«  Au nom de Dieu, se manifestant à travers la grâce déposée aussi bien dans l’infiniment grand que dans l’infiniment petit. » Il faut être le fils de David, ce prophète à qui le ciel rend hommage pour son dévouement en tant que son digne représentant sur terre, pour pouvoir prononcer une formule aussi sensée.

Salomon reflète l’infiniment grand, de par sa noblesse en tant que roi et sa sagesse en tant que prophète. Sagesse qui prouve parfaitement le fait qu’il soit le digne héritier de David, dont l’œuvre inspire Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy dans sa philosophie de l’action qu’il résume ainsi : « J’admire beaucoup plus les apôtres que les édificateurs de pyramides. Mais s’il y’a les deux réunis en un seul, c’est encore mieux. Dieu rend hommage au roi David parce qu’il est à la fois prophète, architecte, ténor et poète. »Houdhoud est sans nul doute l’infiniment petit dans ce contexte. Mais sa taille microscopique est associée à une mission grandiose, parce que promu au rang de membre des services secrets du Roi.

«  Je viens, par là, vous fournir une information vérifiable, vérifiée et de source sure. » Cette affirmation, tenue par cette créature que les propos mensongers rebutent, a donné à une histoire sainte une tournure remarquable. L’oiseau, plus connu sous le nom de huppe en français, venait de ce pas confier à  « son seigneur » l’existence d’un royaume dans lequel s’entrevoit le règne de la justice et de l’équité, avec à sa tète une femme. Ce fut là le début d’une aventure passionnante qui ne cesse d’inspirer les grands de la pensée. «  Seule la sagesse peut être considérée comme le tremplin qui puisse mener ce lien, parce que revêtant les traits de noblesse voulus », précise Serigne Moustapha Sy.

C’est l’histoire passionnante d’une rencontre de deux royaumes qui émerveillent les férus de récits magnifiques. Royaumes dont les implantations sont loin d’être soumises à des réalités plutôt ubuesques. Salomon avait pour premier conseillé le Seigneur des cieux, et la Reine de Saba un conseil de dignitaires. La Prophétie et la Royauté-ou pour les esprits ouverts de notre époque la sainteté et le  pouvoir politique- ont ceci en commun : un désir ardent de maintenir l’équilibre pour le bien de la conscience universelle. Ce que l’homme à la djellaba enseigne d’une façon assez simple en ces termes : « Ce qui est valable pour un comportement religieux l’est aussi pour un comportement politique. » Ces deux entités n’ont-elles pas été une et indivisibles ? Même l’église, avec le « règne du clergé », avait épousé cette logique. Le parcours de Joseph (Youssouf), prince d’Egypte, et l’épopée de l’Etoile de Médine, chef politique doublé d’un stratège émérite, en sont de parfaites illustrations. Il a fallut que des esprits simples saisissent une arme aussi redoutable que le fameux « diviser pour mieux régner » pour que tout s’écroule. Au Sénégal, l’on se demande toujours si les rapports entre chefs politiques et guides religieux ressemblent à un mariage de raison ou frôlent une alliance conjoncturelle. D’aucuns veulent écarter « Serigne Si » (les guides religieux) des instances de prises de décision et autres implications dans les affaires de la cité.

C’est la croisée de deux êtres qui s’opposent de par leurs croyances. En effet, l’on ne peut vénérer que ce que l’on connait parfaitement. Et si la Reine de Saba voue une foi pour le soleil, c’est parce qu’elle méconnait le Dieu de Salomon, celui là qui a crée cette étoile pour qui elle se prosterne. Au-delà de son fameux « tu m’aimes, moi pas encore »-, il y’a un défi de taille pour Salomon. Seule une lettre de créance avec pour source d’inspiration le livre saint est à même d’intimider le moi profond de Balqis. Et le Responsable Moral des moustarchidines d’évoquer la formule prononcée en guise de référence au ciel.

« Au nom d’Allah, le clément, le miséricordieux, ne soyez pas hautain et venez à moi en toute soumission», nous sert-on littéralement comme traduction des versets 30 & 31 de la Sourate An Naml (les fourmis). Et Serigne Moustapha Sy de révéler le cachet symbolique qui s’entrevoit dans ces nobles écritures. «  Il s‘agit ici de la convention devant lier Salomon et Balqis. L’exception dans l’écriture se trouve dans le fait qu’une lettre alif précède le bà, avec pour significations Allah et la création. On attribue à celui-ci le titre de protecteur alors que celle-là est soumise au fait de suivre un chemin tout tracé par le divin, l’intégralité de ses actes devant être conforme à la volonté céleste.» Cette dernière conception demeure une dimension de la religion qu’Al Maktoum évoque en faisant référence à une attitude de la créature à l’égard de son créateur. Attitude à la fois raisonnable et raisonnée. Et cela demeure crucial en matière de gestion du pouvoir.

Le Dieu de Salomon condamne le pouvoir de destruction, et sa miséricorde est une source sûre pour ses élus, « ces pionniers devenus plus intelligents que le commun de leurs pairs, bien qu’ils aient grandi et évolué dans un même cadre », affirme l’auteur de « dàa al bilàd » à son auditoire. Cette seconde voie n’a rien à voir avec l’accumulation de connaissances livresques. Un souffle divin y réside depuis toujours. Et Salomon de confier : « Mon geste, en tant que prophète et roi, a pour centres de rayonnement les œuvres du chef suprême de la communauté des Prophètes, symbole de la miséricorde divine pour sa communauté (bil mouminina ra oufou rahim), et Ibrahim, père des croyants. »

La sagesse de Salomon devrait inspirer l’humanité toute entière. Elle demeure sans nul doute méconnue des adeptes des défis d’ordre mondain, ces impénitents qui rivalisent en termes de nombre grandissant de disciples. Sedyil Hadj Malick Sy (rta) a préféré prier pour que sa communauté puisse faire partie intégrante de la  minorité de qualité tant convoitée par le ciel. Serigne Babacar Sy (rta), lui, a invoqué Dieu de l’épargner de la paix superficielle, source des tracasseries de l’être dont la volonté est comme endormie. La « fusion de ces deux concepts » ne pourrait s’inspirer que de la Sourate de l’Ouverture (Alam Nachrah), histoire de trouver aux moustarchidines une référence dans leur geste à l’élan spirituel, afin que les cœurs soient apaisés, les fardeaux symbolisant les difficultés de notre époque éliminés, et que chaque action puisse être à la fois rémunératrice et constante.  

Maam CheikhC

Chroniqueur/ Consultant en Communication

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