On peut tout réussir dans la vie. Il suffit de commencer par le fait d’avoir…le courage de le vouloir ! « Utopique ! », aurait rétorqué tout jeune sénégalais animé par le désir de voir ses volontés confirmées se réaliser pleinement. Et pourtant, le « schéma de vie » et l’itinéraire emprunté par le sénégalais lambda prouve cette conception. Au pays de la téranga, la plupart des jeunes vivent d’une façon qui rebute l’intelligence et la volonté. Ils donnent l’impression d’attendre qu’une situation ubuesque fasse la différence. Situation assez inquiétante qu’un penseur sénégalais qualifie en ces termes : « La plupart sont comme dans une salle d’attente ou ils n’attendent rien. »

Pour faire appel à une caricature, il est possible d’identifier un premier type de jeune sénégalais dont la paresse est telle qu’il ne veut guère se donner la peine de s’interroger sur ses propres aptitudes. Conscient du fait qu’un tel acte pourrait réveiller une nécessité de recourir à l’intelligence d’en faire un projet réaliste, mais aussi une volonté de mener à bien cette initiative, il préfère verser dans une passivité confirmée. Paresse qui va jusqu’à vulgariser une pensée attribuant la réussite aux frères de la métropole et autres clans ou classes sociales bien de chez nous. Et un sénégalais, guide religieux de nature et philosophe confirmé, d’aller à l’encontre d’une telle conception : « La réussite n’est l’apanage d’aucune civilisation ni d’aucune race. Seule la volonté de réussir basée sur des méthodes que nous devons adopter. » Méthodes auxquelles les psychologues nous initient par le canal de ce que l’on peut appeler une « psychologie de la profondeur ». Ce qui nous emmène indubitablement à citer le second type de jeune, trop versé dans une logique de souffrance, parce qu’ayant vécu telle expérience ou déception synonyme d’un échec constant.

Les bouddhistes conçoivent cet état comme un aiguillon qui empêche à quelqu’un de mettre sa tête hors de l’eau. Un choix s’impose donc : verser perpétuellement dans la souffrance ou essayer de s’en extirper. » Ainsi, les psychologues soutiennent qu’il faut indéniablement commencer par ne pas s’attacher à son drame, incarner ce qu’on souhaite devenir de par son état d’esprit, adopter un positivisme rare et…commencer par de petites choses. « Est déjà professeur celui qui s’engage à aller embrasser ce métier, quitte à ce qu’il ait d’abord à être formé pour», soutient un citoyen sénégalais averti. Et entre le désir d’embrasser un métier et sa pratique, la médiation se trouve assurée par un système qui ne promeut guère l’émergence. Ce qui freine assez souvent les efforts du  troisième type de jeune, pourtant ancré dans des valeurs économiques immuables. Là, le discours religieux demeure le seul tremplin à mesure de sauver le concerné. A défaut de psychologie, il convient donc de convoquer la chose religieuse. Les penseurs de l’islam nous enseignent en effet que le Prophète Mouhamad (psl) a considéré trois choses comme pouvant êtreà l’origine de la  chute de toute civilisation : une jeunesse sans créativité, une fortune mal gérée et une cupidité scientifiquement organisée.Dès lors, trois réalités s’imposent : entreprendre pour multiplier ses sources de revenu, minimiser ses charges et ses dépenses et s’interdire tout séjour dans la citadelle des égarés, là où l’on promeut le gaspillage et l’amusement, et où l’on ignore depuis toujours la valeur de cette ressource si précieuse qu’est le temps. On en perd pardi !

Maam Cheikh

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