Le symbole de la liberté ? Une femme... Le symbole de la justice ? Une femme encore... Depuis la plus haute Antiquité, la femme se fait signe, pour les poètes comme pour les peuples. Le Sénégal en est un exemple car de hauts faits de braves femmes ont traversé son histoire en attestent : le sacrifice de Yacine Boubou, les actes héroïques de Diembeut Mbodj, Ndatté YALLA, Aline Sitoé Diatta…

Yacine Boubou

Madior convoitait le titre de damel. Les efforts qu’il déploya dans ce but à travers le royaume, ne furent d’aucune utilité. Un marabout Maure lui promit d’assurer son avènement sur le trône du Cayor, dans le délai d’un mois, grâce aux vertus d’un gris-gris préparé avec le sang d’une de ses femmes. Madior eut à consulter ses trois premières épouses qui refusèrent d’offrir leur vie aux ambitions de leur mari.
Lorsque ce fut le tour de Yacine Boubou la quatrième épouse, qui venait d’accoucher, Madior obtint une réponse positive. La seule objection de Yacine Boubou fut de n’avoir pas été consultée la première ce qui aurait évité la répercussion du secret. Elle demanda en outre que les honneurs qui auraient dû être les siens si elle avait vécu le règne de son mari, reviennent de droit à son enfant quel que soit son âge. Il en sera d’ailleurs ainsi. Biram Yacine Boubou fut ainsi le huitième damel du Cayor,  il règna pendant 17 ans, entre 1664 et 1681. Ce sacrifice suprême de Yacine Boubou qui consentit à offrir sons sang, malgré son nouveau- né pour que son mari règne, mérite d’être magnifié comme il se doit.

Les femmes de Nder et La linguère Fatim Yamar

En 1816, le Brack (souveraine) Kouly MBaba Diop meurt et la linguère (mères, sœurs, cousines des souverains) Fatim Yamar, sa cousine, lui succède. Son mari, Amar Fatim Borso devient le Brack du Waalo. Formées pour diriger le peuple, militairement comme politiquement, les linguères sont aptes à prendre soin du royaume.
Ainsi, quand en mars 1820, des guerriers maures profitent de l’absence du Brack pour attaquer la capitale, Fatim Yamar prend la tête d’une troupe de femmes pour les chasser. Elles parviennent à repousser un premier assaut mais sont défaites lors du deuxième ; Fatim Yamar et de nombreuses autres femmes préfèrent alors se donner la mort plutôt que d’être prises. Avant de mourir, la linguère fait échapper ses deux filles, Ndjeumbeut Mbodj et Ndaté Yalla.

La linguère Ndieumbeutt Mbodj

Elle fait partie des monarques de la Sénégambie précoloniale qui ont résisté à l'administration coloniale. Elle est aussi considérée comme une femme forte et puissante qui a mis son pays et les gens d'accord en acceptant d'épouser l'émir, garantissant ainsi la sécurité de son royaume et de son peuple. Elle est décédée en septembre 1846 et sa jeune sœur Ndaté Yalla lui a succédé en tant que linguère.

La linguère Ndaté Yalla

Fille de Fatim Yamar  Khouriaye Mbodj et d’Amar Fatim Borso, Ndaté Yalla Mbodj nait en 1810 dans le royaume du Waalo, issu de l’éclatement de l’empire wolof du Djolof et situé sur le delta du fleuve Sénégal. Elle appartient à la famille Tédiek, qui a construit sa fortune et sa puissance sur le commerce et les échanges avec les comptoirs français, déjà bien implantés en Afrique.

Aline Sitoé Diatta

Elle est née en 1920 à Kabrousse en Casamance, une région du Sud du Sénégal (Afrique-Occidentale française). Ses parents étaient Silisia Diatta et Assonelo Diatta, mais elle est élevée par son oncle paternel Elaballin Diatta à la mort de son père. Pour gagner sa vie, elle se rend à Ziguinchor pour travailler comme docker. Durant la saison sèche, elle migre sur Dakar et y trouve un emploi de bonne à tout faire. C’est à Dakar, comme une prophétesse, qu’elle a la révélation de sa mission de libérer son peuple de l’administration coloniale, par des voix quasi-divines. Elle s'y refuse dans un premier temps, puis décide de se conformer à ces voix et de revenir en Casamance. Elle y entraîne la population dans un mouvement de désobéissance civile.

Henriette Bathily

Elle fut une puéricultrice formée en France. De retour au bercail, elle devient directrice du journal parlé à Radio Mali, puis à Radio Sénégal. Elle collabore avec Maurice Sonar Senghor au Théâtre du Palais mais également à Sorano. De 1963 à son décès le 04 Avril 1984, Henriette est directrice du département culturel du Centre culturel français de Dakar. Elle a ainsi permis l’organisation de la première exposition nationale itinérante sur le thème "Place et rôle de la femme sénégalaise dans les rites", en 1975. Tout au long de sa vie, cette femme de poigne s’est attelée à la promotion de la femme sénégalaise surtout dans les médias et la culture qui était à l’époque la chasse gardée des hommes.

Annette Mbaye d'Erneville

Première journaliste sénégalaise, Annette Mbaye d'Erneville est aussi écrivaine. Née à Sokone en 1926, elle a poursuivi ses études à Paris où elle a obtenu un Diplôme de journaliste de radio. En 1975, elle rentre au Sénégal et lance avec des amis un nouveau journal intitulé "Femmes de soleil ". Ce n'est cependant qu'en 1963 que cette revue, rebaptisée "Awa" prend enfin son envol.
Annette Mbaye d'Erneville s'est très tôt sentie concernée par le développement de son pays. Femme de radio, elle a aussi impulsé beaucoup de choses sur le plan des événements culturels comme les rencontres cinématographiques de Dakar (REDIDAK) ou des revues culturelles importantes. Elle est à l'origine du Musée de la Femme Henriette Bathily de Gorée.
Elle a été directrice des programmes à l'Office de radiodiffusion télévision du Sénégal (ORTS). Aussi, l'essentiel de son œuvre relève de la poésie et de la littérature enfantine. Elle est à l'origine du Musée de la Femme Henriette Bathily de Gorée. Femme à la plume facile, elle a écrit plusieurs poèmes dont : Kaddu en 1966, Chansons pour Laity en 1976, le Noel du vieux chasseur en 1983, la Bague de cuivre et d'argent qui remporte le prix Jeune Afrique en 1961, pour ne citer que ceux-là.

Afin que nul n'en ignore...

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zao

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