Le PSE est le nouveau cadre de référence des politiques de la « gouvernance Macky SALL » visant à conduire le Sénégal sur la voie de l’émergence à l’horizon 2035. Le projet repose sur trois  piliers ou axes stratégiques :

  • La transformation structurelle des bases de l’économie
  • La transformation du capital humain
  • La bonne gouvernance

Dans cette perspective, il a lancé des réformes dans le domaine social dès le lendemain de son accession à la magistrature suprême : allocation des bourses de sécurité familiale aux ménages les plus démunis, carte d’égalité des chances en faveur des handicapés, couverture maladie universelle.

Le PSE, une croissance assurée

Le docteur Cheikh Kanté s’estime heureux de relever les défis de la croissance avec 6,8% « On peut donner l’exemple de la production annuelle de riz qui était à 400 000 tonnes  qui a été aujourd’hui doublée » , explique-t-il lors de l’ouverture de l’atelier de travail multisectoriel pour  faire le bilan annuel de la mise en œuvre des projets et réformes phares du plan Sénégal émergent (PSE).

Pour sa part, le directeur du Bureau opérationnel de suivi du PSE, Ibrahima Wade indique « qu’il y a une bonne progression au niveau de l’exécution des projets phares. Le taux de croissance soutient-il suit une bonne trajectoire depuis la création du PSE. On est dans le cycle des 6% et on frôle même les 7% » avant de poursuivre, « Quand on regarde la courbe de progression de la croissance et celle de l’atteinte des différents résultats dans les secteurs des mines, de l’agriculture, la production rizicole, la pêche, l’industrie on se rend compte que le projet économique du président est un réalisme de croissance qui se défend bien de par ses résultats. »

L’évidence de la conjoncture économique

La situation conjoncturelle planétaire annonce simplement un mouvement de baisse des cours du pétrole, car les fondamentaux militaient en ce sens depuis un certain temps selon Alain Corbani (Finance SA). En sus « même si l’accord de l’OPEP a permis de réduire significativement la production des membres du cartel, le bond de celle des producteurs américains de 8,4 millions de barils pour l’été 2016 à 9 millions actuellement, fait l’office d’un énorme contrepoids. Les forages ont repris depuis 9 mois, le nombre de foreuses en activité passant de 300 à 600 contre un pic de 1600 en 2014 (année du dernier sommet majeur sur le prix du baril, à près de 155 dollars), tandis que leur productivité s’est accrue.

Cette hausse notée dans la production mondiale de l’or noir profite directement aux pays importateurs. La baisse des cours qui en découle se répercute sur les denrées, partant une amélioration du pouvoir d’achat des ménages. Pour les entreprises, on note une diminution des coûts de production, une augmentation des marges et un climat très favorable aux investissements.

L’édition de Janvier 2018 du rapport sur les perspectives économiques mondiales annonce 2018 comme l’année où l’économie mondiale tournera pratiquement à plein régime, et ce depuis la crise globale de 2008. Pour le président du Groupe de la Banque Mondiale, «c’est une excellente occasion d’investir dans le capital humain et physique».

Les deux premiers axes du plan, en phase avec cette observation de M. Jim Yong Kim, requièrent une certaine consolidation. En effet, la reprise s’accompagne du ralentissement de la croissance potentielle (vitesse de progression de l’économie avec une pleine utilisation de la main d’œuvre et du capital).

Les chiffres du PSE, entre vision économique et bonne fortune

Le rapport précité prédit pour l’Afrique subsaharienne une croissance effective qui devrait passer de 2,4% en 2017 à 3,2% en 2018. Cette accélération dépendra toutefois du raffermissement des prix des produits de base et de la mise en œuvre de réformes. La région pourra ainsi bénéficier de la hausse des investissements et des échanges commerciaux.

Le contexte mondial, dans son ensemble, témoigne de la bonne fortune des économies actuelles. Le statut économique mondial favorisant la montée en croissance des agrégats de par les fluctuations pétrolières, les performances économiques du pays ne saurait être attribuées exclusivement au plan de la « gouvernance Macky Sall ». Les prochaines actions du PSE devront préparer notre économie au double défi du ralentissement de la croissance potentielle et des prochaines conjonctures.

Talla FALL & Mouhamad SEMBENE

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