout geste à l’élan solidaire, le rituel a pris le dessus sur l’aspect mystique de la chose. Pire, une façon assez tendancieuse d’aider devient une manie chez les sénégalais. A quoi bon médiatiser une aide procurée à des nécessiteux ? Il faut avouer que toute sacralité dans ce geste symbolique tend à disparaitre, pour laisser de la place à une cacophonie  dans laquelle s’entrevoit le cachet de la prétention. Heureusement qu’en matière d’aide, certains croyants à la situation financière stable ont encore du cœur et…de la discrétion ! Et la classe politique de rivaliser en termes de distribution de sacs de riz aux populations. La formule est simple : « Votez pour moi ! Vous ne manquerez pas de vivres le temps d’une campagne électorale ! »

Quant au pèlerinage, il faut craindre qu’il ne glisse vers une autre logique moins sacrée. En effet, l’atmosphère qui coiffe cet acte, avec tout ce que les pèlerins endurent, n’est rien d’autre que le symbole d’une réalité propre au ciel : Une valeur trouve tout son sens dans la rigueur. Le scénario du pèlerinage de 2915, reflet du règne du prestige chez nos frères arabes, prouve à quel point le mal est aussi ailleurs. Les tendances nous servent des « styles de vie » assez différents chez les musulmans, et ceci en fonction des contrées. Islam des sénégalais, plutôt « négocié », islam des arabes, « princier » et prestigieux, n’est-elle plus une et authentique, cette religion de l’étoile de Médine ? Le temps est au dosage, au discernement et à l’éducation mystique, afin que la prière puisse (re)devenir la sanctification de nos actes quotidiens, afin qu’a défaut de victimes, on puisse évoquer ceux qui  s’impliquent dans l’évolution de leur nature profonde (tabiatoul hàal).

FIN

Maam Cheikh

mercredi, 01 fvrier 2017 22:36

L'Ere Des Consomm'acteurs

Nous ne sommes plus à l’ère ou la décision est uniquement entre les mains du vendeur. Avec la société de consommation, les taux d’offres sont d’une envergure telle que les consommateurs sont devenus exigeants. On parle désormais de consomm’acteur, histoire de faire référence à leur implication o qu’importante. Cette réalité donne au marché une nouvelle facette à laquelle chaque entrepreneur doit pouvoir faire face, pourvu qu’il en retienne les tenants et aboutissants.

En effet, plusieurs facteurs peuvent influencer la décision du consommateur. Les adeptes du Marketing parlent du fameux slogan dénommé SONCAS (Sympathie, Orgueil, Nouveauté, Confort, Argent, Sécurité). Il s’agit là des principes régissant les facteurs qui font qu’un client puisse céder face au vendeur. Et c’est parce qu’il n’ya rien de plus complexe que de devoir cerner le comportement du consomm’acteur. Les facteurs peuvent donc être aussi bien psychologiques que socioculturels, situationnels ou encore financiers.

La sympathie est une réalité bien de chez nous. Il résulte tout simplement du fait que le client préfère acheter chez le vendeur qu’il connait personnellement. Ce qui fait donc que l’entrepreneur qui lance un produit peut aussi bien vendre à ceux qu’il connait que…trouver de nouveaux clients ! Il suffit de prendre le temps de se faire de nouvelles connaissances. Et c’est à cette étape précise que l’on se rend compte que les ressources ne sont pas que financières, les personnes étant indubitablement des catalyseurs de la réussite économique! Et c’est une pratique propre aux sénégalais,  histoire de faire régner une sorte d’ « affinité commerciale ».

L’orgueil est un vice, nous dit-on. Sauf qu’en matière de vente, il convient d’apprendre à faire de la faiblesse de l’autre un avantage. Parce que le consomm’acteur orgueilleux privilégie le produit dont il est sur d’être le seul à le détenir. N’est-ce pas là une réalité propre à certaines classes sociales, notamment les gens aisés ? En effet, les avides de pouvoir, de prestige et de protocole aiment à se faire remarquer d’une façon très simple : être le seul à détenir un matériel quelconque dans leur environnement proche, qu’il s’agisse d’un téléphone ou encore d’une voiture. La formule qui leur fera céder doit donc nécessairement être affiliée à une offre allant dans le sens de leur proposer un produit « authentique » !

La nouveauté est sans nul doute le critère psychologique le plus en vue chez nous. Et c’est encore une des réalités de la société de consommation. Les produits tant convoités sont assez souvent la dernière marque de téléphone mobile, de tablette ou encore de chaussures. Ce qui fait qu’un grand nombre d’accessoires est assez souvent délaissé en un temps record. C’est l’exemple de la France ou, en 2014, 7 Millions de téléphones mobiles recensés étaient gardés dans des tiroirs, sous prétexte qu’il s’agissait là de modèles dépassés ! Ce type de client ne peut donc préférer pour produit que celui dont il est sur qu’il est le dernier à sortir…en attendant qu’un autre soit sur le marché !

Le confort peut être affilié à l’état ou à la simplicité. D’ailleurs, les grands de la pensée ont toujours pu distinguer que confort est synonyme d’épanouissement. Aucun rapport donc avec le luxe, qui est plutôt associé à l’éblouissement. Certains consomm’acteurs convoitent ainsi les produits qui sont assez pratiques, et faciles d’usage. Le plus souvent, il s’agit de personnes soucieuses de leur santé ou de la préservation de ce qu’il y’a de bénéfique dans leur l’environnement.  

L’argent est ici une pièce de monnaie, donc à double face. Le pile représente le pourcentage de clients qui tient compte du prix, et le préfère donc toujours bas, alors que le coté face est plutôt l’affaire de ceux qui n’achètent un produit que quand il coute cher ! Il s’agit soit de personnes animés par un narcissisme profond au point que « le moins cher » les rebute, soit de gens qui associent la cherté à la bonne qualité. Au vendeur de savoir valoriser le rapport qualité-prix  dans les deux cas!

Enfin la sécurité est aussi un facteur psychologiquement valable chez les consomm’acteurs. C’est l’exemple de l’Angleterre ou l’on s’est rendu compte que la plupart des femmes roule en voiture 4x4. Une étude a pu démontrer qu’il s’agit le plus souvent de femmes mariées et mères au moins d’un enfant. C’est justement pour la sécurité de leur progéniture qu’elles affectionnent ce modèle de voiture. Ce qui fait que ceux qui sont tentés par les voitures décapotables et autres modèles à deux portes sont assez souvent jeunes et influencés par des tendances plus « soft » ou plus relax. Ce type de client exige un produit assez rigide au point de ne pas s’user facilement. 

En somme, les méthodes pour vendre facilement sont nombreuses et toutes aussi efficaces. Au vendeur de savoir trouver les plus stratégiques. Tout est dans le style, le tact, la délicatesse et l’audace !

Maam Cheikh

 

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mardi, 31 janvier 2017 00:06

Chronique d'Une Révolte Juvénile

C’est sans nul doute le procès le plus rocambolesque qui puisse se tenir dans l’histoire de la justice. Elle a pour parties une jeunesse noyée dans une désillusion profonde, bien qu’agissante, et une intelligentsia promue au rang d’auteur d’une crise de perception remarquable. Dame justice se doit de trancher, avec ce qu’on exige d’elle en termes d’impartialité.

Les chefs d’accusation sont au nombre de trois : une défiguration du sens de la culture, une promotion de la médiocrité et une valorisation de l’accessoire au détriment de l’essentiel. Au banc des accusés, siège l’intelligentsia. Nous sommes quelque part sur la terre des hommes, une contrée ou la cacophonie sert de tremplin à la conscience publique. Dans ce pays ou l’on affectionne le thé bu entre amis, et où Dupont semble avoir des affinités vieilles de plusieurs lustres avec Demba, au point qu’une statue représente cette fraternité avec les gens de la métropole, être jeune est comme un sacerdoce des plus complexes. Il faut s’armer d’un courage moral sans mesure pour ne point se voir écraser par les vicissitudes d’une crise de repère inquiétante.

A la barre, la jeunesse dénonce l’auteur du mal en question. En effet, l’intellectuel qui devrait être ce miroir qui reflète l’image d’une culture au vrai sens du terme est comme perdu dans les dédales d’un mal profond. S’il est vrai qu’on lui refusait son originalité jadis, il n’en demeure pas moins qu’il incarne aujourd’hui « un enfant gâté de la culture », avec un cadre d’expression beaucoup plus élargit. Nul mensonge ne sera toléré dans ce procès, excepté ce qu’on peut appeler un « mensonge sincère », pour reprendre les propos de Picasso, parce que tout jeune sait « se déguiser » et cacher sa personnalité.

La culture est aujourd’hui affiliée à une simple accumulation de connaissances. Ce qui fait que la génération actuelle est peu ou point enracinée dans ce qu’il y’a de plus profond dans ce domaine. L’héritage laissé par les pionniers est aujourd’hui troqué par une impénitence, avec pour seul rempart les médias. La plupart de ceux qui sont conviés à ces cadres qu’un grand penseur traite de « joutes oratoires » peine à hiérarchiser correctement les composantes des connaissances d’un domaine précis. La culture doit être synonyme à la fois de savoir, d’éducation, d’évolution et de sens de responsabilité. L’adage l’a parfaitement illustré, au nom de la sagesse africaine : « La culture est la possibilité même de créer, de renouveler et de partager des valeurs, le souffle qui accroit la vitalité de l’humanité. » En effet, les sages du continent noir aiment à assimiler l’homme sans culture au zèbre sans rayures. C’est parce que cela n’a rien à voir avec les diplômes et autres titres universitaires aux élans académiques. Et l’Imam Chàa Fi i de rétorquer à ses contemporains : « Mon savoir m’habite. Il s’installe confortablement dans un coin de mon âme…c’est-à-dire il est plus proche de moi que Ma Bibliothèque !»

Depuis plusieurs décennies, les théories évoquées ca et là pour faire évoluer ce pays n’ont pu servir d’issue au labyrinthe auquel s’est engouffré presque tout un peuple. Et c’est l’une des raisons de cette révolte juvénile. Il n’y a d’héritage que des théories ayant pour fondement le néant. La seule façon de s’en sortir serait sans nul doute de commencer par combattre la crise qui sévit dans ce domaine. Il s’agira d’aider cette « conscience intellectuelle » qui informe, écrit et se présente dans les débats à…cesser d’avoir raison. Cela fait 57 ans, exactement depuis l’acquisition de l’autonomie, que l’on se croit dans une position correcte, mais que les mesures prises sur les plans politique, économique, culturel et social peinent à instaurer l’équilibre. Ne faut-il donc pas moraliser les systèmes même en question ? Bannir toute forme de subjectivité devant cette entreprise appelée à être objective permettrait au pays de bénéficier d’un ressourcement purificateur, parce qu’il s’agira là d’une porte qui ferait office à la fois de sortie de crise et d’entrée vers une ère nouvelle. Il conviendra donc d’éloigner l’acquisition et la transmission de savoir de l’arrogance.

En somme, il s’agit là des arguments avancés par la jeunesse du Sénégal, puisque c’est de ce pays qu’il s’agit. Espérons que l’intelligentsia puisse à son tour se défendre de la façon la plus significative qui soit. En attendant, méditons sur cette prophétie de Serigne Babacar Sy (rta), l’un des plus grands intellectuels et non moins chefs spirituels du 20ème siècle : « La réussite d’une théorie dépend de quatre éléments essentiels : le théoricien lui-même, qui est-il ? Ses adeptes, qui sont-ils ? L’époque ou la théorie se situe et son environnement immédiat… ! »   

Maam Cheikh

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