Une belle moisson de 7356 milliards de francs Cfa de Macky Sall qui gagne ainsi le jackpot d’un nouveau souffle pour l’Economie sénégalaise. En effet, le gouvernement sénégalais a levé, lundi 17 décembre, 7356 milliards f cfa pour un besoin de financement exprimé de 2850 milliards au Groupe consultatif de Paris (France) pour la 2ème phase du Plan Sénégal Emergent (PSE, 2019-2023). Cette bonne note suivie de l’inauguration de l’autoroute « Ila Touba », ce 20 décembre, ont donné une couleur peu reluisante à l’économie sénégalaise en cette fin d’année. Cette économie qui n’a brillé durant une bonne partie de l’année que par ses difficultés et manquements à l’instar des grèves des étudiants, enseignants, corps médical et autres.

 

Le budget de l’Etat du Sénégal atteint la barre des 4000 milliards de francs CfA contre 3774, 8 milliards F CFA en 2018, soit une augmentation de deux cents (200) milliards F CFA. Justifiant cette hausse considérable, le président de la République indique que, comme pour les exercices précédents depuis 2014, le projet de budget 2019 s’inscrit dans la stratégie globale du Plan Sénégal émergent (PSE), articulée autour de la consolidation des performances économiques se traduisant par l’amélioration du niveau de vie des populations”.

Dans un autre registre, les agrégats macroéconomiques du Sénégal ont connu un changement à la faveur de la révision du taux de croissance du PIB réel de l’année 2017, initialement prévu à 6,8 % s’est positionné à 7,2%. C’est ce qui ressort du point économique organisé par le ministère de l’économie, des Finances et du Plan (MEFP) le mardi 13 mars 2018. Cette tendance haussière de la croissance devrait être effective jusqu’en 2019, selon le gouvernement. Selon les perspectives économiques pour l’Afrique, publiées par le Fonds monétaire international (Fmi), le Sénégal affiche le meilleur taux de croissance du continent. Le pays est devancé par le Rwanda (2ème avec 7,8%) et l’Ethiopie (1ère avec 8,5%).

 

Les secteurs qui sont à l’origine de cette performance sont la construction, l’énergie, les industries chimiques et l’agriculture qui a enregistré une très bonne performance avec les efforts qui ont été fait par l’Etat. Le transport également et le tourisme notamment le tourisme d’affaire se portent bien et au niveau des télécommunications il y a eu des améliorations.

Le Plan Sénégal Emergent, PSE, est le nouveau cadre de référence des politiques de la « gouvernance Macky Sall » visant à conduire le Sénégal sur la voie de l’émergence à l’horizon 2035 est dans sa quatrième année. Et pour accentuer cette émergence, une nouvelle stratégie de financement des jeunes et des femmes, porte sur les jeunes actifs, petits artisans, dont les activités ont besoin d’être boostées pour mieux se déployer. Lors du Conseil des ministres du mercredi 13 septembre 2018, il avait annoncé la création, «au sein de la présidence de la République, de la Délégation générale pour l’Entreprenariat rapide, Der/ Fj». Il en avait même précisé les fonctions, en assurant que cette structure serait «dotée d’une ligne de crédits importants, exclusivement dédiée aux femmes et aux jeunes, à travers notamment la mise en place de Bourses pour l’Entreprenariat Rapide (Ber) qui seront octroyées selon des modalités assouplies». Le chef de l’Etat a décidé de doter la structure de 30 milliards de francs Cfa. 30 milliards, c’est en effet trois fois le montant de fonds propres exigés d’une banque dans la zone Uemoa. Et cela montre l’effort et l’ambition des autorités. Un montant qui fait dire au député Mamadou Lamine Diallo qu’une « Association des Prédateurs de la République » a encore vu le jour au Sénégal.

 

« Il faut rappeler au peuple que ceci n’est pas nouveau. Le Sénégal a connu successivement l’opération « Maitrisards », la DIRE, le FPE, le FNPJ, tous ces instruments étaient destinés à financer les jeunes par l’Etat. La réalité, c’est la faiblesse du financement de l’économie. Après la manipulation de Amadou Ba, le PIB a connu une hausse de 30%, il va sans dire que le financement de l’économie est bien en dessous de 30% et reste concentré sur le segment restreint des grandes entreprises et du commerce. Le secteur informel, plus de la moitié du PIB, est marginalisé », a dénoncé le député réputé pour ses attaques contre les projets économiques du Gouvernement de Macky Sall.

Pour lui, Macky Sall n’a pas la solution à ce problème, encore moins Amadou Ba préoccupé par la coopération internationale et ses ambitions politiciennes. Face à cet échec, la famille Faye Sall se cache derrière la DER et les xawaré de ses « ministrons » pour recruter de la clientèle politique avec les ressources de l’Etat empruntées à plus de 7%. Le financement de l’économie sénégalaise, c’est au moins 6000 milliards à 5% par an en moyenne.

L’année 2018 a été marquée aussi par la polémique née du coût du Ter (Transport Express Régional) Le ministre sénégalais chargé du Développement du Réseau ferroviaire, Abdou Ndéné Sall, a déclaré que le coût du Train Express Régional (TER) devant relier Dakar à son nouvel aéroport est de 568 milliards de FCFA hors taxes. Une réponse au député Ousmane Sonko qui avait affirmé que le coût global du Train TER est de 1.200 milliards de francs, contrairement aux 568 milliards FCFA annoncés par le gouvernement. Des sorties récurrentes du député Sonko sur le sujet qui ont changé la donne. De 568 à 738 milliards de francs CFA ! Le coût du Train express régional a été revu à la hausse. L’Etat du Sénégal a signé un avenant de 30% sur le prix initialement annoncé. Une information qui conforte l’ancien inspecteur des impôts, Ousmane Sonko. Le Ter va démarrer ses activités le 14 janvier 2019. D’orès et déjà, deux (2) des quinze (15) trains du projet sont à Dakar. Doté d’une vitesse de pointe de 160 Km, le TER peut fonctionner aussi bien avec de l’énergie électrique que de l’énergie thermique. Il va desservir les gares de Dakar, Colobane, Hann, Baux Maraîchers, Pikine , Thiaroye, Keur Massar, Keur Mbaye Fall, Rufisque, Bargny et Diamniadio et la gare de l’aéroport international Blaise Diagne.

 

Les tensions budgétaires ont occupé une place de choix dans les questions de finances publiques cette année. Ces difficultés budgétaires, à l’origine de problèmes, par exemple, pour payer les fournisseurs ou pour faire avancer les projets, difficultés qui étaient pointées du doigt par l’opposition depuis des mois, étaient niées par les autorités qui les ont, donc, finalement reconnues.

A l’occasion de la revue du portefeuille des opérations de la Banque mondiale (BM) au Sénégal, le ministre des Finances, Amadou Ba, a reconnu et expliqué l’origine des tensions budgétaires auxquelles le gouvernement est confronté. A l’en croire, c’est notamment la conséquence du choix du gouvernement « d’injecter des milliards dans le secteur de l’Energie pour empêcher une hausse du prix de l’électricité ou encore du carburant ». « C’est autant de ressources qui sont prélevées dans d’autres secteurs. C’est cela la vérité. Maintenant c’est un choix. Ou bien on décide d’augmenter les prix et ce sont les sénégalais les plus faibles qui vont souffrir, ou bien on serre, le temps d’ajuster tout cela et effectivement on se retrouve avec certaines difficultés qui seraient « voulues et passagères », a-t-il expliqué.

 

En Octobre dernier, le président de la République, Macky Sall, a effectué une tournée économique de quatre jours, dans les régions de Kolda, Sédhiou et Ziguinchor. Le Lancement des travaux de construction de l’Espace numérique ouvert (ENO) dans le département de Oussouye, la pose de la première pierre d’un centre orthopédique à Kolda, le lancement des travaux de construction du pont de Marsassoum à Sédhiou, le lancement de la deuxième phase du Programme d’urgence de développement communautaire (PUDC) et du Programme de modernisation des villes (PROMOVILLES) à Ziguinchor sont quelques-unes de ses réalisations dans sa tournée dans le sud du pays. Courant du mois de novembre, il s’est rendu également à Tamba et à Kédougou toujours dans le cadre de ses tournées économiques. Des tournées que décrie l’opposition comme étant une campagne du chef de l’Etat pour sa réélection en 2019.

Macron, Jinping, Merkel, ils ont tous visité le Sénégal en 2018.

Pour le président de la République française, Emmanuel Macron, les retombées financières de sa visite de quarante-huit heures au Sénégal sont énormes. Cette visite a été très fructueuse pour les entreprises françaises qui raflent au total, des contrats estimés à plus de 300 milliards de francs Cfa, alors que les subventions octroyées par la France au Sénégal du président Macky Sall, cumulées, ne dépassent pas 47 milliards de Francs Cfa.

 

Le président chinois Xi Jinping a démontré avec la manière l’attachement de son pays au Sénégal. Une coopération riche de 1 206 milliards de francs Cfa (injectés par Pékin au Sénégal entre 2012 et 2018). La visite du dirigeant a également été marquée par la livraison de l’Arène nationale, une infrastructure dédiée à la lutte sénégalaise construite à Pikine dans la banlieue dakaroise dans le cadre de cette coopération.

 

La Chancelière de la République fédérale d’Allemagne était à Dakar pour une visite de 48 heures. Angela Merkel a été accompagnée par une forte délégation d’opérateurs économiques allemands. Une manière pour eux de rappeler que l’Allemagne est devenue un partenaire important de la coopération au développement du Sénégal depuis son indépendance en 1960. Selon un document de l’ambassade allemande au Sénégal, depuis lors, le gouvernement fédéral a réalisé des projets au Sénégal pour un volume d’environ 800 millions d’euros (524,7 milliards de francs).

 

SENEGO

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