Maam Cheikh

Maam Cheikh

Les albinos du Sénégal ont lancé ce samedi, dans la cité du Rail, un cri de cœur à l’endroit des hommes politiques qui les traquent à chaque période électorale, nous rapporte L’Observateur. Pour Amadou Aly Sall, président de la Fédération nationale des Albinos du Sénégal, il est temps que cette chasse à l’albinos s’estompe. « Quand les élections approchent, on entend souvent dire que les albinos sont traqués par les hommes politiques. Nous voulons que cela cesse. Les albinos sont traumatisés durant ces périodes de précampagne électorale. Nous ne voulons plus être des objets de sacrifice. Nous avons enregistré des tentatives de Kidnapping d’albinos », constate-t-il.
A lui d’ajouter qu’ils sont en train de sensibiliser leurs amis pour qu’ils soient vigilants. « Nous sensibilisons nos camarades pour qu’ils soient plus vigilants. Il faut que les hommes politiques comprennent que les albinos sont des acteurs de développement. C’est léger de croire que tuer un albinos donne le pouvoir ou que coucher avec une femme albinos guérit du Sida», a-t-il laissé entendre.

 

Xalima

Cheikh Abdoulaye Dieye, guide mouride et homme de culture, écrit : «En lui Serigne Cheikh Tidiane Sy a réalisé la double quête de ’’l’Insànoul Kàmil’’ (l’homme parfait) dans la perspective islamique : cet être spirituel qui vivra pour Dieu seulement en duo avec l’être terrestre, et qui travaillera et se battra comme s’il ne devra jamais quitter ce bas monde. »

 L’islam, c’est l’ouverture. Al Maktoum l’incarne. Il a su, par la force des choses, faire changer des habitudes, réinterroger des certitudes, parfaire des aptitudes, éveiller des sentiments de plénitude et même influencer sur des attitudes.

 

 

                                                                                L’Art De Savoir Raconter Le Déroulement d’Une Aventure

  « La révélation, c’est l’art de savoir raconter le déroulement d’une aventure. Aventure qui a pour commencement le ventre maternel, et pour terme les flancs inconsolables de la tombe », confie l’homme à la djellaba. C’est là tout ce qui justifie sa philosophie dans ce domaine précis qu’est l’islam en tant que vécu pour le croyant. Par ailleurs, ses discours et autres écrits montrent souvent qu’il va bien au-delà en citant des phénomènes liés à « l’inter-universel ».

 Pour Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy, la religion est une perpétuelle tension qui tend à maintenir un parfait équilibre pour la bonne grâce de tout ce qui existe, Dieu l’ensemble de toute cette existence, et l’homme cet élément de synthèse dont l’humilité reste le fondement et la signification de sa grandeur.

Cerner la philosophie de celui que Mbaye Dondé surnomma « l’autre chose » n’est point l’affaire des impénitents. Encore faut-il que l’on soit imbu de ses différentes conceptions de la chose spirituelle. Conceptions qui font que l’on arrive à voyager dans l’univers insondable des mondes le temps d’un discours sur l’unicité de Dieu, et ceci depuis la Nature Essentielle du trés haut (hàhoud) jusqu'au Monde des Ombres (nàssoute) ou nous évoluons, en passant par Làhoud (essence divine), Djabaroud (monde des archétypes) et Malakoute (monde des formes). La philosophie d’Al Maktoum passe par la nécessité de voir l’omniscience du divin dans tout propos, qu’il s’agisse d’un vers de Lamartine, d’une prophétie du Dalai Lama, d’un discours de Mahatma Ghandi ou encore d’une anecdote contée de Serigne Alioune Gueye de Tivaouane.

 

                                                                               Une Manière Providentielle De Communiquer…

 « La révélation, c’est plus qu’une récitation, c’est une manière providentielle de communiquer avec cette substance de qualité si longuement recherchée dans la matière grise de l’homme » confie le grand père spirituel des Moustarchidines. Et le plus inattendu dans cette confession, c’est cette façon de chercher le moyen d’incarner l’être parfait avec pour seul instrument la dignité. Pour lui, le vrai sens de ce mot ne se découvre que lorsqu’on y enlève la lettre G. C’est donc les termes wolof « di nité » (rester humain) qui le définissent.

Dans Islam et Monde Occidental, il nous énumère les composantes de la « structure interne de l’individu » : « C'est l'âme avec son inclination au sacré, c'est l'intelligence avec sa soif de découverte, c'est l'esprit avec ses ressources inépuisables, c'est la passion plongée dans une quête perpétuelle d'approfondissement et de divertissement, c'est le corps humain avec son légitime besoin d'aliments nutritifs, et c’est enfin l’homme, instrument de mesure qui est là pour en assurer équitablement la répartition, sinon tout devient obscur dans le plus obscur des mondes. »

Prier, c’est s’adonner à une obligation religieuse, mais c’est aussi voir son âme (Rouh) être nourrie à la sève d’une pureté. Mais cela doit être associé à une quête de quiétude du cœur, tel l’atteste le divin dans le quatrième verset de la Sourate La Victoire (Al Fath). C’est aussi ce qui incombe aux autres éléments composants l’être, et à la fois contradictoires, autonomes et interdépendants.

 

                                                                                 C’est de La Haute Science…

« La révélation, c’est plus qu’un enseignement, c’est de la haute science défiant et les événements et les bouleversements qui les accompagnent », poursuit celui que d’aucuns appellent affectueusement Maam Cheikh. C’est là une façon de voir les choses faisant appel à une nécessité de faire face aux réalités. Pour Al Maktoum, cela commence par le fait de démystifier les conceptions sociales sans fondement. Et l’auteur de Fa Ileyka de rétorquer : « L’opinion publique n’existe pas pour moi, car je me suis crée une loi au dessus des lois sociales. »

La philosophie d’Al Maktoum condamne les ambigüités de la politique politicienne, mais indexe aussi le peuple quand il le faut : « Un peuple qui respire mais qui ne vit pas, car la vie est faite pour se battre… », souligne t-il dans une lettre ouverte publiée en 1993. Il prône des valeurs économiques reposant  sur les principes du coran qui veulent qu’une civilisation ne soit digne que quand elle place l’âme au dessus des vertus, et que les avoirs matériels viennent en dernière position. « Ames plus vertus plus avoirs matériels égalent civilisation », avait t-il écrit dans un contexte où la dévaluation semblait plus être un acte politique qu’une décision économique. Et le plus inouï, c’est cette façon de condamner cette forme d’ignorance que le Coran cite ainsi : « Et malgré leur savoir, ils agissent comme des égarés… »…l’ignorance des savants, qui demeure le centre de rayonnement de la crise de logique.

 

Maam Cheikh

Choniqueur

 

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La jeunesse qui ne cesse d’entreprendre, d’innover, de créer, sera à l’honneur ce week end. En effet, une information qui devrait rester dans les anales de la presse sénégalaise lui plairait sans nul doute : le lancement du premier magazine dédié exclusivement aux jeunes entrepreneurs.

« Jeune Entrepreneur » est le fruit d’un travail acharné de jeunes rédacteurs, photographes, infographes et caméramans qui se sont lancés dans l’aventure. Objectif : apporter sa pierre à l’édifice dans la « construction d’un discours médiatique » qui met en exergue la couche constituant une majorité dans ce pays : la jeunesse. Que de start up ont été crées durant les cinq dernières années…Ils sont nombreux à mériter qu’on parle d’eux. A quoi bon attendre que l’entrepreneur construise une entreprise aux projets pharaoniques et au chiffre d’affaires considérable pour pouvoir dresser son portrait ? « Jeune Entrepreneur » est prêt à faire la différence, et à parler de ceux qui constituent non pas le Sénégal de demain-le concept d’avenir étant trop abstrait pour des pionniers-mais plutôt d’aujourd’hui. Qu’il s’agisse de mode, de digital, de formation, d’immobilier, de consultance, de beauté, de vente en ligne….tout est dans le sens de créativité, l’audace et la vision. Et le magazine de s’improviser tremplin pour guider tout « jeune entrepreneur »…

 

Maam Cheikh

Chroniqueur/Coach en Leadership & Communication

 

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Dans son discours intitulé L’Islam & Le Monde, Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy déclare : « L’homme n’est autre qu’élément de synthèse, et l’humilité reste non seulement le fondement, mais aussi la signification de sa grandeur. » Une façon assez profonde chez le tribun de Tivaouane d’anticiper sur ce qui donne un sens à la dignité humaine.

 Création promue au rang de digne représentant de Dieu sur terre, l’homme est élément de synthèse, c’est-à-dire la résultante d’un ensemble de dispositions physico-cérébrales. «  C’est l’âme, avec son inclination au sacré, c’est l’intelligence, avec sa soif de découverte, c’est l’esprit, avec ses ressources inépuisables, c’est la passion, plongée dans une perpétuelle quête d’approfondissement et de divertissement c’est le corps, avec son légitime besoin d’aliments nutritifs, , et c’est enfin l’homme, instrument de mesure qui est là pour en assurer équitablement la répartition, sinon tout devient obscur dans le plus obscur des mondes », énumère t-il dans le même discours, histoire d’hiérarchiser les éléments à équilibrer afin de mériter le nom d’Homme.     

Tout ceci illustre encore une fois la réaction de la communauté des archanges, réaction contée depuis toujours comme une forme de contestation. Et depuis, les adeptes d’histoires saintes ne cessent de remuer ciel et terre pour résoudre une énigme : comment une créature tout aussi dévouée et soumise à l’image d’un ange peut-elle interpeller le créateur suite à une mesure prise ? Ecoutons Serigne Moustapha Sy de Tivaouane, chef spirituel des Moustarchidines : « La dernière génération d’anges a été façonnée avec un esprit qui avoisine celle de l’être humain (mine nafsil bachar). Ses exécutions d‘ordre sont souvent précédées de contestations ou d’interpellations de toutes sortes. Rien à voir avec la première qui, elle, n’a d’yeux que pour une soumission peinte d’un mutisme symbolique, car créée avec tout ce qu’il faut pour cela (mine nafsil malak). » Et Al Maktoum de justifier la démarche du Dieu du ciel et de la terre : « C’est effectivement un moyen et une occasion pour ce Dieu tombé du ciel de redevenir ici bas le favori de la compétition inter-universelle.» 

La dignité humaine fait appel à l’usage d’éléments sans lesquels le statut de vicaire-au sens organique du terme-se perd dans les dédales d’une vie sans rendement. Et c’est là le péché de ceux qui ne prennent nullement la peine d’équilibrer les éléments enfouis dans le tréfonds de leur nature profonde. Comportement plutôt inquiétant que souligna  l’homme à la djellaba, dans son discours du Gamou de Tivaouane en 2007 : Pour lui, le ciel a tendance à « mettre en faillite » ceux qui daignent s’adonner à cette obligation. « A défaut d’oublier le seigneur, c’est plutôt ce dernier qui nous plonge dans un état qui fait que l’on s’oublie soi-même. », confie t-il. C’est là le comportement routinier qui peint la vie de ceux qui peinent à prendre le temps de réfléchir sur ce qui justifie leur présence sur terre.

Pourtant quatre années plutôt, le même contexte-toujours la nuit du Mawlid-avait fait l’objet de l’exposition du même sujet par l’auteur de Fa Ileyka. Cette fois-ci, il cita l’âme (rouh), élément voué à l’adoption des vertus héritées des grands missionnaires. Pour que le sujet échappe au destin tragique de « victime de la prière », rien de mieux que d’associer le rituel à l’incarnation de ces vertus. Lintuition (fitra), citée en rempart pour l’homme, prévient toute forme de dérive de l’âme avec pour orientation des tendances qui prennent une voie autre que celle tracée par le divin. C’est là que se situe le centre d’attraction privilégié par les Hommes de Dieu, afin de sauver leurs prochains. Et c’est aussi ce qui justifie le mérite du Khalife Ababakar Sy (rta), qui cite son père en exemple : « J’ai appris à mes disciples à connaitre et à suivre l’éternel, et j’ai marché sans trébucher sur le chemin tracé par mon père feu Seydil Hadj Malick Sy (rta). »

La conscience (al wàaye), représente ici, selon Al Maktoum, l’instrument qui veille sur les engagements du croyant. On ne prête pas allégeance sans pour autant avoir une attention particulière sur ce qui permet de parfaire l’élément réceptif qu’est sa foi. Et le fameux Zàkira (élément de rappel), sert ici d’acolyte à la conscience. Et les mystiques de réinterpréter la fameuse formule selon laquelle le Zikr en tant que rappel procure de la quiétude au croyant ! Pour eux, c’est plutôt un péché que de se rappeler du divin, parce qu’il ne fallait nullement l’oublier pardi ! On ne se rappelle que de ce dont on a oublié, ne serait-ce que pour de minimes fractions de secondes. 

Al Aql (intellect), est ce qu’il y’a de plus apte pour poser des problèmes. Là aussi, une logique conçoit qu’Il n’y a que dans la langue de Molière que le vocable « intellectuel » existe. Et encore qu’il désigne communément un apprenant, même sévissant sous le joug de ce que le coran appelle ignorance des savants. Sacré spéculation ! L’essentiel, c’est qu’il soit conçu comme le seul élément qui serve à l’être humain, afin qu’il puisse » trouver une forme à tout fond », pour reprendre les propos d’Al Maktoum. Avec pour allié la logique (mantiq), il est de tradition que les anomalies dans ce domaine ont fait reprendre la plume à l’homme du 15 mars durant l’année 1994, afin de rédiger sa fameuse lettre qui intimida plus d’un : Crise de Logique

Al Amal (action), c’est ce qui caractérise chez l’individu la volonté d’agir. A ce stade, réécoutons Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy, face à son auditoire du gamou en 2003, en universaliste imbu d’un pouvoir d’interprétation des phénomènes inouï, djellaba noir, gestuelle mesurée, verbe maitrisé, voix à la fois étouffée par un rhume et associée à un timbre qui raisonne encore dans la mémoire de ses conditionnels  : « Il y’a lieu de préciser que l’action doit avoir pour aboutissement un résultat. Et dans ce domaine précis, l’homme d’action n’a rien à voir avec l’activiste. Celui-ci se focalise sur des valeurs,  avec l’âme comme instrument de mesure des actes posés, alors que celui là est plutôt tourné vers des tendances. » Voila toute la différence, qui rappelle d’ailleurs l’une de ses interpellations, pleine d’humour et de sens : « Il y’a les hommes d’affaires, mais aussi les hommes affairés, c’est-à-dire ceux là qui, lorsqu’ils vous croisent, sac à la main et front en sueur, auront du mal à vous dire concrètement où ils vont. »  

 

Maam Cheikh

Chroniqueur

 

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«  Le réalisme occidental a pour pilier fort le matérialisme dégradant. Chez nous, l’archaïsme débordant hérité des traditions ancestrales sévit intensément. Voila deux éléments qui justifient largement le fait que nos natures profondes soient à jamais bafouées. »  Prophétie ne pouvait être plus significative pour dénoncer la pire des crises. L’auteur, lui, est l’un des hommes les plus influents de son époque, et un sage dont la pertinence a toujours eu pour préoccupation première un comportement perfectionné et mesuré de l’être.

 

 L’on a toujours conçu que les paroles et paraboles de Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy pèsent lourdement sur la conscience collective. Là, au-delà de la conscience, elle invite la nature profonde de l’individu à trouver un tremplin pour s’extirper de la pollution morale qui sévit dans le monde. Elle a pour centre de rayonnement une quête de matérialisme inouïe de la part de l’occident, mais aussi un obéissement à des traditions et superstitions tendancieuses. « Nous ne sommes nullement sur la bonne voie, et l’occident non plus. Heureusement que la main du seigneur nous est toujours tendue pour un retour aux réalités essentielles », stipule t-il dans le même discours, tenu à Tivaouane en 2009 dans le cadre du Gamou.

En 1994, dans Islam & Monde Occidental, Al Maktoum invitait l’occident et le monde musulman à se pencher sur une interpellation du prince Charles d’Angleterre. Elle visait une « jonction de haut niveau entre l’occident et le monde musulman. » Jonction qui, selon l’homme à la djellaba, avait quelque chose de particulier : « l’occident est une technique sans conscience, et l’islam une conscience sans technique ». Mais la variété de cultures qui détermine le monde islamique fait que les pratiques changent selon les milieux.

Au Sénégal, l’islam lutte tant bien que mal contre des traditions ancestrales (« aada » en wolof) qui prennent toujours le dessus sur les valeurs islamiques. L’illustration est de l’inconnu de la nation sénégalaise et auteur du légendaire « Khilàssou Zeuheub », Seydil Hadj Malick Sy (rta) : « Les traditions ancestrales prendront toujours le dessus sur l’islam au Sénégal. » Et pour servir une réponse à ses apôtres exigeant une prière qui puisse changer la donne, Mawdo rétorqua ce que nul ne l’avait jusque là entendu dire : « Mak dou gnàne loudoule naguou ! » (un patriarche n’invoque le ciel que pour voir sa requête acceptée et non l’inverse). Même la façon de manifester son engagement envers un guide religieux, ou encore d‘évoluer dans un cercle dédié à la sainteté, peut souvent être entachée de mesures et pratiques tournant le dos au ciel. Et le tonitruant Serigne Cheikh Mbacké Gaindé Fatma (rta) de s’insurger, en interpellant son compagnon de guerre Serigne Cheikh Tidiane Sy  :  « Faisons de sorte que celui qui est prit pour valet (beuk neeg en wolof) chez son maitre soit désormais considéré comme un digne serviteur et rien d’autre. » Serigne Moustapha Sy, lui, dénonce une forme de croyance semblable au fait de ne regarder que par un seul œil, c’est-à-dire de n’avoir d’yeux que pour quelqu’un-ce qui semble normal d’ailleurs-au point de croire qu’aucun autre n’existe ou n’a rien de bien dans ce qu’il fait-là se trouve le mal. Le leader des Moustarchidines va même plus loin en précisant : «  Ce n’est point notre présence dans l’édifice servant de mosquée qui intéresse le ciel, mais plutôt là ou nous nous trouvions avant d’y venir, et surtout notre destination après le geste de piété. » Voila pourquoi au-delà du fait d’accabler les gens de sermon, Serigne Cheikh Tidiane Sy avait opté pour l’action tendant à « former des cœurs nouveaux que rien ne saurait détruire ». Ce fut là ce qui justifie l’œuvre des hommes d’action de la trempe de Seydil Hadj Malick Sy (rta) et de Cheikh Ahmadou Bamba (rta). En effet, ils avaient pour seule préoccupation de s’improviser sentinelles afin que les pratiques traditionnelles ne puissent nullement prendre le dessus sur les vertus promues par la religion.

Le matérialisme dégradant est la pire des crises qui puisse secouer l’occident. C’est la suggestion d’un scientifique tout aussi intelligent qu’Albert Einstein, que l’on connait avec sa théorie de la relativité et sa bombe atomique. Il avait pourtant prédit un détonateur aussi puissant que la bombe C (Communication). C’est aussi la conception d’un penseur, Sidi Ibrahim Rayahi, qui nous confie dans ce domaine précis : « La formule qui fera exploser le monde des humains sera moins militaire qu’on le pense. » Et c’est enfin la confidence d’un mystique à l’image de Serigne Cheikh Tidiane Sy, qui nous édifie sur l’assertion de Rayahi : « Elle se résume en ceci : rendre nécessaire ce qui n’est qu’accessoire. » Il n’y a rien de plus inquiétant que cette percée du matérialisme, dans le sens ou elle ne semble pas « réfléchie » dans certains domaines. Les psychologues occidentaux se sont penchés la dessus, et ont prédit la fin de l’intimité. Quoi de plus simple pour illustrer le déséquilibre de la nature profonde de l’être que cette façon pour les technologies de prendre l’individu pour otage ?  « L’islam, avec ses milliards d’adeptes et son éternel besoin de se voir fournir en matière technique par l’occident, fait face à une situation plus qu’énigmatique », justifie Al Maktoum.  

L’essentiel, c’est de mettre l’accent sur la formule  « âmes plus vertus plus avoirs matériels égalent civilisation », enseignée par Al Maktoum qui s’est inspiré du coran. Pour lui, la dignité d’une civilisation-et, partant, de toutes les cultures-, se trouve dans le fait que l’âme prenne le dessus sur tout. Le sacré, c’est d’abord ce qui particularise l’équilibre de la nature profonde, désignée chez les gnostiques par le terme « tabiatoule hàal ». Et il y’a cette forme d’instrumentalisation de la jeunesse dénoncée toujours par le fils d’Ababakar Sy depuis plus de 60 ans à Diourbel. Il annonçait, à ce stade, que l’invention du téléphone, parmi tant d’autres outils, ferait que l’on aurait affaire à un type de jeune dont l’appartenance à l’espèce humaine reste à définir. Même l’imprimerie n’est pas en reste dans cette illustration du matérialisme dégradant , car l’édition n’a pas fournit que des milliards, elle sert aussi d’arme aux journalistes adeptes de l’horreur médiatique et autres écrivains avides de formules peintes d’une crise de logique inquiétante. Et là, il faut une autre chronique pour revenir sur cette anomalie qui guette l’humanité !

 

Maam Cheikh

Chroniqueur

 


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vendredi, 27 juillet 2018 15:21

REFLEXIONS: Traité de L'Echec de L'Humanité

“ En matière de comportement religieux, toute forme de prestige ou d’extravagance s’inspirant d’un narcissisme inouï rebute le ciel. N’est ce pas là les signes distinctifs de l’ignorance ou encore de la mécréance ? » rétorque Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy. Une façon assez symbolique pour le tribun de Tivaouane de dénoncer les méfaits de la démarche de l’humanité face aux systèmes, mais aussi ce qui fait que l’on passe d’échec en échec : « Toute forme d’échec de la race humaine symbolise en même temps la grandeur du divin. Qu’elle soit d’ordre politique, religieux, traditionnel ou même confrérique, elle devrait avoir pour suite une honnêteté marquée par la nécessité de tout remettre entre les mains de Dieu, et non une ridicule aspiration à la démagogie en tant que leader. » 

Il est des valeurs qui devraient convenir à l’être humain en tant que représentant de Dieu sur terre. Des valeurs que même l’athéisme, aussi obscur soit-il comme forme de pensée, ne pourrait nullement réfuter. Et c’est justement celles qui devraient conduire cette planète. Qu’il s’appelle chef politique, guide religieux ou encore chef traditionnel, l’idéal serait pour lui de s’y soumettre. L’essentiel, c’est d’avoir de la foi en quelque chose. L’humanité a sombré, depuis le début du 21ème siècle, dans une période de troubles qui ne dit pas son nom. En 2003, Al Maktoum a préconisé, lors de son discours du Gamou à Tivaouane, une refonte des systèmes à défaut de mondialisation. « Tous les systèmes sont mal fichus. A quoi bon vouloir mondialiser ? », se lamentait-il. Cinq années plus tard, il revenait sur cette situation plutôt délicate, notamment en soutenant avoir précisé à Jean Baptiste Colbert, philosophe à la clairvoyance distinguée, que l’occident ne doit nullement intellectualiser la médiocrité et la haine. Et ce dernier de préciser : « En France, la pire des erreurs a été de laisser des impénitents prendre en main la révolution. Qu’ont-ils fait si ce n’est de tuer toutes les valeurs chrétiennes qui faisaient de notre pays un exemple ? » Et depuis, le pays du Général De Gaule est devenu cette sorte de Marianne qui ne cesse de s’engouffrer dans un labyrinthe des plus complexes.

Chez nous, l’échec se manifeste du point de vue social de façon remarquable. Ecoutons l’homme à la djellaba : « Nous vivons dans une société moralement polluée. Une société où la nature profonde ne répond à aucune exigence tout aussi profonde, et où l’économie de traite et le salaire façonnent l’individu. »  Que dire donc d’une contrée ou les « gran’place » et autres lieux de rencontres privilégiés des adeptes du verbiage prennent le pas sur les projets de société ? La religion, chrétienne comme musulmane, a vu ses hommes d’action jouer pleinement leur rôle de régulateur. Qu’il s’agisse d’Abbé Jacques Seck,  de Mame Abdoul Aziz Sy Dabakh (rta), ou encore de Serigne Cheikh Mbacké Gaindé Fatma (rta), tous ont retroussé les manches et lutté contre de telles pratiques. Mais la conscience collective n’a nullement considéré que le comportement social soit un pilier de la chose religieuse.

L’échec politique a pour nom « une promotion d’ambigüités nées de la politique politicienne ». Elle se manifeste par le fait que nos chefs ont adopté le proxénétisme politique comme tremplin, à défaut du bon sens. « Il y’a des gens qui se sentent si immunisés contre la vérité et le bon sens chaque fois qu’il s’agit de s’agripper à ce qui leur reste comme lambeaux de pouvoir », précisait Serigne Cheikh Tidiane Sy. Que dire donc de ce membre de gouvernement qui eut l’audace de soutenir face à Al Maktoum «  Plutôt mourir que de perdre mon portefeuille ministériel ! » ? Réponse ne pouvait être plus tonitruante que celle du Saint Homme, avec la franchise qu’on lui connait : «  C’est le protocole qui vous séduit donc et non le travail. »

Au pays de Senghor, la crise a aussi eut pour soubassement l’application d’une démarche politique pour une décision d’ordre économique désignée par le concept de dévaluation, et ceci depuis 1994. Ce fut surtout l’occasion pour le fils d’Ababakar Sy d’en venir à des principes tout aussi universels, et enseignés par le coran : « Une civilisation n’est digne que quand elle place l’âme au dessus des vertus, bien que celles-ci soient les valeurs qui permettent à l’humanité d’être réellement humaine. Et il y’a les avoirs matériels qui ne demandent qu’a se mettre au service des vertus, afin que la hiérarchie soit respectée. Ames+vertus+avoirs matériels égalent civilisation. »

L’humanité ne cesse de verser dans une démarche qui multiplie les crises des systèmes. Al Maktoum aimait à les citer en faisant référence aux termes wolof « reuyou fitreu » (prétention) et « reuyou protocole » (prestige). Si le premier est de l’ordre du monde arabe, le second symbolise toutes les tracasseries de l’occident, ce monde avec lequel l’on a connu toutes sortes de bavures telles l’esclavage et la colonisation. Et chez nous, l’un comme l’autre sévissent…le problème des castes n’est-il pas une parfaite illustration de la prétention ? Le chantre politique ne rappelle t-il pas cette vulgarisation insignifiante du prestige ? Des vicissitudes qui avaient  rendu un vieux paysan sénégalais nostalgique, au point de se demander : « Mais quand est ce que l’indépendance prendra t-elle fin? »

 

Maam Cheikh

Chroniqueur

Senpresse.Com

 

 

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