Réussir à l’université n’a rien d’un mythe. C’est, au contraire, quelque chose de tout à fait réaliste. Il suffit, pour s’en convaincre, de convoquer l’exemple des grandes figures de réussite qui nous entourent. Elles sont toutes passées par des Universités, d’ici et d’ailleurs. Mais il est clair qu’il ne suffit pas simplement de vouloir réussir pour y parvenir. Le processus suppose un engagement continu nécessitant des efforts durables. A ces efforts s’ajoute tout un lot de règles d’or qui pourraient, dans une certaine mesure, être appelées “clés de succès dans les études”. Le Journal Universitaire évoque justement avec vous ces règles d’or, notamment suite à la parution des listes d’orientation des nouveaux bacheliers.

10 règles d’or pour réussir à l’université

1Dépasser assez rapidement l’euphorie du succès au baccalauréat

Ce premier point concerne en particulier les nouveaux bacheliers. En effet, il est tout fait compréhensible que la joie envahisse les nouveaux prodiges qui ont réussi à l’examen du bac. Bien qu’il soit légitime de célébrer sa victoire, il est utile de faire l’effort de se ressaisir et de penser à autre chose, notamment aux nouveaux défis liés à la vie à l’université. Il est vrai que c’est une prouesse que de réussir au baccalauréat alors que des milliers de personnes ont échoué. Mais le bonheur procuré par ce premier diplôme universitaire ne doit pas cacher le fait qu’il vous reste encore un long trajet. Vous avez encore besoin au moins de cinq autres années pour décrocher le diplôme de Master. Si, en revanche, vous visez le Doctorat, comptez au moins huit ans.

2Casser le poids des préjugés

Avant même d’aller à l’Université, on entendait dire plein de choses à son propos. Évidemment, certaines affirmations relatives à l’Université sont vraies. Toutefois, beaucoup d’autres constructions discursives ne relèvent que de chimères. C’est plutôt le produit de l’imagination fertile de quelques personnes, parfois mal intentionnées ou incapables de se tirer d’affaire. De pareils individus parlent pour se consoler. Un des préjugés les plus tenaces est sans doute celui consistant à dire que les étudiants passent au quota dans certaines facultés. Un autre se rapporte à l’affirmation selon laquelle même en faisant tous les efforts du monde on réussira pas. Rien de tout cela n’est avéré. C’est à la limite incohérent et insensé. D’ailleurs, il suffit, pour balayer ces postulats absurdes, d’évoquer le nombre d’étudiants qui sortent diplômés de l’enseignement chaque année. Chacun récoltera ce qu’il aura semé.

3Entretenir le contrôle parental

Il est fréquent de voir des jeunes qui, arrivés à l’Université, tentent instamment de s’affranchir du contrôle parental. On pourrait penser, en réalité, qu’il s’agit d’une aspiration naturelle compte tenu des interdits qui ont été posés à la personne durant tout le temps qu’elle est restée à l’école primaire et secondaire. Mais la meilleure chose qui puisse arriver à l’étudiant tenté de rayer ce contrôle des parents est d’échouer à ce manège. En effet, il n’existe aucun parent qui puisse vouloir du mal à sa progéniture. Du coup, se souvenir des bons conseils qu’ils prodiguaient, tout en veillant à leurs interdits sera forcément quelque chose de bénéfique pour l’étudiant.

4Assister aux cours sans les accumuler

Ne nous voilons pas la face ! L’Université n’est pas un espace d’aisance et la vie au sein de cet espace n’est jamais de tout repos. Qu’il s’agisse du campus social ou du campus pédagogique, il existe souvent des facteurs de démotivation. Mais il ne faudra surtout pas céder à la tentation d’abdiquer. La chaleur des amphis ne peut constituer un alibi suffisant. La pléthore des étudiants qui rivalisent d’ardeur pour trouver une place assise ne doit pas constituer un facteur bloquant. Tout est construction, or il convient de positiver. Suivre de façon régulière les enseignements à l’amphi est crucial pour réussir à l’université. L’autre reflexe qu’il faudra ensuite développer est celui consistant à apprendre ses cours au quotidien. L’attitude de procrastination est à bannir. En remettant à ultérieurement la révision de vos cours, vous trouvez nécessairement quelque chose d’autre à faire. Faites tout de suite la comparaison. On aura pas besoin d’être érudit pour savoir qu’à l’Université, rien n’est plus urgent que les études. On a tout le temps, après les études, de faire ce dont on avait envie.

5Se documenter, encore et encore

Quoique pertinents et riches, les cours dispensés par les enseignants ne sont jamais trop détaillés. Les séances de travaux de dirigés (TD) qui sont censés compléter certains enseignements ne sont jamais suffisants. Cela est tellement bien connu en milieu universitaire qu’à chaque début de cours, les enseignants fournissent aux étudiants une liste de références bibliographiques à exploiter. Il est donc clair que vous n’aurez pas tout, et que vous aurez besoin de vous investir dans la documentation. Il existe plusieurs moyens de se documenter, allant des bibliothèques centrales aux bibliothèques de section, en passant par les institutions de recherche, les centres d’excellence, les structures de l’État. Mais, à l’ère de la société de la société en réseau décrite par Manuel Castell, il faudra aussi compter sur Internet et les ressources électroniques disponibles.  D’autres types de matériaux, parfois négligés par les étudiants, sont constitués par les entretiens avec les professionnels et les experts reconnus dans leurs domaines. En général, les étudiants font recours à ces ressources que lorsqu’ils sont en année de réalisation de mémoire d’étude (Master ou Doctorat). C’est une grave erreur : les orientations de ces experts vous sont utiles même durant vos premières années à l’Université.

6Délaisser le mauvais compagnonnage

Il n’existe aucun secteur de la vie sociale où le fait de s’entourer de mauvais compagnons est bien perçu. Quant à l’utilité, n’en parlons même pas. On ne gagne rien à fréquenter des individus ignares, malhonnêtes, malintentionnés et malfrats.  Le contraire est plausible et c’est d’ailleurs le choix à opérer. Que faire, en effet, avec des gens qui n’ont cure de leur réussite ? Il ne faudra jamais perdre de vue que certaines personnes sont à l’Université juste parce qu’elles ne peuvent pas aller ailleurs. Ce sont ces gens qui chahutent dans les salles de classe et les amphithéâtres. C’est aussi eux qui insultent l’enseignant qui parlent à voix basse durant son cours. Ils sont en général impliqués à toutes sortes de problèmes pouvant entrainer leur perte et l’échec de ceux qui cherchent à rendre leur vie utile. Alors, pour réussir à l’Université, vous aurez besoin de leur tourner le dos. De la manière dont on fuit la peste.

7Remédier aux tentations de la belle vie

Ceux qui connaissent les instruments de musique le savent bien : on ne peut jouer de bonnes notes de tam-tam tout en se grattant les fesses. Il s’agit là de deux gestes qui ne peuvent être combinés. Le propos est évidemment caricatural, mais la comparaison, ici, renferme une valeur pédagogique. En clair, la belle vie faite de sexe, de boisson et d’argent, ne fait jamais bon ménage avec les études. Celles-ci, depuis toujours, sont réputées prenantes voire « jalouses ». Soit on s’en occupe convenablement, soit elles s’arrêtent. Pas de demi-mesure. Une des  matières premières les plus précieuses pour réussir à l’université est le temps. Or, en consacrant son temps à draguer ou à se faire courtiser, à vadrouiller à longueur de journée ou encore à vider les boites de nuit, on échoue inéluctablement. À l’opposé, ce temps gagne à être mis à profit dans d’autres activités : étudier, réviser, se documenter, prendre part à des débats d’idées, faire du sport et se reposer la nuit.

8Avoir une vie saine pour garder une fraicheur physique et mentale

Beaucoup d’étudiants ont tendance, en période d’examens notament, à se surpasser. En soi, l’idée est merveilleuse. Mais il faudra, dans ces cas là, éviter la surchge physique et intellectuelle. En vérité, les effets d’un tel phénomène sont redoutables dans la mesure où il inhibe profondément les potentialités de la personne affectée. La raison est très simple : l’être humain ne peut jouir de la pleinitude de ses facteurs tout en étant sous l’emprise de la fatigue ou du stress. Mais heureusement aussi qu’il existe un remède puissant et fortement recommandé par les médecins : le sport. C’est en général toutes les universités qui disposent d’une aire de sport ouverte à tous. Une fois, deux fois ou trois fois par semaine : peu importe le rythme, l’essentiel est de s’entrainer. Mais là aussi, il faut mentionner que les activités sportives ne riment pas avec la turpitude. Du coup, certains paramètres sont à surveiller de façon concomitante. Il s’agit de l’alimentaion, les fréquentations et le repos. En effet, dans l’action il faut du repos et dans le repos aussi il faut de l’action. Emile Cioran, un philosophe et écrivain roumain proposait, à ce titre, de consulter la nature. Celle-ci nous aurait dit qu’elle a créé le jour et la nuit.

9Développer des réseaux de relations sociales

Nous l’avons déjà dit : il crucial de se départir de l’influence des compagnons non consciencieux. Disons à présent qu’il est tout aussi important de tisser de bonnes relations avec des gens connus pour leur constance dans les efforts et leur envie de réussir à l’université. En fréquentant de tels individus, vous recevrez forcément une influence positive qui vous propulsera au-delà même de vos propres attentes. Un bon créneau à exploiter dans cette perspective est celui des associations de ressortissants. Non seulement ces associations constituent des cadres de retrouvailles et d’entraide, mais elles sont aussi des creusets d’inspiration  dans la mesure où elles abritent aussi des étudiants brillants. Mais attention à ne pas tomber sur le piège de ces aînés véreux qui tentent, par moment, d’exploiter la misère ou l’ignorance des personnes désespérées ainsi que des nouveaux bacheliers.

10Développer des réseaux de relations professionnelles

En dehors des cadres associatifs, il faudra aussi s’intéresser à toutes les organisations qui mènent ou soutiennent la recherche, qui produisent de la documentation ou qui créent des opportunités pour les jeunes. C’est l’exemple de l’Agence Universitaire de la Francophonie(AUF), du réseau Enda Tiers-Monde, de la Fondation Konrad Adenauer, de la Fondation Kéba Mbaye et autres. C’est aussi le cas de la Fondation OSIWA, de l’ONG Oxfam et de la Fondation Rosa Luxembourg. Ces dernières structures octroient des financements pour la réalisation d’activités de projets de développement. La fréquentation de ces structures, et bien d’autres encore, donne l’opportunité aux étudiants de se familiariser assez tôt avec les milieux professionnels. Elle permet aussi d’entamer, de façon précoce, la réflexion sur les stratégies d’intégration dans la vie active.

Et pour conclure, rappelons le culte des valeurs

Contrairement à un imaginaire assez bien répandu, l’Université n’est pas un lieu de libertinage. Vivre avec cette conviction préserve l’étudiant de la débauche ainsi que de la débacle. Il convient alors d’insister sur le fait que l’Université est un lieu d’accomplissement et de réalisation. Le passage à l’Université est riche d’enseignements majeurs. Du courage à la persévrance, en passant par la patience, l’humilité et la détermination, on acquiert finalement, si l’on y prend conscience, plein de vertus à l’Université. A chacun alors de tirer son épingle du jeu, pour nos comptes personnels et pour le compte de la sociéte toute entière.

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