Maam Cheikh

Maam Cheikh

vendredi, 16 fvrier 2018 21:47

Hommes, Soyez Romantiques!

Chez nous, le romantisme au sens affectif du terme n'existe souvent pas dans le jargon de certains couples (pas tous quand même! ). Du coup, la vie conjuguale devient une sorte de routine. Ce qui va finir par créér une situation stressante qui s'exprime différemment pour les deux sexes. Chez l'homme, c'est le piège du fameux "j'ai du caractère, je ne peux plus changer".Du côté de la femme, c'est l'éclat d'une nostalgie d'un passé durant lequel le mari remuait ciel et terre pour la voir séduite.

Pour etre heureux, vous aurez besoin de ne pas etre lourdeau.Vouloir se faire respecter ne doit nullement vous empêcher de couvrir votre bien aimé de cadeaux et de petits mots doux . Même les études démontrent que le fait de tenir la main de l'autre suscitent des hormones qui renforcent l'affection que l'on a pour le mari ou la femme. Et certains couples n'ont point été atteints par les vicissitudes du temps parce que romantiques! C'est un brin de modestie qui peut tout changer. La vieille conception qui stipule qu'une femme n'est bonne qu'à faire la cuisine et à parler mode est révolue. 

Maam Cheikh

Chroniiqueur/Coach en développement personnel

Senpresse.Com

Il y’a 23 ans, le Sénégal plongeait dans une période de troubles jamais vécue depuis son avènement à l’indépendance. La conscience publique se perdait dans les dédales d’un chaos des plus complexes: un état qui refusait de céder la place à ce principe noble qu’est l’alternance, une opposition engagée qui soutenait «s’être fait voler ses suffrages », un peuple sénégalais inerte face aux inconvenances dictées par les gouvernants, un Mouvement Spirituel attaché aux grands objectifs du siècle, avec à sa tète un guide religieux aux enseignements ayant toujours transcendé les réalités communément admises. Retour sur les grandes lignes de cette histoire qui fait annuellement l’objet de publications de la presse allant souvent à l’encontre des faits.

 

LA PRISE DE POSITION DE SERIGNE CHEIKH TIDIANE SY 

« Serigne Moustapha Sy a eu des résultats dans un domaine assez complexe : la spiritualité. La lumière acquise dans cette sphère ne peut nullement être éclipsée par de petites ombres d’adeptes des ambiguïtés de la politique politicienne. » Ces propos de Serigne Cheikh Tidiane SY ont pesé lourdement sur la conscience collective, le samedi 29 janvier 2000, lors d’une conférence tenue au CICES  de Dakar. Ils marquaient la constance d’une prise de position symbolique. Les fameux événements du 16 février 1994, et ceci avec l’implication des Moustarchidines, ont été à l’origine de plusieurs interventions  du Tribun de Tivaouane. A défaut de « flagrant délit » comme évoqué par la justice à l’époque, il a fait référence à une prise d’otages. Dans une série de lettres ouvertes, il soulignait des approches qui justifiaient un fait : Serigne Moustapha Sy n’avait pas tort de faire référence aux crises d’autorité, de compétence et de confiance. Et le penseur de citer le Prophète Muhammad (psl) : « Mahomet n’a-t-il pas apporté son soutien aux chrétiens au détriment des perses ? Moustapha n’a pas à avoir de « repentir », son choix est à la fois juste et fondamental».

Sur le plan  politique, le Mystique et Citoyen du Monde dénonce des gens se sentant «immunisés contre la vérité et le bon sens chaque fois qu’il s’agit de s’agripper à ce qui leur reste comme « lambeaux de pouvoir. » Et l’Homme à la Djellaba de poursuivre, dans sa fameuse lettre ouverte datant du lundi 7 mars 1994 « Tous ceux qui ont participé, ne serait-ce qu’un seul jour à cette chose, se verront immanquablement traqués par les forces de l’autre galaxie. Ils vont tous payer, parce qu’ils ont tous commis un crime contre ce peuple qui, face aux inconvenances qu’on lui dicte, ne réagit jamais. Un peuple qui respire mais qui ne vit pas, parce que la vie est aussi faite pour se battre (…) ils ont légitimé et même cautionné des actes contre nature». Pour lui, la déclaration du régime socialiste de tenir des élections transparentes en 1993, histoire d’annihiler un passé d’usurpateur de pouvoir, n’a pas été concrétisée comme il le fallait.

Enfin pour évoquer la situation dans laquelle se trouvaient les Moustarchidines, le pensionnaire de Fann Résidence, dans un Communiqué de Presse publié le lundi 8 novembre 1993, précise que l’aspect mystique de la chose dont se réclament les membres dudit Mouvement spirituel a pour centre de rayonnement la mémoire du Calif Ababacar SY, et que seul cet Homme de Dieu peut régler le problème selon les règles de sa sainteté.

 

SERIGNE MOUSTAPHA SY : UN RESPONSABLE MORAL PLUS QUE DETERMINE

Malgré son arrestation et celle de plusieurs membres du Mouvement Moustarchidine, le fondateur de la prestigieuse Université du Ramadan est resté plus que jamais attaché à des principes de missionnaire, en atteste les propos tenus lors d’une interview juste après sa libération. « La prison est un état d’esprit », soutient-il. Comment s’interroger sur des impressions d’un homme qui n’a nullement senti être enfermé dans une cellule ? Aussi pour revenir sur la déclaration télévisée de Djibo Ka, ministre de l’intérieur à l’époque, citant le décret 001123 du 17 février 1994, et soulignant l’interdiction sur tout le territoire national des activités du Dahiratoul Moustarchidina Wal Moustarchidaty, il cite : « Notre Mouvement constitue un démembrement de l’Islam. On ne peut dissoudre une cause affiliée à une religion.Le Colloque International tenu par le Dahira en 1989 a été une occasion saisie par le Président Abdou Diouf pour mobiliser toutes les institutions de l’Etat et les faire participer à l’initiative, en plus des éloges que lui-même a tenu ce jour-là. Qu’on ose nous faire croire que ce n’était pas les mêmes Moustarchidines qui ont été victimes du complot tenu quatre années plus tard.» Il considère un tel geste comme un devoir, parce que conforme à l’enseignement prophétique, celui là qui juge que le ciel salue tout appui fait à une initiative tendant à faire valoir la dignité humaine dans un élan conforme aux lois divines. Aussi il cite une maxime inspirée de la philosophie de Seydil Hadj Malick Sy : « l’alliance de ceux qui se déclarent ostensiblement ennemis de la loyauté et du bon sens est un complot des plus sournois. »

 

ET DEPUIS, LA CONFUSION REGNE TOUJOURS

Après les événements, la confusion est toujours au rendez-vous. Les écrits et jugements portés sur les événements peignent un bras de fer entre le Mouvement Moustarchidine et le Régime de l’époque, socialiste d’appartenance. L’erreur la plus grave est sans nul doute celle commise par le Professeur Habib Thiam. Dans son ouvrage intitulé Par Devoir et par Amitié et publié en 2001, l’historien de renom précise à la page 175 que le mercredi 17 février 1994, qui coïncidait avec un mois de ramadan, fut une journée de tentative de création d’une situation insurrectionnelle et terroriste par l’opposition et le Mouvement Moustarchidine, avec, à sa tête, Serigne Moustapha Sy.  Tant s’en faut. C’est sans nul doute l’une des plus graves erreurs jamais constatées dans un ouvrage politique, d’autant plus qu’en 2001, les événements n’étaient encore vieux que de 7 ans, et que l’auteur en question avait été témoin des faits. En effet, Serigne Moustapha Sy avait été arrêté bien avant, plus précisément le samedi 30 octobre 1993, après son évocation des trois (3) crises citées précédemment. Ce qui fait qu’il était en prison au moment ou se tenaient lesdits événements. Dans tout les cas, cette illustration de l’homme politique donne tout son sens à la crise de mémoire.

Le drapeau du Mouvement Moustarchidine flotte toujours dans la place symbolisant la Grace de la Mission Mahométane. Sa vocation spirituelle a fait qu’elle ne cessera nullement de verser dans des défis d’ordre culturel, politique, religieux, économique et social. Après tout, l’islam est un système éducatif portant en son sein toutes ces dimensions. Un régime politique, aussi puissant qu’il soit, ne peut bafouer le message qui git dans le cœur d’un partisan d’une conscience dédiée à la mémoire des Grands de l’Islam. Celui que les Moustarchidines appellent affectueusement Mame Cheikh l’avait compris bien avant tout le monde. Ses nombreuses lettres ouvertes et communiqués de presse de l’époque en témoignent, et la plus significative reste cette fameuse formule qui doit être considérée comme un crédo dans le Mouvement dédié à la mémoire des gens de la caverne (ashàboul keuhfi) : « Les Moustarchidines sont, plus que jamais, attachés aux grands objectifs de ce siècle. »:

 

 

 

CHRONOLOGIE DES EVENEMENTS DE 1993 1994

Samedi 13 Février 1993 :          A THIES : Conférence sur le Thème : L’Islam le Monde et Nous

Vendredi 19 février 1993 :       A CENTENAIRE : Meeting de Clôture PDS Mobilisation du DMWM Présence de RM (les 3 crises)

Le 21 février 1993                    Élections

Dimanche 13 juin 1993 :           A NDIAKHATE : Conférence interdite et transférée à Tivaouane

Samedi 23 octobre 1993 :         A CENTENAIRE  Discours de RM les 3 Crises

Samedi 30 octobre 1993 :         Interpellation du RM vers 09H 15 Garde à vue à 19Heures au Commissariat du Port

Mercredi 03 novembre 1993 :Début du séjour de Serigne Moustapha a Rebeus

05 Novembre 1993 Manifestation And JEEF 133 interpellations dont les députés Landing Savané , Ousmane Ngom , Abdoulaye Faye et 3 membres de de la famille de Serigne Cheikh Pape Malick SY , Serigne Babacar SY , El Hadji Malick SY) une trentaine de femmes et 10 enfants .

Jeudi 03 décembre arrestations des 12

Vendredi 14  janvier 1994 Serigne Moustapha jugé en son absence

Élu par les journaux l’homme de l’année

Mercredi 16 février meeting du CFD les événements du 16 février  (6 policiers morts)

Entre samedi 19 et lundi février 14 personne ont été arrêté à Thies , Mboro , Ndiakhaté et Tivaouane

Mort de Lamine Samb victime des tortures subies à la police il était marié père de 4 enfants le 21 février 1994

Arrêtés le 18 Abdoulaye Wade , Landing Savané  , Pape Omar Kane , Serigne Pape Malick SY , Cheikh Tidiane SY  Habib SY et 72 autres membres du DMWM ont été inculpés le 24 févier pour “atteinte à la sureté de l’état”

Au mois de mars les membres détenus  étaient au nombre de 135
l’essentiel des interpellations se fera les 24 et 25 février pendant lesquels 54 et 74 personnes . Daker ville 15 pers , Thiès 16 pers , louga 13 pers , Saint Louis 25 pers et Tivaouane 11 . La liste s’arrête le 4 mars . Il y avait parmi les détenus des enfants de 5 à 7 ans .

Le 30 juin 1994 Serigne Pape , Habib SY , Cheikh Tidiane SY , Abdoulaye WADE , Pape Omar KANE, et Wade entame une greve de la faim . Mamadou DIA se solidarise pour 72 heures de jeun renouvelable

Le 04 juilletles six sont libérés .

Le 06 juillet depuis la prison Serigne Moustapha lance un ultimatum au pouvoir pour la libération des membres du mouvement avec le 16 juillet comme date butoir pour le congrès du parti socialiste.

Le 18 juillet 77 Moustarchidine sont libérés la moitié de l’effectif  en date du 20 juillet au total 143 Moustarchid ont été libérés

Lundi 12 septembre 1994 Serigne Moustapha SY Libéré

Mardi 13 septembre  1994 :      Causerie RM à Yoff

Samedi 17 septembre 1994 :   Tivaouane Première Sortie RM

Lundi 26 septembre 1994 :       Début du Procès de 26 moustarchids arrêtés le 16 février

Jeudi 29 septembre  1994 :      VERDICT les peines varient entre 6 mois et 2 ans

Lundi 12 décembre  1994 :        Disparition de Sokhna Assiétou SY

 

Maam Cheikh  

 

Chroniqueur

Senpresse.Com

mercredi, 14 fvrier 2018 17:47

Amour Quand Tu Nous Tiens!

On me surnomme amour. Je suis sans nul doute le plus vieux sentiment du monde. Les humains me célèbrent une fois par an, notamment le 14 février, bien que je sois un noyau de leurs principales préoccupations durant les 365 autres jours de l'année. D'ailleurs,  j'ai su donner un sens aux repos des guerriers de l'histoire de leur race. Je fus la pierre angulaire de l'union entre Adam et Eve, le prétexte phare du lien entre Salomon et la reine de Saba et le catalyseur de la complicité entre Bonnie et Clyde.

 Les religieux disent de moi que je suis à la fois le trait d'union entre la créature et son créateur mais aussi l'être et son prochain. Les psychologues et coachs de vie font plutôt référence à un sentiment dont la réciprocité est synonyme d'une réalité qui résiste à tout, quand on arrive à "lâcher prise". Quant aux adeptes d'un amour romantique s'inspirant d'un désir de partager une vie sentimentale,  ils évoquent un tremplin apte à mener vers le bonheur.

 Le sénégalais est passé maitre dans l'art de me célébrer, occasion pour certains de couvrir l'aimée de cadeaux, de fleurs et de petits mots doux. Pour d'autres, il s'agit de sortir, vêtu en rouge et noir, histoire de vivre ce que vivent les amoureux les plus fous le temps d'une soirée de rêve Mais elle doit surtout permettre de réfléchir sur ce qui fait que l'on ressente un désir inouï de rester avec l'autre, tout en rêvant d'un relation stable. Ah! Si seulement l'occasion d'entendre nos femmes nous expliciter leur conception de la chose se présentait!

 En effet, il y'a autant de femmes que de façons de définir une relation stable. Mais dans tous les cas, stabilité ne signifie pas absence de conflit. Les plus beaux moments permettent de prendre conscience de ce qui va, les conflits de ce qui doit être amélioré. Et moi, je suis l'Amour, c'est à dire le cumul des deux. Le fameux principe "le verbe ne vaut que par son utilité" justifie l'usage que vous faites de moi en me conjuguant. En disant à l'autre "je t'aime", vous me mettez en relation avec vous et votre cher être,  parfois sans même prendre conscience des maux qui peignent vos mots. Le "je", c'est vous, la lettre "t" marquée par l'apostrophe est votre bien aimée, et je suis cet "aime" qui complète cette formule qui vous est si chère. Seulement,  le "aime" dont vous faites allusion n'est pas tout rose, encore moins inerte. C'est un mélange de bonheur, de partages, de disputes, de fous rires, de jalousies souvent maladives, et parfois même d'un "semblant de haine" quand rien ne va avec l'autre. Pourtant,  je ne suis point compliqué,  ce sont les humains qui le sont à mon égard. Allez savoir pourquoi! 

Il y'a,  parmi vous, un auteur français que j'affectionne beaucoup puisqu'il a pu coucher sur du papier quelques caractéristiques de mon attitude. Albert Camus, puisque c'est de lui qu'il s'agit,  écrit: « Le verbe aimer est le plus compliqué de la langue française. Son passé n'est jamais simple, son présent est souvent imparfait et son futur toujours conditionnel. » Sacré Camus!

Il m'arrive d'être ébahi à l'idée de voir quelqu'un me chercher dans le regard ou les beaux yeux d'un autre, et d'assimiler ma présence soudaine à l'effet de la foudre! Et coup de foudre de signifier tomber amoureux depuis belle lurette! A quoi bon tomber? Tenez vous debout! Je ne suis point à fleur de peau, mais plutôt dans le tréfonds de votre cœur. Je suis déjà en vous. La preuve? Subissez mon interrogatoire: pourquoi vouloir vivre une relation stable? Pour être heureux? Où ce bonheur se ressent-il? Dans votre cœur? N'est ce pas l'effet boomerang?  Les choses retournent vers vous, vous êtes donc le principal centre d'intérêt.

 Ce que vous cherchez, ce n'est donc pas moi, mais vous même. Changeons donc l'écriture "vous même" par "vous m'aime", puisque tout ce qu'on cherche, c'est s'aimer!  Si vous ne vous aimez pas et n'êtes pas en paix avec vous, vous ne le serez pour rien au monde avec un autre! Chérissez vous, soyez généreux avec vous, et l'on vous verra comme tel. J'ai de la place dans vos cœurs, pourvu que vous le sachiez! Ou faut il que je vous le chante, histoire de vous montrer l'une de mes facettes phares: la poésie version sentimentale !

 

Sachez vous aimez de façon convenable

L'amour est à chaque coin de rue

Avec l'autre vous pourrez rester aimable

D'une histoire romantique vous serez féru

 

Tout est dans le style, le tact, la délicatesse

L'humour, un pacte, l'absence de stress

Joyeuses fêtes d'amour aux couples imbus de tendresse

Vivez un amour que plus rien ne rabaisse!

 

Maam Cheikh

Chroniqueur/Coach en Développement Personnel

Senpresse.com

jeudi, 08 fvrier 2018 17:57

L'Amour Avec Un Grand A

« Je m’en fiche de ce qu’elle pense, elle est là pour que je la compense, relax, appelle la peut être que c’est ton jour de chance ! » C’est là l’hymne qui sonne le glas d’une hésitation. Perplexe à l’idée de voir sa « déclaration de flamme » rejetée, Ara hésite. Deyza, plus spontané, souffle à son acolyte de scène : « Khana daguako tipsé ? Djeulko, looy yeureumteulou ? » (Elle te plait ? Drague là ! A quoi bon faire le poltron ?).

C’est qu’Ara est loin d’être du genre à frissonner devant une fille, aussi sublime soit-elle. Sa démarche à lui, c’est de se la jouer doux et élégant à l’image d’un gentleman. 

Aborder n’est pas chose facile, mais quand on est « brickest », on sait s’y prendre avec la finesse d’esprit que cela exige. Il faut du tact, de la délicatesse, et un peu d’humour-la fameuse « comédie Serigne Ngagne » d’Ara peut aussi servir. Les hommes passés maitres dans l’art de faire rire une femme sont dix fois plus chanceux que ceux qui se la jouent « trop sérieux » ! Bien sur, dans un camp comme dans l’autre un sens de la mesure inouï est à même de servir. Là, même « xalei xaliss » tomberait sous le charme.

La pierre angulaire de l’amour ? Un choix en parfaite harmonie avec ses aspirations. Si Ara révèle que « sama choice» (son choix) est fan de Vivi, d’une jalousie maladive, intellectuelle de demi-mesure et assez fun de nature, Deyza n’hésite pas à jouer la carte de la noblesse. Et notre « gangster » qui abordait en rétorquant « bordel » d’opter pour une fille tout aussi pieuse que disciplinée, et d’une simplicité si naturelle ! Il suffit de se rappeler les images du fameux clip « sama choice » pour revoir la fille sereine vêtue à l’oriental comparée à la Miss Town d’Ara qui se déambulait dans un espace où le luxe peint l’atmosphère.

Une fois choisie et abordée, une fille comblée ne peut que rêver de mariage. Et la révélation est de la voix dont le timbre enchante à jamais la jeunesse fan de Hip Hop au Sénégal. Ara confie : « Woona sa baba ! » (J’ai appelé ton père). Une formule qui renvoie à tout un monde de bonheur : colas, témoignages, tenues traditionnelles, robe de mariée…le temps d’un passage à l’union sacrée.  

La vie de couple, avec son lot de moments intimes, fleurete souvent avec les embrouilles. Et quand madame claque la porte, valise en main, Ara ne peut que crier : « Im so sorry ! » (je suis désolé). Surtout quand on a affaire à une merveille que l’on magnifie ainsi : un visage rayonnant sous l’éclat de la lune, une intimité aussi succulente que le gout du sucre dans le café et un odorat qui renifle la rose pour qu’elle vive. Et Deyza de refaire surface pour le retour de la bien aimée de Mister Ara. A l’égard de la fille, il déclare : «Ara ne veux que ton bonheur. Il t’a prouvé son amour et m’a montré une bague, soutenant qu’il a toujours voulu t’épouser… »

Par contre, quand tout se passe bien, on ne peut que glorifier l’amour, avec tout ce qu’il a de merveilleux. Quand une femme contribue à changer notre vie, on ne peut pas ne pas lui rendre hommage.

Après « Sama choice », « Aborder », « Woona sa baba » et « I’m sorry », Ara et eviendront pour nous chanter, en ce mois ou l’on célèbre l’amour, une beauté loin d’être fardée. Une beauté qui, pour reprendre les propos d’Al Mutannabi, n’a pas été « cassée par la cité », parce que non éloignée du naturel. L’autre, c’est souvent l’architecte qui a contribué à reconstruire notre cœur démolit pas tant de déceptions pardi ! Et en période d’angoisse et de stress profonds, l’aimé devient ce médecin qui soigne des maux de par ses mots qui réconfortent. Ce qui fait qu’on ose nullement trahir l’autre, cette créature aussi belle intérieurement qu’extérieurement. Qui disait que la présence est plus importante que la beauté ?

Ici tout est positif, et Deyza supportera même les caprices. Une sorte de suicide psychologique qui lui fera accepter tout ce qu’une femme peut tenter pour manifester son désir de s’imposer. Comment trouver du temps pour la femme aimée quand on pense à elle toute la journée pour ensuite rêver d’elle toute une nuit ? Le duo de rap de l’année nous le dira ce vendredi 9 février en chanson…wait and see !

 

Maam Cheikh

Chroniqueur

Senpresse.com

    

samedi, 03 fvrier 2018 03:08

Chronique d'Une Théorie du Complot

Sokhna Sophie Dem confie à une condisciple dont la compassion envers le docteur de la foi est d’une envergure  débordante : «  En vérité, Serigne Moustapha Sy ne sera nullement épargné par ceux qui ne sont là que pour tenter d’entacher la dignité des élus de Dieu. Et c’est logique d’autant plus que ses prédécesseurs ont eu affaire à des ennemis dont la ténacité justifie une haine assez rare.»

C’est l’exposé de la poussée d’un mal qui justifie à jamais cette assertion d’Al Maktoum : « l’Homme du monde est capable de toutes les bavures. » Si le geste des grands de l’islam mérite respect et glorification, il n’en demeure pas moins que la théorie du complot a, tout comme lui, résister aux vicissitudes du temps. Elle a su, tout comme la foi, trouver un refuge. Mais à défaut du cœur du croyant, elle a préféré séjourné, au fil des siècles, dans les cœurs des adeptes de la haine et de la jalousie.

En effet, l’occident évoque cette fameuse théorie depuis des siècles, mais ne met en exergue que l’aspect sournois, illégal et néfaste de la chose. La franc-maçonnerie, l’avènement de l’anti-communisme aux Etats-Unis, l’assassinat de John Fitzgerald Kennedy, le fameux Da Vinci Code entre autres en sont des exemples frappants. Mais ici, il s’agit de relater des récits qui n’ont rien à voir avec le contenu des manuels d’histoire, parce qu’affiliés au mémorial des héros du ciel. 

 

                                L’Epopée d’Adam Ou L’Avènement de L’Illicite

 L’histoire sainte nous raconte l’épopée d’Adam, opportunité pour un nommé Lucifer de concrétiser le concept. L’ennemi juré des partisans du mal déclare : «Je n’ai qu’une seule préoccupation, c’est d’anéantir ceux qui sont susceptibles d’incarner la noblesse voulue par le ciel. » Et l’homme à la djellaba de mentionner sa conception de la chose : « Il est de tradition qu’en matière d’adversité, le ciel a toujours préféré faire face à un adversaire dont la ténacité est d’une stature colossale, afin de pouvoir donner un sens aux exigences de sa gloire. » Le pouvoir, la femme et les interdits devinrent les armes tant convoités d’Iblis. Une logique qui fleurete avec celle du Tribun de Tivaouane, dans l’un de ses discours magistraux sur l’unicité de Dieu au siècle passé : « L’autorité d’Adam, la dignité d’Eve, les insuffisances de Satan et le secret renfermé par le fruit défendu témoignent tant bien que mal de l’existence éternelle d’un mal qui aura pour commencement le déséquilibre social.» Mais le Responsable Moral a soulevé une équivoque des plus pertinents : c’est que cet amalgame est une occasion pour le ciel de tester la volonté du croyant, histoire de prouver que ce qui donne un sens à la foi se trouve dans un courage justifié par une soumission sans faille à Allah.

 

                            Le Récit de Noé Ou La Naissance de La Haine

 Au fil des siècles, la théorie du complot s’est manifestée par « l’avènement de la haine. » Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy évoque une faiblesse du temps, histoire de citer ceux là qui ont fini par en devenir victimes, parce qu’ayant vu leur sérénité bafouée par la réussite d’un autre. Serigne Moustapha Sy, lui, va plus loin, notamment en parlant de l’aspect héréditaire de la chose. Ce qui justifie la volonté de Noé de voir son peuple anéanti, parce que conscient de l’existence d’un mal qu’aucun miracle prophétique ne peut éradiquer. Là aussi, le ciel procède par une volonté émanant d’une démarche qui lui est propre, en ne daignant point épargner l’entourage de son envoyé de missionnaire.

« Quoi de plus remarquable que la démarche des mystiques en termes d’invocation ? Seydil Hadj Malick Sy (rta), lui, a préféré jouer la carte du sens de la mesure : prier Dieu de l’épargner du mal de la personne du mécréant plutôt que du mécréant lui-même », confie l’auteur de Daa al bilàd. Il va plus loin : « la théorie du complot est de l’ordre du divin. Toutefois elle n’a de sens que quand il y’a un esprit libidineux apte à la matérialiser. » Ce qui semble plus profond aux yeux des ouverts d’esprit, comparé à la conception scientifique de la chose.

 

          L’Histoire De Salomon Ou La Procréation des Forces Invisibles

Avec le règne de Salomon, la théorie a trouvé sa place au sein de la famille même du roi et prophète. Un seul prétexte justifia la présence des forces du mal auprès de son frère en Egypte : le cumul de deux pouvoirs, notamment la royauté et la prophétie, jugé anormal ici. Salomon ne dut son salut qu’a l’impact de l’alliance avec Balqis-et non une simple coalition- ainsi que de l‘intervention d’autres forces, dix fois plus puissantes, parce qu’invisibles.

 

                   L’Aventure de Moise Ou L’Eclosion des Massacres

Avec Moise, les massacres devinrent les seuls moyens pour prévenir une quelconque naissance promue au rang de succession. Mais la mésaventure de l’interlocuteur par excellence fut une occasion pour le ciel de théoriser trois principes : une soumission corps et âme à Dieu summum de toutes les richesses, une intimité avec le ciel gage d’un bonheur inouï et une guérison de l’âme symbole d’une quiétude. « Le seul impératif qui vaille, en matière de guérison, demeure pour le médecin une nécessité de rattacher sa conscience à l’existence de ce que l’on peut désigner par une volonté divine », précise le pensionnaire du relais. En occident, même la vaccination fut, à une certaine période, visée dans le cadre de la théorie du complot, histoire de faire croire à une création visant du profit et non un désir de prévenir une quelconque maladie.  

 

                         La Venue du Christ Ou L’Apparition de Sectes

Avec le Christ, les adeptes de la fameuse théorie ont remué ciel et terre afin que l’histoire du fils de Marie fasse l’objet de toutes sortes de confusions. Même le fait qu’il fut « coupé de ses originales orientales » trouva sa place dans une lettre de l’homme du 15 mars, « islam et monde occidental », notamment sous forme de dénonciation d’une certaine tendance dominatrice née en occident. L’avènement d’une secte de la franc-maçonnerie, instaurée par les juifs au quatrième jour de la naissance du chef de file des douze apôtres, est une parfaite illustration de ladite théorie. Cependant le désir de l’éliminer resta vain. Quant aux adeptes d’une « illustration sentimentale » de la chose, ils optèrent pour une mise en scène qui le donne pour victime de la croix.

 

L’étoile de Médine, bien que confronté aux vipérins usant de la théorie en question, eut pour tremplin dans son œuvre une sanctification par le Seigneur de ses actes fréquents. Seydouna Mouhamad (psl) a su, inspiré par ce Dieu qui fut pourtant celui de Moise, Nouh, Insa et Salomon, donner un sens céleste à ses moindres répliques ou gestes.

L’étoile de la théorie du complot brille toujours  lorsque le missionnaire prendra la peine de contempler le ciel. Mais cela ne pourra point l’empêcher d’accomplir ce qui justifie sa présence sur terre. Le reste dépendra de la lucidité de son entourage et des préceptes de son oeuvre, tout en sachant que l’essentiel demeure la manifestation divine.

Il faut être doté d’une finesse d’esprit à l’image d’Al Maktoum pour déceler les traits de cette volonté ainsi : «  Dieu a assisté à toutes les catastrophes du monde. Il a assisté à toutes les guerres, à toutes les paix et à la chute de toutes les divinités. »

Il faut être un Responsable Moral aussi éminent qu’Al Mourchid pour pouvoir également cerner les changements de visage de la théorie du complot : expression d’un machiavélisme par des gestes assez inhumains à l’égard des « Abàdilah », campagne de dénigrement ciblant les écrits de l’Imam Ghazali, complot contre la personne d’Abou Hanifa, déclaration de persona non grata pour l’Imam Chà fi I, violence verbale à l’égard de l’Imam Malick, opposition à l’avènement de la confrérie de l’Imam Chàzili, objection face au savoir incommensurable ayant élu domicile dans la mémoire de Cheikh Abdoul Qadr Al Jaylàni, exclusions d’Abou Yazid, de l’Imam Boukhàri et de Zounounile Basri, complot et éxécution de Halladj.

                         La Tijanya Face Aux « Anti-Confrériques » Nés

Avec les Seigneurs de la Tijanya, la théorie est, cette fois-ci, devenue l’affaire des ennemis des dignes héritiers du prince de l’espèce humaine (psl) .

Cheikh Ahmad Tijany Chérif (rta) canonisa une indulgence à l’égard des grandeurs de l’univers loin d’être préparées à se mesurer aux imbus d’une profonde Haqiqa (réalités essentielles). Et pourtant, l’on raconte toujours ce qui fut à l’origine de l’assassinat de ses deux fils ;

Que dire donc de Seydil Hadj Malick Sy (rta), exclu de son domicile à Saint Louis, et errant dans les rues de la vieille ville pour trouver une demeure ? Heureusement que le livre saint ne cautionne l’ostracisme que dans le domaine de la foi. Seuls ceux que rebute une adhésion à la cause Mahométane peuvent être considérés comme des exclus. Et Serigne Cheikh Tidiane Sy de s’insurger : « Ils se sont exclus eux-mêmes, parce que peinant à croire à ce qui a été révélé au prophète de l’islam (psl). »

Le tout du bien, Cheikhal Khalifa Ababakar Sy (rta) a, selon le Responsable Moral, bénéficié d’un privilège en tant que Khoutbou. Ce qui a contribué à dissiper toute manifestation exotérique des conséquences des ruses des ennemis. Quant à l’homme à la djellaba, l’on se souvient encore de cette Une du Journal la vache-« les magouilles de Cheikh Tidiane »-, histoire de vouloir agir sur la conscience publique en diabolisant celui qui demeure la parfaite incarnation de tous les saints.

 

                          Et Depuis, le Mal Est Toujours Parmi Nous

 Une « mentalité complotiste » pèse toujours sur la conscience de quelques esprits rachitiques dans ce pays. Cependant elle ne saurait perturber la protubérance de la cause Moustarchide. C’est simple : les moustarchidines ont su, au Sénégal, nationaliser la prise de conscience, afin que le sens de responsabilité soit éloigné du prestige et que la quête de droiture prenne le dessus sur la haine et l’injustice. La genèse de la théorie du complot montre que le refus de l’effort ne peut servir à l’aspirant. La présence de l’ennemi pèse sur la conscience, et toute forme d’émotion que suscite le mal que ce dernier commet doit être transformée en action pour le bien de sa cause. « Seigneur, épargnez-moi d’une paix superficielle. Une paix qui tue la volonté d’un homme », aimait à prier Ababakar Sy (rta).

 

Maam Cheikh

Chroniqueur

Senpresse.com

                                 Mon Cher Frère,

Je t’écris en tant que chroniqueur, afin que ton expérience et ta lucidité puisse m’édifier sur l’avancée plutôt inquiétante de la seule crise qui freine l’évolution de ce pays : l’idiotie.

Au siècle passé, Seydil Hadj Malick Sy, cet inconnu de la nation sénégalaise promu au rang de « Maftouhoune Aleyhi », parce qu’habité par un savoir ayant intimidé le moi profond de ses contemporains, dénonçait : « Seul un esprit pervers peut culpabiliser l’innocence. » Il faut être doté d’une conscience des plus rachitiques pour s’acharner sur une communauté qu’un Homme de Dieu aussi influent que Serigne Babacar Sy (rta) a dédié à la mémoire des gens de la caverne, histoire de reprendre les propos d’Al Maktoum.

Quoi de plus juste que d’interroger l’histoire de la façon la plus convenable qui soit ? Si, malgré nos jeunes âges, nous arrivons à communiquer aux autres le déroulement des événements qui ont marqué ce pays, à quoi servent ces « faiseurs d’actualité » qui peinent à conter correctement ce qui s’est passé il y’a trois décennies ?

D’abord, au Sénégal, Serigne Moustapha Sy est le fondateur du Dahiratoul Moustarchidine Wal Moustarchidaty, et El Malick Seck le précurseur du People. Voila pourquoi ce pur produit de l’horreur médiatique peine à écrire convenablement sur le chef de file des moustarchidines.

Ensuite, il n’y a d’hommage plus vibrant que celui accordé par Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy Al Maktoum à Serigne Moustapha Sy. Chaque fils, quelque soit sa lignée d’appartenance, aurait souhaité que son propre père aille jusqu’à soutenir être prêt à sacrifier sa vie pour le sien. « En matière d’éducation spirituelle, le Dahiratoul Moustarchidina Wal Moustarchidaty a obtenu des résultats d’une envergure remarquable (..) plutôt mourir que de voir Serigne Moustapha être sacrifié par ses ennemis », précise t-il le 29 janvier 2000 au CICES de Dakar.

Il faut être Souleymane Jules Diop pour accepter d’être le seul à rendre hommage à El Malick Seck, histoire de vouloir faire de lui un self made man sous prétexte « qu’il s’est fait lui-même » pardi ! Quoi d’inspirant dans le parcours d’un journaliste qui n’a jamais su faire de sa plume un catalyseur des différents organes de presse dans lesquels il est passé ?  Malgré la présence du clown du fief de Lat Dior dans ses locaux, Thies Info a fermé. La suite, on la connait : un parcours avec au menu un conflit l’ayant opposé à Serigne Saliou Touré au point que les disciples de ce dernier aient brulé sa  maison paternelle et enlevé son frère, une intrusion au journal « le cafard libéré » qui n’existe plus, une saisie du matériel de son journal « Deuk Bi » suite à une diffamation qu’il commis avec l’affaire « Bleu Cissokho », une gestion incompétente puis une revente du site confidence.com, une énième affaire en justice avec le journal 24 heures chrono, et enfin facedakar, ou la porte ouverte aux horreurs les plus scandaleuses que l’univers médiatique n’ait connu.  

Je suis sur, cher frère, que vous « souffrez » comme moi en lisant ses écrits. L’homme à la djellaba condamnait hier ceux qui, faute de prendre le temps d’écrire afin de transformer leurs idées en signes que l’on couche sur du papier, sont devenus bavards. Là, la situation est dix fois plus complexe parce que nous avons affaire à des « plumes de la honte ». Une vérité écrite textuellement et truffée de fautes est tout sauf vrai pardi ! El Malick Seck débute ses phrases par « au point que », se perd dans les dédales des accords grammaticales, mais surtout ment pour mieux convaincre son lectorat.

Abdou Diouf ne sait point « déplacé lors de l’ouverture d’une conférence religieuse en 1989 » comme il le soutien, mais d’un colloque international initié par les moustarchidines, et le premier sur la jeunesse musulmane dans ce pays. L’on se souvient encore de cette confidence aux élans de mises en gardes de Serigne Moustapha Sy à l’égard de « l’homme au destin cacophone « : « Si un langage de vérité peine à vous faire comprendre que ce pays va vers la dérive et que le peuple est en colère, j’ai bien peur que ce ne soit un langage de pierre qui vous le dise ».

Des jeunes mécontents qui se sont pris au cortège d’Abdou Diouf à Thies, au point qu’une pierre l’ait presqu’atteint, ont concrétisé ces propos. Son fameux « la jeunesse sénégalaise est malsaine » s’est transformée en « mon cher Moustapha, mon cher fils ! », parce qu’ému à l’idée de trouver une jeunesse moustarchidine aussi disciplinée et instruite sur place. Ne vanta-t-il pas l’action du mouvement ayant abouti à l’alphabétisation de 30.000 jeunes ? C’est cette même jeunesse qui fut traitée d’imposteurs durant les événements de 1993. Que s’est-il passé entre temps ? Prions pour que la psychologie puisse, dans ce pays, trouver un jour le moyen de cerner les sautes d’humeur intempestives et autres prises de décision ubuesques de nos hommes politiques.

Dans ses lettres ouvertes publiées entre 1993 et 1994, Serigne Cheikh Tidiane Sy relégua le Dahira Moustarchidine au rang de Mouvement dont la dimension mystique a pour centre de rayonnement la mémoire du Khalife Ababakar Sy (rta), dénonça les prises d’otage par le régime contre des moustarchidines, et considéra que le choix de Serigne Moustapha Sy de soutenir l’opposition était juste et fondamental. Quant aux événements du 16 février, son gout effréné pour le mensonge a fait qu’il n’a daigné cité « la vache », ce quotidien crée avec pour Une « les magouilles de Cheikh Tidiane ». Une façon pour les socialistes de tenter de dénigrer l’homme à la djellaba sous prétexte qu’Abdou Diouf peinait à le recevoir pour obtenir son soutien et sa bénédiction pour des élections.

Serigne Moustapha Sy fut le seul à s’engager et à défendre le Tribun de Tivaouane au point d’être emprisonné. L’on se souvient encore de ce discours à Tivaouane dans lequel Al Maktoum se lamenta de la mort d’un de ses disciples les plus fidèles parmi les 6 policiers. A quoi bon vouloir imputer la responsabilité de ce qui s’est passé dans une marche organisée par l’opposition elle-même au mouvement moustarchidi?  En « chroniqueur de l’histoire », El Malick Seck devrait éviter de commettre le comble pour la presse sénégalaise : faire de sorte que la jeunesse prenne pour référence des va-nu-pieds !

Mon cher Aboubakrine, je suis certain que vous avez été, au-delà du niveau de maitrise de  la langue de Molière par El Malick Seck, choqué par les non-dits et autres balivernes. Avez-vous déjà vu Serigne Moustapha Sy convoqué la presse pour un quelconque « aveu d’échec » ? Un type de programme et un terme sans nul doute méconnus du pensionnaire du relais, lieu ou il reçut d’ailleurs les Moustarchidines le vendredi 6 avril 2012 pour une Ziara. Les « enfants gâtés du ciel »  maitrisent parfaitement « la théorie de l’accompagnement » en matière de changement de régime politique. Qu’il cesse donc d’être plus « régimiste » que les dirigeants de ce pays eux-mêmes.

Pour lui, le courage devrait commencer par le fait de citer l’homme qu’ils redoutent le plus, notamment en faisant allusion à une éventuelle candidature de Serigne Moustapha Sy : Khalifa Sall, cet otage dont la libération est tant convoitée.

Le conte d’Andersen nous a légué la philosophie selon laquelle il y’a des fous qui s’ignorent, et qu’il est difficile de trouver dans l’entourage proche du chef quelqu’un qui ose crier: « Le roi est nu ! »

Le Sénégal a été bâti avec le sang et la sueur d’hommes aussi intègres que spirituellement forts à l’image d’El hadj Omar Tall, de Hadj Ibrahim Niasse, de Seydil Hadj Malick Sy ou encore de Cheikh Ahmadou Bamba. Nous disons non à l’injustice et aux petites vertus à l’égard de leurs dignes héritiers, quitte à y laisser notre vie. Et ce n’est pas un aventurier du Ndiambour qui , lorsque les inconditionnels d’Al Maktoum se réunissaient dans une place pour l’écouter conter les merveilles de l’histoire sainte, se déambulait dans les arènes de ce pays. Ses propos dans les médias sont synonymes d’injures à l’égard de l’auditoire. Et le mensonge commence quand il dit qu’aucun membre des familles Sy et Mbacké ne s’y trouve, puisque Serigne Mouhamadoul Mbacké Wadoud de Touba, Serigne Sidy Ahmed Sy de Tivaouane et Ahmed Khalifa Niasse de Kaolack furent sur place.

Le sang de ceux qui se sont battus pour la liberté est plus précieux que celui des gens qui se donnent en spectacle sous sa tutelle, et le sable des champs de courses plus symbolique que celui de ces arènes, car ayant été foulé par des seigneurs de la Tijanya.

En attendant de recevoir ta réponse, je te renouvelle mes encouragements pour ton combat si noble cher frère.

 

Maam Cheikh

Chroniqueur

Senpresse.com      

lundi, 22 janvier 2018 23:07

Traité d'Une Noble Gestion du Pouvoir

Le Général De Gaule confie à Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy : «Votre grand père Seydil Hadj Malick Sy (rta) est la conscience de ce pays. Vous êtes de ceux qui peuvent le mener à bon port. Même Senghor ne pourra remplir dignement sa mission sans vous. Mawdo a été le seul rempart qui vaille lorsque la France ploya face à l’ennemi. »

C’est l’illustration d’un discours appartenant désormais à l’histoire sainte, car affilié à un espace temps remarquable : Keur Dieumb, ce fief de Baye Ndiassé Mbaye connu grâce à l’œuvre d’Al Maktoum, et 2018, quarantenaire de la naissance du Mouvement Moustarchidine. Le contexte est d’un symbolisme inouï, et le contenu d’une profondeur remarquable, parce que d’un orateur doublé d’un conférencier hors pair. L’homme à la djellaba précise : « Ce qui est valable pour un comportement religieux l’est aussi pour un comportement politique.» Pour adhérer à cette prophétie, il faut croire à la conception selon laquelle un seul souffle anime les deux, et est éternel.

 

                                                                                        DE LA DELICATESSE DU VERBE

Le verbe sublime assigné à l’étoile de Médine trouve son sens dans le fait que les prédécesseurs de ce dernier ont souvent « perdu quelques points en matière de rhétorique ».

C’est l’histoire de Salomon, ce ténor qui, vacciné contre toute forme d’incarnation d’une imposture, su enfourcher les caps de roi et de prophète. En écrivant une lettre à la reine de Saba, il devint « un peu plus royal » qu’il ne le faut : une condamnation de la vanité et une soumission à son égard au menu. Mais quand on a affaire à une femme dotée d’une acuité d’esprit remarquable, l’on ne peut que répliquer de facon consciente. Balqis su user des mots qu’il faut pour dénoncer les maux entrevus à travers la fameuse lettre.

En matière de conquête de pouvoir, les Hommes de Dieu ont toujours préféré une personne ayant été initiée à une tarbiya (formation spirituelle). Il faut une « conscience spirituelle » assez rigide pour ne pas sévir sous le joug des ambigüités de la politique politicienne.

 

 

                                                                           DE LA VOLONTE DE CONSCIENTISER SON ENTOURAGE

En termes d’envoi de missionnaire, le ciel procède toujours en interrogeant l’environnement immédiat en question. Et la mère de toutes, celle visant le choix d’un représentant sur terre, a fait face à un contexte des plus inattendus.

C’est le récit d’un « procès fantôme » des plus rocambolesques, et aussi vieux que le monde. Face à la volonté du ciel de créer l’homme, une partie de la  communauté des archanges se senti perplexe quant à l’utilité d’un tel acte. Le comble, c’est l’absence-ou la non existence préalable- de l’accusé, mais aussi la citation de faits non encore commis. « Objection ! » aurait dit un juriste averti, bien que ce terme ne soit d’usage que dans une cour au vrai sens du terme, avec une présence des concernés.

Mais le juge des juges, lui, se sert assez souvent de son titre d’omniscient en matière de remise en cause. Et le temps-parce qu’il incarne le temps lui-même, de lui donner raison dans un contexte précis : l’expédition d’anges du ciel à l’occasion de la bataille historique de Badr pour combattre des ennemis déclarés du prince de la race dont il redoutait la création, en l’occurrence Seydouna Mouhamad (psl). Et Al Maktoum d’évoquer le livre saint en ces termes : « Le coran fait de la violence un principe. » Cela n’a rien à voir avec l’agressivité.

Quant à l’enseignement du leader des Moustarchidines, il stipule que ces « anges contestataires » ont été conçus à l’image de l’homme (mine nafsile bachar). Ce qui justifie l’existence de toute forme de « conscience revendicative » à l’égard du ciel.

En matière politique, c’est là tout le sens de la nécessité d’appréhender la perception des choses par son entourage, et d’agir afin de rééquilibrer les responsabilités. Le dialogue demeure le seul instrument apte à faire évoluer les choses dans ce domaine. Mais son aspect consultatif a ceci de particulier selon Al Maktoum : « Chez le négro-africain, la réussite d’un responsable dépend non seulement de la bonne foi, mais aussi du sens de discernement de son entourage. » Administrer, c’est savoir choisir les informateurs au détriment des menteurs. 

Les tenants du pouvoir peinent à « discipliner le peuple ». Mais la philosophie héritée des russes en faisant fi d’une révolution des mentalités a ceci de particulier : c’est au niveau des instances que la concrétisation d’une telle volonté devrait débuter. A quoi bon prodiguer des conseils si l’on n’arrive pas à se comporter de façon exemplaire ? Et Serigne Babacar Sy (rta) de s’insurger : « Tout conseil qui ne porte pas en son sein les deux principales vertus de la participation que sont la maturité et la fidélité n’est qu’une suggestion sans intérêt. »

                     

                                                                   DE LA NECESSITE DE S’OPPOSER DIGNEMENT

C’est l’épopée d’une opposition, sans nul doute la première de l’histoire de l’humanité. Lucifer, cet ennemi déclaré du bien, refusa de se prosterner devant le ciel. Mais les mystiques aiment à prôner une nécessité de distinguer le Lucifer en tant que créature, et qui n’a rien à voir avec l’autre aspect qui s’est érigé en système. Celui-ci est à l’image de la représentation de tout ce que la volonté divine ne cautionne guère alors que celui là symbolise les tracasseries nées de nos systèmes. Ce qui explique le fait que certaines personnes peinent à avoir une conscience limpide. Et le ciel de déclarer : « Il arrive que je mette une barrière entre l’individu et son cœur, de sorte qu’il devienne aussi encombrant que Satan. »

Le Président Lamine Gueye considérait que la moralisation de la politique au Sénégal  dépendait de la nécessité de ne pas prendre son adversaire pour ennemi. Senghor n’hésitait pas à faire appel à son « opposant de conseiller » Serigne Cheikh Tidiane Sy, leader du P.S.S. à l’époque, lorsque le pays faisait face à des situations assez complexes, le temps de trouver une issue. Cela n’a rien à voir avec « l’aspect sournois » de la chose, celui là qui fit dire  à Kroutchev, s’adressant à Nasser : « Toi et moi sommes fous. Mais c’est un secret d’état. »

C’est d’ailleurs ce qui justifie ce qu’Al Maktoum désigne par le terme de « coup d’état administratif », dix fois plus dangereux qu’un coup d’état militaire. C’est le terrain privilégié des malintentionnés de l’entourage d’un Chef d’Etat, avec deux démarches : « couper l’élu des réalités du monde » et l’amadouer de sorte qu’il fasse de l’arrogance un tremplin politique.

 Tout dépend du régime auquel on a affaire. Mais pour ce qui est, par exemple, des injustices à l’égard des leaders d’opinion, Serigne Moustapha Sy exige deux choses : une tentative visant à libérer le chef politique otage de son entourage immédiat ou une décision de lui faire face, dans la logique d’une complicité. 

 

                                                             DE L’APREHENSION D’UNE INTIMITE MYSTIQUE

Il n’y a de concept plus approprié pour qualifier le lien unissant le tribun de Tivaouane au docteur de la foi si ce n’est celui d’intimité mystique. D’abord, l’homme au bonnet carré avait soutenu qu’Al Maktoum était la prunelle de ses yeux. Mais ce dernier est allé plus loin avec Serigne Moustapha Sy à travers ces propos datant du 29 janvier 2000 au C.I.C.E.S : « L’action de Serigne Moustapha Sy est affiliée à une grande mission. Il a des ennemis qui sont des plus dangereux et des plus malhonnêtes. Je ne veux nullement qu’il soit sacrifié, et n’hésiterai pas à donner ma vie pour qu’il puisse être sauvé de justesse. »

Ensuite, face à lui, dans un cadre loin de s’apparenter à une sortie publique, il lui déclare : « En vérité, le seul couple qui perturbe le moi profond de personnes des plus redoutables est le notre. »

Enfin en s’adressant à son fidèle condisciple de toujours Baye Omar Samb, il déclare : « Moustaf ne ploie point sous le joug de la solitude. Quand on est assigné d’une mission aussi noble, le ciel procède en faisant de sorte que toute conscience à même de polluer notre environnement  soit à jamais écartée. »

En histoire sainte, il n’y a rien de plus concis qu’un hommage de cette trempe, parce qu’il traverse le temps et ses vicissitudes. Ces propos ont trouvé refuge dans les cœurs de leurs disciples, et aucune langue n’est apte à traduire leur portée convenablement. C’est là un consensus qui rebutera à jamais les simples d’esprits. Il faut y réfléchir…avec le cœur ! La raison nous mènerait, dans ce domaine précis, dans les coins et recoins de la cité du scandale.

Maam Cheikh

Chroniqueur

Senpresse.Com      

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