« Je m’en fiche de ce qu’elle pense, elle est là pour que je la compense, relax, appelle la peut être que c’est ton jour de chance ! » C’est là l’hymne qui sonne le glas d’une hésitation. Perplexe à l’idée de voir sa « déclaration de flamme » rejetée, Ara hésite. Deyza, plus spontané, souffle à son acolyte de scène : « Khana daguako tipsé ? Djeulko, looy yeureumteulou ? » (Elle te plait ? Drague là ! A quoi bon faire le poltron ?).

C’est qu’Ara est loin d’être du genre à frissonner devant une fille, aussi sublime soit-elle. Sa démarche à lui, c’est de se la jouer doux et élégant à l’image d’un gentleman. 

Aborder n’est pas chose facile, mais quand on est « brickest », on sait s’y prendre avec la finesse d’esprit que cela exige. Il faut du tact, de la délicatesse, et un peu d’humour-la fameuse « comédie Serigne Ngagne » d’Ara peut aussi servir. Les hommes passés maitres dans l’art de faire rire une femme sont dix fois plus chanceux que ceux qui se la jouent « trop sérieux » ! Bien sur, dans un camp comme dans l’autre un sens de la mesure inouï est à même de servir. Là, même « xalei xaliss » tomberait sous le charme.

La pierre angulaire de l’amour ? Un choix en parfaite harmonie avec ses aspirations. Si Ara révèle que « sama choice» (son choix) est fan de Vivi, d’une jalousie maladive, intellectuelle de demi-mesure et assez fun de nature, Deyza n’hésite pas à jouer la carte de la noblesse. Et notre « gangster » qui abordait en rétorquant « bordel » d’opter pour une fille tout aussi pieuse que disciplinée, et d’une simplicité si naturelle ! Il suffit de se rappeler les images du fameux clip « sama choice » pour revoir la fille sereine vêtue à l’oriental comparée à la Miss Town d’Ara qui se déambulait dans un espace où le luxe peint l’atmosphère.

Une fois choisie et abordée, une fille comblée ne peut que rêver de mariage. Et la révélation est de la voix dont le timbre enchante à jamais la jeunesse fan de Hip Hop au Sénégal. Ara confie : « Woona sa baba ! » (J’ai appelé ton père). Une formule qui renvoie à tout un monde de bonheur : colas, témoignages, tenues traditionnelles, robe de mariée…le temps d’un passage à l’union sacrée.  

La vie de couple, avec son lot de moments intimes, fleurete souvent avec les embrouilles. Et quand madame claque la porte, valise en main, Ara ne peut que crier : « Im so sorry ! » (je suis désolé). Surtout quand on a affaire à une merveille que l’on magnifie ainsi : un visage rayonnant sous l’éclat de la lune, une intimité aussi succulente que le gout du sucre dans le café et un odorat qui renifle la rose pour qu’elle vive. Et Deyza de refaire surface pour le retour de la bien aimée de Mister Ara. A l’égard de la fille, il déclare : «Ara ne veux que ton bonheur. Il t’a prouvé son amour et m’a montré une bague, soutenant qu’il a toujours voulu t’épouser… »

Par contre, quand tout se passe bien, on ne peut que glorifier l’amour, avec tout ce qu’il a de merveilleux. Quand une femme contribue à changer notre vie, on ne peut pas ne pas lui rendre hommage.

Après « Sama choice », « Aborder », « Woona sa baba » et « I’m sorry », Ara et eviendront pour nous chanter, en ce mois ou l’on célèbre l’amour, une beauté loin d’être fardée. Une beauté qui, pour reprendre les propos d’Al Mutannabi, n’a pas été « cassée par la cité », parce que non éloignée du naturel. L’autre, c’est souvent l’architecte qui a contribué à reconstruire notre cœur démolit pas tant de déceptions pardi ! Et en période d’angoisse et de stress profonds, l’aimé devient ce médecin qui soigne des maux de par ses mots qui réconfortent. Ce qui fait qu’on ose nullement trahir l’autre, cette créature aussi belle intérieurement qu’extérieurement. Qui disait que la présence est plus importante que la beauté ?

Ici tout est positif, et Deyza supportera même les caprices. Une sorte de suicide psychologique qui lui fera accepter tout ce qu’une femme peut tenter pour manifester son désir de s’imposer. Comment trouver du temps pour la femme aimée quand on pense à elle toute la journée pour ensuite rêver d’elle toute une nuit ? Le duo de rap de l’année nous le dira ce vendredi 9 février en chanson…wait and see !

 

Maam Cheikh

Chroniqueur

Senpresse.com

    

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