Maam Cheikh

Maam Cheikh

Il a été un aristocrate mystique dont l’œuvre ne cesse d’émerveiller les plus grands esprits de la Oummah Islamque. Et son seul maitre et guide ne fut autre que l’homme au bonnet carré, ce patriarche qui fut le seul à oser admettre avoir accomplit l’intégralité de ses devoirs religieux sans défaillance aucune vis-à-vis de son créateur. Homme de Dieu, Scientifique, Théologien, Commandeur des Croyants, Docteur de la foi, Homme de lettres, Tribun, Mufti, Catalyseur, Philosophe, Poète…le legs de Serigne Babacar SY (RTA) est d’une intemporalité et d’une universalité qui surpasse l’égo de tous ses contemporains. Voila 60 ans que LE Khalife quittait ce monde. Les deux ont disparut un 15 mars. Retour sur les grandes lignes des prophéties d’Al Khalifa citées par Al Maktoum.

 

                                                                            UN POLE INCONTESTABLE ET INCONTESTE DE SON EPOQUE

Dans une Lettre Ouverte publiée le dimanche 9 janvier  1994, Serigne Cheikh Tidiane SY évoquait l’héritage spirituel de l’homme avec une logique que seule une conscience éclairée est à mesure de saisir. « Il ne m’appartient pas de choisir, c’est un problème qui dépasserait largement mes prérogatives », affirme Seydil Hadj Malick SY (RTA). « Effectivement, d’autres que lui m’ont choisi », confirme Serigne Babacar Sy (RTA). A  cela Al Maktoum ajoute : « C’est une question de consensus ou les esprits rachitiques n’ont pas leur place. » Une analyse qui sonne le glas dans la confusion actuellement constatée au Sénégal.  On verse assez souvent dans une logique conforme à une « hiérarchisation des héritages des membres des familles religieuses ». Si l’on veut commenter une telle approche comme un journaliste le ferait pour un événement politique ou un combat de lutte, il y’a lieu de noter là les signes inquiétants d’une crise d’interprétation.

                                                                                            UN CHARISME LEGENDAIRE

Dans Jouer avec le Destin, l’auteur du fameux Fa Ileyka revient sur un témoignage de Hadj Saidou Nourou Tall(RTA) à l’égard de son condisciple de compagnon : « Ababacar Sy n’a jamais cessé de plaire, évitant de jouer avec le destin des gens. » (« Serigne Babacar Sy meussoule foyé bakkanou nitt gni »).Malgré cela, on lui reconnait un charisme légendaire. Un néophyte aurait fait référence là à un paradoxe. Et pourtant, une telle approche demeure conforme aux réalités insondables de l’univers de la Haqiqa. Aujourd’hui, le phénomène de l’obscurantisme religieux fait qu’on séduit plus qu’on instruit, avec un «caricaturisme » et une quête de disciples inquiétants. Quand ceux qui doivent faire de sorte que leur démarche soit conforme à celle évoquée par le ciel agissent de la sorte,  n’est-ce pas là l’un des éléments de la crise évoquée par le Prophète (PSL) durant ses derniers jours ? Seydil Hadj MalickSy (RTA) l’avait bien compris, parce qu’ayant légué aux générations futures cette prophétie: «Il arrivera  une époque où la prêche sera l’affaire des illettrés. »

                                                                                LA VOLONTE, PILIER DE L’ŒUVRE DU KHALIFE

La volonté est un mot maitre dans l’œuvre d’Al Khalifa, en atteste sa fameuse invocation : « Seigneur ! Préservez-nous d’une paix superficielle ! Une paix qui tue la volonté d’un homme.»  Une suggestion en parfaite harmonie avec la «conception maktoumienne » de la valeur, celle que le confort sous toutes ses formes  rebute, parce qu’allant à l’encontre de l’élément justificatif de l’existence d’une valeur : la rigueur. « Un champ céleste est un champ de bataille. On y laisse sa vie ou du moins le confort de sa vie », nous confie le pensionnaire de Fann Résidence.

 

                                                                                   UNE POSITION DE NON INDEPENDANTISTE

Il faut être le digne successeur de Seydil Hadj MalickSy (RTA) pour oser, dans un contexte aussi complexe que celui marquant le règne du colonisateur, dénoncer le manque d’ambition des français, mais aussi et surtout la conscience des chefs politiques sénégalais, inspirée par la politique politicienne. L’homme au bonnet carré soutenait que de l’envoi de grands missionnaires, la France est passée à l’expédition de simples salariés au Sénégal. Aussi Serigne Cheikh Tidiane Sy nous confie ces propos de l’homme de Dieu : « Je suis français aujourd’hui. Je le serai encore demain. Pourquoi ne pas accorder une double nationalité à un homme doublement colonisé ? ». Les impénitents prirent le chemin inverse. La rupture brutale avec la France fut à l’origine d’un déséquilibre total  en matière politique. Le temps a fini par donner raison à sa position de non indépendantiste, avec les vicissitudes constatées dans la gestion des institutions depuis l’indépendance. Pire, aujourd’hui, la colonisation n’est plus une question d’occupation de terres, mais plutôt une façon «d’occuper les consciences». Un complexe qui demeure comme figé dans le moi profond de la plupart des fils de l’Afrique. Demba n’a pas cessé de voir en Dupont un « autre », originaire d’une «race supérieure ».

 

                                                                        COMPORTEMENT SOCIAL ET VALEURS TRADITIONNELLES

L’enseignement du fils de Seydil Hadj Malick Sy (RTA), homme de Dieu sans conteste et perfectionniste de nature, n’épargne nullement les aspects négatifs du comportement social du musulman. La quête du savoir étant un impératif, il précise que ce que l’on peut appeler la santé intellectuelle a ceci de particulier : qu’elle peut être ruinée par le soleil (chaleur), la graisse (repas de prestige) et le thé (consommation abusive), qui peut provoquer chez l’individu un éternel étourdissement. Il s’y ajoute une remarquable appréhension  des attitudes nourries à la sève des valeurs traditionnelles, et qui font qu’un wolof soit philosophe pour les autres, un sérère digne de confiance, un lébou membre d’une société secrète,…

 

                                                                                UN DIGNE REPRESENTANT DE DIEU SUR TERRE

La religion est perçue par Serigne Cheikh Tidiane Sy comme une tension perpétuelle qui n’a d’yeux que pour le maintien d’un équilibre parfait pour la bonne grâce de tout ce qui existe. Les trois dimensions auxquelles  on lui assigne, comparées à l’œuvre de Serigne Babacar Sy(RTA), font de lui le grand père spirituel de plusieurs générations :

-Elle est source de grâce, et le Khalif affirme avoir accompli tous ses devoirs religieux sans défaillance aucune vis-à-vis de son créateur ;

-Elle est attitude raisonnable et raisonnée de la créature à l’égard de son créateur, et l’homme au bonnet carré prône le fait qu’il ait respecté toutes les recommandations divines ;

-Elle est comportement social, et le digne héritier de Seydil Hadj Malick Sy(RTA) déclare avoir appris à ses disciples à connaitre et à suivre l’éternel.

 60 ans après sa disparition, le Patriarche de Tivaouane demeure un symbole que des âmes honnêtes revendiquent comme chef spirituel. Son œuvre ne cesse d’inspirer les jeunes générations, et sa présence se ressent toujours de par une « « intuition spirituelle » inexplicable. A l’origine, par une requête spirituelle, de la fin de la seconde guerre mondiale qui fit qu’Hitler et le nazisme connurent une défaite historique, promu au rang de commandeur de la légion d'honneur, Il précisa à l’égard de la conscience collective  : "Cette nomination n’est que superficielle, puisque j’ai reçu des héros du ciel d’autres médailles. Mais je l’accepte quand même, vu qu’elle a éveillé de façon considérable la compassion des disciples», (en wolof : « li ko ndiaboot yii bégué rékka takh ma nanguou ko, wayé daf  fi fékk yénène médaille »). Et Serigne Cheikh Tidiane Sy de soutenir, dans un discours tenu au CICES de Dakar : « Ababacar Sy git dans notre cœur. Il s’y est trouvé une place de choix quelque part, là où les esprits butés préfèrent faire régner la haine et la jalousie.»

  Maam Cheikh

 

mardi, 21 mars 2017 01:32

A La Mémoire de l'Homme du 15 Mars

Il y’a des hommes qui, bien que dans leurs tombeaux, demeurent à jamais dans le cœur de leurs contemporains. Le Tribun de Tivaouane est une légende vivante. Sa disparition n’exclut nullement le fait que l’humanité continuera à se remémorer sa philosophie. Cette forme de pensée que rebute les conceptions classiques ayant pour source l’œuvre du colon, celui là qui, selon Al Maktoum, n’admet que le marabout ne fasse autre chose que de rester marabout, avec ce que cela comporte de « caricaturisme », d’effacement et de farce.

Les contemporains de Serigne Cheikh Tidiane Sy, ces disciples de son père qui ont voulu qu’il reste dans la cour du Khalife pour s’improviser maitre et « marabout », se sont opposés à son désir de s’ouvrir au monde. C’est bien plus tard qu’ils ont compris que l’homme est détenteur d’une mission qui  n’a rien à voir avec le fait de vivre de sa religion : Il vit sa religion. C’est simple : Il remplit sa mission de vicaire du ciel tout en contribuant à la progression de l’humanité. Cela n’a rien à voir avec l’action des marchands de foi.

Jamais parcours n’a été aussi remarquable : entrepreneur actionnaire à la SOCOCIM, poète, auteur dés l’âge de 16 ans (les vices des marabouts), rédacteur en chef du journal « l’islam éternel »,  créateur du P.S.S, ambassadeur du Sénégal en Egypte (Caire), conférencier émérite, …assez inspirant comme legs pour  un pays comme le notre. La formule chimique conçoit : « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ! » On ne peut, en effet, perdre ce phénomène que le tonitruant Mbaye Dondé désignait par le surnom « autre chose », puisqu’il est l’œuvre du divin et a toujours su justifier le « caractère ombrageux » que d’aucuns citaient à son égard : « Je sors quand je veux. Mais je ne me sers pas de clarinette pour le faire savoir. Il y’a des complexes qui tuent…Chose que j’ai toujours récusé », laissait entendre le mystique et citoyen du monde. Ce qu’on peut, c’est « transformer » ce qu’on a pu acquérir comme philosophie de sa part. Et c’est de là que sera atteint l’objectif o que noble consistant à s’inspirer de cette pensée, puisqu’au-delà de la tristesse et de l’angoisse de tout un chacun, se trouvera un désir profond que « l’homme à la djellaba » résumait ainsi : « Toute émotion se doit d’être transformée en synergie. »

Al Maktoum n’est plus. Mais son œuvre peut être considérée comme un centre de rayonnement pour la lutte contre ces maux qui gangrènent ce monde. Au-delà du profil du religieux qui maitrisait aussi bien la littérature coranique que la langue de Molière-ce qu’évoque la plupart de ceux qui ont écrit en parlant de « marabout intellectuel »-, se cache le portrait d’un homme qui a su depuis toujours citer des suggestions de haute portée qui puissent révolutionner les pratiques pour le bien de la conscience universelle. Pour lui, les conceptions qui peuvent servir de tremplin à notre planète se résume ainsi :

-La religion ayant pour vocation première un maintien de l’équilibre pour la bonne grâce de tout ce qui existe, l’islam un système éducatif à la fois social, politique, culturel et religieux, et la tariqa un club mystique ou se forme continuellement les athlètes de la religion 

-Une paix associée au règne de la justice avec pour pierre angulaire la légalité

- Une nécessité existentielle de ce qu’on appelle vertus, avec pour pilier la volonté

-La primauté du droit à la vie sur l’état de droit, parce que celui-ci symbolise un cadeau du ciel alors que celui-là porte le cachet des ambigüités de la politique politicienne

-Une condamnation des trois (3) éléments qui font chuter toute civilisation : une jeunesse sans créativité, une fortune mal gérée et une cupidité scientifiquement organisée

-Un acharnement sur tout ce qui pollue moralement notre nature profonde au point que l’économie de traite et le salaire façonnent l’individu.

Que de conceptions sur lesquels pourrait reposer l’équilibre du monde. Il faut une jeunesse audacieuse et déterminée pour tenter de concrétiser cette œuvre. Une jeunesse qui prendra conscience du fait que la philosophie d’Al Maktoum sera plus juste et plus fondamentale que celle de Descartes au tribunal du Seigneur, et que les vers du fameux « Fa Ileyka » n’ont rien à envier  aux envolées lyriques de Lamartine. Il est temps que l’œuvre de l’homme du 15 mars puisse être propagée au nom de la sagesse musulmane. Prions pour que les « marchands de foi » ne puissent croire à une réislamisation !

Maam Cheikh

«  Au nom de Dieu, se manifestant à travers la grâce déposée aussi bien dans l’infiniment grand que dans l’infiniment petit. » Il faut être le fils de David, ce prophète à qui le ciel rend hommage pour son dévouement en tant que son digne représentant sur terre, pour pouvoir prononcer une formule aussi sensée.

Salomon reflète l’infiniment grand, de par sa noblesse en tant que roi et sa sagesse en tant que prophète. Sagesse qui prouve parfaitement le fait qu’il soit le digne héritier de David, dont l’œuvre inspire Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy dans sa philosophie de l’action qu’il résume ainsi : « J’admire beaucoup plus les apôtres que les édificateurs de pyramides. Mais s’il y’a les deux réunis en un seul, c’est encore mieux. Dieu rend hommage au roi David parce qu’il est à la fois prophète, architecte, ténor et poète. »Houdhoud est sans nul doute l’infiniment petit dans ce contexte. Mais sa taille microscopique est associée à une mission grandiose, parce que promu au rang de membre des services secrets du Roi.

«  Je viens, par là, vous fournir une information vérifiable, vérifiée et de source sure. » Cette affirmation, tenue par cette créature que les propos mensongers rebutent, a donné à une histoire sainte une tournure remarquable. L’oiseau, plus connu sous le nom de huppe en français, venait de ce pas confier à  « son seigneur » l’existence d’un royaume dans lequel s’entrevoit le règne de la justice et de l’équité, avec à sa tète une femme. Ce fut là le début d’une aventure passionnante qui ne cesse d’inspirer les grands de la pensée. «  Seule la sagesse peut être considérée comme le tremplin qui puisse mener ce lien, parce que revêtant les traits de noblesse voulus », précise Serigne Moustapha Sy.

C’est l’histoire passionnante d’une rencontre de deux royaumes qui émerveillent les férus de récits magnifiques. Royaumes dont les implantations sont loin d’être soumises à des réalités plutôt ubuesques. Salomon avait pour premier conseillé le Seigneur des cieux, et la Reine de Saba un conseil de dignitaires. La Prophétie et la Royauté-ou pour les esprits ouverts de notre époque la sainteté et le  pouvoir politique- ont ceci en commun : un désir ardent de maintenir l’équilibre pour le bien de la conscience universelle. Ce que l’homme à la djellaba enseigne d’une façon assez simple en ces termes : « Ce qui est valable pour un comportement religieux l’est aussi pour un comportement politique. » Ces deux entités n’ont-elles pas été une et indivisibles ? Même l’église, avec le « règne du clergé », avait épousé cette logique. Le parcours de Joseph (Youssouf), prince d’Egypte, et l’épopée de l’Etoile de Médine, chef politique doublé d’un stratège émérite, en sont de parfaites illustrations. Il a fallut que des esprits simples saisissent une arme aussi redoutable que le fameux « diviser pour mieux régner » pour que tout s’écroule. Au Sénégal, l’on se demande toujours si les rapports entre chefs politiques et guides religieux ressemblent à un mariage de raison ou frôlent une alliance conjoncturelle. D’aucuns veulent écarter « Serigne Si » (les guides religieux) des instances de prises de décision et autres implications dans les affaires de la cité.

C’est la croisée de deux êtres qui s’opposent de par leurs croyances. En effet, l’on ne peut vénérer que ce que l’on connait parfaitement. Et si la Reine de Saba voue une foi pour le soleil, c’est parce qu’elle méconnait le Dieu de Salomon, celui là qui a crée cette étoile pour qui elle se prosterne. Au-delà de son fameux « tu m’aimes, moi pas encore »-, il y’a un défi de taille pour Salomon. Seule une lettre de créance avec pour source d’inspiration le livre saint est à même d’intimider le moi profond de Balqis. Et le Responsable Moral des moustarchidines d’évoquer la formule prononcée en guise de référence au ciel.

« Au nom d’Allah, le clément, le miséricordieux, ne soyez pas hautain et venez à moi en toute soumission», nous sert-on littéralement comme traduction des versets 30 & 31 de la Sourate An Naml (les fourmis). Et Serigne Moustapha Sy de révéler le cachet symbolique qui s’entrevoit dans ces nobles écritures. «  Il s‘agit ici de la convention devant lier Salomon et Balqis. L’exception dans l’écriture se trouve dans le fait qu’une lettre alif précède le bà, avec pour significations Allah et la création. On attribue à celui-ci le titre de protecteur alors que celle-là est soumise au fait de suivre un chemin tout tracé par le divin, l’intégralité de ses actes devant être conforme à la volonté céleste.» Cette dernière conception demeure une dimension de la religion qu’Al Maktoum évoque en faisant référence à une attitude de la créature à l’égard de son créateur. Attitude à la fois raisonnable et raisonnée. Et cela demeure crucial en matière de gestion du pouvoir.

Le Dieu de Salomon condamne le pouvoir de destruction, et sa miséricorde est une source sûre pour ses élus, « ces pionniers devenus plus intelligents que le commun de leurs pairs, bien qu’ils aient grandi et évolué dans un même cadre », affirme l’auteur de « dàa al bilàd » à son auditoire. Cette seconde voie n’a rien à voir avec l’accumulation de connaissances livresques. Un souffle divin y réside depuis toujours. Et Salomon de confier : « Mon geste, en tant que prophète et roi, a pour centres de rayonnement les œuvres du chef suprême de la communauté des Prophètes, symbole de la miséricorde divine pour sa communauté (bil mouminina ra oufou rahim), et Ibrahim, père des croyants. »

La sagesse de Salomon devrait inspirer l’humanité toute entière. Elle demeure sans nul doute méconnue des adeptes des défis d’ordre mondain, ces impénitents qui rivalisent en termes de nombre grandissant de disciples. Sedyil Hadj Malick Sy (rta) a préféré prier pour que sa communauté puisse faire partie intégrante de la  minorité de qualité tant convoitée par le ciel. Serigne Babacar Sy (rta), lui, a invoqué Dieu de l’épargner de la paix superficielle, source des tracasseries de l’être dont la volonté est comme endormie. La « fusion de ces deux concepts » ne pourrait s’inspirer que de la Sourate de l’Ouverture (Alam Nachrah), histoire de trouver aux moustarchidines une référence dans leur geste à l’élan spirituel, afin que les cœurs soient apaisés, les fardeaux symbolisant les difficultés de notre époque éliminés, et que chaque action puisse être à la fois rémunératrice et constante.  

Maam Cheikh

 

Il y’a 23 ans, le Sénégal plongeait dans une période de troubles jamais vécue depuis son avènement à l’indépendance. La conscience publique se perdait dans les dédales d’un chaos des plus complexes: un état qui refusait de céder la place à ce principe noble qu’est l’alternance, une opposition engagée qui soutenait «s’être fait voler ses suffrages », un peuple sénégalais inerte face aux inconvenances dictées par les gouvernants, un Mouvement Spirituel attaché aux grands objectifs du siècle, avec à sa tète un guide religieux aux enseignements ayant toujours transcendé les réalités communément admises. Retour sur les grandes lignes de cette histoire qui fait annuellement l’objet de publications de la presse allant souvent à l’encontre des faits.

 

LA PRISE DE POSITION DE SERIGNE CHEIKH TIDIANE SY 

« Serigne Moustapha Sy a eu des résultats dans un domaine assez complexe : la spiritualité. La lumière acquise dans cette sphère ne peut nullement être éclipsée par de petites ombres d’adeptes des ambiguïtés de la politique politicienne. » Ces propos de Serigne Cheikh Tidiane SY ont pesé lourdement sur la conscience collective, le samedi 29 janvier 2000, lors d’une conférence tenue au CICES  de Dakar. Ils marquaient la constance d’une prise de position symbolique. Les fameux événements du 16 février 1994, et ceci avec l’implication des Moustarchidines, ont été à l’origine de plusieurs interventions  du Tribun de Tivaouane. A défaut de « flagrant délit » comme évoqué par la justice à l’époque, il a fait référence à une prise d’otages. Dans une série de lettres ouvertes, il soulignait des approches qui justifiaient un fait : Serigne Moustapha Sy n’avait pas tort de faire référence aux crises d’autorité, de compétence et de confiance. Et le penseur de citer le Prophète Muhammad (psl) : « Mahomet n’a-t-il pas apporté son soutien aux chrétiens au détriment des perses ? Moustapha n’a pas à avoir de « repentir », son choix est à la fois juste et fondamental».

Sur le plan  politique, le Mystique et Citoyen du Monde dénonce des gens se sentant «immunisés contre la vérité et le bon sens chaque fois qu’il s’agit de s’agripper à ce qui leur reste comme « lambeaux de pouvoir. » Et l’Homme à la Djellaba de poursuivre, dans sa fameuse lettre ouverte datant du lundi 7 mars 1994 : « Tous ceux qui ont participé, ne serait-ce qu’un seul jour à cette chose, se verront immanquablement traqués par les forces de l’autre galaxie. Ils vont tous payer, parce qu’ils ont tous commis un crime contre ce peuple qui, face aux inconvenances qu’on lui dicte, ne réagit jamais. Un peuple qui respire mais qui ne vit pas, parce que la vie est aussi faite pour se battre (…) ils ont légitimé et même cautionné des actes contre nature». Pour lui, la déclaration du régime socialiste de tenir des élections transparentes en 1993, histoire d’annihiler un passé d’usurpateur de pouvoir, n’a pas été concrétisée comme il le fallait.

Enfin pour évoquer la situation dans laquelle se trouvaient les Moustarchidines, le pensionnaire de Fann Résidence, dans un Communiqué de Presse publié le lundi 8 novembre 1993, précise que l’aspect mystique de la chose dont se réclament les membres dudit Mouvement spirituel a pour centre de rayonnement la mémoire du Calif Ababacar SY, et que seul cet Homme de Dieu peut régler le problème selon les règles de sa sainteté.

 

SERIGNE MOUSTAPHA SY : UN RESPONSABLE MORAL PLUS QUE DETERMINE

Malgré son arrestation et celle de plusieurs membres du Mouvement Moustarchidine, le fondateur de la prestigieuse Université du Ramadan est resté plus que jamais attaché à des principes de missionnaire, en atteste les propos tenus lors d’une interview juste après sa libération. « La prison est un état d’esprit », soutient-il. Comment s’interroger sur des impressions d’un homme qui n’a nullement senti être enfermé dans une cellule ? Aussi pour revenir sur la déclaration télévisée de Djibo Ka, ministre de l’intérieur à l’époque, citant le décret 001123 du 17 février 1994, et soulignant l’interdiction sur tout le territoire national des activités du Dahiratoul Moustarchidina Wal Moustarchidaty, il cite : « Notre Mouvement constitue un démembrement de l’Islam. On ne peut dissoudre une cause affiliée à une religion.Le Colloque International tenu par le Dahira en 1989 a été une occasion saisie par le Président Abdou Diouf pour mobiliser toutes les institutions de l’Etat et les faire participer à l’initiative, en plus des éloges que lui-même a tenu ce jour-là. Qu’on ose nous faire croire que ce n’était pas les mêmes Moustarchidines qui ont été victimes du complot tenu quatre années plus tard.» Il considère un tel geste comme un devoir, parce que conforme à l’enseignement prophétique, celui là qui juge que le ciel salue tout appui fait à une initiative tendant à faire valoir la dignité humaine dans un élan conforme aux lois divines. Aussi il cite une maxime inspirée de la philosophie de Seydil Hadj Malick Sy : « l’alliance de ceux qui se déclarent ostensiblement ennemis de la loyauté et du bon sens est un complot des plus sournois. »

 

ET DEPUIS, LA CONFUSION REGNE TOUJOURS

Après les événements, la confusion est toujours au rendez-vous. Les écrits et jugements portés sur les événements peignent un bras de fer entre le Mouvement Moustarchidine et le Régime de l’époque, socialiste d’appartenance. L’erreur la plus grave est sans nul doute celle commise par le Professeur Habib Thiam. Dans son ouvrage intitulé Par Devoir et par Amitié et publié en 2001, l’historien de renom précise à la page 175 que le mercredi 17 février 1994, qui coïncidait avec un mois de ramadan, fut une journée de tentative de création d’une situation insurrectionnelle et terroriste par l’opposition et le Mouvement Moustarchidine, avec, à sa tête, Serigne Moustapha Sy.  Tant s’en faut. C’est sans nul doute l’une des plus graves erreurs jamais constatées dans un ouvrage politique, d’autant plus qu’en 2001, les événements n’étaient encore vieux que de 7 ans, et que l’auteur en question avait été témoin des faits. En effet, Serigne Moustapha Sy avait été arrêté bien avant, plus précisément le samedi 30 octobre 1993, après son évocation des trois (3) crises citées précédemment. Ce qui fait qu’il était en prison au moment ou se tenaient lesdits événements. Dans tout les cas, cette illustration de l’homme politique donne tout son sens à la crise de mémoire.

Le drapeau du Mouvement Moustarchidine flotte toujours dans la place symbolisant la Grace de la Mission Mahométane. Sa vocation spirituelle a fait qu’elle ne cessera nullement de verser dans des défis d’ordre culturel, politique, religieux, économique et social. Après tout, l’islam est un système éducatif portant en son sein toutes ces dimensions. Un régime politique, aussi puissant qu’il soit, ne peut bafouer le message qui git dans le cœur d’un partisan d’une conscience dédiée à la mémoire des Grands de l’Islam. Celui que les Moustarchidines appellent affectueusement Mame Cheikh l’avait compris bien avant tout le monde. Ses nombreuses lettres ouvertes et communiqués de presse de l’époque en témoignent, et la plus significative reste cette fameuse formule qui doit être considérée comme un crédo dans le Mouvement dédié à la mémoire des gens de la caverne (ashàboul keuhfi) : « Les Moustarchidines sont, plus que jamais, attachés aux grands objectifs de ce siècle. »:

 

 

 

CHRONOLOGIE DES EVENEMENTS DE 1993 1994

Samedi 13 Février 1993 :          A THIES : Conférence sur le Thème : L’Islam le Monde et Nous

Vendredi 19 février 1993 :       A CENTENAIRE : Meeting de Clôture PDS Mobilisation du DMWM Présence de RM (les 3 crises)

Le 21 février 1993                    Élections

Dimanche 13 juin 1993 :           A NDIAKHATE : Conférence interdite et transférée à Tivaouane

Samedi 23 octobre 1993 :         A CENTENAIRE  Discours de RM les 3 Crises

Samedi 30 octobre 1993 :         Interpellation du RM vers 09H 15 Garde à vue à 19Heures au Commissariat du Port

Mercredi 03 novembre 1993 :Début du séjour de Serigne Moustapha a Rebeus

05 Novembre 1993 Manifestation And JEEF 133 interpellations dont les députés Landing Savané , Ousmane Ngom , Abdoulaye Faye et 3 membres de de la famille de Serigne Cheikh Pape Malick SY , Serigne Babacar SY , El Hadji Malick SY) une trentaine de femmes et 10 enfants .

Jeudi 03 décembre arrestations des 12

Vendredi 14  janvier 1994 Serigne Moustapha jugé en son absence

Élu par les journaux l’homme de l’année

Mercredi 16 février meeting du CFD les événements du 16 février  (6 policiers morts)

Entre samedi 19 et lundi février 14 personne ont été arrêté à Thies , Mboro , Ndiakhaté et Tivaouane

Mort de Lamine Samb victime des tortures subies à la police il était marié père de 4 enfants le 21 février 1994

Arrêtés le 18 Abdoulaye Wade , Landing Savané  , Pape Omar Kane , Serigne Pape Malick SY , Cheikh Tidiane SY  Habib SY et 72 autres membres du DMWM ont été inculpés le 24 févier pour “atteinte à la sureté de l’état”

Au mois de mars les membres détenus  étaient au nombre de 135
l’essentiel des interpellations se fera les 24 et 25 février pendant lesquels 54 et 74 personnes . Daker ville 15 pers , Thiès 16 pers , louga 13 pers , Saint Louis 25 pers et Tivaouane 11 . La liste s’arrête le 4 mars . Il y avait parmi les détenus des enfants de 5 à 7 ans .

Le 30 juin 1994 Serigne Pape , Habib SY , Cheikh Tidiane SY , Abdoulaye WADE , Pape Omar KANE, et Wade entame une greve de la faim . Mamadou DIA se solidarise pour 72 heures de jeun renouvelable

Le 04 juilletles six sont libérés .

Le 06 juillet depuis la prison Serigne Moustapha lance un ultimatum au pouvoir pour la libération des membres du mouvement avec le 16 juillet comme date butoir pour le congrès du parti socialiste.

Le 18 juillet 77 Moustarchidine sont libérés la moitié de l’effectif  en date du 20 juillet au total 143 Moustarchid ont été libérés

Lundi 12 septembre 1994 Serigne Moustapha SY Libéré

Mardi 13 septembre  1994 :      Causerie RM à Yoff

Samedi 17 septembre 1994 :   Tivaouane Première Sortie RM

Lundi 26 septembre 1994 :       Début du Procès de 26 moustarchids arrêtés le 16 février

Jeudi 29 septembre  1994 :      VERDICT les peines varient entre 6 mois et 2 ans

Lundi 12 décembre  1994 :        Disparition de Sokhna Assiétou SY

 

Maam Cheikh  

 

vendredi, 10 fvrier 2017 16:49

Les Epargnés du Ciel

Dans la fameuse Sourate «Al Asr », le Ciel condamne la race humaine en précisant qu’elle court à sa perte. Mais il est de tradition que les écrits coraniques ont ceci de particulier : chaque passage à l’élan sévère est, le plus souvent, suivi d’une précision faisant fi d’une exception à la règle. Dieu en fait une parfaite illustration dans ce verset en épargnant les croyants, les personnes versées dans l’accomplissement de bonnes œuvres, les véridiques et les patients. Logique qu’un sage musulman profondément ancré dans « l’art de faire des lois coraniques des ferments du progrès » a compris, puisqu’il invite ses frères en Dieu à ne point se fier à la rigueur apparente des textes. Après tout, n’émane t-il pas d’un Dieu qui, comme le stipule Al Maktoum, a d’autres préoccupations que de remuer les brasiers de l’enfer ?

En faisant appel à une philosophie beaucoup plus lumineuse parce que représentative du sens profond des textes, l’on découvre que ces vertus citées dans la sourate symbolisent les principes de chacun des quatre compagnons de Mahomet (psl). L’histoire sainte aime à citer ce quatuor en nous contant la foi d’Oumar Ibn Khatab, la bonté d’Ousmane, l’attachement sans faille à la vérité d’Aboubakr –justifié par le surnom As Sidikh-et la patience remarquable de Seydina Alioune.

L’Islam est une religion qui stipule un accomplissement constant des gestes de piété. On le sait de par les recommandations prescrites. Mais l’équivoque à soulever est conforme au fait qu’il n’y a pas que le respect constant des quatre piliers dans l’affirmation de l’aptitude à servir le Seigneur. Il s’agit là de symboles. Il s’y ajoute qu’il faut incarner les vertus précitées en vue de devenir ce musulman accomplit que le ciel couvre de sa grâce. Et il y’a qu’il faut nécessairement débuter par un « diagnostic » des concepts. Ne pas verser dans une confusion qui fasse que l’on considère le cautionnement de la foi comme le simple fait d’adhérer à l’islam, que l’on néglige les conditions d’accomplissement d’une bonne œuvre, que l’on prend pour vraie une logique allant à l’encontre des conceptions de l’ordre du divin ou encore que l’on verse dans une patience peinte d’une paix qui écrase toute volonté.

Il est temps pour la communauté musulmane en général, sénégalaise en particulier, d’ouvrir les yeux. Si, malgré un dévouement sans faille aux cinq piliers, un équilibre social peine à voir le jour dans ce pays à 90¨% de musulmans, mieux vaut y associer une seconde voie, celle marquée par le fait de porter un intérêt à ces quatre vertus, qui peuvent être considérées comme les piliers de la bâtisse de l’Héritage Mahométan.

Maam Cheikh                                                                                                

 

 

jeudi, 09 fvrier 2017 16:07

Tout Est Parfait Dans La Vie!

Laurent Levy, Coach en développement personnel, invite les esprits lucides à adopter cette assertion comme philosophie : « Tout est parfait ! » Et par là, le français, réputé pour sa profondeur et son expertise dans l’accompagnement de personnes stressées ou angoissées, invite tout un chacun de ne point se poser la question à savoir si une telle prophétie à sa raison d’être, mais de se lancer dans l’aventure en tentant de découvrir à quel point chaque chose est parfaite.Il s’agit là d’une philosophie qui puisse servir à ceux qui sont passionnés par ce qu’on peut appeler la psychologie positive. Et si vos amours, déceptions, liaisons, échecs, périodes de troubles…étaient plutôt bénéfiques ? Il suffit de voir à quel point chacune de ces situations à su porter en elle le germe d’une opportunité : celle d’apprendre, de murir et parfois même de servir de source d’inspiration aux autres.

mercredi, 08 fvrier 2017 23:50

CONFIDENCES D'UN ENTREPRENEUR

Je suis un jeune entrepreneur sénégalais. Mon choix de carrière est simple : je suis passionné par l’innovation et j’ai un gout prononcé pour la créativité. C’est ce qui me permet de me lever chaque matin pour aller travailler dur. Et il y’a cette «naïveté » qui fait que, comparé à un salarié, je puisse voir des opportunités partout ou je passe. C’est simple : je suis un aventurier. Je fais de ma passion un métier. Je m’amuse, tente des choses, prends des risques, le tout pour donner du sens à ma vie, mais aussi au secteur économique de mon pays.

L’entreprenariat m’a procuré ce que d’aucuns cherchent depuis toujours : l’indépendance. Nul ne peut signifier être animé d’un désir de revenir en arrière dés qu’il tente l’expérience d’élaborer son planning lui-même. Et cela est beaucoup plus utile en matière de relations humaines, quand on veut par exemple donner du temps à sa famille. L’avantage est surtout le fait que l’on ait à cultiver un sens de responsabilité inouï. Ce qui fait que ce que je trouve fascinant reste le fait d’avoir à me fixer des objectifs toutes les semaines, et me donner les moyens de les atteindre en les fixant dans le temps. Nul besoin d’affirmer donc que je lutte contre ces maux qui gangrènent la société sénégalaise, et que sont les vicissitudes de la gestion du temps : procrastination, perte de temps et ceux que je désigne personnellement par le terme de « voleurs de temps », vous savez ces gens qui n’ont aucun idéal excepté le fait d’aller travailler et de se faire payer à la fin du mois. C’est dire qu’aucune ambition n’anime leur vie professionnelle, excepté le fait de percevoir un salaire parce qu’ayant contribué à faire ce qui leur a été demandé. Du coup, en dehors des heures de travail, ils ont du temps pardi !

J’ai toujours été animé par une fierté en tant qu’entrepreneur. Cela n’a rien à voir avec de « l’autosuffisance » exagérée. Loin de là. C’est surtout un sentiment de complétude, en ce sens que mon activité a ceci de particulier : qu’il procure des expériences énormes. Plus on expérimente d’entreprendre dans des domaines différents, plus on acquiert les facettes qui font les grands entrepreneurs, ceux là qui excellent au point d’inspirer les autres parce que faisant scintiller leur étoile. Marie Carreaud  écrit : « être entrepreneur, c’est être plutôt qu’avoir, c’est faire plutôt que dire. »   C’est là tout le sens de mon choix de carrière : incarner les vertus du leader charismatique tout en participant à la marche des choses par une action concrète et rémunératrice.

Ma vie a ceci de passionnant : j’ai un rêve, et je me donne le moyen de le réaliser. Cela n’a rien à voir avec cette attitude plutôt superficielle qui influe le tréfonds de la mémoire des salariés qui, malgré qu’ils ont un rêve, daignent accorder ne serait-ce qu’un quart d’heure à sa réalisation. Manque de temps ? Il faut se lever plutôt et se coucher plus tard, l’organisme finit toujours par s’habituer au rythme qu’on lui impose et par là « l’horloge interne ». Manque d’argent ? Il faut multiplier ses sources de revenus et minimiser ses charges et dépenses. Rien n’est en soi un prétexte pour réaliser son vœu le plus cher. Les psychologues l’ont compris, eux qui précisent qu’avoir une ambition et se donner les moyens de le concrétiser est une clé du bonheur, et fortifie le moi profond de l’être dans les moments les plus difficiles.

Passer du rêve à la réalité est sans nul doute la plus belle expérience qu’il me soit donné de vivre. C’est aussi la plus passionnante des aventures. Et il y’a surtout la passion. «  Le seul moyen de faire du bon travail, c’est d’aimer ce qu’on fait », stipule Steve Jobs.  En chacun de nous dort un talent remarquable. Seuls les plus motivés savent s’en servir pour exceller dans un domaine quelconque. Et Tony Gaskin d’inviter chaque professionnel à faire un choix : « Si tu ne construis pas ton propre rêve,  quelqu’un va t’embaucher pour te faire construire le sien. » C’est une question de discernement et de volonté.

Maam Cheikh

 A Lire Aussi Sur www.dakarstartup.com

Page 5 of 16

Contact

SENPRESSE Site d'information générales
Adresse contact : This email address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it.
Service Commercial : 77 459 42 33
 
 

Site Web

http://linguaspirit-international.com/
http://www.piccmi.com/
http://www.asfiyahi.org/
http://mourchidtv.sn/

 

Top
We use cookies to improve our website. By continuing to use this website, you are giving consent to cookies being used. More details…