Le procès en appel de Khalifa Sall et Cie est renvoyé au 9 juillet. Les avocats peaufinent le dossier au moment où le Collectif pour la caution du maire leur demande de penser à lui faire obtenir la liberté provisoire.

Le Collectif pour la caution du maire Khalifa Sall avait été mis en place pour contribuer ou aider à sa libération par une campagne de collecte volontaire. Une collecte qui s’est bien passée au niveau du territoire national et de la diaspora avec des contributions qui passaient par différents canaux et même par des bonnes volontés qui venaient directement déposer dans les comptes dédiés. 

Mamadou Mignane Diouf, coordonnateur du Forum civil qui a fait face à la presse hier, déclare : « nous avons ramassé des dizaines de millions de contributions volontaires provenant essentiellement des populations sénégalaises, des couches populaires des grands quartiers de Dakar et du Sénégal et nous continuons aussi la collecte. Nous pensons, au moment où le dossier est retourné en appel, il doit être possible que le pool des avocats puisse revoir la possibilité d’utiliser le dépôt d’une caution pour demander sa liberté provisoire. Ce qui rentre dans la droite ligne de ce que permettent la loi, le code pénal et même la Constitution sénégalaise. Je dois aussi rappeler que ce n’est pas lui qui avait voulu cette caution. » 

Et d’argumenter : « les avocats ont leur travail personnel du droit et nous avons notre travail personnel du comité citoyen. Mais c’est évident qu’il y aura des moments où forcèment, on va se retrouver avec eux et faire ce travail de jonction nécessaire parce que l’argent est destiné à une caution et la caution est un travail d’avocat. Très prochainement, il se peut que ce soit possible que nous rencontrions le collectif des avocats pour arriver en ce sens ». 

M. Diouf est encore optimiste : « je continue à penser que le justice sénégalaise va rester debout pour dire et faire le droit. Je peux me tromper. Mais je ne pense pas me tromper parce que je continue à faire partie de ceux qui pensent que le Sénégal est un pays où le droit hérité des hommes et des femmes comme Kéba Mbaye et autres, doit continuer à faire valoir cet acquis. En tant que citoyen, j’ai constaté aussi que tout lui a été refusé jusqu’ici ». 

Le coordonnateur du collectif propose un travail d’investigation pour trouver les raisons qui font que les droits les plus élémentaires de certains citoyens sont mis en cause. « Deux mois après, le procès en appel a été ouvert. Cela fait partie de ce qu’on appelle les refus et traitement du dossier. Les avocats du maire Khalifa Sall ont pris le soin aussitôt après le verdict, d’interjeter appel, ce qui est conforme à la loi. C’est vrai que deux mois après, on a constaté une précipitation parce qu’ils considèrent qu’il y a des dossiers beaucoup plus anciens qui dorment encore en Cour d’appel et qui n’ont pas été traités. Aussi, il faut s’interroger : qu’est-ce qui se passe réellement ? Pourquoi on se précipite ? Ce dossier est un dossier de complot juridico-politique. Quand on complote juridiquement, sans doute on a un agenda qui n’est pas l’agenda du droit. Ça peut expliquer cela. » 



Libération 

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