Chez nous, la conception que l’on a du développement s’est érigée en frein pour l’évolution économique. Pour que cela se fasse de la façon la plus convenable qui soit, il faut qu’il soit intègre et intégré. Dans ce domaine précis, les leviers de la commande restent entre les mains de gens qui sévissent sous le joug du manque d’ambition et de l’obscurantisme. Ah ! Qu’il est dur de ne recourir qu’à des mots pour vouloir instaurer un changement ! Nos gouvernants n’ont jusque là posés que des actes frôlant beaucoup plus une démarche politique qu’une vision économique. Et la situation est encore plus désastreuse quand les tenants du pouvoir pensent que l’action rénovatrice doit indubitablement venir des autres qui, eux, attendent que cela se fasse par l’état lui-même. «  Ne vous demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous, mais plutôt ce que vous pouvez faire pour votre pays », se lamentait assez souvent Jonh Kennedy. Et si aucun des deux-aussi bien la jeunesse que ceux qui dirigent le pays- ne fait quelque chose ?

Il faut que les sénégalais méditent sur ces dires du prophète de l’islam (psl) : « Trois choses tendent à faire chuter verticalement une civilisation : une jeunesse sans créativité, une fortune mal gérée et une cupidité scientifiquement organisée. » Le premier vice est donc de ceux là qui sont majoritaires dans ce pays. Et c’est là ce qui semble inquiétant, d’autant plus qu’il n’y a que Messie fasse au gardien de but qui sort perdant après des arrêts réflexes dans un « cafouillage monstre » qui enchante cette jeunesse qui ne semble point prête à s’improviser actrice du changement. Si, en tant que jeune, l’on manque de créativité, mieux vaut rejoindre les coins et recoins fréquentés par les « vieux des grand ‘place » qui aiment à se souvenir de leurs prouesses du bon vieux temps. Il faut donc que certains jeunes commencent par purifier leur « conscience polluée » par des amusements et une société de consommation dont l’évolution inquiète, histoire de cesser de rêver et de revenir sur la terre ferme. Même la routine ne semble nullement être adaptée aux réalités qui veulent qu’ils fassent du sens de responsabilité un tremplin. Ils attendent un changement sans pour autant être prêts à changer ! Encore un rêve ! Il leur faut donc se réveiller deux fois pour prendre les leviers de la commande pardi !

Dans ce pays de Seydil Hadj Malick Sy (rta)  et de Cheikh Ahmadou Bamba (rta), une économie de valeur peine à s’installer. Aux colons ayant voulu peser injustement sur la conscience des cultivateurs sénégalais en leur imposant de préférer une vente à une consommation de leurs récoltes, Mawdo réplique : « Attendez qu’ils soient maitres de leurs récoltes avant de leur dicter une telle conduite. »

A défaut de tendre l’oreille aux ignobles perturbateurs qui polluent l’univers médiatique, ne serait-il pas mieux d’étudier les parcours de références à l’image de Babacar Ngom ou de Fatou Diom ? En effet, celui-ci a su, avec ses 120 poussins er ses 60.000 francs CFA en pocheà ses débuts, faire preuve d’une rigueur remarquable au point de faire partie intégrante des 25 personnes les plus fortunées de ce pays, alors que celle là a pu faire un parcours atypique. Cette femme, écrivain dont l’opinion pèse lourdement aujourd’hui en occident, à du devenir ménagère  à Dakar, à Banjul puis à Strasbourg pour se payer ses études. Un autre, originaire de l’Amérique dont « l’irréalisme » inquiétait les grands du pays de l’oncle Sam, a su lui aussi faire preuve de créativité au point de faire une révolution. Il n’y a que les irréalistes qui savent faire exploser les choses tout en bousculant les conceptions socio-économiques tel un détonateur. Et boum ! Steve Jobs devint le gig préféré des américains depuis toujours. Le géant d’Apple nous confie sa conception de la créativité : « La créativité, c’est le fait de vor quelque chose qui nous semble évident au bout d’un moment. Etre créatif, c’est créer des choses nouvelles en reliant des expériences entre elles. C’est donc l’affaire de ceux qui ont assez d’expériences et qui ont su y réfléchir plus que les autres. » Il est de tradition qu’une expérience ne s’acquiert que lorsqu’un passage à l’acte s’observe. 

Pour une sortie de crise économique, mieux vaut commencer par le commencement : sensibiliser cette jeunesse sur la gravité du manque de créativité. La France nous a « offert » l’indépendance. Depuis, seuls quelques esprits ambitieux  ont su se battre pour réaliser des projets d’envergure qui puissent impacter économiquement et tenter de faire de ce pays un modèle reconnu. Les autres ont depuis toujours préféré suivre le parcours « classique tout tracé » : acquisition de diplômes, embauche et salaire assuré, couverture retraite garantie, éternels grèves et revendications syndicalistes…Les pays anglophones du continent noir ont pu se battre pour sortir de ce gouffre, notamment en faisant de sorte que la plupart des jeunes puissent lancer leurs start up et participer activement à l’évolution des choses. Au Sénégal, au contraire, nous en sommes toujours à une phase ou il convient de continuer à sensibiliser les jeunes sur la nécessité d’entreprendre. Heureusement que quelques uns s’évertuent à faire preuve de créativité. Les autres, eux, préfèrent faire de la lourdeur de la bureaucratie la particularité de leur train-train quotidien, ou encore accomplir le métier qui faisait rêver toutes les femmes juste après l’indépendance : secrétaire de direction ! Heureusement que les mentalités ont changé entre temps, et continuent de l’être…faisons tourner donc cette faculté qu’Albert Einstein dit être contagieuse : la créativité. Que l’épidémie se répande partout dans ce pays des signares et autres saltigués du Sine !

Maam Cheikh

 

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