Macky SALL, le Président de la République du Sénégal, une légalité constitutionnelle dénuée d’une seule once de légitimité ; et ceci à travers les multiples imperfections voulues sur le processus électoral,  qui ont conduit à sa réélection.  Toute âme sensible, animée par une fibre patriotique vivante, nie avec fermeté la noblesse de sa loi portant suppression du poste de Premier ministre, votée à l’Assemblée Nationale, Samedi 04 Mai 2019. Supprimer le poste de Premier Ministre et exercer en toute liberté l’entièreté du pouvoir exécutif dont les charges sont déjà excessives, voilà une réforme dangereuse que nous impose Macky  comme il en a coutume en complicité avec sa majorité électronique.

     Tout naturellement, la toute-puissance de ses pouvoirs devrait être contrebalancée par l’Assemblée Nationale, afin de prévenir les populations contre tout risque de tyrannie. C’est dans cette logique que Montesquieu disait : « pour qu’on ne puisse abuser du pouvoir il faut que par la force des choses le pouvoir arrête le pouvoir ». Malheureusement, on constate qu’au moment où nous écrivons ces lignes, le super président  est en train d’augmenter son surplus de prérogatives, en brisant d’avantage les institutions de notre chère république. L’article 43 de la Constitution stipule que le Gouvernement est soumis au contrôle de l’Assemblée Nationale dans les conditions prévues par les articles 74 et 75 de la Constitution.  L’article 75, donnant à l’Assemblée Nationale la prérogative de provoquer la démission du Gouvernement par le vote d’une motion de censure, n’est plus d’actualité avec l’adoption de cette loi plus qu'incongrue. Alors que le Président conserve son droit d’initier un référendum, son droit de révision constitutionnelle, son droit de gouverner par ordonnance et j’en passe.

    D’ailleurs, ce serait trop exagéré d’attendre mieux d’un président qui fait des aveux d’échecs devant toute la nation. Lors de son très long discours d’investiture du 02 avril 2019, qui semble impressionner les esprits partisans, Macky SALL  s’était prononcé en ces termes : « La troisième priorité que je compte mettre en œuvre tient à l’amélioration de notre cadre de vie, à la promotion d’un habitat décent pour tous et à la sauvegarde de notre environnement » ; vous consentirez avec moi que faire de l’amélioration du cadre de vie, de la promotion d’un habitat décent pour tous et la sauvegarde de l’environnement une troisième priorité, c’est ignorer avec délicatesse l’abécédaire du développement. Et pourtant, un mois seulement après, lors de la réception du cahier de doléances des syndicats lors de la célébration de la Fête du travail, il  annonce une taxe sur le ciment, ce qui induit inéluctablement à l'augmentation du prix de ce dernier.

 Ce qui est hilarant dans l’histoire, ce sont ces nombreuses contradictions qui nous feraient penser au roi fou si nous étions au royaume de « mbabore ».

Ainsi je ne me languirai point de dénoncer ces contradictions qui ne cessent de disloquer le tissu économique et social du Sénégal.

… Car lorsque l’essentiel est en danger, s’engager devient une nécessité…        

 

Mountaga SALL, coordonnateur Apprenant PUR

Secrétaire Général de la commune Thiès EST.

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