Maam Cheikh

Maam Cheikh


Dans son discours intitulé L’Islam & Le Monde, Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy déclare : « L’homme n’est autre qu’élément de synthèse, et l’humilité reste non seulement le fondement, mais aussi la signification de sa grandeur. » Une façon assez profonde chez le tribun de Tivaouane d’anticiper sur ce qui donne un sens à la dignité humaine.

 Création promue au rang de digne représentant de Dieu sur terre, l’homme est élément de synthèse, c’est-à-dire la résultante d’un ensemble de dispositions physico-cérébrales. «  C’est l’âme, avec son inclination au sacré, c’est l’intelligence, avec sa soif de découverte, c’est l’esprit, avec ses ressources inépuisables, c’est la passion, plongée dans une perpétuelle quête d’approfondissement et de divertissement c’est le corps, avec son légitime besoin d’aliments nutritifs, , et c’est enfin l’homme, instrument de mesure qui est là pour en assurer équitablement la répartition, sinon tout devient obscur dans le plus obscur des mondes », énumère t-il dans le même discours, histoire d’hiérarchiser les éléments à équilibrer afin de mériter le nom d’Homme.     

Tout ceci illustre encore une fois la réaction de la communauté des archanges, réaction contée depuis toujours comme une forme de contestation. Et depuis, les adeptes d’histoires saintes ne cessent de remuer ciel et terre pour résoudre une énigme : comment une créature tout aussi dévouée et soumise à l’image d’un ange peut-elle interpeller le créateur suite à une mesure prise ? Ecoutons Serigne Moustapha Sy de Tivaouane, chef spirituel des Moustarchidines : « La dernière génération d’anges a été façonnée avec un esprit qui avoisine celle de l’être humain (mine nafsil bachar). Ses exécutions d‘ordre sont souvent précédées de contestations ou d’interpellations de toutes sortes. Rien à voir avec la première qui, elle, n’a d’yeux que pour une soumission peinte d’un mutisme symbolique, car créée avec tout ce qu’il faut pour cela (mine nafsil malak). » Et Al Maktoum de justifier la démarche du Dieu du ciel et de la terre : « C’est effectivement un moyen et une occasion pour ce Dieu tombé du ciel de redevenir ici bas le favori de la compétition inter-universelle.» 

La dignité humaine fait appel à l’usage d’éléments sans lesquels le statut de vicaire-au sens organique du terme-se perd dans les dédales d’une vie sans rendement. Et c’est là le péché de ceux qui ne prennent nullement la peine d’équilibrer les éléments enfouis dans le tréfonds de leur nature profonde. Comportement plutôt inquiétant que souligna  l’homme à la djellaba, dans son discours du Gamou de Tivaouane en 2007 : Pour lui, le ciel a tendance à « mettre en faillite » ceux qui daignent s’adonner à cette obligation. « A défaut d’oublier le seigneur, c’est plutôt ce dernier qui nous plonge dans un état qui fait que l’on s’oublie soi-même. », confie t-il. C’est là le comportement routinier qui peint la vie de ceux qui peinent à prendre le temps de réfléchir sur ce qui justifie leur présence sur terre.

Pourtant quatre années plutôt, le même contexte-toujours la nuit du Mawlid-avait fait l’objet de l’exposition du même sujet par l’auteur de Fa Ileyka. Cette fois-ci, il cita l’âme (rouh), élément voué à l’adoption des vertus héritées des grands missionnaires. Pour que le sujet échappe au destin tragique de « victime de la prière », rien de mieux que d’associer le rituel à l’incarnation de ces vertus. Lintuition (fitra), citée en rempart pour l’homme, prévient toute forme de dérive de l’âme avec pour orientation des tendances qui prennent une voie autre que celle tracée par le divin. C’est là que se situe le centre d’attraction privilégié par les Hommes de Dieu, afin de sauver leurs prochains. Et c’est aussi ce qui justifie le mérite du Khalife Ababakar Sy (rta), qui cite son père en exemple : « J’ai appris à mes disciples à connaitre et à suivre l’éternel, et j’ai marché sans trébucher sur le chemin tracé par mon père feu Seydil Hadj Malick Sy (rta). »

La conscience (al wàaye), représente ici, selon Al Maktoum, l’instrument qui veille sur les engagements du croyant. On ne prête pas allégeance sans pour autant avoir une attention particulière sur ce qui permet de parfaire l’élément réceptif qu’est sa foi. Et le fameux Zàkira (élément de rappel), sert ici d’acolyte à la conscience. Et les mystiques de réinterpréter la fameuse formule selon laquelle le Zikr en tant que rappel procure de la quiétude au croyant ! Pour eux, c’est plutôt un péché que de se rappeler du divin, parce qu’il ne fallait nullement l’oublier pardi ! On ne se rappelle que de ce dont on a oublié, ne serait-ce que pour de minimes fractions de secondes. 

Al Aql (intellect), est ce qu’il y’a de plus apte pour poser des problèmes. Là aussi, une logique conçoit qu’Il n’y a que dans la langue de Molière que le vocable « intellectuel » existe. Et encore qu’il désigne communément un apprenant, même sévissant sous le joug de ce que le coran appelle ignorance des savants. Sacré spéculation ! L’essentiel, c’est qu’il soit conçu comme le seul élément qui serve à l’être humain, afin qu’il puisse » trouver une forme à tout fond », pour reprendre les propos d’Al Maktoum. Avec pour allié la logique (mantiq), il est de tradition que les anomalies dans ce domaine ont fait reprendre la plume à l’homme du 15 mars durant l’année 1994, afin de rédiger sa fameuse lettre qui intimida plus d’un : Crise de Logique

Al Amal (action), c’est ce qui caractérise chez l’individu la volonté d’agir. A ce stade, réécoutons Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy, face à son auditoire du gamou en 2003, en universaliste imbu d’un pouvoir d’interprétation des phénomènes inouï, djellaba noir, gestuelle mesurée, verbe maitrisé, voix à la fois étouffée par un rhume et associée à un timbre qui raisonne encore dans la mémoire de ses conditionnels  : « Il y’a lieu de préciser que l’action doit avoir pour aboutissement un résultat. Et dans ce domaine précis, l’homme d’action n’a rien à voir avec l’activiste. Celui-ci se focalise sur des valeurs,  avec l’âme comme instrument de mesure des actes posés, alors que celui là est plutôt tourné vers des tendances. » Voila toute la différence, qui rappelle d’ailleurs l’une de ses interpellations, pleine d’humour et de sens : « Il y’a les hommes d’affaires, mais aussi les hommes affairés, c’est-à-dire ceux là qui, lorsqu’ils vous croisent, sac à la main et front en sueur, auront du mal à vous dire concrètement où ils vont. »  

 

Maam Cheikh

Chroniqueur

 

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«  Le réalisme occidental a pour pilier fort le matérialisme dégradant. Chez nous, l’archaïsme débordant hérité des traditions ancestrales sévit intensément. Voila deux éléments qui justifient largement le fait que nos natures profondes soient à jamais bafouées. »  Prophétie ne pouvait être plus significative pour dénoncer la pire des crises. L’auteur, lui, est l’un des hommes les plus influents de son époque, et un sage dont la pertinence a toujours eu pour préoccupation première un comportement perfectionné et mesuré de l’être.

 

 L’on a toujours conçu que les paroles et paraboles de Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy pèsent lourdement sur la conscience collective. Là, au-delà de la conscience, elle invite la nature profonde de l’individu à trouver un tremplin pour s’extirper de la pollution morale qui sévit dans le monde. Elle a pour centre de rayonnement une quête de matérialisme inouïe de la part de l’occident, mais aussi un obéissement à des traditions et superstitions tendancieuses. « Nous ne sommes nullement sur la bonne voie, et l’occident non plus. Heureusement que la main du seigneur nous est toujours tendue pour un retour aux réalités essentielles », stipule t-il dans le même discours, tenu à Tivaouane en 2009 dans le cadre du Gamou.

En 1994, dans Islam & Monde Occidental, Al Maktoum invitait l’occident et le monde musulman à se pencher sur une interpellation du prince Charles d’Angleterre. Elle visait une « jonction de haut niveau entre l’occident et le monde musulman. » Jonction qui, selon l’homme à la djellaba, avait quelque chose de particulier : « l’occident est une technique sans conscience, et l’islam une conscience sans technique ». Mais la variété de cultures qui détermine le monde islamique fait que les pratiques changent selon les milieux.

Au Sénégal, l’islam lutte tant bien que mal contre des traditions ancestrales (« aada » en wolof) qui prennent toujours le dessus sur les valeurs islamiques. L’illustration est de l’inconnu de la nation sénégalaise et auteur du légendaire « Khilàssou Zeuheub », Seydil Hadj Malick Sy (rta) : « Les traditions ancestrales prendront toujours le dessus sur l’islam au Sénégal. » Et pour servir une réponse à ses apôtres exigeant une prière qui puisse changer la donne, Mawdo rétorqua ce que nul ne l’avait jusque là entendu dire : « Mak dou gnàne loudoule naguou ! » (un patriarche n’invoque le ciel que pour voir sa requête acceptée et non l’inverse). Même la façon de manifester son engagement envers un guide religieux, ou encore d‘évoluer dans un cercle dédié à la sainteté, peut souvent être entachée de mesures et pratiques tournant le dos au ciel. Et le tonitruant Serigne Cheikh Mbacké Gaindé Fatma (rta) de s’insurger, en interpellant son compagnon de guerre Serigne Cheikh Tidiane Sy  :  « Faisons de sorte que celui qui est prit pour valet (beuk neeg en wolof) chez son maitre soit désormais considéré comme un digne serviteur et rien d’autre. » Serigne Moustapha Sy, lui, dénonce une forme de croyance semblable au fait de ne regarder que par un seul œil, c’est-à-dire de n’avoir d’yeux que pour quelqu’un-ce qui semble normal d’ailleurs-au point de croire qu’aucun autre n’existe ou n’a rien de bien dans ce qu’il fait-là se trouve le mal. Le leader des Moustarchidines va même plus loin en précisant : «  Ce n’est point notre présence dans l’édifice servant de mosquée qui intéresse le ciel, mais plutôt là ou nous nous trouvions avant d’y venir, et surtout notre destination après le geste de piété. » Voila pourquoi au-delà du fait d’accabler les gens de sermon, Serigne Cheikh Tidiane Sy avait opté pour l’action tendant à « former des cœurs nouveaux que rien ne saurait détruire ». Ce fut là ce qui justifie l’œuvre des hommes d’action de la trempe de Seydil Hadj Malick Sy (rta) et de Cheikh Ahmadou Bamba (rta). En effet, ils avaient pour seule préoccupation de s’improviser sentinelles afin que les pratiques traditionnelles ne puissent nullement prendre le dessus sur les vertus promues par la religion.

Le matérialisme dégradant est la pire des crises qui puisse secouer l’occident. C’est la suggestion d’un scientifique tout aussi intelligent qu’Albert Einstein, que l’on connait avec sa théorie de la relativité et sa bombe atomique. Il avait pourtant prédit un détonateur aussi puissant que la bombe C (Communication). C’est aussi la conception d’un penseur, Sidi Ibrahim Rayahi, qui nous confie dans ce domaine précis : « La formule qui fera exploser le monde des humains sera moins militaire qu’on le pense. » Et c’est enfin la confidence d’un mystique à l’image de Serigne Cheikh Tidiane Sy, qui nous édifie sur l’assertion de Rayahi : « Elle se résume en ceci : rendre nécessaire ce qui n’est qu’accessoire. » Il n’y a rien de plus inquiétant que cette percée du matérialisme, dans le sens ou elle ne semble pas « réfléchie » dans certains domaines. Les psychologues occidentaux se sont penchés la dessus, et ont prédit la fin de l’intimité. Quoi de plus simple pour illustrer le déséquilibre de la nature profonde de l’être que cette façon pour les technologies de prendre l’individu pour otage ?  « L’islam, avec ses milliards d’adeptes et son éternel besoin de se voir fournir en matière technique par l’occident, fait face à une situation plus qu’énigmatique », justifie Al Maktoum.  

L’essentiel, c’est de mettre l’accent sur la formule  « âmes plus vertus plus avoirs matériels égalent civilisation », enseignée par Al Maktoum qui s’est inspiré du coran. Pour lui, la dignité d’une civilisation-et, partant, de toutes les cultures-, se trouve dans le fait que l’âme prenne le dessus sur tout. Le sacré, c’est d’abord ce qui particularise l’équilibre de la nature profonde, désignée chez les gnostiques par le terme « tabiatoule hàal ». Et il y’a cette forme d’instrumentalisation de la jeunesse dénoncée toujours par le fils d’Ababakar Sy depuis plus de 60 ans à Diourbel. Il annonçait, à ce stade, que l’invention du téléphone, parmi tant d’autres outils, ferait que l’on aurait affaire à un type de jeune dont l’appartenance à l’espèce humaine reste à définir. Même l’imprimerie n’est pas en reste dans cette illustration du matérialisme dégradant , car l’édition n’a pas fournit que des milliards, elle sert aussi d’arme aux journalistes adeptes de l’horreur médiatique et autres écrivains avides de formules peintes d’une crise de logique inquiétante. Et là, il faut une autre chronique pour revenir sur cette anomalie qui guette l’humanité !

 

Maam Cheikh

Chroniqueur

 


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vendredi, 27 juillet 2018 15:21

REFLEXIONS: Traité de L'Echec de L'Humanité

“ En matière de comportement religieux, toute forme de prestige ou d’extravagance s’inspirant d’un narcissisme inouï rebute le ciel. N’est ce pas là les signes distinctifs de l’ignorance ou encore de la mécréance ? » rétorque Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy. Une façon assez symbolique pour le tribun de Tivaouane de dénoncer les méfaits de la démarche de l’humanité face aux systèmes, mais aussi ce qui fait que l’on passe d’échec en échec : « Toute forme d’échec de la race humaine symbolise en même temps la grandeur du divin. Qu’elle soit d’ordre politique, religieux, traditionnel ou même confrérique, elle devrait avoir pour suite une honnêteté marquée par la nécessité de tout remettre entre les mains de Dieu, et non une ridicule aspiration à la démagogie en tant que leader. » 

Il est des valeurs qui devraient convenir à l’être humain en tant que représentant de Dieu sur terre. Des valeurs que même l’athéisme, aussi obscur soit-il comme forme de pensée, ne pourrait nullement réfuter. Et c’est justement celles qui devraient conduire cette planète. Qu’il s’appelle chef politique, guide religieux ou encore chef traditionnel, l’idéal serait pour lui de s’y soumettre. L’essentiel, c’est d’avoir de la foi en quelque chose. L’humanité a sombré, depuis le début du 21ème siècle, dans une période de troubles qui ne dit pas son nom. En 2003, Al Maktoum a préconisé, lors de son discours du Gamou à Tivaouane, une refonte des systèmes à défaut de mondialisation. « Tous les systèmes sont mal fichus. A quoi bon vouloir mondialiser ? », se lamentait-il. Cinq années plus tard, il revenait sur cette situation plutôt délicate, notamment en soutenant avoir précisé à Jean Baptiste Colbert, philosophe à la clairvoyance distinguée, que l’occident ne doit nullement intellectualiser la médiocrité et la haine. Et ce dernier de préciser : « En France, la pire des erreurs a été de laisser des impénitents prendre en main la révolution. Qu’ont-ils fait si ce n’est de tuer toutes les valeurs chrétiennes qui faisaient de notre pays un exemple ? » Et depuis, le pays du Général De Gaule est devenu cette sorte de Marianne qui ne cesse de s’engouffrer dans un labyrinthe des plus complexes.

Chez nous, l’échec se manifeste du point de vue social de façon remarquable. Ecoutons l’homme à la djellaba : « Nous vivons dans une société moralement polluée. Une société où la nature profonde ne répond à aucune exigence tout aussi profonde, et où l’économie de traite et le salaire façonnent l’individu. »  Que dire donc d’une contrée ou les « gran’place » et autres lieux de rencontres privilégiés des adeptes du verbiage prennent le pas sur les projets de société ? La religion, chrétienne comme musulmane, a vu ses hommes d’action jouer pleinement leur rôle de régulateur. Qu’il s’agisse d’Abbé Jacques Seck,  de Mame Abdoul Aziz Sy Dabakh (rta), ou encore de Serigne Cheikh Mbacké Gaindé Fatma (rta), tous ont retroussé les manches et lutté contre de telles pratiques. Mais la conscience collective n’a nullement considéré que le comportement social soit un pilier de la chose religieuse.

L’échec politique a pour nom « une promotion d’ambigüités nées de la politique politicienne ». Elle se manifeste par le fait que nos chefs ont adopté le proxénétisme politique comme tremplin, à défaut du bon sens. « Il y’a des gens qui se sentent si immunisés contre la vérité et le bon sens chaque fois qu’il s’agit de s’agripper à ce qui leur reste comme lambeaux de pouvoir », précisait Serigne Cheikh Tidiane Sy. Que dire donc de ce membre de gouvernement qui eut l’audace de soutenir face à Al Maktoum «  Plutôt mourir que de perdre mon portefeuille ministériel ! » ? Réponse ne pouvait être plus tonitruante que celle du Saint Homme, avec la franchise qu’on lui connait : «  C’est le protocole qui vous séduit donc et non le travail. »

Au pays de Senghor, la crise a aussi eut pour soubassement l’application d’une démarche politique pour une décision d’ordre économique désignée par le concept de dévaluation, et ceci depuis 1994. Ce fut surtout l’occasion pour le fils d’Ababakar Sy d’en venir à des principes tout aussi universels, et enseignés par le coran : « Une civilisation n’est digne que quand elle place l’âme au dessus des vertus, bien que celles-ci soient les valeurs qui permettent à l’humanité d’être réellement humaine. Et il y’a les avoirs matériels qui ne demandent qu’a se mettre au service des vertus, afin que la hiérarchie soit respectée. Ames+vertus+avoirs matériels égalent civilisation. »

L’humanité ne cesse de verser dans une démarche qui multiplie les crises des systèmes. Al Maktoum aimait à les citer en faisant référence aux termes wolof « reuyou fitreu » (prétention) et « reuyou protocole » (prestige). Si le premier est de l’ordre du monde arabe, le second symbolise toutes les tracasseries de l’occident, ce monde avec lequel l’on a connu toutes sortes de bavures telles l’esclavage et la colonisation. Et chez nous, l’un comme l’autre sévissent…le problème des castes n’est-il pas une parfaite illustration de la prétention ? Le chantre politique ne rappelle t-il pas cette vulgarisation insignifiante du prestige ? Des vicissitudes qui avaient  rendu un vieux paysan sénégalais nostalgique, au point de se demander : « Mais quand est ce que l’indépendance prendra t-elle fin? »

 

Maam Cheikh

Chroniqueur

Senpresse.Com

 

 

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vendredi, 20 juillet 2018 13:20

REFLEXIONS: Confessions Superstitieuses


«  Dieu est loin d’être un élément recul dont la seule préoccupation est de remuer sans cesse les brasiers de l’enfer »
. C’est là une assertion d’Al Maktoum qui a su sonner le glas face à un débat des plus complexes. S’il est vrai qu’il a crée la vie et la mort, le paradis et l’enfer, il n’en demeure pas moins qu’il nous a préparé à des épreuves dix fois plus intéressantes que de nous voir nous noyer dans une mer de péchés et de ne devoir notre salut qu’a une condamnation pure et simple.

Le discours religieux, en tant que philosophie prônant une attitude raisonnable, raisonnée et mesurée de l’être face à son créateur, devrait surtout avoir pour penchant ce qu’il y’a d’intéressant d’abord chez l’individu. « C’est l’âme avec son inclination au sacré, c’est l’esprit avec ses ressources inépuisables, c’est l’intelligence avec sa soif de découverte (…) », nous énumère Al Maktoum. Quoi de plus urgent que d’avoir à arbitrer les différents rapports entre ces éléments à la fois autonomes, contradictoires et interdépendants ? C’est là le centre d’attraction tant convoité par les grands serviteurs du seigneur. Cela n’a rien à voir avec le discours des marchands de foi promouvant uniquement un accomplissement des gestes de piété afin de se faire récompenser par une adhésion au paradis céleste. Là, le tribun de Tivaouane dénonce une sorte de « marchandage entre créature et créateur ». « Yeufi bana bana rek ! » (que du marchandage influencé par une recherche de profit), affirme t-il avec le sens de l’humour qu’on lui connait. Humour renfermant toujours en lui-même les secrets d’un enseignement des plus riches.

En vérité, nous ne sommes pas là uniquement pour faire l’objet de sanctions si nous ne prenons pas la peine d’accomplir pleinement des devoirs religieux. Bien qu’ayant évoqué toute sorte de punition, Le Dieu de Mahomet (psl) et de toute la création est loin d’être un élément de recul. Même la crainte dont il fait allusion à son égard  est loin de frôler une logique qui promeut une sorte de « diabolisation de son existence», mais plutôt une manière de rappeler à la fois son omniprésence, son omniscience et son omnipotence. Et Serigne Alioune Gueye de Tivaouane de s’insurger : «  La plupart de certains passages du livre saint symbolisent plus une mise en garde qu’un réquisitoire ».  C’est souvent ces versets préférés des marchands de foi qui aiment à énumérer les sanctions qui seront à affliger à ceux qui prennent un chemin autre que celui du bien. « C’est pour le ciel une façon de rappeler aux adeptes du mal l’existence de la citadelle du bien, et de leur préciser justement qu’il les y accueillera s’ils consentent à changer de comportement », nous confie Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy. « Et encore que paradis et enfer cohabitent dans une même antichambre, et ceci à l’image du réfrigérateur qui nous procure de l’eau fraiche et qui, en même temps, voit son dessous nous rebuter parce que d’une chaleur insupportable. Voila tout le paradoxe », murmure le saint homme.    

Nous adorons ce Dieu pour une raison très simple : il n’a nullement d’égard sur terre, en atteste la sourate Al Ikhlàs (lame yalide walame youlade, sourate 112, verset 4), et est par conséquent le seul détenteur d’un pouvoir absolu (tabàrakallazi bi yadihile mulk wahouweu alà koulli chay ine qadiir, sourate 67, verset 1 ). Cela n’a rien à voir avec cette conception erronée qui illustre un Dieu qui n’a d’yeux que pour la sanction de ceux qui se détournent du droit chemin. Commencez donc par trouver le moyen d’accepter, tel qu’il le souhaite, de voyager afin de découvrir les merveilles de notre présence sur terre. Et cela commence par la découverte de notre être, avec tout ce qu’il est possible d’exiger à notre nature profonde. Tout est dans l’intention. Même le désir de vivre longtemps assez souvent formulé par le musulman sénégalais à qui l’on informe le décès de son prochain a ceci de particulier selon Seydil Hadj Malick Sy (rta) : une peur de tourner le dos aux « délices de la vie sur terre » et non une façon de vouloir continuer à servir le très haut.

 

 

Maam Cheikh

chroniqueur

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Tout était ficelé. Ou en tout cas particulièrement bien engagé. L’attaquant sénégalais de Liverpool (26 ans) était prévu pour être le premier étage de la fusée Mercato du Real. L’intérêt de longue date une rumeur côté espagnol avait déjà fuité sur le sujet il y a un an s’était même encore renforcé après la finale de Ligue des champions, nous informait France football dans un article sur Sadio Mané sur un potentiel transfert vers le Real Madrid.

Mais l’enfant de Bambaly dément : « Ce sont que des rumeurs. Je ne suis au courant de rien et je n’ai pas été contacté. Je reste un joueur de Liverpool et je rejoindrai mes coéquipiers aux Etats-Unis pour la tournée pré-saison. Le Real est une excellente équipe, mais je suis concentré sur mon équipe », a-t-il déclaré l’attaquant sénégalais de Liverpool.

Wiwsport.com

jeudi, 14 juin 2018 02:26

LA JALOUSIE, CE MANQUE DE FOI !

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