Maam Cheikh

Maam Cheikh

mercredi, 13 septembre 2017 20:25

Lettre A Mon Défunt Frère Jupiter

Cher Frère,

 

Cela fait aujourd’hui trois mois que tu quittas ce monde. Ta source d’inspiration, le fameux tribun de Tivaouane-dont le coté plutôt ubuesque de la disparition 3 mois avant la tienne t’avait foudroyé comme un vent violent l’aurait fait avec une feuille tombée en printemps -, rétorquait à ses contemporains que la mort est un centre d’intérêt à la fois scientifique et mystique. Je méconnais l’aspect scientifique de la chose, si ce n’est uniquement l’usage de l’eau de rose pour le bien du corps enseveli. Mais ce qui est sur, c’est que les mystiques ont toujours considéré notre rapport aux morts comme quelque chose de vraiment symbolique. Seydil Hadj Malick Sy (rta) disait de ce lien sacré qu’un rideau tout aussi léger fait office de frontière entre morts et vivants. Le Khalif Ababakar Sy (rta) va plus loin en personnifiant une forme de « complicité » entre une lettre et un timbre.

Tout ceci demeure pour moi un prétexte, histoire de donner du sens à mon geste. Voila pourquoi je me donne le droit de t’écrire. Chez nous, on enterre les morts, on pleure et prie pour leur effacement, et on les oublie par la suite. J’ai voulu communiquer avec toi. Ma plume  demeure le seul élément dont je dispose pour cela.

 Tu es parti. Laissant derrière toi une famille toujours perplexe à l’idée d’y croire. Les yeux du père ne te voient plus. Les oreilles des sœurs ne t’entendent plus raconter des blagues comme tu fus habitué à le faire. Mais les esprits peinent à croire en ta disparition. Notre père se porte bien. Cependant il peine à cerner ses sentiments : un gout d’amertume et de tristesse mélangé à une sorte de fierté de te voir partir avec les conditions qu’on connait, c’est-à-dire un jour du mois béni de ramadan.

 

Au mois de juillet, les résultats et l’atmosphère plutôt désolante dans laquelle le baccalauréat s’est tenu en disaient beaucoup sur la nouvelle forme d’obscurantisme qui sévit dans le système éducatif. Obscurantisme que tu combattais corps et âme lorsque tu servais comme professeur. Quelques semaines plus tard, l’indiscipline  fit des victimes au stade Demba Diop. Tout ceci me rappela qu’en 2008, suite au discours de Gamou de Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy, tu rédigeais une chronique titrée « Il faut laver ce pays là ! » . 9 ans plus tard, les prédilections d’Al Maktoum se concrétisaient, avec les meurtres à n’en plus finir. Je pris ma plume pour écrire « laver ce pays, pour un ressourcement purificateur », tout en espérant que les milliers d’internautes qui l’ont lu pourront se procurer l’énergie nécessaire pour donner du sens aux trois urgences : combattre la jalousie maladive, éloigner l’indiscipline des instances et tuer l’oisiveté. Aujourd’hui, c’est les injures qui servent de justificatifs face à l’incompétence des gouvernants. On nous sert ce qui est désigné par le coran comme étant le geste le plus ignoble qui soit : râler à tout-bout-de-champ comme l’aurait fait l’âne pardi !

Face aux inconvenances dictées par ceux là qui peinent à faire émerger ce pays, l’opposition se trouve comme perdue dans les dédales d’un combat qui ne dit pas son nom. Elle reste ce « bloc bloqué » que tu aimais à évoquer avec un ton d’humour. Les « flagrants délits » se multiplient : prise d’otage en la personne du maire de la capitale, expulsion du frère africain Kémi Séba, arrestations suite à des diffusions par des outils de messagerie privé et, pour couronner le tout, un recul spectaculaire de la démocratie, avec la tenue d’élections de la façon la plus injuste et la plus incompétente qui soit. Serigne Moustapha Sy, ce Responsable Moral que tu surnommas le Maitre du Verbe et de l’Esprit, a relancé son engin qu’est le PUR (Parti de l’Unité et du Rassemblement), afin que la justice, le développement et la solidarité soient les mots-maitre et les maitres-mot dans ce jeu de l’échec et de la stratégie. La chose la plus banale en matière d’engagement politique, et pourtant absente dans ce pays, est aujourd’hui la mieux pratiquée par les « purs » : la discipline.    

Quant aux adeptes de la haine et du commérage, ils ne savent plus à quel saint se vouer. Un condisciple me confiait assez souvent : « Quand on a pour centre d’intérêt que le fait de dénigrer une personne sous prétexte qu’elle a commis quelque chose d’illicite, on méconnait le fait que l’on verse dans la chose la plus ridicule qui soit. Le Dieu que je connais, avec ses milliards de galaxies à gérer, est loin d’être quelqu’un qui n’a d’yeux que pour les réquisitoires. Cette personne peut, un soir, faire ses ablutions, prier le ciel de lui pardonner, et se voir, en plus d’un pardon, accordé par Dieu des privilèges immenses. Celui qui disait du mal d’elle rendra compte plus tard devant Dieu de son jugement… » Certains ont cru que « le piroguier » allait voir sa barque chavirer de la façon la plus tragique qui soit, d’autres que la disparition de « Pape Ndiaye » n’allait nullement « frappé » plus d’un. D’autres encore s’attendaient à voir l’étoile de Jupiter ne plus briller parce que partisans des complots médiatiques les plus sournois.

Que n’ai-je pas entendu ? Le « boy » que je suis à leurs yeux n’est pas l’auteur de ses chroniques, qu’on écrit pour lui. D’autres encore soutiennent que le combat pour l’honneur médiatique ne sera pas gagné. Bref, le ridicule ne tue plus. J’ai eu soudainement envie de dire à ceux-ci qu’ils ont parfaitement raison. Je n’ai jamais écrit quoique ce soit. C’est ma mémoire, affiliée à une source d’inspiration digne des enseignements de Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy, qui dicte mes moindres mots. Quant à mes maux, c’est mon âme étouffée par la franchise qui dit ce qui gène, pour ensuite l’oublier. Quant à ceux là, ils justifient le fait que je sois à la fois chroniqueur et « anti-presse » . Il faut évoluer dans l’univers médiatique pour se rendre compte de l’absurdité qui y règne. Un autre énergumène est allé plus loin, jugeant que le portail de l’honneur médiatique est un concept qui est loin d’être des fondateurs de Senpresse.com. Serigne Mounirou Sarr, cet érudit de la cour de Maodo, rétorquait : « Nos ennemis jurés sont parfois ceux qui nous ont vu réaliser ce qu’ils considéraient en silence comme leur propre rêve. »

Je te confie tout ceci avec l’esprit aussi limpide que celui d’un enfant. Aucune haine ne me ronge quand j’y pense. Il n’y a que mon esprit qui juge et illustre cela, pour te conter le fait que ce pays a vraiment besoin d’être lavé.  Jadis, ton homonyme, le vaillant Tamsir Ndiaye, s’était battu au point de croupir en prison sur ordre de l’autorité coloniale, pour que l’homme à la djellaba puisse jouir d’un engagement politique distingué avec le P.S.S qu’il avait crée (Parti de la Solidarité Sénégalaise). Hier, notre père faisait partie intégrante de ceux qui ont construit la mosquée d’Ababakar Sy (rta) à Tivaouane. Il y’a moins  d’une décennie, tu écrivais pour que l’on cerne le coté mythique de la personnalité de Serigne Moustapha Sy. Aujourd’hui, je suis celui qui se doit d’accomplir une noble mission : procéder à l’expansion de l’enseignement des sages de la Tijanya, mais aussi de ceux de toutes les confréries ainsi que des grands de l’islam,  en usant d’un geste à la fois rénovateur et sublime. Daouda, l’ainé, Habib, et les autres, veilleront sur mes moindres « faux pas » et n’hésiteront pas à corriger mes envolées juvéniles souvent exagérées, mais dignes. Je prie le ciel de nous accorder un jour ce paradis dans lequel nous pourront continuer à échanger sur « Islam & Négritude » d’Al Maktoum, ce magnifique discours que tu aimais à réciter. En attendant, ce même Al Maktoum, en Homme de Dieu avertit, nous a confié ceci : «  On ne franchit pas deux fois la porte du paradis. » Pour l’avoir, il me faudra donc passer par cet enfer que je suis entrain de subir, et de la façon la plus noble qui soit, puisque ma philosophie reste toujours la même : tout est parfait dans la vie. Les difficultés et autres déceptions portent une grâce immense, et je m’y plais. Elles contribuent à faire de moi un homme au vrai sens du terme.

Saches, au piroguier, que ta barque n’a point chaviré. Elle a juste disparu en haute mer, et refera surface un jour dans une autre sphère. En attendant, ton courage moral et ton savoir immense restent ce qu’on a retenu de toi « Papa Ndiaye ». Pour le reste, il est d’un domaine réservé qui n’a pour centre de rayonnement que l’action de l’ultime juge des juges.

 Repose en Paix Jupiter!

 

  Maam Cheikh

 

mardi, 12 septembre 2017 17:24

L'Oeuvre de Cheikh Saad Bouh Aidara

La tarikha Khadriya a connu une forte propagation en Afrique, particulièrement au Sénégal, grâce à Cheikh Saad-Bouh, qui repose aujourd’hui à Nimzath (Mauritanie), lieu que les fidèles du saint homme rallient pour y faire la Ziarra et fêter la Korité, marquant la fin du mois sacré de Ramadan.

 

Le wird (ordre) khadriya est un "chapelet" transmis du prophète Mohamed (PSL) à Cheikh Abdou Khadre Djeylani et de Cheikh Abdoul Khadre Djeylani à Cheikh Saad-Bouh, 31ème fils de Cheikh Mohamed Fadel et le 37ème petit-fils du prophète Mohamed (PSL). 

De par son attachement au Soufisme (courant mystique et ascétique de l'Islam), la confrérie Khadriya a élargi la base de l'Islam particulièrement au 12e siècle, qui a correspondu à la pénétration de cette confrérie en Afrique de l'Ouest. 

Prenant ses origines au Maghreb, cette confrérie propagée par ordre chronologique au Sahara, dans l'Adrar, Walata et à Tombouctou grâce à ses messagers, Oulémas et Cheikhs et des gens qui s'adonnent à leur commerce. 

Né à Odd en Mauritanie vers 1848 (vers 1262 de l'Hégire), Cheikh Saad-Bouh s'installe dans la région de Trarza. L'enseignement qu'il dispensa atteignit tous les niveaux, du primaire à l'universitaire, en 1284 de l'Hégire et il y eut une véritable ruée vers cet homme exceptionnel. 

Saad-Bouh Abihi est un nom prédestiné dont la signification est à la fois symbolique et chargée puisqu'elle traduit, "la joie d'un père". La joie de Cheikh Mohamed Fadel Ould Mamine qui, par la grâce d'Allah, a eu la chance d'être le père de cet homme à la dimension religieuse exceptionnelle. 

Avant la naissance du Cheikh, tous les grands érudits de l'époque avaient prédit la naissance de ce fils qui allait être la chance de son père. Cheikh Mohamed Fadel, dont la famille était la plus instruite dans cette partie de la Mauritanie, avait choisi de prier pour bénéficier de la grâce divine, afin que ce fils soit sa chance à lui. 

A la faveur d'un évènement heureux, les merveilles divines finirent par faire de Cheikh Mohamed Fadel, l'heureux père. La naissance de Saad-Bouh Abihi fut précédée par celle d'une jumelle, baptisée Souadou. 

Cheikh Saad-Bouh a été éduqué par son père, pour avoir perdu sa mère très tôt. Seulement, il n'a jamais eu de maître. Dieu lui a donné tout son savoir sans qu'il n'aille le chercher. La preuve que son intelligence, son savoir et son érudition constituent un don de Dieu. 

A l'âge de 7 ans, Dieu transmit à Saad-Bouh Abihi toutes ses connaissances du Saint Coran et son père lui donna le wird, marquant son affiliation à la Khadrya. Le fils commença à suivre les recommandations de son père sur le plan spirituel et sur le plan temporel jusqu'à l'âge de 10 ans. 

Sa zone d'influence fut ainsi l'Afrique de l'Ouest, où il marqua de son empreinte le rayonnement de l'Islam, par le biais de la tarikha. Il rétablit aussi le pont spirituel entre l'Afrique de l'Ouest et le Maghreb. 

Ces disciples qu'il prenait en charge entièrement s'attelèrent à la vulgarisation de la Khadrya, un flambeau que ses petits-fils, disséminés dans le continent, entretiennent jusqu'à présent. Cheikh Saad-Bouh est un saint, pourvu de dons prouvés de sa naissance à aujourd’hui. 

Il instruit et forme des néophytes. Ainsi a-t-il reçu des coins les plus reculés de l'Afrique occidentale française d'alors, des visiteurs en quête de savoir islamique. Ces visiteurs, qui ne savaient ni lire et écrire, ne pouvaient distinguer une génuflexion d'une prosternation, selon des fidèles. 

‘’Cheikhna leur donnait son enseignement mystique et sept jours après, ils repartaient parfaitement instruits et dignes d'être des cheikhs, conducteurs d'âmes”, poursuivent les mêmes sources. Outre les aspirants, il a élevé 313 érudits au titre de cheikh dans la Khadriya, dont des Sénégalais. 

Cheikh Saad-Bouh détient une influence certaine, presque toutes les localités du Sénégal. Parmi ses illustres disciples, il y a Cheikh Ahmadou Ndiaye (Loboudou), Cheikh Mamadou Ali (Digaane), Cheikh Déthialaw Seck (Ngourane), Cheikh Ibnou Arabi Ly (Thiès), Cheikh Cissè ''Boraba'' (Keur Samba Dia), Cheikh Youssou Bamar Guèye (Dakar), Cheikh Moussa Kamara (Gamgel), Cheikh Ahmadou Lo (Mbour), Cheikh Ibrahima Codou Seck (Tivaouane). 

Jeudi 12 juillet 1917, Cheikh Saad-Bouh s'éteignit. Cette date correspondait au 22ème jour du Ramadan de l’an 1335 de l'Hégire. Il fut enterré à Nimzath, où plusieurs dizaines de milliers de fidèles se rendent chaque année pour y effectuer la Ziarra, notamment vers la fin du Ramadan.

SETAL.NET

jeudi, 10 ao04t 2017 14:22

La Légitimité Divine Comme Tremplin

Dans sa légendaire «Fa Ileyka», Al Maktoum, ce saint à l’inspiration poétique débordante, peint le tableau de la noblesse du disciple accomplit du grand Seydina Cheikh (rta) : « En effet, leur refus a pour soubassement un principe et non une quelconque prétention » (Wa Abayta dina dou fi laa moustakbirane). Ce qui suppose indubitablement qu’en matière de choix, un « oui » ou un « non » ne devraient nullement être assujettis à un subjectivisme. Ils doivent au contraire être conformes avec la « logique des logiques », c’est-à-dire celle du très haut, que Serigne Cheikh Tidiane Sy évoque en parlant « d’objectivisme devant lequel tout subjectivisme doit être banni. »  Il va même plus loin en citant la Thora, avec cette confession de Dieu à Moise : « Je compte sur toi pour accorder à ces deux mots- « oui » et « non »- un sens céleste. Fais de sorte que l’un et l’autre soient fondés sur l’équilibre de la foi.»

 

 

 Les « Non » d’Ordre Luciférien & Adamique

C’est l’épisode d’une histoire retraçant des réalités de l’univers insondable de la Haqiqa. Réalités qui peuvent tout aussi bien servir de tremplins à ceux qui ne vivent que de gestion de la cité-et donc de politique. L’on nous dit que comparaison n’est pas raison. La philosophie maktoumienne a toujours su illustrer le fait que les forces de la Haute Galaxie sont épargnées de cette conception de la chose. Et la personne la plus apte à opérer une déconstruction dans ce domaine précis n’est autre que Serigne Mouhamadoul Moustapha Sy, ce maitre du verbe qui a encore su retenir le souffle d’un auditoire qui ne sait plus que faire de son éloquence et de sa pertinence incommensurable. Le pays d’Adama Barrow recevait pour la première fois, depuis l’élection de ce dernier, le maitre de l’esprit Al Mourchidoul Oulàma.

C’est le tenue d’un référendum dont l’annonce demeure la grande nouvelle (annaba il aziim) dans l’autre Galaxie. Référendum avec le livre saint pour fichier électoral. Le « oui » retentissant ici de la façon la plus tonitruante qui soit est de la communauté des archanges. Réfutant toute forme de subjectivisme, les « collègues » de Djabra il (Gabriel) ont choisi pour seule option une vénération sans faille de ce qu’on peut appeler Unicité de Dieu (tawhiid). Un choix qui ne va nullement de paire avec la mise en avant d’une tète de liste. C’est sans nul doute la raison pour laquelle le choix de mettre Ibiss à la tète n’a donné qu’une sorte d’opposition qui fit que tout s’écroula. En effet, le « non luciférien », manifesté par un refus de se prosterner devant Adam, a crée un amalgame des plus complexes. Quant au « non » d’ordre Adamique,  justifié par le fait d’avoir mangé du fruit défendu, il illustre tant bien que mal l’annulation du référendum.   

 

Nouqtatou  Tawhid & Nouqtatou Shirk : Un Point Diacritique Pour Symbole

Il n’y a de choix plus légal que le fait de faire de la « Nouqtatou Tawhid » un fichier électoral. Un concept qui a été mis en exergue puis illustré de la façon la plus explicite qui soit par l’homme à la djellaba. Ses inconditionnels qui ont su se nourrir de la sève au gout à la fois poétique et mystique de Fa leyka ne diront pas le contraire. En effet, le « Nouqtatou Tawhid » reste ce point diacritique représentant celui là qui se prosterna sept cent ans (700 ans) avant la création (qablou bi ouchihaa), demeure la lumière émanant  de celle divine (bastatoule khatt), et consignée dans la Thora (touwiyate bi tawràtile kaliimi wa wouriyate) et la Bible (bi makàminile indjiili li rouhbàni) avant de figurer à jamais dans le Coran (wa atàbihà saboul massàni asshoumane). Voila pourquoi Mahomet (psl) est le génie de l’œuvre divin. Et c’est ce qui justifie également le fait qu’il puisse s’immiscer devant ces deux « mers » représentées par Seydina Alioune et Saidatouna Fatima (maradjal bahrayni Yaltaqi Yaani bayna houma barzakhoune Làa Yabghiyàni). L’occident a toujours été émerveillé par la rencontre de deux mers dont chacune garde aussi bien sa salinité, sa température que sa densité, alors que le Coran l’a équivoqué depuis 14 siècles.

Le « Nouqtatou Shirk » s’inspire d’une mécréance pure et simple face à la volonté divine. L’autre amalgame vient, cette fois ci, d’un boycott avec pour piliers l’exagération d’Adam et le fait d’avoir « porter réserve ». Et Serigne Moustapha Sy de préciser : « Ibliss, qui porta le titre de rahiim, se vit dissocier de celui-ci, avec à la place le radjiim. Comme quoi, un point diacritique de plus vint s’ajouter à son appellation. » Et depuis, le « Nouqtatou Shirk » fait que le règne d’une éternelle adversité vit le jour. Pire, en matière politique, l’adversaire est souvent pris pour ennemi. Et le ciel opéra une mise en garde dans le livre saint. Mise en garde illustrant le fait que plus aucune occasion de porter réserve ne sera désormais accordée à la race humaine. C’est parce que tous les signes catalyseurs d’une foi inouïe en Dieu sont là : «  N’avons-nous pas fait de la terre une couche ? Placé les montagnes comme des piquets ? Ne vous avons-nous pas crée en couples ? (…) fait descendre des nuées une eau abondante pour faire pousser par elle grains, plantes, et jardins luxuriants ?   (Alam nadj alile ard mihàdane, wal djibàla awtàdane, wa khalaqnà koum azwàdjane…). Le jour de la décision ne peut donc qu’avoir son terme fixe.

 

Royauté & Prophétie : Un Mariage de Raison

Le Califat, ce magnifique cap que le ciel a fait enfourcher à ces élus, a ceci de particulier : elle n’appartient pas d’office à ce dernier. Il se doit de le rendre propre et pur après l’accomplissement de sa mission (wa ridjzeu fahdjour). Ce qui semble différent de la royauté. Un règne politique ne peut être stable en permanence  que lorsqu’il bénéficie d’une grâce, fusse telle prophétique ou sainte. L’exemple de Salomon, quant à lui, narre une coalition parfaite en prophétie (noubouwwa ) et royauté (moulk). Tout parti de l’expédition d’une lettre. L’honnêteté de Balqis et la noblesse de Salomon ont séduit depuis toujours plus d’un. Celle-ci évoqua le « Kitaboul Karim » alors que celui là cite Dieu en premier malgré sa puissance. « Le mariage entre les deux, bien que non évoqué par le Coran, illustre le fait qu’il n’y ait plus d’opposition », nous confie le Responsable Moral.

L’histoire sainte nous conte aussi d’autres adversités. La plus passionnante reste sans nul doute ce scrutin qui fit que le prince de l’espèce humaine eut pour adversaire sa communauté. Seydouna Mouhamad (psl), puisque c’est de lui  qu’il s’agit, fit face à un complot qui l’obligea à s’exiler à Médine. Son oncle, Abou Leuheub, rejoignit la coalition qui lui fit face, et composée de notables de la Mecque. En député dépourvu de sens de responsabilité, il afficha partout des propos injurieux à l’égard du neveu téméraire. Le ciel dépêcha l’archange Gabriel (djibril) qui, lui, caricatura l’acte de ce dernier. Caricature qui demeure depuis toujours dans « le guide » (coran), afin que toutes les générations sachent à quel point le fait de s’opposer à un missionnaire à l’inspiration d’ordre céleste demeure insignifiant et indigne. Ibliss, l’autre opposant, en fit autant avec son fameux « meeting »…et depuis, les jets de pierres sur place et contre lui demeurent symboliques. Comme quoi, il arrive que les hostilités soient le seul moyen de rétablir l’équilibre.

 

 

 Ces épisodes de l’histoire sainte devraient être des références pour ceux là qui s’adonnent à la chose politique, à condition que la volonté de l’équilibre social demeure leur principale motivation. Al Maktoum disait que ce qui est valable pour un comportement religieux l’est aussi pour un comportement politique. Après tout, il n’y a que la foi qui puisse demeurer l’élément essentiel de tout acte posé dans ces deux domaines. Et Serigne Moustapha Sy de traduire avec une profondeur remarquable la fameuse « Innamal Mouminouna  Ikhwatoune » : « En vérité, les frères et sœurs en Dieu demeurent les ames honnêtes qui se sont adonnés à Allah, sans défaillance aucune et ceci pour l’éternité »…entendons par là les choix de vie également, puisque la femme qui s’engage à s’adonner corps et âme à son union, avec un désir profond de servir à jamais son époux pour toujours, ne connaitra guère le divorce.     

Maam Cheikh

 

Serigne Cheikh Tidiane Sy interpelle un chef politique sénégalais en ces termes : « Il n’y a de crime plus odieux que d’appliquer à une réalité un nom qui ne lui convient pas. C’est une sorte d’insulte destinée au ciel. »  Il faut dire que c’est là le signe le plus illustratif de l’horreur médiatique chez nous. Plus j’avance dans ma carrière, et plus je crois dur comme fer en cette assertion de Jean François Kahn : «  Pour être un anti-militariste convaincu, il faut avoir été à la guerre, et donc avoir fait l’armée ! » Ce complot médiatique  contre le PUR, avec des journalistes à la solde d’énergumènes qui veulent rester éternellement des esprits rachitiques m’a laissé perplexe. Comme quoi, le barbarisme reste l’élément le plus essentiel, ou mieux, le centre de rayonnement de l’action d’une certaine presse sénégalaise.

 

Religion & Engagement Politique : L’Eternelle Confusion

Il y’a eu récemment la percée du PUR, et ceci en un temps record, mais aussi l’avènement ubuesque d’analystes politiques qui veulent à tout prix enseigner à l’opinion publique ce qui caractérise le parti d’Issa Sall.Il y’a quelques mois, un complot médiatique des plus flagrants s’observaient sur la personne de Serigne Moustapha Sy. Aujourd’hui, le feuilleton contenu sur un autre registre, celui de la politique.

Les colonisateurs admettaient, pour paraphraser Al Maktoum, qu’un marabout «  ne fasse autre chose que de rester marabout, avec ce que cela comporte de caricaturisme, d’effacement et de farce. » Cette forme de croyance dépourvue de bon sens existe toujours dans la structure mentale de quelques « ombres » chez nous-pour ne pas dire des hommes car il faut désormais mériter le titre de « Homme » dans ce pays-.

Si, dans un pays à 95 % de musulmans, l’engagement politique d’un religieux pose problème, c’est qu’une imprégnation dans la doctrine prophétique en question est loin de voir le jour. Heureusement que le PUR compte aussi bien des militants en tenues occidentales imbus d’une profonde maitrise des enseignements coraniques que d’autres en tenues traditionnelles, plutôt tournés vers une connaissance profonde de ces domaines appelés science politique, sociologie, communication,…et dont les « ombres » de la politique politicienne peinent à maitriser. Il faut interroger l’histoire. Elle vous contera sans nul doute cette volonté de Constantin 1er, alors empereur de Rome, d’opérer une scission entre religion et politique. Le Coran, lui, nous « narre » sur un ton digne d’enseignements magistraux sinon majestueux, les aventures de Joseph, ce plus grand gestionnaire de tous les temps, de David, ce Prophète à la fois architecte et poète, ou encore de Salomon, ce ténor au royaume légendaire…bref, une génération d’hommes dont la mission revêt le cachet de l’universalité. Il a fallut que les « fripouilles » prennent les choses en main pour que le lien entre religieux et hommes politiques passent de mariage de raison à alliance conjoncturelle, si vraiment alliance il y’a... les quelques guides religieux qui ont eu le privilège de pouvoir s’engager seul dans l’aréne politique, et qui arrivent à le faire, se voient combattu de toutes parts. Le péché des camarades de parti d’El Hadj Issa Sall est donc de vouloir mener une politique à l’état pur. Comme quoi, certains ne sont pas prêts de contribuer à l’action de purification de ce pays, celle là qui s’inspire du discours de l’Homme à la Djelaba.

 

Journalistes & Chefs Politiques Au Rang des Intégristes

Et pour en venir à la comédie qui fait office de spectacle chez nous, il suffit qu’un religieux s’invite à la construction d’une société modèle de la façon la plus légitime qui soit-par la participation à une élection- pour qu’on traite sa communauté d’intégriste. Et Al Maktoum de rétorquer : « On est intégriste d’une cause ou d’une autre. » Ceux qui s’avèrent être des «propagateurs d’idéologies politiques » sont aussi fanatiques de leur appartenance citoyenne, parce qu’affiliés à une cause.

Et il y’a que la seule idéologie qui vaille chez les camarades d’El Hadj Issa Sall, c’est d’être et de rester pur. C’est ce qui incombe aussi bien à Amadou Lah, jeune moustarchidine féru de philosophie, et ayant appris la théologie chez ses amis prêtres d’église-cela me rappelle le parcours de Serigne Cheikh Tidiane Sy qui fréquentait les prêtres jésuites pour apprendre la langue française- qu’a Cyprien Sambou, fervent chrétien membre du PUR qui a tenu un discours tonitruant au meeting d’ouverture à Grand Yoff, et qui a pu convaincre l’église au sud d’en faire autant. Cela n’a rien à voir avec ce qu’on nous sert en faisant référence à un « islamisme », ce mot ayant crée un amalgame des plus insignifiants dans la langue française.

Serigne Moustapha Sy a d’autres préoccupations que de répondre à ces détracteurs-pour ne pas dire « détraqués- qui veulent perturber la trajectoire du PUR. Mais le citoyen lambda que je suis-sans nul doute le plus médiocre de ceux qu’il a eut à former- a une arme aussi redoutable que la conscience pervertie de ces malintentionnés : une plume qui puisse défendre cette nouvelle génération de militants PUR engagés qui n’ont d’yeux que pour le bien de ce pays.

C’est la première fois qu’une révolution politique digne de ce nom voit le jour dans ce pays. Un condisciple à l’ouverture d’esprit débordante, Mawdo Lo, me disait souvent : «  Toute action ayant contribué à  créer de nouvelles conditions dans un domaine précis peut être considérée comme une révolution. Autrement, il ne s’agirait que d’un simple changement. » Le PUR a mis en vente cartes de membre, t-shirts, casquettes...a vu agir avec une volonté sans faille aussi bien des investis que des gens qui n’attendaient rien en retour, n’a bénéficié d’aucun financement et s’est juste contenté des « moyens du bord », n’a eut qu’un mois pour se préparer et se lancer dans la course, n’a été surpassé dans le vote que par des coalitions-plus d’une centaine- et est donc par là le parti politique sénégalais par excellence. Qui dit mieux ?

Analyse Politique Ou Expertise Polémique ?

Les inconvenances dictées par Mamadou Ndiaye, journaliste à Dakarposte.com, montrent à quel point une réflexion digne de ce nom tarde à se faire dans le carcan de ceux qui écrivent. Commenter n’est point analyser. C’est la formation de partis d’obédience religieuse que notre constitution interdit. Mais sachez qu’El Hadj Issa Sall est loin d’être un religieux, et le soubassement de l’action politique du PUR s’inspire d’une citoyenneté modèle, rien d’autres.

Quant aux militants du PUR, même si la majorité d’entre eux sont des membres du Mouvement Moustarchidine, il n’en demeure pas moins qu’ils se sont engagés en tant que citoyens modèles. La légalité constitutionnelle ne pourrait donc trouver une entorse dans leur geste. Et sachez qu’ils savent revêtir plusieurs casquettes. Ils ne confondront jamais une séance de prières du jeudi soir à un meeting sur les allées du Centenaire, ou encore un discours de conférence religieuse à une allocution à l’assemblée nationale.

Cessez donc d’évoquer un « parti d’obédience religieuse » à l’endroit du PUR, afin que la confusion ne puisse plus régner, l’aliénation conceptuelle ayant assez fait de victimes chez nous autres intellectuels. Je suis par ailleurs d’accord avec vous sur la nécessité de réinventer notre système politique. Faites confiance à cette jeunesse PUR pour cela. Elle n’a rien, pour reprendre la mise en garde d’Al Maktoum, des sautillements d’un singe ivre de cognac...il s’agit d’un sursaut d’une vaillante jeunesse. Serigne Cheikh Mbacké Gaindé Fatma avait raison de se faire traduire notre constitution, histoire de citer les inconvenances qui y sont mentionnées.

Quand à Momar Seyni Ndiaye, analyste politique, j’affectionne sa conception positive de la chose. Cependant je l’invite à revoir certains termes. En tant qu’analyste politique, il lui faut évoquer non pas une relation guide moral-disciple mais plutôt militant-chef de parti. Serigne Moustapha Sy ne s’est jusque là point impliqué dans la démarche politique du PUR. Aussi « l’effort dans l’immédiat » compte pour beaucoup. L’avenir est un terme banni de notre jargon. Le dicton wolof nous confie : « Kou yagg thi teen baak fékk lafa » (à force d’être patient, on finit par triompher). Et Serigne Moustapha Sy de dire avec la franchise qu’on lui connait : « Yagg thi téen takhou gno djog ! » (une patience synonyme d’inertie n’est point notre tremplin). Quant à l’ancrage sémantique, sachez que les militants PUR sont les seuls à avoir parcouru tout ce pays. Le fameux slogan « si c’est pur je m’engage » a traversé nos frontières, s’invitant dans les contrées les plus éloignées que votre conscience puisse imaginer…Beyrouth, Milan, Paris, Johannesburg et même le pays de l’Oncle Sam ont vibré au rythme d’une politique à l’état PUR.

Enfin le terme « canon » à la place de « canaux » au début de votre texte effraie plus qu’il ne rassure, bien qu’il s’agisse surement d’une « faute de frappe ». Mais excusez mon inspiration parfois provocante qui me fait penser à ceci : nous n’étions pas munis de détonateurs lors de cette campagne. C’est notre bravoure et notre engagement qui ont fait boum boum ! Que de « cicatrices » depuis…  

 

Maam Cheikh

samedi, 29 juillet 2017 03:40

En Attendant Le Vote des Purs

Au siècle passé, Serigne Cheikh Tidiane Sy léguait à l’humanité cette maxime dans Nécessité dAlternance : «  L’Alternance est la plus naturelle  des lois divines. Le Ciel en est fier. Il en a souvent parlé à Son Prophète; mais le ton, ici, est plus que majestueux : « C’est Nous qui faisons succéder les jours, les uns aux autres ». Entendons : avec les réalités qui s’y renferment.

 

La Répétition de LHistoire Comme Source dInspiration

23 ans plus tard, un auditoire constitué de « puristes »  dont la détermination a pesé sur la conscience collective bénéficiait d’un privilège : celui de faire une magnifique découverte. Il faut avoir affaire à un forgeur de concept de la trempe du président de parti du PUR, ce Responsable Moral dont l’engagement pour son pays est vieux de plus de quatre décennies, pour entendre parler de loi divine avec pour centre de rayonnement l’action du juge des juges, s’inspirant ainsi d’un désir du ciel de combattre l’injustice. Les partisans du PUR ont, en effet, hormis le développement et la solidarité, prônés la justice. «  Mais il faut dire quau delà de celle là qui a pour pierre angulaire la légalité et pour sphère ce monde, il ya une justice qui, elle, a pour soubassement la philosophie céleste », nous confie le pensionnaire de la Cité Alia Diène. Voila pourquoi certains actes ignobles,  comme celui de cet énergumène qui a été à l’origine du vol de suffrages contre le P.S.S (Parti pour la Solidarité Sénégalaise) de Serigne Cheikh Tidiane Sy, ont été sanctionnés.

  L’Homme politique a laissé à ces « ombres » adeptes de la politique politicienne le devoir de gagner, vu qu’ils incarnent parfaitement un pouvoir synonyme de prestige, et non de sens de responsabilité, le droit de gagner, tout en optant pour le devoir de perdre. L’Homme de Dieu a vu l’auteur de cette injustice payé. Comme quoi, son tonitruant « Ils vont tous payer, du fait quils ont légitimé ou même cautionné des actes contre nature », peut être adapté à plusieurs contextes. Et le Chef de file des Moustarchidines d’opérer une mise en garde : « Lhistoire se répète, mais ceux qui le subissent ne sont pas les mêmes. Jai cette foule de militants aussi engagés que déterminés à ne pas être victimes dune telle entorse. » La base philosophique qui veut qu’une relation basée sur le complexe puisse servir de tremplin entre le « Président de la République » et son peuple n’est plus d’actualité. D’ailleurs, la morale politique nouvelle qui devrait contribuer à l’édification d’une société modèle serait mieux adaptée à une logique : celle là qui voudrait que l’on désigne les leaders par des termes autres que « Chef d’Etat » ou « Président de la République ». « Ces noms ont déjà portés assez de préjudices à lAfrique », se lamentait assez souvent Al Maktoum.

 

Une Appréciation A Sa Juste Valeur

Les sages disent au singe : « Il te faut grimper au sommet de larbre à palabre, symbolique pour la souveraineté quil représente, afin de faire descendre cette tenue qui donne à la prestance du père tout son sens. » Pour le Leader des « puristes » , la situation actuelle s’apparente  à ce scénario : C’est tout un pays qui est comme victime de ce mal. C’est sans nul doute la tenue cousue aux couleurs verte, jaune et rouge, et symbole de toute une nation, parce que prônant le fait que le peuple n’a  qu’un seul but et est doté de foi, qui est comme « coincée » au plus haut sommet de l’arbre. Les patriotes au vrai sens du terme feront référence au baobab. Mais il faut des hommes dont le courage est de l’envergure de cet arbre symbolique pour mener à bien cette mission.

 

Des Encouragements Pour La Bonne Cause

« Lengagé nest nullement assujetti à des prérogatives sapparentant à ceux de ladhérent. On exige de celui-ci un dévouement sans faille ni demi-mesure alors quon condamne dans la démarche de celui-là une sorte dactivisme façonné par leuphorie », nous confie le digne fils d’Al Maktoum. Pour lui, la sincérité, la pureté et l’honnêteté ont contribué à engager tout un pays, sans distinction d’ethnie et de religion. Il s’y ajoute ce principe de la « minorité majoritaire » qui veut que le nombre de députés « puristes » ne compte point. Seul l’action des personnages atypiques, ces phénomènes dont chacun d’eux  incarne l’efficacité d’une dizaine de personnes réunies, compte par-dessus tout. Il est donc nécessaire de ne point faire partie intégrante de ces deux castes qui, selon l’Homme à la djellaba, freinent l’évolution de ce pays : les adeptes des hautes instances et les autres  , ceux là qui ne rêvent que de prendre les places des premiers. Il n’y a donc, avec le PUR, ni quête assoiffée de pouvoir, ni désir ardant d’usurpation. Que le ciel préserve les « puristes » des mésaventures de ce que l’Homme du 15 mars désigne par le terme de « paradis des gens de l’enfer », puisqu’ils ont la conscience aussi limpide et le cœur aussi apaisé que ceux là qui ne ferment plus l’œil, parce que perturbés par l’ascension fulgurante et vive de l’action politique du PUR.

Maam Cheikh   

    

   

 

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