Le timide manque de confiance sur le plan de la communication interpersonnelle. Etre en mesure d’engager une conversation, de la maintenir et de la conclure s’avère une compétence très utile. Voici quelques conseils à ce propos :

  1. Écoutez. L’art de communiquer commence par l’écoute. Arrêtez de préjuger de ce que pensent les autres. Invitez-les à parler d’eux. Développez l’écoute active, par des mouvements de la tête, en reformulant le discours de votre interlocuteur, en rebondissant sur ce qu’il est en train de vous dire plutôt que de penser à votre prochain monologue. Laissez de la place à l’autre, mais sans vous effacer. Un dialogue sain se traduit par un temps de parole équilibré. Ne confondez pas écoute et complaisance ; n’hésitez pas à marquer votre désaccord sur certains points ou y poser des nuances. Les personnes timides ont souvent du mal à écouter, tant elles sont focalisées sur leur propre prestation. En portant son attention sur l’autre, on se libère d’une pression et on peut se laisser porter par le flux de la conversation.
     
  2. Suscitez la discussion. Optez pour les questions ouvertes plutôt que les questions fermées qui laissent moins d’espace à la discussion. Si vous demandez : « Est-ce la première fois que vous venez à ce spectacle ? », votre interlocuteur risque de ne répondre que par oui ou par non. Ce qui mène la discussion à une impasse. Si vous interrogez : « Qu’est-ce qui vous a plu dans ce spectacle ? », vous ouvrez la porte à la discussion. Avant d’affronter une situation, préparez des sujets de conversation si ça peut vous aider.
     
  3. Dites « je ». Impliquez-vous. Les timides aiment se rabattre sur les pronoms impersonnels qui ne les engagent pas. Lorsque votre conjoint vous demande si vous avez envie d’aller au cinéma et que vous répondez : « oui, on peut » ou « pourquoi pas », vous évitez de vous positionner. Soyez plus assertifs : « Oui, j’ai envie d’aller au cinéma, ça va me changer les idées ». Ou bien : « Je n’ai pas envie d’aller coucher trop tard. Je préférerais regarder simplement un film à la maison. Est-ce que ça te convient ? ». Ou encore : « Je n’ai pas d’envie particulière. Si ça te fait plaisir d’aller au cinéma, je t’accompagne ». Communiquez donc vos sentiments. Un conseil : n’hésitez pas à révéler que telle ou telle situation vous intimide, mais ne vous laisser pas définir par votre timidité, ce qui reviendrait à vous y enfermer.
     
  4. Exprimez des opinions et des demandes précises. Si vous ditez : « On perd son temps à ces réunions », vous ne donnez pas beaucoup d’indications sur votre ressenti ni sur votre désir. En disant : « C’est la troisième réunion qui commence avec une demi-heure de retard et qui s’égare en discussions peu consistantes. Je suis embêté, car j’ai beaucoup de travail en ce moment et ces retards me font perdre un temps précieux. Que pensez-vous d’insister pour qu’on démarre à l’heure la prochaine fois et qu’on fixe un ordre du jour ? »,… vous vous montrez plus concrets, plus précis, plus constructifs. Exprimez une idée à la fois. En dissociant les faits du sentiment et de la demande qu’ils engendrent, plutôt que de globaliser et de vous laisser submerger par le flot des pensées.
     
  5. Réconciliez-vous avec les silences. Ce n’est pas parce qu’un blanc se produit dans une conversation que vous passerez tout de suite pour quelqu’un d’insipide. Vous n’êtes pas là pour effectuer une performance. Qui donc peut se targuer d’exprimer des pensées intéressantes à chaque seconde ? Si un tel personnage existait, il serait d’ailleurs bien assommant. Les silences sont des moments nécessaires.
     
  6. Modulez votre voix. Quelle est l’intensité de votre voix ? Parlez-vous plus fort ou plus faiblement que vos interlocuteurs ? L’idéal étant d’atteindre un équilibre entre une voix qui serait trop effacée et une voix qui serait trop imposante. Les personnes timides pourront avoir tendance à parler entre les dents. Quel est votre débit ? Parlez-vous lentement ou rapidement ? Sous l’effet de la timidité, certaines personnes seront anesthésiées ou, au contraire, parleront précipitamment comme pour en finir au plus vite. Quelles sont vos intonations ? De manière générale, les personnes timides seront moins expressives et marqueront moins de nuances dans la voix. Pour prendre conscience de votre voix, rien de tel que d’interroger de tierces personnes (d’où l’intérêt des thérapies de groupe). Il est, en effet, difficile de se rendre compte de ses propres tics d’expression et de langage. L’idéal est d’arriver à poser sa voix, de manière affirmée et expressive, mais sans précipitation ni agressivité.
     
  7. Communiquez avec le corps. Une grande partie des messages passent de manière non verbale. Votre interlocuteur sera très sensible à votre regard, vos mimiques, la position de votre corps, et l’amplitude de vos mouvements. Le corps dit parfois l’inverse de ce que disent les mots. Si vous déclarez : « Je suis très confiant dans l’avenir de ce projet » et que vous vous faites petit, recroquevillé, les bras croisés et le regard baissé, vous émettez des messages contradictoires. Un point commun chez les timides, c’est leur difficulté à regarder l’interlocuteur dans les yeux. Une bonne communication implique pourtant ce regard. En particulier lorsque vous écoutez, lorsque vous prenez la parole ou lorsque vous terminez de parler, il est conseillé de regarder votre interlocuteur dans les yeux. Le sourire, quant à lui, reste un allié universel. Les gestes de la main et du corps viendront soutenir votre discours. Soyez vifs mais pas nerveux.
     
  8. Cultivez la familiarité. Les timides se sentent parfois obligés de briller d’intelligence et de profondeur à la moindre de leurs interventions. Sachez rester léger. Sachez parler de la pluie et du beau temps. Sachez poser une question anodine, dont le but est simplement d’engager la relation. Cultivez la convivialité. Accordez de l’importance aux conversations banales. Rendez-vous disponibles. Entraînez-vous à converser avec le voisin, le collègue, l’inconnu ou le commerçant du coin. L’esprit souple, délié, modeste. Sans autre but que le contact.
     
  9. Privilégiez les messages positifs. Les personnes timides ont tendance à se dévaloriser. Or, les gens se tournent volontiers vers les personnes assertives et positives. Il est important aussi de pouvoir accepter un compliment. Si l’on vous félicite pour cette robe qui vous va si bien, vous pourrez simplement répondre : « Merci. Ca me fait plaisir que tu trouves qu’elle me va bien. ». Là où une personne timide cherchera souvent à compenser ou à évacuer le compliment : « Ah bon ? Mais elle commence à s’user ».
     
  10. Sachez conclure. Si vous parvenez à engager la conversation, c’est bien. Mais il faut aussi pouvoir y mettre fin. Les personnes timides ont tendance à laisser la préséance à leur interlocuteur. Elles seront plus facilement la proie de quelqu’un de loquace qui ne les lâchera pas. Terminer une conversation n’est pas un manque de respect. Mais il y a des manières de le faire. Du genre : « Cet échange m’a bien plu. On continuera notre passionnante discussion une prochaine fois. A présent, je vais reprendre mon travail. À bientôt. »
     

Notez qu’il est possible d’être un excellent communicateur mais de perdre ses moyens en situation de stress. Il est donc utile par ailleurs d’apprendre à maîtriser ses émotions.

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