Comme je le disais, les films de QT ne sont pas novateurs et certains vont même jusqu'à dire que tout ce qu'il fait n'est que de la copie, ce qui, en un sens est vrai. Mais en même temps on prend un tel pied à voir un de ses film que cela nous est bien égal (à nous les fans de QT). Il faut donc se demander quels sont les éléments qui font de ses films des monuments si attractifs.


1 – L'ambiance

On voit bien que ce qui plait déjà dans les films de QT c'est l'ambiance. Eh oui, au moins on ne peut pas lui reprocher de faire des films vides et ternes. Cette ambiance s'inspire bien évidemment de ce que l'on trouve dans le cinéma de genre où elle tire ses sources. Cela va de la nouvelle vague jusqu'au western spaghetti.

Ces films ont un point commun (parmi des centaines d'autres) c'est qu'ils dressent le portrait de gangsters (j'entends déjà des gens dire : "Ah oui c'est original" mais malheureusement pour ces mauvaises langues il le fait bien donc que demander de plus).

Oui donc je disais que QT dresse un portrait humain de ces gangsters. Ils ne sont pas juste des machines à tuer ou à dealer. Nan, nan au contraire ils discutent, ont une vie personnelle et ne sont pas toujours en train de parler boulot. En gros ils sont comme nous, ils parlent aussi de la vie et du beau temps. N'est-il pas génial d'entendre un gangster parler de Big Mac ? Et cela pas juste pour parler Big Mac mais pour rendre les personnages plus vrais. Chaque personnage a donc une personnalité qui lui est propre que l'on apprend à connaître au fur et à mesure des dialogues. Il est marrant d'ailleurs de voir à quel point le public s'identifie aux personnages grâce à ces dialogues banals, au point d'en oublier que TOUS les personnages de ses films sont mauvais. Je ne dis pas que ce sont tous des tueurs : ils peuvent aussi être voleurs, violeurs, dealers ou tout simplement menteurs. Mais cela, QT arrive à nous le faire oublier.

 


QT est fan de films de genre, et ça on le sait mais c'est pour cela que ses films ont une ambiance unique. Ainsi dans ses films il y a un code propre au style tarantinesque. Les exemples les plus flagrants sont bien sûr les dialogues tout droit sortis de la Nouvelle Vague mais d'autres subtilités tels que les vêtements identiques dans 'Reservoir Dogs' et 'Pulp Fiction' composés d'un costume noir, d'une chemise blanche et d'une cravate noire contribuent fortement à cela.

Les personnages évoluent dans un univers cohérents représentatif d'une époque, qui évoque une certaine nostalgie (Les 60's pour 'Pulp Fiction', la blaxploitation pour 'Jackie Brown'). Cela se réfère une fois de plus au contexte qui a bercé l'enfance de ce cher Quentin. D'ailleurs les lieux eux-mêmes ont une ambiance, une texture qui leur est propre grâce aux moult détails qui font des lieux des endroits kitch au possible mais c'est ce qu'on aime (regardez un peu le bureau de Larry dans 'Kill Bill : Volume 2' avec le fusil, etc... Il vous semblera que chaque lieu a une histoire). Les décors sont tellement représentatifs de l'ambiance mise en scène par QT qu'avec ses 3 films : 'Reservoir Dogs', 'Pulp Fiction' et 'Jackie Brown' on a l'impression de vraiment bien connaître Los Angeles. Ces endroits nous paraissent désormais familiers.

Là où le bât blesse c'est avec les prises de vues toutes aussi célèbres que variées. Oui, d'accord elle ont été à 90% pompées d'autres films, que ce soit la Nouvelle Vague ou les westerns (Leone ou encore Peckinpah) ou encore d'autres plans tels que ceux que l'on peut en trouver dans les films de Brian De Palma, mais bon cela donne à ses films un goût plus prononcé plein de clins d'oeil et nous montre aussi l'éntendue de sa technique (juste pour énerver les détracteurs, je dirais que c'est à QT que l'on doit le plan du coffre que je trouve tout bonnement excellent).

 


Donc Tarantino, comme on a pu le voir, estampille donc ses œuvres d'une "Tarantino's touch" qui se traduit par l'ambiance, les décors, les dialogues... D'ailleurs, les dialogues dont nous parlions plus tôt, sont tout bonnement sublimes : ils sont soignés, dignes d'intérêt, nous en apprennent plus sur les personnages et sont terriblement cultes (c'est bien simple : pour moi chaque phrase de 'Pulp Fiction' est culte). Ces dialogues parlent certes de tout et de rien, de pourboire comme de Big Mac et certes ils sont pour la plupart crus et vulgaires mais ils sonnent terriblement juste et sont servis par de si bons acteurs que cela les rend enivrants. Cela fait donc des dialogues l'un des piliers fondamentaux de l'œuvre de QT.


2 – La bande-son

Un autre point d'orgue des films de QT est, je vous le donne en mille : la bande-son.

On ne va pas s'éterniser là-dessus, elle est parfaite ("oui" dirons encore les détracteurs, "les musiques existent déjà, QT ne fait que reprendre ce qui existe au lieu d'engager un compositeur"), mais elles servent à amplifier la notion d'ambiance des films de QT et puis on peut dire que Quentin a l'oreille, donc les chansons qu'il choisit (même si elle n'ont pas été composées pour le film) sont parfaitement placées et sonnent très juste. Et il faut avouer qu'un film de genre, que ce soit la blaxploitation avec 'Jackie Brown' et comme musique "Accross 110th street" ou encore 'Kill Bill : Volume 2' avec la musique d'Ennio Morricone, ça a de la gueule. Sérieusement, l'image et le son unis chez QT, ça fait un malheur. Qui n'a pas eu envie de danser comme Michael Madsen sur "Stuck in the middle with you" (personne ? Bon, tant pis pour moi). Mais les films de ce bon vieux Quentin ont quand même le mérite de nous donner envie d'acheter l'OST (et oui "money is money" les mecs).


3 – Un monde persistant

Dernièrement le "truc qui tue" chez Tarantino (si vous me permettez l'expression) c'est cette envie de créer un monde persistant (voir le dossier sur les recurrences). Je m'explique : vous remarquerez qu'il aime réutiliser les mêmes marques (Red apple, Big Kahuna Burger) ou encore qu'il réutilise les mêmes acteurs très souvent (Samuel Jackson, Harvey Keitel... et la liste est longue), il réutilise aussi les mêmes procédés (vue du coffre, dialogue face au miroir) ou encore certains noms reviennent souvent (Marvin, Vega). Il y a donc une sorte d'univers qu'il crée (oui je sais Tolkien a fait mieux mais je parle dans une moindre mesure) au fur et à mesure de ses films. C'est d'ailleurs un peu la même chose derrière la caméra puisqu'il fait toujours appel à la même équipe : le producteur (Lawrence Bender), le monteur : "Sally Menke"... et le distributeur : "Miramax". Sinon interviennent aussi souvent ses amis tels que Robert Rodriguez ou encore Roger Avary (bien qu'aux dernières nouvelles ils soient en froid tous les deux).

 

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