Mon Cher Frère,

Je t’écris en tant que chroniqueur, afin que ton expérience et ta lucidité puisse m’édifier sur l’avancée plutôt inquiétante de la seule crise qui freine l’évolution de ce pays : l’idiotie.

Au siècle passé, Seydil Hadj Malick Sy, cet inconnu de la nation sénégalaise promu au rang de « Maftouhoune Aleyhi », parce qu’habité par un savoir ayant intimidé le moi profond de ses contemporains, dénonçait : « Seul un esprit pervers peut culpabiliser l’innocence. » Il faut être doté d’une conscience des plus rachitiques pour s’acharner sur une communauté qu’un Homme de Dieu aussi influent que Serigne Babacar Sy (rta) a dédié à la mémoire des gens de la caverne, histoire de reprendre les propos d’Al Maktoum.

Quoi de plus juste que d’interroger l’histoire de la façon la plus convenable qui soit ? Si, malgré nos jeunes âges, nous arrivons à communiquer aux autres le déroulement des événements qui ont marqué ce pays, à quoi servent ces « faiseurs d’actualité » qui peinent à conter correctement ce qui s’est passé il y’a trois décennies ?

D’abord, au Sénégal, Serigne Moustapha Sy est le fondateur du Dahiratoul Moustarchidine Wal Moustarchidaty, et El Malick Seck le précurseur du People. Voila pourquoi ce pur produit de l’horreur médiatique peine à écrire convenablement sur le chef de file des moustarchidines.

Ensuite, il n’y a d’hommage plus vibrant que celui accordé par Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy Al Maktoum à Serigne Moustapha Sy. Chaque fils, quelque soit sa lignée d’appartenance, aurait souhaité que son propre père aille jusqu’à soutenir être prêt à sacrifier sa vie pour le sien. « En matière d’éducation spirituelle, le Dahiratoul Moustarchidina Wal Moustarchidaty a obtenu des résultats d’une envergure remarquable (..) plutôt mourir que de voir Serigne Moustapha être sacrifié par ses ennemis », précise t-il le 29 janvier 2000 au CICES de Dakar.

Il faut être Souleymane Jules Diop pour accepter d’être le seul à rendre hommage à El Malick Seck, histoire de vouloir faire de lui un self made man sous prétexte « qu’il s’est fait lui-même » pardi ! Quoi d’inspirant dans le parcours d’un journaliste qui n’a jamais su faire de sa plume un catalyseur des différents organes de presse dans lesquels il est passé ?  Malgré la présence du clown du fief de Lat Dior dans ses locaux, Thies Info a fermé. La suite, on la connait : un parcours avec au menu un conflit l’ayant opposé à Serigne Saliou Touré au point que les disciples de ce dernier aient brulé sa  maison paternelle et enlevé son frère, une intrusion au journal « le cafard libéré » qui n’existe plus, une saisie du matériel de son journal « Deuk Bi » suite à une diffamation qu’il commis avec l’affaire « Bleu Cissokho », une gestion incompétente puis une revente du site confidence.com, une énième affaire en justice avec le journal 24 heures chrono, et enfin facedakar, ou la porte ouverte aux horreurs les plus scandaleuses que l’univers médiatique n’ait connu.  

Je suis sur, cher frère, que vous « souffrez » comme moi en lisant ses écrits. L’homme à la djellaba condamnait hier ceux qui, faute de prendre le temps d’écrire afin de transformer leurs idées en signes que l’on couche sur du papier, sont devenus bavards. Là, la situation est dix fois plus complexe parce que nous avons affaire à des « plumes de la honte ». Une vérité écrite textuellement et truffée de fautes est tout sauf vrai pardi ! El Malick Seck débute ses phrases par « au point que », se perd dans les dédales des accords grammaticales, mais surtout ment pour mieux convaincre son lectorat.

Abdou Diouf ne sait point « déplacé lors de l’ouverture d’une conférence religieuse en 1989 » comme il le soutien, mais d’un colloque international initié par les moustarchidines, et le premier sur la jeunesse musulmane dans ce pays. L’on se souvient encore de cette confidence aux élans de mises en gardes de Serigne Moustapha Sy à l’égard de « l’homme au destin cacophone « : « Si un langage de vérité peine à vous faire comprendre que ce pays va vers la dérive et que le peuple est en colère, j’ai bien peur que ce ne soit un langage de pierre qui vous le dise ».

Des jeunes mécontents qui se sont pris au cortège d’Abdou Diouf à Thies, au point qu’une pierre l’ait presqu’atteint, ont concrétisé ces propos. Son fameux « la jeunesse sénégalaise est malsaine » s’est transformée en « mon cher Moustapha, mon cher fils ! », parce qu’ému à l’idée de trouver une jeunesse moustarchidine aussi disciplinée et instruite sur place. Ne vanta-t-il pas l’action du mouvement ayant abouti à l’alphabétisation de 30.000 jeunes ? C’est cette même jeunesse qui fut traitée d’imposteurs durant les événements de 1993. Que s’est-il passé entre temps ? Prions pour que la psychologie puisse, dans ce pays, trouver un jour le moyen de cerner les sautes d’humeur intempestives et autres prises de décision ubuesques de nos hommes politiques.

Dans ses lettres ouvertes publiées entre 1993 et 1994, Serigne Cheikh Tidiane Sy relégua le Dahira Moustarchidine au rang de Mouvement dont la dimension mystique a pour centre de rayonnement la mémoire du Khalife Ababakar Sy (rta), dénonça les prises d’otage par le régime contre des moustarchidines, et considéra que le choix de Serigne Moustapha Sy de soutenir l’opposition était juste et fondamental. Quant aux événements du 16 février, son gout effréné pour le mensonge a fait qu’il n’a daigné cité « la vache », ce quotidien crée avec pour Une « les magouilles de Cheikh Tidiane ». Une façon pour les socialistes de tenter de dénigrer l’homme à la djellaba sous prétexte qu’Abdou Diouf peinait à le recevoir pour obtenir son soutien et sa bénédiction pour des élections.

Serigne Moustapha Sy fut le seul à s’engager et à défendre le Tribun de Tivaouane au point d’être emprisonné. L’on se souvient encore de ce discours à Tivaouane dans lequel Al Maktoum se lamenta de la mort d’un de ses disciples les plus fidèles parmi les 6 policiers. A quoi bon vouloir imputer la responsabilité de ce qui s’est passé dans une marche organisée par l’opposition elle-même au mouvement moustarchidi?  En « chroniqueur de l’histoire », El Malick Seck devrait éviter de commettre le comble pour la presse sénégalaise : faire de sorte que la jeunesse prenne pour référence des va-nu-pieds !

Mon cher Aboubakrine, je suis certain que vous avez été, au-delà du niveau de maitrise de  la langue de Molière par El Malick Seck, choqué par les non-dits et autres balivernes. Avez-vous déjà vu Serigne Moustapha Sy convoqué la presse pour un quelconque « aveu d’échec » ? Un type de programme et un terme sans nul doute méconnus du pensionnaire du relais, lieu ou il reçut d’ailleurs les Moustarchidines le vendredi 6 avril 2012 pour une Ziara. Les « enfants gâtés du ciel »  maitrisent parfaitement « la théorie de l’accompagnement » en matière de changement de régime politique. Qu’il cesse donc d’être plus « régimiste » que les dirigeants de ce pays eux-mêmes.

Pour lui, le courage devrait commencer par le fait de citer l’homme qu’ils redoutent le plus, notamment en faisant allusion à une éventuelle candidature de Serigne Moustapha Sy : Khalifa Sall, cet otage dont la libération est tant convoitée.

Le conte d’Andersen nous a légué la philosophie selon laquelle il y’a des fous qui s’ignorent, et qu’il est difficile de trouver dans l’entourage proche du chef quelqu’un qui ose crier: « Le roi est nu ! »

Le Sénégal a été bâti avec le sang et la sueur d’hommes aussi intègres que spirituellement forts à l’image d’El hadj Omar Tall, de Hadj Ibrahim Niasse, de Seydil Hadj Malick Sy ou encore de Cheikh Ahmadou Bamba. Nous disons non à l’injustice et aux petites vertus à l’égard de leurs dignes héritiers, quitte à y laisser notre vie. Et ce n’est pas un aventurier du Ndiambour qui , lorsque les inconditionnels d’Al Maktoum se réunissaient dans une place pour l’écouter conter les merveilles de l’histoire sainte, se déambulait dans les arènes de ce pays. Ses propos dans les médias sont synonymes d’injures à l’égard de l’auditoire. Et le mensonge commence quand il dit qu’aucun membre des familles Sy et Mbacké ne s’y trouve, puisque Serigne Mouhamadoul Mbacké Wadoud de Touba, Serigne Sidy Ahmed Sy de Tivaouane et Ahmed Khalifa Niasse de Kaolack furent sur place.

Le sang de ceux qui se sont battus pour la liberté est plus précieux que celui des gens qui se donnent en spectacle sous sa tutelle, et le sable des champs de courses plus symbolique que celui de ces arènes, car ayant été foulé par des seigneurs de la Tijanya.

En attendant de recevoir ta réponse, je te renouvelle mes encouragements pour ton combat si noble cher frère.

 

Maam Cheikh

Chroniqueur

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