En lisant entre les lignes de cette production poétique, nous constatons que le concepteur d’alors, de même que le destinataire, calife de son temps, baignent dans une sphère de spiritualité où siège la crème des élus (Safwatul Axyaar). Sur ce, il urge de souligner que pour qu’il y’ait éloge (Madh) ou élégie funèbre ( Marthiyya), il faudrait que le récipiendaire recèle en soi, au moins, quatre critères méritant d’être magnifiés, à savoir le courage intellectuel, une sagesse des plus raffinées, l’équité dans le comportement et la gestion du patrimoine légué de même qu’une cetaine chasteté en tous points de vue. Ces traits de caractère devraient, à leur tour, avoir comme socle une intégrité triple. La première serait corporelle, enclenchant des dispositions physiologiques facilitant la cohésion sociale. La deuxième, axée sur le spirituel, privilégie les réactions spontanées et naturelles alors que la dernière fait intervenir l’intellect en exploitant surtout les dimensions distinctives et perceptives. A ce niveau, hormis la valeur spirituelle intrinsèque qui n’a point attendu le nombre des années, la morale ayant toujours présidé durant son magistère et l’esthétique d’appréciation d’Abu Bakrine Sy de 1922 à 1957 semblent conditionner ce pacte d’allégeance éternel enclenché par l’auteur, et cela , dès le premier vers./. 


1)- Dans sa stature de maître spirituel, le Calife Ababacar Sy, même placé dans les sépulcres de son mausolée, nous donne entière satisfaction : et cette allégeance va demeurer jusqu’à la fin des temps. 


2)- Sa prestance imposait à tous les aspirants issus de sa formation cette obligation de fidélité et d’obéissance à lui exclusivement réservée. Tenter de suivre ses traces, la vie durant, rehaussait cette adhésion factuelle. 


3)- O Disciple humant le flux pur de la Tijâniyya, confine toi dans cet espace de spiritualité à nul autre pareil. Inscris-toi dans ce cercle restreint du Bien et de la générosité. Il faudra y rester constant [©asfiyahi] et heureux en voltigeant à l’instar de la gent ailée la plus joyeuse. 


4)- Se rappeler de Serigne Babacar inspire en notre physique et notre spirituel une certaine bienveillance de sa part. Et l’influence de son affabilité se déteint à la fois sur l’âme et l’esprit.


5)- Nonobstant son absence virtuelle, ce rappel renforce en nous l’inspiration des vertus chevaleresques qu’il symbolisait. Dès lors, honore cet absent constamment présent dans l’esprit des disciples. 


6)- Imbu de valeurs prophétiques, il incarnait, sa vie durant, le statut d’envoyé au sein de la Tijâniyya. Dans ce climat de familiarité teintée de crainte révérencielle qu’il entretenait avec ses disciples filtrait la bonne guidance salvatrice. 


7)- Son éducation spirituelle, prototype de la pure spiritualité musulmane, procédait par cette dualité partagée entre l’héritage muhamadiyya et ahmadiyya . 

 

A SUIVRE

 

Cheikh Tidiane FALL

Enseignant Chercheur à l'Université Gaston Berger de Saint-Louis. 

 

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