Maam Cheikh

Maam Cheikh

Après Tambacounda, « Jeune Entrepreneur », 1er Magazine dédié à l’entrepreneuriat jeune, sera lancé officiellement à Dakar cette semaine. Dans le cadre de la Semaine Mondiale de L’Entrepreneuriat, Jokkolabs, incubateur ayant fini de devenir une citadelle où « se côtoient les jeunes pousses » de Dakar, accueillera la rédaction de Jeune Entrepreneur ce mercredi 14 Novembre à 17 heures.

Un Talk sur L’Entrepreneuriat, animé par Maam Cheikh, Coach en Leadership & Communication à L’O.P.A.A.F (Office pour l’Assistance & l’Accès à la Formation) se tiendra sur place afin de permettre à l’auditoire d’échanger sur la nécessité d’Oser Lancer Son Propre Business. Il s’ensuivra une présentation du Magazine par la toute jeune Directrice de Publication Fatoumata Diallo. Occasion pour elle de revenir sur ce qui justifie le fait qu’elle se soit lancée dans l’aventure, et ce qui demeure en quelque sorte l’ambition professionnelle du Magazine. Une vente du Magazine, à 1500 FCFA l’exemplaire, se tiendra également sur place.

 

Senpresse .com 

mardi, 06 novembre 2018 13:56

PORTRAIT D'UN ANTI-SYSTÈME DISTINGUÉ

La scène politique sénégalaise, avec ce qu’elle renferme dans ses coulisses et qui lui procure sa facette pour le moins mythique, a eu à faire l’objet, il y’a une décennie, d’une illustration d’un penseur de nature, fondateur de parti, et assez averti sur les événements et bouleversements du siècle passé dans ce domaine précis.

 

L’homme, assez averti sur le théâtre dont est l’objet la politique chez nous, nous confie sa vision des choses. Ecoutons le :  « D’abord, il y’a eu Blaise Diagne, assez confus à l’idée de raisonner ses compatriotes sur le fait de ne pas s’agripper sur les lambeaux du pouvoir, justifier les attaques verbales souvent mal fondées de ses adversaires, supporter le poids des français encourageant les uns et les autres tout en vivant sous le joug d’un complexe à l’égard de sa femme, originaire de la douce France. » Comme quoi le verbiage, les influences des frères de la métropole et les ambigüités de la politique politicienne, ne datent point d’aujourd’hui. Il poursuit : « Ensuite, il y’a eu Gualandou Diouf, qui s’engagea à promouvoir un coté « trop sénégalais », et donc assez imbu des dérives qui font dévier tout projet de société dans ce pays. Ce fut au tour de Lamine Gueye, plutôt bourgeois, qui su bien débuter pour finir par avoir affaire à un entourage passé maitre dans l’art de piller les ressources de ce pays. Quant à Senghor, on le qualifia de mythique aux pensées surréalistes. Et ses fameux « camarades » qui firent raisonner le timbre de sa voix envoutèrent à jamais ses concitoyens, loin d’avoir pris conscience des actions concrètes pouvant faire évoluer les choses. »

 Le contexte politique actuel peint un désir de changement pour certains, et une volonté de soutenir à jamais « les adeptes de l’émergence » pour d’autres. Les deux camps s’affrontent en prélude à l’élection présidentielle de février 2019. Jusque là, le chef de parti de l’A.P.R donnait l’impression de maitriser ses adversaires, au point que l’on s’interrogea réellement sur le poids politique de l’opposition. Qui eut cru qu’un jeune leader aussi « averti et dangereux » pour le régime en place à l’image du chef de file de PASTEF aurait fait surface ? Ayant évolué dans la citadelle ou le crédo demeure « L’argent n’aime pas le bruit »,  Ousmane crie son ras le bol d’un système qu’il juge corrompu, Sonko accouche sur du papier « ses injustices » en termes de gestion des ressources économiques , l’inspecteur des impôts use d’un verbe qui dénonce toute pratique allant à l’encontre des valeurs politiques, le député défie le régime sur des questions aussi sensibles que le cout du T.E.R et le candidat du PASTEF réplique à toute attaque contre sa personne et sa démarche politique.

L’art de taper sur la fourmilière de la classe politique décrit la méthode de Sonko. A  l’exception d’un Abdoulaye Wade, épargné parce que « assez brillant en tant qu’intellectuel, quoiqu’on puisse dire » selon ses propos lors de la présentation de son livre Solutions, l’homme au physique d’athlète, à la barbe bien entretenue et à l’élégance vestimentaire distinguée, prône une rupture avec le clivage libéralisme-socialisme-communisme, celui là qui peint l’histoire du Sénégal. C’est d’ailleurs ce qui lui a valut l’attribution d’un profil d’anti-système. Profil qu’un Cheikh Yérim Seck tenta de considérer comme peinte d’ambigüité, en le traitant de « produit du système » lui-même. Là aussi, Sonko  répliqua d’une manière qui fit comprendre à quel point il détient assez d’arguments en toutes circonstances. Et le leader du PASTEF de dénoncer à la fois la vision étriquée du journaliste sur le système en question et le soulèvement d’un débat synonyme de stigmatisation en rapport avec son appartenance religieuse. Comme quoi les questions n’ont pas été des meilleures, parce que ne frôlant nullement le contenu de l’ouvrage. Contenu revenant sur un programme politique et ses grandes lignes. L’essentiel, ce n’est point la barbe qu’il porte, mais plutôt ce que l’homme a dans la tète !

Il faut plus qu’un « magui giss » (j’ai constaté) et « dégg na » (il parait que)-tels ont été les propos du patron de Yérimpost pour se faire comprendre et agir avec tact comme journaliste. A Senghor refusant de s’imposer comme le gardien de la constitution et des destinées du Sénégal, parce que de confession chrétienne dans un pays à 95% de musulmans, un guide religieux rétorqua : «  Nous n’avons pas soutenu que tu es pour nous un chef religieux, mais plutôt un leader politique. Nous restons à jamais ancrés sur nos valeurs en tant que musulmans. Là est un autre débat. » D’ailleurs, ne bénéficia t-il pas de soutiens de Khalifes aussi intègres à l’image de Serigne Babacar Sy et de Serigne Falilou Mbacké ? Les vieux senghoristes se rappellent encore de la fameuse « Senghor Séngue thia kaw ! » (Senghor à jamais au sommet de la hiérarchie politique) de Serigne Fallou Mbacké ! Le débat se doit d’être orienté ailleurs…Là où le situe Ousseynou Ly, jeune membre de la Cellule de Communication de PASTEF aux publications distinguées sur les réseaux sociaux. Et le jeune militant de préciser : «  Les sénégalais ne sont plus dupes. Après 60 ans d’indépendance, nous ne pouvons plus continuer à faire de la politique de la même façon. Le peuple est bien informé…Il y’a là une autre manière de percevoir l’action politique aujourd’hui. »  Ailleurs, son leader n’hésite pas à interpeller Macky Sall lui-même : « Il faut beaucoup plus que des feintes présidentielles pour se dédouaner d'un débat inévitable. Oui monsieur le Président, il s'agit d'une question très sérieuse. Mais, votre gestion ne l'a pas été. Vous avez délibérément compromis les intérêts du Sénégal et c'est inacceptable. Si vous vous estimez diffamer, portez plainte ! Si vous avez des arguments à faire valoir, acceptez un débat direct et contradictoire ! Si vous n'osez rien de cela, faites profil bas comme tout transgresseur pris la main dans le sac. »

Ousmane Sonko est natif de Thies, et donc du Cayor, ces gens chez qui beau langage et philosophie restent des points forts, même si ses origines de sudistes semblent les plus évoquées. N’empêche, l’on ne peut juger un chef politique que lorsqu’il sera exactement là où l’on s’attend à ce qu’il prouve que tout engagement doit être suivi, le moment venu, d’une action concrète. Il ne suffit pas d’être éloquent pour être apte à diriger un pays aussi complexe que le Sénégal. Pays qui s’identifie de manière ubuesque à la France dans un domaine : une demande des citoyens à ce qu’on leur mente ! Paradoxale. Et c‘est pourtant ce qui a interpellé, ailleurs, une certaine opinion suite à la publication de l’ouvrage Menteurs , du journaliste français Jean François Kahn. Pour lui, si certains membres de la classe politique sont menteurs, c’est que ce sont les citoyens eux-mêmes qui en demandent pardi ! Comment ? En accordant point d’importance aux candidats justes, honnêtes et assez intègres pour gouverner….Ce débat ne mérite t-il pas d’être posé chez nous ? Ce fut le cas de candidats à l’image d’Ibrahima Fall, de Cheikh Abdoulaye Dieye pour ne citer que ceux là. Le peuple est aussi responsable de ce qui arrive ! Voila pourquoi Ousmane Sonko, jugé bon dans ce domaine, n’a nullement le droit de prendre le chemin inverse. Cela risque de faire basculer l’espoir de ceux qui, jusque là, le « prennent pour crédible ».  

L’entourage respectif du leader de PASTEF juge l’homme comme ayant été un surdoué qui, durant sa tendre enfance, a su réciter sans anicroche aussi bien les versets coraniques que les leçons apprises à l’école française. Mais la chose politique, c’est aussi l’incarnation d’un leadership au vrai sens du terme. Ses atouts, ceux là que l’on distingue dés qu’il s’exprime en public, demeurent une conscience de soi  associée à un désir d’aller loin plutôt rare. Son gestuel définit un homme qui sait user d’un sens de la mesure, et son regard loin d’être fuyant montre qu’il n’a nullement peur de son auditoire, encore moins du chef de famille confus à l’idée de choisir son candidat ou du jeune étudiant assoiffé de changement qui le suivent  tous deux devant  l’écran téléviseur.

 

Entre des charges fiscales et des engagements politiques, la volonté symbolise le pas d’Ousmane Sonko. Mais il faut un entourage averti pour accomplir  tout ce dont l’homme entreprend. L’handicap des « leaders meneurs », c’est souvent le fait de ne point avoir un entourage assez conscient, compétent et déterminé qui puisse les suivre. Le jeune fonctionnaire qui a su participer aux assises nationales, malgré une menace ferme de l’état à l’époque de sanctionner toute personne de son statut contribuant à une telle initiative, se doit de continuer à faire de  « l’anti-système et du patriotisme » des tremplins, afin de combattre le proxénétisme politique qu’il dénonce. Mais aussi être conscient  d’une chose : il n’y a rien de plus complexe que le fait de s’improviser bâtisseur d’une telle idéologie. Certes, à l’instar d’Emmanuel Macron de la France, de Justin Trudeau du Canada, de Charles Michel de la Belgique,  d’Alexis Tsipras de la Grèce, d’Andrzej Duda de la Pologne, de Leo Varadkar de l’Irlande ou de Tamin Ben Hamad al Thani du Qatar, tous figurant dans une tranche d’âge comprise entre 39 et 43 ans, ses 44 années vécues symbolisent  en politique une jeunesse qui en veut. Ah ! La jeunesse ! synonyme de revendications et de désirs d’assurer des relèves de toutes sortes. C’est aussi la période de l’affirmation, du désir de vouloir incarner ce qui peut faire changer les choses…C’est enfin l’âge ou l’humilité est souvent perçue par certains leaders de sa trempe comme un frein. L’on s’affirme, se réaffirme, et finit à un moment donné par être victime de ce qu’un chef spirituel de chez nous désigne par  le concept de « tatouage intellectuel »-pour ne pas dire « tatouage politique », c’est-à-dire d’être dépourvu d’un esprit d’ouverture qui fait que l’on peine à adhérer aux avis des autres…Vouloir que tout un chacun perçoive les choses exactement comme nous le concevons peut être fatal à un leader de sa trempe. Et ce sera au moment de devoir opérer une alliance que cela se fera sentir. En attendant, ses 252 pages sur le pétrole, son audace démesurée, son charisme et ses allocutions lui ont assez procurés sa « dose de surmenage médiatique »….Même si cela semble être tout aussi bénéfique à sa notoriété. « L’essentiel, c’est de faire parler de soi », aiment à rétorquer avec un sourire parfois ironique les adeptes du Marketing Politique, ceux là qui n’ont d’yeux que pour la démocra-cible !

 

Maam Cheikh

Chroniqueur

Senpresse.Com

 

cheikhahmad2@gmail;com

Les albinos du Sénégal ont lancé ce samedi, dans la cité du Rail, un cri de cœur à l’endroit des hommes politiques qui les traquent à chaque période électorale, nous rapporte L’Observateur. Pour Amadou Aly Sall, président de la Fédération nationale des Albinos du Sénégal, il est temps que cette chasse à l’albinos s’estompe. « Quand les élections approchent, on entend souvent dire que les albinos sont traqués par les hommes politiques. Nous voulons que cela cesse. Les albinos sont traumatisés durant ces périodes de précampagne électorale. Nous ne voulons plus être des objets de sacrifice. Nous avons enregistré des tentatives de Kidnapping d’albinos », constate-t-il.
A lui d’ajouter qu’ils sont en train de sensibiliser leurs amis pour qu’ils soient vigilants. « Nous sensibilisons nos camarades pour qu’ils soient plus vigilants. Il faut que les hommes politiques comprennent que les albinos sont des acteurs de développement. C’est léger de croire que tuer un albinos donne le pouvoir ou que coucher avec une femme albinos guérit du Sida», a-t-il laissé entendre.

 

Xalima

Cheikh Abdoulaye Dieye, guide mouride et homme de culture, écrit : «En lui Serigne Cheikh Tidiane Sy a réalisé la double quête de ’’l’Insànoul Kàmil’’ (l’homme parfait) dans la perspective islamique : cet être spirituel qui vivra pour Dieu seulement en duo avec l’être terrestre, et qui travaillera et se battra comme s’il ne devra jamais quitter ce bas monde. »

 L’islam, c’est l’ouverture. Al Maktoum l’incarne. Il a su, par la force des choses, faire changer des habitudes, réinterroger des certitudes, parfaire des aptitudes, éveiller des sentiments de plénitude et même influencer sur des attitudes.

 

 

                                                                                L’Art De Savoir Raconter Le Déroulement d’Une Aventure

  « La révélation, c’est l’art de savoir raconter le déroulement d’une aventure. Aventure qui a pour commencement le ventre maternel, et pour terme les flancs inconsolables de la tombe », confie l’homme à la djellaba. C’est là tout ce qui justifie sa philosophie dans ce domaine précis qu’est l’islam en tant que vécu pour le croyant. Par ailleurs, ses discours et autres écrits montrent souvent qu’il va bien au-delà en citant des phénomènes liés à « l’inter-universel ».

 Pour Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy, la religion est une perpétuelle tension qui tend à maintenir un parfait équilibre pour la bonne grâce de tout ce qui existe, Dieu l’ensemble de toute cette existence, et l’homme cet élément de synthèse dont l’humilité reste le fondement et la signification de sa grandeur.

Cerner la philosophie de celui que Mbaye Dondé surnomma « l’autre chose » n’est point l’affaire des impénitents. Encore faut-il que l’on soit imbu de ses différentes conceptions de la chose spirituelle. Conceptions qui font que l’on arrive à voyager dans l’univers insondable des mondes le temps d’un discours sur l’unicité de Dieu, et ceci depuis la Nature Essentielle du trés haut (hàhoud) jusqu'au Monde des Ombres (nàssoute) ou nous évoluons, en passant par Làhoud (essence divine), Djabaroud (monde des archétypes) et Malakoute (monde des formes). La philosophie d’Al Maktoum passe par la nécessité de voir l’omniscience du divin dans tout propos, qu’il s’agisse d’un vers de Lamartine, d’une prophétie du Dalai Lama, d’un discours de Mahatma Ghandi ou encore d’une anecdote contée de Serigne Alioune Gueye de Tivaouane.

 

                                                                               Une Manière Providentielle De Communiquer…

 « La révélation, c’est plus qu’une récitation, c’est une manière providentielle de communiquer avec cette substance de qualité si longuement recherchée dans la matière grise de l’homme » confie le grand père spirituel des Moustarchidines. Et le plus inattendu dans cette confession, c’est cette façon de chercher le moyen d’incarner l’être parfait avec pour seul instrument la dignité. Pour lui, le vrai sens de ce mot ne se découvre que lorsqu’on y enlève la lettre G. C’est donc les termes wolof « di nité » (rester humain) qui le définissent.

Dans Islam et Monde Occidental, il nous énumère les composantes de la « structure interne de l’individu » : « C'est l'âme avec son inclination au sacré, c'est l'intelligence avec sa soif de découverte, c'est l'esprit avec ses ressources inépuisables, c'est la passion plongée dans une quête perpétuelle d'approfondissement et de divertissement, c'est le corps humain avec son légitime besoin d'aliments nutritifs, et c’est enfin l’homme, instrument de mesure qui est là pour en assurer équitablement la répartition, sinon tout devient obscur dans le plus obscur des mondes. »

Prier, c’est s’adonner à une obligation religieuse, mais c’est aussi voir son âme (Rouh) être nourrie à la sève d’une pureté. Mais cela doit être associé à une quête de quiétude du cœur, tel l’atteste le divin dans le quatrième verset de la Sourate La Victoire (Al Fath). C’est aussi ce qui incombe aux autres éléments composants l’être, et à la fois contradictoires, autonomes et interdépendants.

 

                                                                                 C’est de La Haute Science…

« La révélation, c’est plus qu’un enseignement, c’est de la haute science défiant et les événements et les bouleversements qui les accompagnent », poursuit celui que d’aucuns appellent affectueusement Maam Cheikh. C’est là une façon de voir les choses faisant appel à une nécessité de faire face aux réalités. Pour Al Maktoum, cela commence par le fait de démystifier les conceptions sociales sans fondement. Et l’auteur de Fa Ileyka de rétorquer : « L’opinion publique n’existe pas pour moi, car je me suis crée une loi au dessus des lois sociales. »

La philosophie d’Al Maktoum condamne les ambigüités de la politique politicienne, mais indexe aussi le peuple quand il le faut : « Un peuple qui respire mais qui ne vit pas, car la vie est faite pour se battre… », souligne t-il dans une lettre ouverte publiée en 1993. Il prône des valeurs économiques reposant  sur les principes du coran qui veulent qu’une civilisation ne soit digne que quand elle place l’âme au dessus des vertus, et que les avoirs matériels viennent en dernière position. « Ames plus vertus plus avoirs matériels égalent civilisation », avait t-il écrit dans un contexte où la dévaluation semblait plus être un acte politique qu’une décision économique. Et le plus inouï, c’est cette façon de condamner cette forme d’ignorance que le Coran cite ainsi : « Et malgré leur savoir, ils agissent comme des égarés… »…l’ignorance des savants, qui demeure le centre de rayonnement de la crise de logique.

 

Maam Cheikh

Choniqueur

 

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La jeunesse qui ne cesse d’entreprendre, d’innover, de créer, sera à l’honneur ce week end. En effet, une information qui devrait rester dans les anales de la presse sénégalaise lui plairait sans nul doute : le lancement du premier magazine dédié exclusivement aux jeunes entrepreneurs.

« Jeune Entrepreneur » est le fruit d’un travail acharné de jeunes rédacteurs, photographes, infographes et caméramans qui se sont lancés dans l’aventure. Objectif : apporter sa pierre à l’édifice dans la « construction d’un discours médiatique » qui met en exergue la couche constituant une majorité dans ce pays : la jeunesse. Que de start up ont été crées durant les cinq dernières années…Ils sont nombreux à mériter qu’on parle d’eux. A quoi bon attendre que l’entrepreneur construise une entreprise aux projets pharaoniques et au chiffre d’affaires considérable pour pouvoir dresser son portrait ? « Jeune Entrepreneur » est prêt à faire la différence, et à parler de ceux qui constituent non pas le Sénégal de demain-le concept d’avenir étant trop abstrait pour des pionniers-mais plutôt d’aujourd’hui. Qu’il s’agisse de mode, de digital, de formation, d’immobilier, de consultance, de beauté, de vente en ligne….tout est dans le sens de créativité, l’audace et la vision. Et le magazine de s’improviser tremplin pour guider tout « jeune entrepreneur »…

 

Maam Cheikh

Chroniqueur/Coach en Leadership & Communication

 

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Dans son discours intitulé L’Islam & Le Monde, Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy déclare : « L’homme n’est autre qu’élément de synthèse, et l’humilité reste non seulement le fondement, mais aussi la signification de sa grandeur. » Une façon assez profonde chez le tribun de Tivaouane d’anticiper sur ce qui donne un sens à la dignité humaine.

 Création promue au rang de digne représentant de Dieu sur terre, l’homme est élément de synthèse, c’est-à-dire la résultante d’un ensemble de dispositions physico-cérébrales. «  C’est l’âme, avec son inclination au sacré, c’est l’intelligence, avec sa soif de découverte, c’est l’esprit, avec ses ressources inépuisables, c’est la passion, plongée dans une perpétuelle quête d’approfondissement et de divertissement c’est le corps, avec son légitime besoin d’aliments nutritifs, , et c’est enfin l’homme, instrument de mesure qui est là pour en assurer équitablement la répartition, sinon tout devient obscur dans le plus obscur des mondes », énumère t-il dans le même discours, histoire d’hiérarchiser les éléments à équilibrer afin de mériter le nom d’Homme.     

Tout ceci illustre encore une fois la réaction de la communauté des archanges, réaction contée depuis toujours comme une forme de contestation. Et depuis, les adeptes d’histoires saintes ne cessent de remuer ciel et terre pour résoudre une énigme : comment une créature tout aussi dévouée et soumise à l’image d’un ange peut-elle interpeller le créateur suite à une mesure prise ? Ecoutons Serigne Moustapha Sy de Tivaouane, chef spirituel des Moustarchidines : « La dernière génération d’anges a été façonnée avec un esprit qui avoisine celle de l’être humain (mine nafsil bachar). Ses exécutions d‘ordre sont souvent précédées de contestations ou d’interpellations de toutes sortes. Rien à voir avec la première qui, elle, n’a d’yeux que pour une soumission peinte d’un mutisme symbolique, car créée avec tout ce qu’il faut pour cela (mine nafsil malak). » Et Al Maktoum de justifier la démarche du Dieu du ciel et de la terre : « C’est effectivement un moyen et une occasion pour ce Dieu tombé du ciel de redevenir ici bas le favori de la compétition inter-universelle.» 

La dignité humaine fait appel à l’usage d’éléments sans lesquels le statut de vicaire-au sens organique du terme-se perd dans les dédales d’une vie sans rendement. Et c’est là le péché de ceux qui ne prennent nullement la peine d’équilibrer les éléments enfouis dans le tréfonds de leur nature profonde. Comportement plutôt inquiétant que souligna  l’homme à la djellaba, dans son discours du Gamou de Tivaouane en 2007 : Pour lui, le ciel a tendance à « mettre en faillite » ceux qui daignent s’adonner à cette obligation. « A défaut d’oublier le seigneur, c’est plutôt ce dernier qui nous plonge dans un état qui fait que l’on s’oublie soi-même. », confie t-il. C’est là le comportement routinier qui peint la vie de ceux qui peinent à prendre le temps de réfléchir sur ce qui justifie leur présence sur terre.

Pourtant quatre années plutôt, le même contexte-toujours la nuit du Mawlid-avait fait l’objet de l’exposition du même sujet par l’auteur de Fa Ileyka. Cette fois-ci, il cita l’âme (rouh), élément voué à l’adoption des vertus héritées des grands missionnaires. Pour que le sujet échappe au destin tragique de « victime de la prière », rien de mieux que d’associer le rituel à l’incarnation de ces vertus. Lintuition (fitra), citée en rempart pour l’homme, prévient toute forme de dérive de l’âme avec pour orientation des tendances qui prennent une voie autre que celle tracée par le divin. C’est là que se situe le centre d’attraction privilégié par les Hommes de Dieu, afin de sauver leurs prochains. Et c’est aussi ce qui justifie le mérite du Khalife Ababakar Sy (rta), qui cite son père en exemple : « J’ai appris à mes disciples à connaitre et à suivre l’éternel, et j’ai marché sans trébucher sur le chemin tracé par mon père feu Seydil Hadj Malick Sy (rta). »

La conscience (al wàaye), représente ici, selon Al Maktoum, l’instrument qui veille sur les engagements du croyant. On ne prête pas allégeance sans pour autant avoir une attention particulière sur ce qui permet de parfaire l’élément réceptif qu’est sa foi. Et le fameux Zàkira (élément de rappel), sert ici d’acolyte à la conscience. Et les mystiques de réinterpréter la fameuse formule selon laquelle le Zikr en tant que rappel procure de la quiétude au croyant ! Pour eux, c’est plutôt un péché que de se rappeler du divin, parce qu’il ne fallait nullement l’oublier pardi ! On ne se rappelle que de ce dont on a oublié, ne serait-ce que pour de minimes fractions de secondes. 

Al Aql (intellect), est ce qu’il y’a de plus apte pour poser des problèmes. Là aussi, une logique conçoit qu’Il n’y a que dans la langue de Molière que le vocable « intellectuel » existe. Et encore qu’il désigne communément un apprenant, même sévissant sous le joug de ce que le coran appelle ignorance des savants. Sacré spéculation ! L’essentiel, c’est qu’il soit conçu comme le seul élément qui serve à l’être humain, afin qu’il puisse » trouver une forme à tout fond », pour reprendre les propos d’Al Maktoum. Avec pour allié la logique (mantiq), il est de tradition que les anomalies dans ce domaine ont fait reprendre la plume à l’homme du 15 mars durant l’année 1994, afin de rédiger sa fameuse lettre qui intimida plus d’un : Crise de Logique

Al Amal (action), c’est ce qui caractérise chez l’individu la volonté d’agir. A ce stade, réécoutons Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy, face à son auditoire du gamou en 2003, en universaliste imbu d’un pouvoir d’interprétation des phénomènes inouï, djellaba noir, gestuelle mesurée, verbe maitrisé, voix à la fois étouffée par un rhume et associée à un timbre qui raisonne encore dans la mémoire de ses conditionnels  : « Il y’a lieu de préciser que l’action doit avoir pour aboutissement un résultat. Et dans ce domaine précis, l’homme d’action n’a rien à voir avec l’activiste. Celui-ci se focalise sur des valeurs,  avec l’âme comme instrument de mesure des actes posés, alors que celui là est plutôt tourné vers des tendances. » Voila toute la différence, qui rappelle d’ailleurs l’une de ses interpellations, pleine d’humour et de sens : « Il y’a les hommes d’affaires, mais aussi les hommes affairés, c’est-à-dire ceux là qui, lorsqu’ils vous croisent, sac à la main et front en sueur, auront du mal à vous dire concrètement où ils vont. »  

 

Maam Cheikh

Chroniqueur

 

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